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23/10/2015

François chez Tsipras : Ganelon chez Ganelon…

tsipras hollande.jpg

 

 

On se tape dans le dos tant au FMI qu’à la Troïka parce que le Grec casque, ce qui réjouit d'autant les étrangleurs de Bruxelles et Washington ! Ses remboursements ne sont que le paiement d'intérêts, et aucunement d'une partie du principal. C'est-à-dire du pognon pompé par un « machin » sous domination étazunienne, le FMI (fonds monétaire international) dont la finalité est de contraindre les États, sous couvert « d'aides financières », à accepter privatisations à outrance, saccage de tout système social, abandon au privé de toutes les infrastructures publiques, etc.

 

Pour engraisser les banksters, Tsipras a déjà dû mettre pas mal d'eau dans son « krassi » ou sa « retszina » : reconnaissance de la dette, poursuite des privatisations mais à l'initiative de la Grèce, abrogation des taux réduits de TVA, ouverture à la concurrence du marché de l'énergie, etc.

 

Mais voilà que François arrive. Il s’entend parait-il très bien avec Tsipras. Il est vrai qu’ils ont ensemble quelques accointances, notamment un goût partagé pour la trahison… 

 

Tsipras, comme sur un marché, va pouvoir lui faire l’article :

« Bienvenue François ! Bienvenue à la grande braderie grecque ! Approchez ! Approchez ! Faites votre choix. Tout doit disparaitre. Même notre histoire, même la mémoire de nos ancêtres !

Et voici nos plages ! Il y en a partout, sur toutes nos iles. Fort potentiel pour tourisme, loisirs, résidence, golf. Beaucoup de fric à se faire. Á enlever !

Et voici nos châteaux et nos sources thermales. C’est du bon, de l’ancien, connu et apprécié depuis Aristote. Á enlever.

Et voici nos stades, dont le célèbre Stade de la Paix et de l’Amitié. Mais de la paix, y en a plus, de l’amitié, y en guère. Á enlever d’urgence !

Approchez ! Approchez ! La grande braderie grecque vous accueille ! Il y a une douzaine de nos meilleurs ports. Piraeus, Thessaloniki, Volos, Rafina, Igoumenitsa, Patras, Alexandroupoli, Iraklio, Elefsina, Lavrio, Corfu et Kavala. Mais dépéchez-vous. Les Chinois sont sur le coup : ils ont déjà acheté Piraeus Le Pirée.

Nous vous proposons aussi la Compagnie de distribution et de traitement des eaux d’Athènes. Excellente affaire : la compagnie possède les droits exclusifs concernant les services de distribution et de traitement des eaux, le tout réglementé sur 20 ans. Affaire très juteuse, à saisir !

Et n’oubliez pas nos magnifiques infrastructures olympiques, qui ont bien contribué à la ruine de notre pays ! Le Centre d’aviron Schinia, la Centre équestre Markopoulos, ainsi que le célèbre Centre olympique Galatsi ! Á enlever.

Et puis tiens. Je vous mets, par-dessus le marché, les chemins de fer, le réseau routier. Pas encore l’Acropole, mais on y pense. Quant aux aéroport, trop tard, nos « grands amis » allemands du consortium Fraport-Slentel en ont déjà accaparé 14 pour une poignée de figues sur nos plus belles destinations touristiques ! »

Allez François, laisse ça à la palanquée de patrons et de banksters que tu as emmené avec toi et tache de faire bonne impression devant les Grecs qui te reçoivent – qui reçoivent surtout la France à travers toi – avec dignité, chaleur et fraternité. Pour une fois qu’on t’applaudit, profite !

 Photo X - Droits réservés

13/07/2015

"Deutschland über Alles" ! BASTA

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BASTA du terrorisme que le nouveau Reich allemand fait subir au reste de l'Europe, avec la complicité des boutiquiers de la Hollande et l'aide de supplétifs comme la Finlande, la Slovaquie, les pays baltes et autres passagers clandestins de l'Europe imposées par Tonton Sammy et son caniche Rosbif suite à l'implosion de l'URSS.

 

Les Grecs de Tsipras peuvent faire tout ce qu'ils peuvent, accepter toutes les concessions qu'ils veulent pour complaire à l'Eurogroupe au garde-à-vous devant Bismarkel et l'avorteuton Chat-au-bleu, rien n'y fera. Ce que veulent les Germains (de moins en moins cousins) qui mènent la danse au bal des Eurocrates, c'est SE DEBARRASSER DU GOUVERNEMENT TSIPRAS pour prouver qu'il n'y a pas la place pour un gouvernement authentiquement de gauche en Europe. Ils veulent faire un exemple pour remettre au pas l'Espagne, le Portugal. Et surtout faire planer une menace sur la France, seul pays capable de faire face aux prétentions exorbitantes des Teutons.

 

L'histoire, hélas, se répète. C'est la troisième fois que l'Allemagne met toute sa puissance, son organisation, sa population au service d'un même dessein : dominer l'Europe...en la transformant en champs de ruines ! Ce qu'elle n'a pas réussi, au prix de millions de morts, par les armes, elle est en passe de le réussir par l'économie. Et, le pire, en toute bonne foi... Ce que redoutait, avec lucidité et dépit leur ancien ministre des Affaires étrangères Joschka Fischer qui expliquait en 2012 qu’« il serait à la fois tragique et ironique que l’Allemagne réunifiée provoque pour la troisième fois, par des moyens pacifiques cette fois et avec les meilleures intentions du monde, la ruine de l’ordre européen ».

 

Varoufakis, le charismatique autant que très compétent ex ministre de l'économie grecque, ne s'y trompe pas : « Ma conviction, écrit-il dans une chronique parue dans le Gardian britannique, est que le ministre des Finances allemand veut que la Grèce soit poussée hors de la monnaie unique pour insuffler la crainte de Dieu chez les Français et leur faire accepter son modèle d'Eurozone disciplinaire. »

 

Et qu'est-ce-qu'ils disent les Français ? Rien ou pas grand-chose. Hollande et Sapin veulent donner le change en proclamant du bout des lèvres « qu'il faut tout faire pour maintenir la Grèce dans l'Euro. » Mais, Nom de Zeus, qu'attendent-ils pour ouvrir enfin leur gueule ? Et dire leur fait à nos « amis allemands ».

 

Le blocage paranoïaque autour de la crise grecque, les braillements qui l'accompagnent assortis de nauséeux relents nationalistes sont en train de mettre en pièce soixante ans d'efforts consentis par toute l'Europe, et en premier chef l'Allemagne elle-même, pour remettre ce pays dans le concert européen et lui accorder la confiance qu'elle mérite. La germanophobie monte dans toute l'Europe. Et – pour de stupides questions de boutiquiers – voilà que, dans l'esprit des peuples d'Europe, le Bôche renaît tandis que l'Allemand s'efface.

 

L’arrogance des députés, des fonctionnaires et des ministres d'outre-Rhin qui font passer les Grecs pour des imbéciles, des corrompus et des fainéants, dépasse l’insolence. La stratégie de la chancelière, qui ne fait qu’inciter les spéculateurs à faire grimper les taux d’intérêts vis-à-vis de la Grèce jusqu’à ce que sa faillite devienne inévitable, relève de l’irresponsabilité la plus totale face à ses partenaires européens.

 

Et si ceux-ci exigeaient non pas le « Grexit » mais la sortie de l'Allemagne de la zone euro ? Parce que les problèmes de la monnaie européenne viennent moins de la Grèce que du soi-disant bon élève allemand. L'euro a été créé par les Allemands, pour les Allemands. C'est en fait le mark qui a changé de nom. D'ailleurs, c'est le mark qui a servi d'étalon (1 euro = 2 marks) et c'est en Allemagne que se trouve la banque européenne. Conçu pour l'économie allemande, basée sur l'exportation de machines-outils et de grosses voitures, produits toujours demandés par les pays se développant et donc s'industrialisant. Et pas pour les pays du sud comme la Grèce, sans industrie et important presque tout. Cette monnaie forte a, en quelques années, ruinée les pays du sud, avec la complicité des banques (allemandes et françaises pour le cas de la Grèce) poussant ces pays et leurs populations à vivre à crédit quasiment sans compter. On sait ce qu'il est advenu : endettements insupportables des particuliers, des entreprises, des états. Crise et hold up faramineux : les banques privées, mises à mal par leur gestion irresponsable (prêts inconsidérés) ont refilé leurs dettes au public. Les pays les plus faibles, ou les plus réceptifs aux sirènes des banquiers-banksters, se retrouvent endettés jusqu'au cou, donc à la merci de leurs créanciers. Et ceux-ci leur imposent des plans d'austérités aberrants, le saccage des services publics, la privatisation-braderie des meilleurs fleurons industriels et économiques, la baisse des salaires, la misère pour les populations pauvres et le pillages des richesses par les riches locaux ou étrangers, avec évasion des capitaux, etc. Voilà le résultat du système ultralibéral triomphant.

 

Pour en sortir, pourquoi ne pas « conseiller » fermement à l'Allemagne, seule bénéficiaire de l'euro, de reprendre son cher mark ? On les voit d'ici, nos « cousins germains », avec leur sentiment de supériorité, mépriser ceux à qui ils auront laissé un euro qui perdra immédiatement de sa valeur. Mais l'euphorie ne durerait pas longtemps... Car qu'est-ce qui arriverait alors ? Le mark serait immédiatement réévalué de 30% au moins. Quel bonheur et quelle chance pour le reste de l'Europe ! Car ceci donnerait un énorme avantage concurrentiel à l'Italie, à la France et à tous les autres pays de l'euro, générant un véritable boum des exportations, en particulier...vers l'Allemagne ! Et qu'est-ce qu'ils feront les Allemands avec leur beau mark puissant ? Le fameux « made in Germany » deviendra trop cher et les exportations allemandes s'effondreront. Ce que la France, l'Italie, l'Espagne et autres vendront en plus, c'est autant que les entreprises allemandes ne vendront plus ! Le chômage augmentera, de même que la dette publique, creusée par l’accroissement des allocations à verser. La croissance allemande, qui repose exclusivement sur les exportations, s’essoufflera. Le coût de la main-d’œuvre augmentant, le gel des salaires deviendra inévitable. Puis, au bout de quelques années, viendra le temps des privations. Sans oublier les pertes des banques et assurances allemandes par une diminution automatique de leurs avoirs européens (600 milliards d'euros). Pertes qui se monteraient à 200 milliards.

 

C'est ça qu'ils veulent nos « amis allemands » ? C'est ça la saine gestion de ces gens qui prétendent donner des leçons à tout le monde ? Parce que le « grexit », s'il a lieu, marquera le point de départ de la désintégration de l'euro. L'Espagne sortira, le Portugal aussi, pourquoi pas l'Italie et la France ? Ce qui reviendra au même que la sortie de l'Allemagne !

 

Les conditions qui se dessinent à Bruxelles sont monstrueuses. Humiliation d'un pays que l'on prétend mettre sous tutelle. Vol des meilleurs actifs grecs qui seraient mis virtuellement à l'abri chez le receleur luxembourgeois. Colonisation politique de la Grèce avec une supervision en amont de toutes les décisions de ce pays. Etc.

 

Et puis, il faut sortir de cette mentalité de boutiquiers qui ne voient pas plus loin que le bout de leur carte de crédit. La Grèce peut trouver auprès de la Russie les quelques sous qu'on lui refuse.

 

La flotte russe au Pirée, c'est ça la vision géopolitique de Frau Merkel ?

 

Les flots de réfugiés auxquels la Grèce donnera généreusement un visa pour traverser son territoire pour aller en Allemagne, en Suède, en France, c'est ça qu'il veut le ridicule Chat-au-bleu ?

 

Le « couple franco-allemand » n'est plus qu'une illusion. Alors, François, tu as les cartes en mains. Et tes cartes sont meilleures que celles de Frau Merkel. Tu peux (enfin, la France) sauver l'Europe, lui redonner une colonne vertébrale, un sens et un avenir autre que celui d'une grosse larve économique, voire une dictature molle.

 

La Teutonne n'est qu'une boutiquière égoïste, dogmatique, arrogante et brutale. Son action imbécile est en train de détruire l'Europe une nouvelle fois. Montre-toi à la hauteur. Fais-nous voir que tu en as !

 

Sinon, cette construction européenne qui se fait contre les peuples devient nuisible et n'a plus de raison d'être. C'est devenu une dictature froide, il faut la laisser crever.

 

Et repartir sur de nouvelles bases, avec un nouveau traité, et des partenaires restreints.

 


Photo X - Droits réservés

 

08/07/2015

Au bistro de la toile : munitions qui s’évadent, Grèce, EPR…

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- Oh ! Victor, qu’est-ce qu’il y a dans ton sac ? Tu ne serais pas allé à Miramas faire ton marché, non ?

 

- Tu sais Loulle, je ne me nourris pas de munitions, fussent-elles mûries au soleil de la Crau, les seules grenades que j’aime sont bien juteuses et viennent du jardin de mon voisin, quant aux armes que je préfère, ce sont les canons que tu me sers ! Mais on touche là un point tout ce qu’il y a d’inquiétant : n’importe qui, avec une pince coupante achetée 16 euros chez Weldom ou M.Bricolage, puis un pied de biche (22 euros chez les mêmes fournisseurs) peut entrer dans les centres de stockage de l’armée françouaise et en ressortir sans problème avec des explosifs, des détonateurs, des grenades en veux-tu-en-voilà. Des tonnes et des tonnes de munitions très dangereuses stockées en un lieu mal protégé, voire pas protégé du tout. Un simple grillage surmonté d’un tour de barbelés. Soi-disant des patrouilles, des chiens… Les patrouilles, elles devaient être au bistro du coin, et les chiens devaient être enrhumés… Ça veut dire aux truands et aux terroristes : servez-vous ! En plus c’est gratos. C’est l’armée qui régale ! Et…elles vont péter où ces grenades, ils vont détruire quoi ces explosifs ? On ne devrait pas tarder à le savoir. Avec de la viande innocente meurtrie, des membres arrachés, des vies volées…

 

- Mouais ! Pas rassurant tout ça… Changeons de sujet. Alors, la Grèce ? Il fait fort ce Tsipras. Et il s’étonne que les contribuables allemands ou slovaques ne veuillent plus payer pour les fonctionnaires grecs !

 

- Oh ! Loulle, tu prends tes nouvelles où ? Sur TF1 ? Dans Le Figaro ? Dans Le Monde où autres canards laquais à la solde des marchands d’armes ou de soupe ? Où t’as vu que les contribuables paient pour les fonctionnaires grecs ? S’ils paient, ils le doivent à l’impéritie des gouvernements qui ont laissés les divers gouvernants grecs - tous de droite même si, comme le PASOK, ils se camouflaient derrière un vernis « socialiste », comme le PS français – tricher sans vergogne, tromper des « responsables » européens particulièrement irresponsables et complices. Ils ont d’abord payé pour renflouer les banques privées, complices et gestionnaires de fait de la gabegie grecque, dont les dettes ont été épongées par les pouvoirs publics. C’est classique : les bénefs au privé, les pertes au public ! Et maintenant, le pognon que les nuls de l’E.U., les maquereaux du FMI et les Picsous de la banque européenne refilent à la Grèce, les Grecs n’en voient pas la couleur : c’est un mouvement circulaire. Les « créanciers » prêtent, moyennant juteux intérêts, du fric au gouvernement grec pour que celui-ci rembourse…les mêmes créanciers ! C’est un mouvement perpétuel, mais avec à chaque tour d’énormes intérêts à casquer et une dette qui enfle et se boursoufle. Les Grecs n’en voient pas la couleur de ce pognon. Sache que sur les 320 milliards de la soi-disant dette grecque, 270 milliards sont retournés…aux prêteurs !

Si les contribuables européens veulent qu’on leur fasse justice, qu’ils s’en prennent d’abord à leurs divers gouvernants qui, « en leur nom » bien sûr, ont pris la « sage » décision de sauver les banques. Pour la France, Sarko a transformé 700 milliards de dettes privées des banques en dette publique de la France ! Ça mérite la corde, ça…

 

- …teng ! Quel monde de merde. Et cette nouvelle histoire de l’EPR, d’Areva, de Bouygues. En voilà encore du pognon jeté en l’air !

 

- Tu l’as dit ! Areva est non seulement nul en temps que gestionnaire (5 milliards de perte, faut le faire !) mais il se révèle être un dangereux menteur : il a caché pendant deux ans le fait que l’acier des cuves de l’EPR n’avait pas la qualité requise et donc que le réacteur présentait un énorme risque, puisque cette cuve n’est plus réparable une fois la machine en fonction ! La fatuité et l’irresponsabilité de ces nucléocrates sont insupportables. Quant à Bouygues, qui a fait travaillé des milliers de travailleurs polonais et roumains (à travers des officines douteuses chargées de faire barrage à ses responsabilités), il a été condamné à 25.000 euros d’amende ! Pour un préjudice en charges sociales détournées de 25 millions ! Un rapport bénéficiaire de 1 pour 1.000 ! Qui dit mieux ?

 

- Mondo cane, Victor. Monde de chien… Tè, buvons un coup, ça nous rafraichira les idées.

 

Illustration : merci à Chimulus

06/07/2015

BRAVO ELLAS ! Quel superbe OXI more.

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HEU-REUX ! Je suis heureux ! Presqu'au bord de l'orgasme !

Car les Grecs ont dit NON, avec enthousiasme,

A tous ces charognards qui saccagent leur vie

A tous ces eurocrates écrasant à l'envi

Jusqu'à leur dignité. Avec quelle arrogance

Ces suppôts des banksters menaçaient leur pitance...

Les merdias ont créé un climat anxiogène

Pour influer le vote de ceux que l'OXI gène

Ils ont tué l'information publique...

Qui ça « ils » ? Cette clique

De collabos au service de la Troïka

Qui désespère Plaka.

Ces docteurs Diafoirus du tout austéritaire

Saignant à blanc la Grèce, lui donnant moult clystères

Pour mener à la mort leur malade « guéri ».

Ont-ils quelque culture, ces margoulins pourris ?

Et savent-ils au moins qu'Europe (Εὐρώπη ) est fille grecque ?

Qu'au pays d'Epicure, eux n'étaient que métèques ?

Savent-ils seulement que la démocratie (δημοκρατία )

N'est pas née à Berlin, ni à Londres ou ici

Mais sur les agoras de Patras ou d'Athènes

Par les voix de Socrate, Platon ou Démosthène.

Pousser au désespoir un peuple à l'agonie

Est toujours dangereux pour le bourreau honni.

Les ultralibéraux les ont mis dans la merde,

Les Grecs ont voté NON, ils n'ont plus rien à perdre.

Tsipras, Varoufakis ne se paient plus de mots

Sachant comment sauver la Grèce de ses maux.

Ces maux ? Les armateurs, banquiers et proprios,

Les popes gras et gros qui s'exemptent d’impôts,

Tous les Papandréou, tous les Caramanlis

Politicards véreux, qui ont de père en fils,

Saccagé sans vergogne le pays de Platon

Au profit des banksters, ces sinistres gloutons...

Puis vinrent les vautours au hideux cou pelé,

Fouailler les tripes chaudes du lion affalé :

Marchands d'armes, banquiers de l'Europe du nord,

Déchirèrent la Grèce avec leur groin de porc.

C'est la sainte curée, le bal des branquignoles,

Les Chinois au Pirée, les Boches à l'Acropole...

Et les Grecs laissaient faire tous ces puants sagouins

Jusqu'à ce que Tsipras vint et qu'il tape du poing !

Regardez le Junker :

Plein la gueule !

Regardez la Merkel :

Plein la gueule !

Regardez le François :

Plein la gueule !

Surtout le Chat-au-bleu :

Plein la gueule !

Et tous ces plumitifs, tous ces canards laquais

Dans la main de leurs maîtres attendant la béquée,

Plein la gueule !

Heureux peuple hellène qui peut s’enorgueillir

D'avoir des dirigeants qui luttent sans faillir.

Chez nous, qui est Tsipras ? Où est Varoufakis ?

Nous n'en avons ni l'ombre, ni l'ébauche ou l'esquisse...

Nous, nous avons François, l'excité du zizi...

Avec en vue Marine, où pire : Sarkozy...

Disparaissez, faquins ! Retournez dans vos bauges,

Les rats vous fêteront et feront votre éloge.

 

 

Photo X - Droits réservés

 

03/07/2015

Référendum en Grèce : le rire des hyènes...

hyène qui rit.jpg

 

Écoutez le sale rire inquiet des hyènes qui souhaitent la mort de la Grèce à travers la mort de Syriza ! Tous les politicards ultralibéraux, qu'ils soient nationaux ou européens, font pression sur le malheureux peuple grec pour qu'il « vote comme il faut » ! Ils sont soutenus dans leur tâche de fossoyeurs de la liberté par les merdias aux ordres, les canards laquais où sévissent une cohorte de « journalistes » formatés par et pour la doxa ultralibérale. L'ennemi à abattre : Syriza qui ose défier le monstre.

 

Car l'objet, pour les institutions européennes et leurs séides, n'est pas de sauver ou non la Grèce, mais d'écraser, par tous les moyens, le gouvernement Syriza, ces « malotrus », ces gueux, ces gens du « peuple » qui osent s'élever contre leurs maîtres ! Il faut non seulement écraser Tsipras et son gouvernement, mais il faut leur infliger un châtiment exemplaire, une punition suffisamment dure pour qu'elle serve d'exemple à toutes les autres nations qui auraient l'idée de ne pas se plier aux diktats des « institutions », mot plus neutre que la troïka honnie. Ces institutions, ce sont la banque centrale européenne (institution en dehors de tout contrôle démocratique), le Fond monétaire international (bras séculier de l'ultralibéralisme sous direction réelle étazunienne, en dehors de tout contrôle démocratique), la Commission européenne (où sévissent des technocrates élus par personne, agissant en dehors de tout contrôle démocratique). Leur vraie mission est de protéger, conforter, promouvoir un système bancaire prédateur vicié et pourri jusqu'à la moelle. Syriza, pour ces gens, c'est la bête à abattre car elle représente la première alternance politique en Europe depuis sa création.

 

Cette Europe des marchés, celle des Delors, Barroso, Junker (spécialiste reconnue de toutes les magouilles liées à l'évasion fiscale et aux multinationales), est moribonde. Elle remue encore, mais par l'action des vers qui grouillent dans sa carcasse. Mais ses relents empestent pourtant toujours. L'Europe des fondateurs, celle de la paix et de la solidarité entre les nations, est bien morte, remplacée par cette grosse larve invertébrée, sans structure ni projet autre que d'enfler inconsidérément et d'instaurer une concurrence « libre et non faussée » entre les peuples qui la composent et maintenant la subissent. Une Europe qui méprise les peuples. Et refuse de les entendre. Il n'est que de voir comment a été traité la volonté du peuple français lors du référendum de mai 2005... « Circulez! Vous êtes trop kons pour comprendre des enjeux qui vous dépassent ». Toute velléité de protestation est traitée de « populiste ». Il est vrai que dans populiste, il y a peuple. Pouah ! Quelle horreur ! Comment avons-nous pu nous laisser abuser par des traités (de Maastricht et de Lisbonne) qui puent le mépris du peuple ? Qui sont uniquement dévolus au profit de la finance et du mercantiliste des multinationales ? Qui persécutent et pillent les peuples au profit des puissants, des voyous, des nantis, des salauds ? Et la bête à abattre, aujourd'hui, c'est Syriza, considéré dès son avènement démocratique non pas comme un partenaire mais comme un ennemi à terrasser.

 

Pour les « institutions », il faut détruire l'espoir soulevé par Syriza. Par tous les moyens. Sait-on pour quel genre de chose Tsipras à renversé la table ? Parce qu'au-delà d'un cadrage général de son économie, totalement délirant, la troïka prétend s'immiscer dans tous les compartiments de la vie de la Grèce et des Grecs. Par exemple, elle a refusé une augmentation du taux de l’impôt sur les sociétés que Syriza proposait de passer de 26 à 29 % ; elle a refusé une taxe exceptionnelle de 12 % sur les profits supérieurs à 500.000 euros ; elle a refusé la taxation des jeux en ligne  ; elle a refusé la taxation des armateurs (Protection des riches). Par contre cette troïka a refusé le maintient d'une petite allocation supplémentaire de solidarité pour les retraites les plus pauvres ; elle a refusé le subventionnement du diesel pour les petits paysans. Elle n'a que faire des conditions de vie de la population grecque poussée par une austérité aberrante au suicide, à l'abaissement de l'espérance de vie, à la ruine de la qualité des soins médicaux et hospitaliers.

 

Les Grecs vont voter dimanche. Mais le contrôle des capitaux institué dès le lundi 29 juin, les restrictions pour les déposants d'avoir accès à leur argent, les campagnes de presse prédisant l'apocalypse, les menaces en tous genres, tout est mis en œuvre pour aiguiller les Grecs à « bien voter », donc à dire Oui à la continuation de l'austérité, Oui au dépouillement du pays, Oui à toutes les privatisation et donc au pillage de ses ressources (il y a du pétrole au sud de la Crête ! Beaucoup de pétrole !!!).

 

Les « men in black » de Bruxelles, avec leurs complices de Berlin et de Paris, espèrent écraser l'espoir venu de Grèce. Ceci pour montrer aux Espagnols et aux Portugais, qui vont bientôt voter, l'exemple du « désastre grec » et les inciter à « bien voter » et ne pas contester l'ordre germanique qui prévaut actuellement au sommet de l'Union Européenne.

 

Et nous dans cette histoire, qu'est-ce qu'on fait. François, comme d'hab, se met à plat ventre devant la Teutonne...

 

Quand aurons-nous le courage des Grecs de nous débarrasser de cette « classe » politique menteuse, inefficace et arc-boutée sur ses privilèges ?

 

A quand une 6ème République ?

 

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29/06/2015

Grandes voix : Alexis Tsipras, le 26 juin 2015.

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Sapin et la Grèce... « La place de la Grèce est dans l'euro ». Plus faux-cul que moi, tu meurs... Il s'en contrefout de la Grèce, Sapin. Mais il fait semblant. Il joue le « good cop » en laissant aux autres « Européens » le rôle des « bad cops ». Mais c'est pareil. Il annonce sans mollir que c'est l'attitude de Tsipras qui – ô sacrilège – ose demander à son peuple de s'exprimer. Ce que Sapin appelle des négociations, ce sont des diktats venus de l'Europe du Nord au garde-à-vous devant les Teutons. Écraser, humilier ce pays qui a osé démocratiquement confier sa destinée à des gens jeunes, intègres, nouveaux, pleins d'idées, plutôt qu'à des crapules pillant le pays depuis des décennies. Surtout ne pas donner quelque espoir à ce « mauvais exemple ».

 

La doxa que les merdias appartenant aux marchands d'armes assène est celle-ci : « les Grecs sont des fainéants qui ne paient pas d'impôts, ce n'est pas aux autres européens de casquer pour qu'ils se la coulent douce... » Simpliste, faux, mais ça marche. Et qui sait que c'est l'Eurogroupe qui refuse que les Grecs taxent les riches, les armateurs, les curés ? Et pourquoi, puisque nous « sommes toujours prêts à aider la Grèce » dixit Sapin, ne détachons-nous pas quelques centaines, voire un millier de nos brillantes têtes d’œuf – énarques et inspecteurs des finances – pour mettre en place, avec le gouvernement grec, un vrai cadastre et un système de collecte de l'impôt efficace et hors de la corruption ?

 

Et puis qu'est-ce que c'est que ces propos alarmistes : « La Grèce au bord de la catastrophe » « La Grèce en faillite : elle sera incapable de rembourser 1,2 milliards au FMI ». Quelle catastrophe ? Les comptes de la Grèce – recette/dépense – sont légèrement positifs hors remboursement des intérêts d'une dette pour une grande part illégitime et qui ne sera, tous le savent, jamais remboursée (pas plus que celle de la France d'ailleurs) ! La France peut-elle en dire autant ? La Grèce sera incapable de rembourser le FMI... Cela mettra à terre cette institution nuisible parmi les nuisibles ? Si ça pouvait être vrai...

 

Il n'était que de voir la gueule des « Eurogroupéens » pour comprendre que Tsipras, n'ayant plus rien à perdre, a eu raison de décider avec courage, dignité et panache de renverser la table. En donnant la parole au Peuple.

 

Le voilà ce fameux discours prononcé à la télévision le 26 juin 2015 par Alexis Tsipras, premier ministre de la Grèce, pays qui a inventé la Démocratie :

 

Citoyens grecs,

 

Au cours des six derniers mois, le gouvernement grec a mené une bataille sous une asphyxie économique sans précédent, dans le but d’appliquer le mandat que vous lui avez donné le 25 janvier.

Le mandat de négocier avec nos partenaires pour arriver à mettre un terme à l’austérité et pour faire revenir dans notre pays la prospérité et la justice sociale.

Pour un accord durable qui respectera la démocratie, les règles européennes, et qui conduira à une sortie définitive de la crise.

Durant les négociations, il nous a été demandé de manière répétitive de mettre en œuvre les politiques du mémorandum que les précédents gouvernements avaient accepté, en dépit du fait que ce mémorandum avait été condamné sans équivoque par le peuple grec lors des récentes élections.

Nous n’avons jamais envisagé d’abandonner – pas même pendant un instant. Ni de trahir votre confiance.

Après cinq mois d’âpres négociations, nos partenaires ont soumis une proposition-ultimatum à la rencontre de l’Eurogroupe, menaçant la démocratie et le peuple grec.

Un ultimatum qui contrevient aux principes et aux valeurs qui ont fondé l’Europe. Les valeurs de notre projet européen commun.

Il a été demandé au gouvernement grec d’accepter une proposition qui ajoutera un poids insupportable sur les épaules du peuple grec, et qui minera le rétablissement de l’économie et la société grecques – pas seulement en alimentant l’incertitude, mais aussi en aggravant les inégalités sociales.

La proposition des institutions (l'autre nom de la troïka honnie – ndlr) inclut des mesures qui vont augmenter la dérégulation du marché du travail, les coupes dans les pensions de retraite, et inclut de nouvelles réductions de salaires le secteur public – mais aussi une augmentation de la TVA sur la nourriture, les restaurants et le tourisme, tout en éliminant les exonérations d’impôts sur les îles grecques.

Ces propositions – qui violent directement les acquis sociaux européens et les droits fondamentaux à travailler, à l’égalité et à la dignité – prouvent que certains partenaires et membres des institutions ne veulent pas trouver un accord viable qui bénéficierait à toutes les parties, mais cherchent plutôt l’humiliation du peuple grec.

Ces propositions illustrent principalement l’insistance du FMI pour des mesures d’austérité sévères et punitives. Il est maintenant temps pour les pouvoirs dirigeants européens de se montrer à la hauteur de l’occasion et de prendre l’initiative pour mettre un terme définitif à la crise grecque, une crise qui affecte également d’autres pays européens, en menaçant le future proche de l’intégration européenne.

 

Citoyens grecs,

 

Nous faisons face à la responsabilité historique de ne pas laisser les luttes et les sacrifices du peuple grec rester vains, et de renforcer la démocratie et notre souveraineté nationale – cette responsabilité pèse sur nous.

Notre responsabilité pour le futur de notre pays.

Cette responsabilité nous oblige à répondre à l’ultimatum sur la base de la volonté souveraine du peuple grec.

Plus tôt ce soir, le Conseil des ministres était convoqué et j’ai proposé d’organiser un référendum afin que le peuple grec puisse décider.

Ma proposition a été unanimement acceptée.

Demain, le Parlement tiendra une session extraordinaire pour ratifier la proposition du Conseil des ministres pour qu’un référendum soit mis en place dimanche prochain, le 5 juillet. La question posée sera de savoir si la proposition des institutions doit être acceptée ou rejetée.

J’ai déjà informé le président français, la chancelière allemande et le président de la BCE de ma décision ; demain, je demanderai aux leaders de l’UE et des institutions une courte extension du programme – en cours d’écriture – pour que le peuple grec puisse décider sans pression et sans chantage, comme il l’est disposé dans la Constitution de notre pays et dans la tradition démocratique européenne.

 

Citoyens grecs,

 

Je vous appelle à choisir – avec la souveraineté et la dignité que l’Histoire grecque exige – si nous devons accepter l’exorbitant ultimatum qui appelle à une stricte et humiliante austérité sans fin, et qui ne donne aucune perspective de pouvoir un jour nous tenir debout sur nos deux pieds, socialement et financièrement.

Nous devrions répondre à l’autoritarisme et l’austérité sévère par la démocratie – dans le calme et la fermeté.

La Grèce, lieu de naissance de la démocratie, devrait envoyer un retentissant message démocratique aux Européens et à la communauté mondiale.

Et je m’engage personnellement à respecter la conséquence de votre choix démocratique, quel qu’il puisse être.

Je suis absolument certain que votre choix fera honneur à l’Histoire de notre pays et enverra un message de dignité à travers le monde.

Dans ces temps critiques, nous allons devoir rappeler que l’Europe est la maison commune de tous ses peuples.

Qu’en Europe, il n’y a ni propriétaires, ni invités.

La Grèce est et restera une partie intégrante de l’Europe, et l’Europe une partie intégrante de la Grèce.

Mais une Europe sans démocratie sera une Europe sans identité et sans boussole.

Je vous appelle tous à agir avec sang-froid dans l’unité nationale et à prendre une décision digne.

Pour nous, pour les générations futures, pour l’Histoire grecque.

Pour la souveraineté et la dignité de notre pays.

 

Alexis Tsipras, le 26 juin 2015

 

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25/06/2015

Grèce : Le bal des faux-cul fait recette à Bruxelles !

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La Grèce restera dans l'euro et sa dette sera, pour le moins, effacée de moitié. Tout le reste n'est que gesticulation de créanciers largement responsables de la crise grecque et qui ne veulent pas perdre la face et reconnaître leurs konneries : prêter sans compter, sur la base de chiffres truquées par des banksters étazuniens, à des gouvernements grecs pourris jusqu'à la moelle, les Karamanlis et les Papandreou.

 

Les bourrés de thunes grecs ont pu faire la bringue dès l'entrée dans la zone euro, en 2001 ! Ainsi entre 2004 et 2008 la Grèce a réduit les droits de succession, diminué par deux fois les taux d’imposition sur le revenu et décrété trois lois d’amnistie fiscale pour les fraudeurs ! Ce n'est pas Tsipras ni Varoufakis qui ont mis la Grèce dans cette situation.

 

Qui sont les véritables créanciers de la dette grecque et qui décide de son utilisation ? Pour une dette totale de 320 Mds €, les créanciers sont : le Fonds européen de stabilité financière (FESF, maintenant remplacé par le MES, 150 Mds) , les autres États européens (53 Mds), le FMI (23 Mds), le secteur privé (39 Mds), la BCE (27 Mds) et d’autres créanciers privés (31 Mds). Mais il faut savoir que sur ces 320 Mds d'euros, 270 milliards ont été donnés aux banques sous forme de règlement ,d'intérêts exorbitants ! 40 milliards seulement ont servi directement à la Grèce ! C'est un formidable hold-up. Oh ! Ce n'est pas le terme employé : on parle de « plan de sauvetage » de la Grèce. Mais en fait c'est une razzia sur tout un peuple, c'est le transfert de toutes les dettes du secteur bancaire privé vers l'Etat grec et le secteur public,puis vers les États européens. Tout le monde est perdant sauf...les banques (en particuliers allemandes et françaises) qui ont réussi à refiler le mistigri aux Etats...

 

Cette « dette » ne sera jamais remboursée, et toutes les têtes d’œuf de Bruxelles, Paris ou Berlin le savent mais ne peuvent l'admettre sous risque de foutre en l'air tout le système prédateur ultralibéral. Paradoxalement, la situation financière grecque est excellente, bien meuileure que celle de la France par exemple. Eh oui : puisque la Grèce est actuellement en « excédent primaire ». Késako ? Ça veut dire que - hors remboursement de la dette – l'Etat grec rentre quotidiennement un peu plus de recettes qu'il n'a de dépense. C'est un excédent budgétaire. Il n'a donc pas besoin d'emprunter ! Sauf évidemment... pour rembourser et payer les intérêts de cette dette pour sa majeure partie illégitime !

 

A partir de ces réalité, Tsipras et Varouflakis – qu'il est de bon ton parmi les eurocrates de prendre pour des kons – ont toutes les raisons de tenir le coup face à la meute hurlante des ultralibéraux de l'U.E. En effet, si la Grèce décide de ne plus payer cette dette qui l'étrangle, ce n'est plus elle qui a des problèmes mais...ses créanciers ! Entre autres nous, Français, qui devons tant à Sarkozy qu'à Hollande le fait que Bercy a racheté à nos banquiers incapables leurs créances grecques pourries...

Tsipras est un joueur d'échec. Il a les nerfs solides. Il n'est que de le voir tenir tête, seul, à la meute d'  « Européens » attachés à sa perte. Parce qu'il a la force des « desesperados ». Parce qu'il n'a plus rien à perdre. Parce que ces mêmes « eurocrates » ont ruiné son peuple, l'on affamé, parce que la troïka l'a humilié. A partir de là, des solutions qui paraissaient impossibles deviennent crédible. Par exemple demander de l'aide à la Russie et à la Chine.

Les Chinois ont déjà les pieds au port du Pirée. Quant à la Russie, Tsipras a été reçu en grande pompe à Moscou la semaine dernière et en est revenu avec...un accord - moyennant finance évidemment - pour l'arrivée en Grèce d'un gazoduc destiné à approvisionner l'Europe ! Ce qui file une diarrhée noire aux Etazuniens ! Un qui se marre c'est Poutine, qui réussit ainsi à planter une saine zizanie dans le clan des va-t'en-guerre atlantistes.

Chapeau à Tsipras et Varoufakis qui ont réussi a transformé un problème strictement économique en un problème politique...en laissant planer la possible venue des flottes russes, voire chinoise au Pirée !

 

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12/05/2015

Faire casquer les Grecs !

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« Nous sommes sur la bonne voie ! » Ah ! Ah ! On se tape dans le dos avec des clins d’œil de connivence bien appuyés, on ricane chez les eurocrates et autres banksters qui veulent remettre cet impudent de Tsipras au pas : les Teutons Merkel et Schauble, l'eurogroupie Dijsselbloem, le comique troupier Moscovici, la Efémienne en cheffe Lagarde et tous les banksters qui veulent à tout prix étouffer dans l’œuf l'émancipation grecque, casser cette « menace » venue du Sud contre l'écrasement des peuples au profit d'une oligarchie financière. Écraser ainsi tout risque de « contagion » à des peuples qui prétendraient secouer le joug ultralibéral, Espagne, Portugal, Italie, et même France...

 

On se tape dans le dos parce que le Grec a casqué ! L’agence de la dette grecque a annoncé avoir donné l’ordre de paiement pour rembourser l’échéance de 750 millions d’euros au FMI du mardi 12 mai. Pour ce faire, le gouvernement grec a dû racler les fonds de tiroir en réquisitionnant les réserves des collectivités locales et des entreprises publiques. Ce qui n'est pas très bon pour la popularité du gouvernement, mais qui réjouit d'autant les étrangleurs de Bruxelles et Washington ! Le prochain remboursement important de la Grèce interviendra le 5 juin, avec un dû de 302,5 millions d’euros au FMI. Ces remboursements ne sont que le paiement d'intérêts, et aucunement d'une partie du principal. C'est-à-dire du pognon pompé dans la poche des Grecs par un « machin » sous domination étazunienne, le FMI (fonds monétaire international) dont la finalité est de contraindre les États, sous couvert « d'aides financières », à accepter privatisations à outrance, saccage de tout système social, abandon au privé de toutes les infrastructures publiques, etc.

 

Pour engraisser les banksters, Tsipras a déjà dû mettre pas mal d'eau dans son « krassi » ou sa « retszina » : reconnaissance de la dette, poursuite des privatisations mais à l'initiative de la Grèce, abrogation des taux réduits de TVA, ouverture à la concurrence du marché de l'énergie. Mais il n'a pas cédé sur tout et notamment sur le régime des retraites et le salaire minimum. Il faudra pourtant revoir le système de retraite peu en adéquation avec les difficultés du pays (retraite abaissée à 60 ans, préretraites entre 50 et 55 ans, treizième mois de pension, etc.). Quant au marché du travail, si Lagarde et le FMI estiment que le gouvernement grec doit assouplir les conditions de licenciement, il semble que la Commission européenne ne soit pas sur la même longueur d'onde, le pays comptant 25 % de chômeurs... Ce qui fait tousser les Allemands et le FMI. La zizanie chez les banksters, c'est toujours bon.

 

Reste le problème majeur de l'allègement de la dette. Les « zétrangleurs » restent arc-boutés sur le paiement intégral du nominal, soit 320 milliards d'euros. Mais ils semblent aller vers un allongement du « remboursement », de 30 à 50 ans. Ben voyons, sachant bien que le nominal ne sera jamais remboursé, mieux vaut se gaver cinquante ans que trente de bels et bons intérêts pris sur la sueur de deux générations de Grecs !

 

Quant au maintien ou non dans la zone euro, Tsipras – qui est allé voir Russes et Chinois – n'est pas défavorable à la tenue d'un référendum sur ce sujet. Il n'a pas grand-chose a y perdre. Soit le peuple grec vote pour le maintien dans l'euro, et alors il lui sera malvenu de gueuler contre une baisse éventuelle des salaires et une refonte du régime des retraites ; soit il vote la sortie de l'Euro, et Tsipras se tournera vers les Russes et les Chinois, faisant ainsi un superbe doigt d'honneur aux « zétrangleurs » de l'U.E. Et du FMI en refusant, cerise sur le gâteau, le remboursement de toute la « dette » du pays !

 

Il n'a pas de si mauvaises cartes dans son jeu, le roué Tsipras !

 

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09/04/2015

Tsipras, Poutine et l' Europe : une partie d'échec d'enfer !

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Quand deux joueurs d'échec comme Tsipras et Poutine se rencontrent, cela donne des boutons aux joueurs de monopoly de l'Union européenne. Les coups sont précis, efficaces, à long terme. Le premier ministre grec a rencontré mercredi son puissant homologue russe. Cela ressemble à la mise en place d'un Plan B pour la Grèce sur l'échiquier russo-européen. Les caciques des institutions germano-européennes s'en étranglent de rage, voyant dans la Grèce de Tsipras le cheval de Troie de la Russie en Europe ! Un vrai bonheur.

 

Le président russe a insisté sur la reprise des relations économiques entre les deux pays, dont les échanges ont diminué quasiment de moitié en 2014, expliquant : « Nous devons analyser ce que nous pourrions faire ensemble pour rétablir ces échanges ». Et un cavalier prêt à bouffer des pions européens !

 

Alors que des points de blocage subsistent entre la Grèce et ses créanciers (Union européenne et Fonds monétaire international) en vue du déblocage d'une tranche vitale d'aide financière, cette visite suscite l'inquiétude de ses partenaires européens. Bien qu'aucune demande officielle pour un prêt de la Russie à la Grèce n'est été faite, cela reste une possibilité ouverte. Par contre, le ministre russe de l’Économie, Alexeï Oulioukaïev, a évoqué la possibilité d'assouplir pour la Grèce l'embargo alimentaire décidé l'été dernier contre l'Union européenne en raison de la crise ukrainienne ! Un sacré débouché pour l'agroalimentaire grec. Voilà qui fait gonfler les aliboffis des technocrates de l'U.E. qui s'égosillent à rappeler « que les questions commerciales relèvent de la compétence exclusive de la Commission ». Tè, fumes ! qu'il leur répond Tsipras.

 

Pourquoi quand la Grèce s'occupe de ses propres intérêts c'est une violation de la solidarité européenne ? Pourtant la Grèce n'a jamais caché qu'elle était opposée aux sanctions économiques contre la Russie. Elle est donc cohérente avec elle-même. Et d'autres pays européens pourraient lui emboîter le pas. Les producteurs agroalimentaires français en seraient les premiers bénéficiaires. Et un fou qui menace la tour européenne.

 

On peut raisonnablement penser que Tsipras et Poutine ont dû aborder la possibilité de prolonger jusqu'à la Grèce le projet de gazoduc « Turkish stream » entre la Russie et la Turquie, ou encore la possibilité d'ouvrir la recherche pétrolière sous-marine prometteuse dans les eaux grecques aux compagnies russes. Et un fou qui prend position.

 

La Grèce de Tsipras n'a pas que l'allié russe (orthodoxe comme elle) dans son jeu. Il a donné aussi quelques gages de bonne volonté aux Chinois en acceptant la poursuite de la privatisation du port du Pirée. Ceux-ci sauront s'en souvenir en espèces sonnantes et trébuchantes au cas où l'U.E. serait assez stupide pour pousser la Grèce hors de la zone euro... Et une avancée de pion efficace.

 

Et ce n'est pas tout. Alors que M.Tsipras faisait ses bagages pour aller à Moscou, son sémillant ministre des finances, M.Varoufakis était...aux Etats-Unis. Rappelons que dans le programme de Syriza, il y avait une sortie immédiate de la Grèce de l'Otan et la remise en cause des droits accordés à l'alliance qui font de la Crète une de ses principales bases navales en Méditerranée. Alexandre Tsipras a mis en attente ces exigences, juste avant les élections. Voilà qui pourrait expliquer la position d'Obama trouvant inopportune « l'austérité » imposée à la Grèce par l'U.E. ! Encore quelques pions judicieusement placés.

 

Et puis, Poutine a dû être sensible aux positions de la Grèce non seulement contre les sanctions de l'U.E. à l'encontre de la Russie, mais encore contre le gouvernement ukrainien, contre l'austérité, contre les diktats de l'Allemagne, contre la politique d'isolement de la Russie. Le président russe a dû aussi être sensible aux remerciements de son homologue grec « pour s'être porté au secours de nos frères orthodoxes en Crimée » !

 

Les têtes d’œufs de l'Union européenne doivent attraper une sacré migraine. Cruel dilemme pour ces apprentis sorciers pleins de morgue et de mépris pour cette Grèce, le pire des « pigs » comme ils disent avec l'élégance qui caractérise les germano-européens du Nord. Tenir la ligne dure, et c'est à court terme l'éclatement de la construction européenne. Céder à presque tout ce que demande Tsipras, c'est-à-dire abandonner les politiques d'austérité imposées par l'Allemagne et c'est voir l'Espagne, le Portugal, l'Italie voire la France se ranger du côté des thèses grecques. Avec comme conséquence le renvoi aux calendes...grecques de la politique d'austérité établie et imposée par l'Allemagne à son seul profit, libérant ainsi l'Europe de ce nouveau joug allemand. Là, c'est la reine Merkel qui est directement sous la menace de la tour grecque 

 

On pourrait continuer comme ça cette belle partie d'échec. Tsipras avance ses pièces sur tout l'échiquier : avec la Russie évidemment, avec la Chine, avec les autres pays des BRICS. Mais aussi avec les États-Unis qui tremblent de se voir virer de leurs positions navales en Crête. Là, c'est carrément le roi qui est sous la menace...

 

Passionnante la partie. Non ?

 

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25/02/2015

Au bistro de la toile: rugby, Grèce, Ukraine

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- ...teng ! Ils se font allumer les rugbymen ! Elles en prennent un sacré coup les valeurs du rugby : solidarité, esprit de sacrifice, humilité, respect de l'adversaire et de l'arbitre, etc. Paraît que nos puissants héros ne seraient que des « cyclistes d'avant Festina » comme les autres.

 

- Ouais, mais c'était dans les années 70-80 si l'on en croit ceux qui secouent le cocotier : le journaliste Pierre Ballester ces jours-ci et avant lui Laurent Bénézech, ancien talonneur international, en avril 2013. Selon eux, la culture du dopage s'est depuis longtemps répandu dans ce sport. Les amphétamines étaient souvent au menu ! C'était dans tous les sports à cette époque. Mais on ne cherchait que dans le cyclisme...

 

- Et tu crois que ça a changé ?

 

- Probablement. Disons que c'est moins voyant. Et puis les amphés ont laissé la place à d'autres saloperies. « Entre une surveillance et des contrôles qui débouchent au mieux sur des soupçons, entre des molécules connues mais indétectables, d'autres, inconnues, qui arrivent sur le marché, le juteux business qui en découle, des pays qui n'ont pas de réglementation ou si peu, la lutte antidopage se casse les dents sur un mur », écrit le journaliste Pierre Ballester qui sort un livre sur ce sujet sulfureux.

 

- Et le professionnalisme n'arrange pas les choses.

 

- Bien au contraire. Elle met des moyens conséquents au service des tricheurs. Et ne soyons pas dupes : toutes les équipes professionnelles sont dans le même sac. Et tous les sports professionnels, pas seulement le vélo ou le rugby, mais le foot, le tennis, etc. Enfin, Loulle, soyons sérieux : les rugbymen professionnels ne sont pas des surhommes. Il y a trop de rencontres, des entraînements très durs, des obligations de résultats imposés par les « sponsors » maquereaux. Résultats : le quart des joueurs d'une équipe est en arrêt de travail pour blessure. Inacceptable.

 

- Allez, changeons de sujet. Alors, nos amis les Grecs, ils ont gagné ou ils se sont couchés devant les euro-crapules ?

 

- Bof. Les deux mon général... Le document qu'ils ont envoyé aux euro-crapules contiennent des réformes structurelles indispensables, comme imposer davantage les plus riches, endiguer la fraude fiscale qui est gigantesque, lutter contre la corruption qui sévit à tous les niveaux, le blanchiment d'argent, le trafic de produits pétroliers, etc. Mais on aimerait que le gouvernement grec s'attaque à la base : instituer enfin un cadastre, faire payer la très riche église orthodoxe, exonérée de tout impôt, taxer les armateurs, eux aussi exonérés de tout impôt.

 

- Concrètement, ils ont obtenu quoi les Grecs ?

 

- Eh bien la Grèce n’est plus obligée d’atteindre un excédent budgétaire primaire de 3% cette année. L’équilibre seul est exigé. Le « contrat » qui court sur 4 mois est explicitement désigné comme une transition vers un nouveau contrat, qui reste à définir. La « Troïka » tant abhorrée n’existe plus en temps qu'institution, même si chacune de ses composantes continue d’exister. C’en est donc fini des équipes d’hommes en noir qui venaient dicter leurs conditions à Athènes. La Grèce écrira désormais l’ordre du jour des réformes, et elle l’écrira seule. Les institutions donneront leur avis, mais ne pourront plus faire d’un point particulier de ces réformes une obligation impérieuse pour Athènes. Puis, un avantage plus discret est que le Gouvernement grec a brisé l’unanimité de façade de l’Eurogroupe et a obligé l’Allemagne à dévoiler ses positions. Mais, la Grèce a accepté de reconnaître – pour l’instant – l’ensemble de ses dettes. Il n’y a eu aucun progrès sur ce point, et aucun signe d’un changement d’attitude de l’Allemagne, toujours arque-boutée sur ses principes ultralibéraux austéritaires. Hier soir, un excellent documentaire diffusé sur Arte a montré et démontré l'horreur imposée non seulement aux Grecs, mais aussi aux Portugais par ce trio de vautours aussi vorace que cupide appelé « troïka ». Pour des dettes plus que douteuses résultant pour l'essentiel de prêts consentis sans restriction par des banques françaises et allemandes pour l'achat d'armes françaises et allemandes ! Ça file la rabia !

 

- Mouais. C'est pas gagné. « Ouate ainsi »... Bon. Et l'Ukraine ?

 

- Le cessez-le feu semble tenir, les armes lourdes se taisent. Des prisonniers ont été échangés. Ça va permettre aux pauvres gens qui crèvent sous les bombes de souffler, de se soigner, de bouffer. Pour combien de temps ? Le cow-boy Kerry est toujours derrière les fantoches de Kiev pour mettre de l'huile sur le feu. L'armée de ces fantoches, formée en majorité des néo-nazis des milices d'extrême-droite, a pris pâtée sur pâtée face à des mineurs et des paysans ! S'ils ont accepté le cessez-le-feu, les rigolos de Kiev, c'était parce que leur « armée » morflait partout. Mais nous sommes dans une partie d'échec. Et à ce jeu, les Russes sont les maîtres. La paix – relative – ne tiendra solidement que lorsque l'Ukraine reconnaîtra aux provinces de l'est-sud-est une très large autonomie dans une structure fédérale et qu'elle abandonnera définitivement toute velléité d'intégrer l'Otan. Parions que d'ici là, les « rebelles » auront pris Mariopoul et ainsi établi une continuité territoriale avec la Crimée... Et les cocus ne seront pas les Russes !

 

- Allez ! Á la nôtre !

 

Illustration : merci à Chimulus

 

17/02/2015

L'essentiel sur l'essentiel

 

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Grèce. « Γαμήσου ! » Gamí̱sou ! Autrement dit « Va te faire foutre » ! C'est, en substance, ce qu'a répondu le ministre grec Yanis Varoufakis, au président de l'Eurogroupe le ci-devant Dijsselbloem, après que celui-ci aie retiré le texte de compromis proposé par la Commission européenne pour le remplacer par un texte imposant aux Grecs la reconduction pure et simple du « programme d'aide » honni, soit le retour de la Troïka qui contrôlerait de nouveau toutes les décisions du gouvernement, mettrait son veto sur ce qui ne lui plaît pas, imposerait de privatiser à tour de bras et continuerait à humilier tout un peuple. Bref, l'Eurogroupe, sous l'influence de Berlin, demande – sous forme d'ultimatum ! - aux Grecs de balayer tout ce pour quoi ils ont voté en masse pour Tsiripas !

« Παράλογο και απαράδεκτες » « Absurde et inacceptable » leur a répondu, avec raison, Yanis Varoufakis.

S'ils envoient le bouchon trop loin, les boutiquiers de l'U.E. pousseront la Grèce dans les bras de la Russie et de la Chine : - accord financier avec la Chine évacuant la « dette », - sortie de l'Otan, - accord militaire avec la Russie (avec une flotte russe au Pirée!!), - entrée de la Grèce dans les Bricks, etc. Donc – prenons les paris ! - les margoulins de l'Europe avaleront leur chapeau.

 

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danemark fleurs pour tueur.jpgLes Danois découvrent avec stupeur la dure réalité : ils sont directement attaqués, sur leur sol, par les nazislamistes (des « islamofascistes » comme dit Manuel Valls). Au même titre que nous. Á part que nous, on a sur notre sol 5 à 6 millions de musulmans parce que notre histoire, pas toujours glorieuse, et les besoins des patrons nous les ont emmenés. Sans oublier le boulet psychologique d'une culpabilité un peu niaise, les générations actuelles n'étant pas responsables des exactions ni de la colonisation ni de l'esclavagisme. Mais eux, les Danois, ils sont victimes de leur générosité, de leur angélisme qui tangente la konnerie !

Société ouverte et tolérante, ils ont ouvert leur porte à tous les immigrants, à tous les réfugiés (vrais ou faux) fuyant les soubresauts d'un monde musulman où la violence et l'intolérance sont la règle. Ils sont arrivés de Turquie, de Palestine, de Somalie, du Pakistan, d'Irak, du Liban, maintenant de Syrie, de Libye. Ils représentent 5% de la population, restent regroupés en communautés, vivent de l'aide sociale de ce peuple généreux, prétendent imposer leur mode de vie, leurs usages, leurs burquas, leur charia, etc. Et les Danois, éberlués, ont vu ces gens venus d'ailleurs apporter des bouquets pour manifester leur solidarité avec le tueur de Copenhague, puis les provoquer en priant et en braillant - « Allah o akbar ! » - devant la demeure de l'assassin !

 

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macron.jpgChez nous, on en est à la loi Macron. Elle devrait passer aujourd'hui. Du bon et du mauvais, comme toujours. Le très mauvais a été enlevé. Il s'agissait de cet amendement sur la « sécurité du secret des affaires » qui avait pour effet principal de chasser les empêcheurs de magouiller en rond : lanceurs d'alerte, journalistes d'investigations risquaient la prison et d'énormes amendes. Ça a été évacué sous la pression populaire et des médias libres. Pour combien de temps ? Reste le travail du dimanche. Douze dimanche par an, bof, pas de quoi en faire un coffre, surtout si les travailleurs du dimanche sont payés double. Mais le problème c'est que la loi ne prévoit aucun plancher de majoration du salaire... Du bon : les transporteurs étrangers qui font du cabotage en France devront payer leurs employés, sur le territoire français, au Smic français. Mais qui va vérifier ?

 

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Et puis – Cocorico ! - on a enfin vendu des Rafales. Á des Égyptiens. Pas des modèles en matière de droit de l'homme. Mais ils ont l'immense avantage d'être des ennemis jurés de tous les nazislamistes. De plus, c'est le pays le plus puissant du monde musulman et le massacre de 21 de leurs ressortissants en Libye les a mis en rage. En vertu de l'adage « les ennemis de mes ennemis sont mes amis », on ne va pas faire la fine gueule. Les vrais ennemis, ils sont en Arabie saoudite, au Qatar et autres poussières d 'états pétroliers.

 

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N'oublions pas l'Ukraine. Le cessez-le-feu tiendra-t-il longtemps ? « Ouate ainsi » comme disent les rosbifophones...

 

11/02/2015

Grèce : Tsipras dit « OXI !» - NON ! aux ultimatum germano-européens.

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Tsipras n'a pas été impressionné par la volonté d'étranglement financier de l'Union européenne, sous la pression de la Frau Furher Merkel et avec le concours – la complicité - de la Banque centrale européenne. La BCE a tiré la première – prenant là une position politique qui outrepasse ses attributions – en annonçant couper les vivres aux banques grecques le jour même où se réunissait pour la première fois le Parlement grec fraîchement sorti des urnes !

 

Dans un discours musclé dimanche soir devant le Parlement, le premier ministre grec a martelé vouloir tenir toutes les promesses de son parti et notamment les mesures sociales. Il ne cache pas pour autant que la situation financière de son pays est très tendue puisque les rentrées fiscales ne sont pas encore au rendez-vous et que les riches profiteurs de l'ancien régime accélèrent la fuite des capitaux. Georges Stathakis, le solide ministre de l'économie grec estime que la Grèce a besoin de 4 à 5 milliards d'euros jusqu'en juin, le temps de négocier un nouvel accord avec ses créanciers. Et il n'hésite pas à agiter le spectre de la faillite de son pays « pour 5 milliards ! », à cause de la cuistrerie d'une Europe des banksters qui n'a d'Union que le nom.

 

Malgré les sourires faux-cul des dirigeants européens, Hollande et Renzi en premiers, les dirigeants européens s'alignent sur les diktats de la Teutonne en restant intransigeants, menaçant à mots de moins en moins couverts de jeter la Grèce hors de la zone euro (le « grexit » agité par Merkel). L'ultimatum est là : « Où vous acceptez entièrement le plan d'austérité signé par le gouvernement précédant, ou vous dégagez ».

 

L'Europe donne donc jusqu'au 16 février à la Grèce pour accepter l'extension du « plan de sauvetage » (!!??). Mais accepter ce diktat, c'est revoir la troïka honnie revenir à Athènes, contrôler toutes les décisions du gouvernement, mettre son veto sur ce qui ne lui plaît pas, continuer à humilier un pays qui a démocratiquement dit NON dans les urnes. Hors de question a dit et redit Tsipras, soutenu en cela par la majorité des Grecs, descendus dans la rue pour apporter leur soutien à leur nouveau gouvernement. Tsipras assume : il met un terme à ce « plan de sauvetage » et refuse les crédits qui vont avec. Entre la liberté, la dignité et quelques aumônes, il a choisi. Dans l'honneur.

 

Lors de leur tournée européenne, les responsables grecs ont demandé un crédit-relais ainsi qu'un peu de temps pour construire un véritable État et mettre en place de véritables réformes, notamment en matière d'évasion fiscale. On leur répond avec un ultimatum inacceptable...

 

Et la France, que dit-elle ? Hollande a reçu à bras ouverts le premier ministre grec, laissant penser qu'il se ferait l’intermédiaire, l'avocat de la Grèce auprès de l'Allemagne et des autres pays d'Europe. Mais il a suffi que la Teutonne fronce les sourcils pour qu'il s'aligne servilement...

 

Parlons-en de l'Allemagne... Elle s'assoit avec morgue sur ses Hénaurmes crimes passés. La nouvelle présidente du parlement grec, Zoé Konstantopoulou, a confirmé la réactivation de la structure sur les réparations de guerre dues à la Grèce par l'Allemagne, jamais honorées. Une facture qui s'élèverait à 163 milliards d'euros ! Et il y a d'autres contentieux, pas à l'avantage de l'Allemagne. Les responsables grecs disent vouloir rouvrir aussi des enquêtes sur des pots-de-vin qui auraient été versés par des sociétés allemandes à des fonctionnaires grecs et autres malversations où apparaissent des noms comme Siemens, Mercédès, BMW... Accusations de corruption balayés d'un revers de main méprisant par Wolfgang Schaüble, le ministre allemand des finances.

 

L'Union européenne prend donc le risque de sacrifier un des pays emblème de l'Europe pour 5 malheureux milliards.Á comparer avec les milliers de milliards que cette même Europe laisse s'échapper en magouilles fiscales, grâce à la complicité d'un pays confetti voyou, le Luxembourg, dont le metteur en scène de ces magouilles a été placé à la tête de la Commission. Ça donne envie de dégueuler...

 

 

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01/02/2015

Ouiquinde gastronomique grec

diane chasseresse shaw.jpg

 

Hélène

 

Lorsque la belle Hélène, femme de Ménélas,

Fut ravie par Pâris, elle goûta l’extase.

Ravie d’être ravie, la pétulante Hélène

Suivant le beau Pâris, courut à perdre haleine.

 

 

Son cocu magnifique, vert de rage et jaloux

Envoya son armée châtier le filou.

Les deux amants s’aimaient, le barbon n’aimait guère…

Pour venger son honneur, il déclencha la guerre.

 

 

Des Grecs contre des Grecs, en une lutte à mort

Vont, neuf années durant, s’étriper sans remords.

Pour les seins blancs d’Hélène, ses étreintes brûlantes,

 

 

Pour sa peau de satin et sa fougue d’amante,

Des guerriers, des héros, des princes et des rois

Pour la gloire et l’Amour périront devant Troie.

 

 

Les poulpes au vin rouge

 

- Oh, Victor ! Ménélas, ce vieux cocu notoire,

Ta belle Hélène l’a bien pris pour une poire !

Et tous ces va-t-en-guerre au front obtus de bœuf

Se trucidant entre eux pour les yeux d’une meuf,

En guise de cerveau avaient dans le cigare

Quelques pots de yaourt brassés au goût bulgare !

Ménélas le cornu peut bien battre sa coulpe,

Se venger dans le sang, réduire Troie en cendre…

Les femmes ont en commun ceci avec le poulpe :

C’est qu’au plus on les bat, au plus elles sont tendres !

- J’adhère à tes propos, petit, sans réticence

Tant ils semblent frappés à l’aune du bon sens.

Tes réflexions hardies sont dignes de Silène,

Alors levons nos verres et trinquons à Hélène.

Son Spartiate aurait pu la garder jour et nuit

S’il avait réveillé ses ardeurs assoupies,

Et chatouillé en lui le cochonnet qui bouge

En cuisinant pour elle une poulpe au vin rouge.

Le nom grec en est « Oktapodhi krasato »

Mais on le mange aussi à Naples ou à Porto.

Comment prépares-tu ce plat aphrodisiaque

Que les Grecs tirent de leur culte dionysiaque ?

C’est un plat délicieux, ni cher, ni compliqué.

Bats longuement le poulpe, sans faire de chiqué,

Tu le laves et le coupes en petites portions

Que tu sèches avec du papier à absorption.

Chauffe quatre cuillers de bonne huile d’olive

Dans une casserole bien anti-adhésive,

Quatre ou cinq gousses d’ail pelées et écrasées,

Puis tes morceaux de poulpe. En cuistot avisé

Fais revenir le tout jusqu’à ce que ça dore.

Un verre de vin rouge puissant de Roquemaure,

Bois-en un toi aussi, c’est pas toi qui conduit,

Et tourne gentiment pendant que ça réduit.

Tu cisèles une branche de fenouil odorant

Dont le parfum subtil est très revigorant.

Pèle, émonde, écrase deux tomates bien mures

Que tu vas rajouter, enfin, à ta mixture.

Laisse cuire à feu doux trois-quarts d’heure environ,

La sauce épaissira et deviendra marron.

Jette-z-y une grosse poignée d’olives noires,

Sel, poivre du moulin, piment obligatoire,

Deux pincées seulement, pour chauffer les papilles

Sans mettre pour autant son estomac en vrille.

Quelques minutes encore sur le feu, en tournant,

Puis sers ton plat très chaud. L’effet est surprenant !

À nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour

À la beauté des femmes, au vin et à l’amour !

 

Ingrédients et proportions pour six personnes :

- 3 beaux poulpes bien battus, - 1 quart d'huile d'olive, - 3 verres de vin rouge puissant de Roquemaure (plus un pour le cuistot), - quelques branches de fenouil ciselées, - 6 tomates bien mûres, - 2 poignées d'olives noires dénoyautées, - sel, poivre, - 3 cuillerées à dessert de piment d'Espelette.

 

Les vins conseillés:

Intéressants pour ce plat, des vins jeunes, légers, gouleyants, des vins "à boire".

 

En Côtes-du-Rhône: Rochefort, Estézargues, Ste-Cécile-les-Vignes, Côtes-du-Ventoux, Coteaux-du-Luberon, Coteaux-du-Tricastin, Costières-de-Nîmes.

 

En vins du Languedoc : Saint-Saturnin, Pic-saint-Loup, Saint-Christol, Saint-Drézery.

 

En vins de Provence : Côteaux-des-Baux, Saint-Maximin, Varages et Villecroze.

Et pourquoi ne pas tenter la "retzina" grecque !

 

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27/01/2015

Au bistro de la toile : Grèce, Allemagne, qui doit du pognon à l'autre ?

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- Salut Loulle. T'as vu ça hier ? On les a tous entendu pousser les cris d'une pucelle à qui un lascar met la main au panier ! Le représentant de Banque européenne, les charlots de la Commission européenne genre Mosco et Junker, et puis, cerise sur le gâteau, ceux qui devraient le plus fermer leur grande gueule : les Allemands. Ceux-là, à la télé, on aurait dit le politburo, tous raides comme s'ils avaient un casque à pointe dans le cul, clamer d'une seule voix qu'il n'était pas question d'effacer le moindre centime de la dette grecque. Ah mais ! On a sa fierté outre-Rhin ! Ce qu'ils oublient, c'est qu'eux-mêmes doivent leur richesse actuelle (richesse d'une petite partie de la population seulement), au fait que leurs propres dettes, énormes, ont été effacées par les alliés vainqueurs parce qu'ils y voyaient un intérêt stratégique face à l'empire soviétique. Ce qu'ils oublient, c'est qu'eux-même doivent beaucoup de thunes aux pays européens saccagés et ruinés par la folie nazie, donc par leur folie. Le pognon, le travail, les richesses pompés de force dans les pays occupés tout comme les frais liés à l'occupation n'ont jamais été remboursés. Concernant spécifiquement les Grecs, les Allemands ont pris toutes les réserves d'or de la banque de Grèce et ne l'ont jamais rendu. Ils ont imposé à la Grèce un « prêt » pour « participation à l'effort de guerre » dont le montant, actualisé avec un intérêt normal de 3%, correspond actuellement à plus de 160 milliards !

 

- Soit la moitié de la dette actuelle qui est de 320 milliards...

 

- Exactement. De plus, cette dette n'était que de 120 milliards il y a quatre ans, au début de la « crise » grecque. Or qui gouverne la Grèce depuis, à travers les gouvernements fantoches mis en place par l'Union européenne ? C'est la fameuse et honnie « troïka » : un représentant du FMI (organisme de pillage mondial des banksters étazuniens), un représentant de la banque centrale européenne (présidé par un ex de Goldman-Sachs, LA multinationale des banksters étazuniens), enfin un représentant de l'Union européenne (dominée par les Allemands). Autrement dit ces « zexperts » sont responsables d'un accroissement de 200 milliards de cette dette ! En quatre ans ! Faut le faire... Parce que le torrent pognon « prêté » à la Grèce ne sert pas à remonter le pays, à réformer ses institutions, à invertir dans des infrastructures, à dynamiser son économie. Non. Il sert à rembourser les banques – essentiellement allemandes et françaises – moyennant des intérêts véritablement usuraires, approchant parfois les 20 % ! C'est un pillage organisé. Avec pour résultat une baisse de 25 % du PIB du pays, une baisse des salaires de 30 %, des pensions de 50 %, une ruine des services publics et particulièrement de santé de telle sorte que la mortalité infantile à augmenté de 43 % ! C'est ça la solidarité européenne à la mode ultralibérale ? Enfin, la dette initiale de 120 milliards correspondait pour beaucoup à des achats d'armes auprès de l'Allemagne, de la France, des États-Unis et de la Grande-Bretagne. Les Allemands leur ont même refilé des sous-marins qui ne marchent pas mais qui sont pittoresques : comme le Pitalugue de Monsieur Brun, c'est le sous-marin qui a tendance à tourner autour de son hélice ! Ach so ! Kalité industrielle allemande !

 

- La qualité industrielle allemande, on la fête aujourd'hui, avec les manifestations autour du camp d'extermination d'Auschwitz. Cette kalité allemande, ils l'ont mise au service de l'industrie de l'extermination de plus d'un million de juifs, de tziganes, de résistants, d'homosexuels dans ce seul camp. Organisation allemande, efficacité allemande. Et responsabilité allemande aussi, non ?

 

- Il serait temps de le leur rappeler, en appuyant où ça fait mal.

 

- En plus, à ces manifestations du souvenir, ils ont « oubliés », les « vainqueurs », d'inviter les libérateurs de ce camp de la mort, ils ont « oubliés » d'inviter Poutine ou Medvedev alors que ce sont les Russes qui ont battu les hordes d'Hitler, ce sont les Russes qui ont payé le plus lourd tribu - 30 de millions de mort - pour notre liberté. Pour un soldat américain mort en 39-45, il y a eu 30 soldats russes tués. Et on leur dit qu'ils sont mort pour rien. J'ai honte. Ils n'oublieront pas cet insupportable affront les Russes. Par contre, les « vainqueurs » de 45, plus les vaincus allemands, s'accordent pour soutenir les néo-nazis ukrainiens.

 

- Allez. Á la nôtre. Buvons pour oublier. « Para kalo, Loulle kraci kokino » ! S'il-te-plait, Loulle, du vin rouge !

 

Illustration: merci à Chimulus

 

 

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26/01/2015

L'espoir soulève l'Europe. Merci la Grèce !

 

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Ils ont voté les Grecs : Espoir et Dignité.

Ils ont voté les Grecs : Fierté et Liberté.

Ils ont voté les Grecs pour se débarrasser

De tous les corrompus qui ont dégueulassé

Le pays qui a inventé la République.

Ils ont botté le cul de cette clique

De collabos au service de la Troïka

Qui désespère Plaka.

Ces docteurs Diafoirus du tout austéritaire

Saignant à blanc la Grèce, lui donnant moult clystères

Pour mener à la mort leur malade « guéri ».

Ont-ils quelque culture, ces margoulins pourris ?

Et savent-ils au moins qu'Europe (Εὐρώπη ) est fille grecque ?

Qu'au pays d’Épicure, eux n'étaient que métèques ?

Savent-ils seulement que la démocratie (δημοκρατία )

N'est pas née à Berlin, ni à Londres ou ici

Mais sur les agoras de Patras ou d'Athènes

Par les voix de Socrate, Platon ou Démosthène.

Pousser au désespoir un peuple à l'agonie

Est toujours dangereux pour le bourreau honni.

Les ultralibéraux les ont mis dans la merde,

Les Grecs sont dans la rue, ils n'ont plus rien à perdre.

Et que dit l'Italie, fille aînée des Hellènes ?

Et la France oubliant ses sources phocéennes ?

Sinon rien pas grand-chose, des paroles, des mots

Bien faibles pour sauver la Grèce de ses maux.

Ces maux ? Les armateurs, banquiers et proprios,

Les popes gras et gros qui s'exemptent d’impôts,

Tous les Papandréou, tous les Caramanlis

Politicards véreux, venant de père en fils,

Saccager sans vergogne le pays de Platon.

Mais ils paieront un jour, ces sinistres gloutons...

Puis viennent les vautours au hideux cou pelé,

Fouailler les tripes chaudes du lion affalé :

Marchands d'armes, banquiers de l'Europe du nord,

Ils déchirent la Grèce avec leur groin de porc.

C'est la sainte curée, le bal des branquignoles,

Les Chinois au Pirée, les Boches à l'Acropole...

Et nous on a laissé faire tous ces sagouins

Sans que François, tape du poing !

Mais le lion blessé s'est enfin relevé

Par le vote il libère ses membres entravés.

Savourons les grimaces de dépit de Merkel

Et celles de Junker, son dévoué teckel !

Merci, merci les Grecs ! Et suivons votre exemple

Qu'en Espagne, au printemps, la victoire soit ample,

Et puis que l'Italie, et surtout que la France

Sachent ouvrir les yeux, saisir enfin la chance

De retrouver enfin leurs racines de gauche

Et d'oser dire « MERDE » aux diktats de la Bôche.

 

 

 

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23/01/2015

Au bistro de la toile : Arabie, école de la république, Grèce, nichons.

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- Alors, Loulle, quoi de neuf aujourd'hui dans les canards, laquais ou non ?

 

- Tiens, le roi est mort... Le ci-devant roi d'Arabie saoudite a passé l'arme à gauche.

 

- Il a libéré le territoire. C'est méritoire de sa part, mais il n'y a pas grand-chose qui va changer dans ce royaume médiéval, source de toutes les dérives doctrinales qui ensanglantent le monde. Ce pays est mis en coupe réglée par une famille, un clan qui pompe à son seul profit toutes les richesses de cette fiente de la terre qu'est le pétrole. Il appuie sa main-mise sur le monde arabe en se comportant comme le PDG des lieux saints musulmans d'où – tout en bouffant sans vergogne les éconocroques des pèlerins musulmans du monde entier – il exporte non seulement son pétrole mais aussi le wahhabisme, cette doctrine rétrograde, sanguinaire, référence de tous les salafistes, de tous les terroristes islamistes. C'est de ce trou du cul du monde que viennent toutes ces idées noires mortifères, l'irrespect des libertés au nom d'une croyance obligatoire sans critique possible, mais aussi les flots de pognons qui arment les djihadistes, les imams salafistes qui pourrissent nos jeunes, les fatwas aussi stupides que haineuses qui imposent à chaque croyant de se faire bourreau. Ce pays restera dirigé par quelques cheikhs pervers venant se vautrer dans le stupre, l'alcool et la fornication dans les palaces de cet Occident qu'ils honnissent... Tant qu'il n'y aura pas de révolution populaire dans ce pays, tant qu'il restera plongé dans un moyen-âge barbare, le monde arabo-musulman ne pourra pas évoluer. L'échec des « printemps arabes » - à l'exception à confirmer de la Tunisie – en est une illustration dramatique.Ben voilà ! C'est dit, Victor. Voilà une belle oraison funèbre !

 

- Autre chose, t'as vu hier soir l'émission-débat « des paroles et des actes » ?

 

- Pas tout, mais j'ai vu la partie avec les profs et Finkelkrot. L'aura des profs ne sort pas grandie de ces débats... Entre les imprécations d'une houri « sociologue » et celles d'une cagole s'égosillant pour tenter de culpabiliser non pas les quelques konnards qui pourrissent les écoles des banlieues, mais la société qui les « ostracisent », Finkelkrot a réussi tout de même à faire entendre une réalité : la seule arme pour lutter efficacement contre les idées perverses des salafistes, c'est l'éducation laïque, mais comment faire avec des jeunes dont le vocabulaire oscille entre deux et cinq cents mots ? Il en est sorti une évidence : apprendre aux élèves la langue de leur pays. Non pas seulement à ânonner quelques rimes de rap, mais à lire, parler, écrire et surtout comprendre notre belle langue. Ce qui leur permettait de réfléchir par eux-mêmes plutôt que d'avaler les idées prêt-à-porter de tous les beaux parleurs extrémistes.

 

- Mouais... Y a du boulot Victor. Enfin, fait faire avec. On parle aussi de la Grèce dans les canards...

 

- Là, il y a un immense espoir pour l'Europe. Si, malgré tous les coups bas, le parti de la gauche vraie Syriza emporte les élections législatives dimanche, les choses changeront non seulement en Grèce, mais dans toute l'Europe. Parce que la dictature ultralibérale sous la férule de Merkel et du FMI en prendra un coup dans l'aile. D'autant plus que la Banque centrale européenne change son fusil d'épaule. Y a du bon que se profile à l'horizon Loulle !

 

- Voilà donc une bonne nouvelle. Tiens, j'en vois une autre de nouvelle réjouissante dans les canards : le retour des nichons ! Oui, le retour des nichons en page trois d'un canard rosbif qui, chaque jour, publie la photo d'une superbe nana armée de son sourire et de ses deux obus ! Figure-toi que des ligues de défense de je ne sais quelles vertus avaient réussi à faire interdire ces somptueux nichons ! Eh bien le courage des dirigeants de ce journal rejoint en quelque sorte celui des Charlie : ils ne sont pas laissés impressionner par les milices de la vertu et de la pensée et ont remis en page l'habituelle playmate et ses nichons de rêve !

 

- Vive les gros nichons Loulle ! Et sers ma tournée !

 

Illustration : merci à Chimulus

 

 

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05/01/2015

INSUPPORTABLE ! La pression de l'Allemagne sur les électeurs grecs.

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Angela Merkel, frau fürher d'Allemagne, se dit prête à laisser la Grèce sortir de la zone euro, au cas où Syriza - si ce parti de la gauche vraie arrive au pouvoir le 25 janvier - remettrait en cause la désastreuse politique d'austérité qui étrangle ce pays. Non mais de quoi je me mêle ? Elle ne manque pas d'air la Teutonne ! Elle se prend pour qui ? Elle croit que l'euro lui appartient ? Il est vrai que devant le couillemollisme désespérant de François, elle peut évidemment croire que la monnaie européenne, calquée sur le mark et aux conditions allemandes, est sa « chose ». Paraît même que 97 % des Français l'aiment... On doit être maso !

Cette insupportable pression sur les électeurs grecs marque pourtant bien le désarroi et la trouille qui agitent les parasites ultralibéraux qui gouvernent – si mal – l'Europe. La presse allemande en rajoute : « Le gouvernement allemand juge quasiment inévitable une sortie (de la Grèce) de la zone euro, si le chef de l'opposition Alexis Tsipras (Gauche radicale Syriza) dirige le gouvernement après les élections (législatives), abandonne la ligne de rigueur budgétaire et ne rembourse plus les dettes du pays » (Der Spiegel). Quant à Wolfgang Schäuble, il y va de ses oukases : « Quel que soit le résultat du futur scrutin, la Grèce est tenue « sans aucune alternative » de continuer sur la voie des réformes déjà engagées. » C'est-à-dire de pousser son peuple dans la misère et le désespoir pour rembourser une « dette » pour beaucoup illégitime. Parce que c'est de ça qu'ils ont une peur bleue, les rentiers allemands : ne plus toucher les intérêts aberrants qui étranglent la Grèce.

Certes les magouilles de la classe politique grecque – avant tout de droite –, la corruption, les mensonges, les aberrations fiscales (exemptions d’impôts pour les armateurs milliardaires et le richissime clergé grec entre autres) sont des réalités mais aussi de très utiles alibis pour mettre ce pays sous tutelle, y tuer la démocratie et réduire son peuple à une alternative dramatique : crever de faim ou se révolter dans la rue ! Dangereuse extrémité ! Nos dirigeants ultralibéraux ne devraient pas l’oublier…

Poussés par l’Allemagne de Merkel avec la complicité de Sarkozy alors au pouvoir, les instances de l’Europe se sont comportées comme des tortionnaires à l’égard de ce pays frère. Une « troïka » de Besatzungsmacht se comporte comme des troupes d’occupation, humiliant profondément les Grecs et faisant remonter à la surface bien des souvenirs dramatiques et bien des frustrations. L’Allemagne devrait faire preuve d’un peu plus de modestie et de discrétion…

On peut leur mettre le nez dans leur scheiße à ces arrogants donneurs de leçons et rabattre leur insupportable morgue. Car elle en a bénéficié plus que d'autres l'Allemagne, de l'annulation d'une Hénaurme dette publique ! En 1953, une conférence internationale, à Londres, a passé l'éponge sur les deux tiers de la dette allemande ! Celle d’avant-guerre a été réduite de 22,6 milliards à 7,5 milliards de Marks. Et celle d’après-guerre de 16,2 milliards à 7 milliards de Marks. En valeur de l’époque. Les « économistes distinguées » peuvent faire le calcul en euros, ça doit être plutôt salé... Et ne parlons même pas des dégâts causés par la guerre dans les pays ravagés par la folie nazie... Parmi les créanciers généreux, il y avait la Grèce, pays qui a le plus souffert de la barbarie allemande après l'URSS et la Pologne.

Pour continuer à leur mettre le nez dans leur Mist, il faut savoir que les compensations qu'a touchées la Grèce à cette époque ne tenait pas compte d'une autre dette, facilement chiffrable puisqu'il s'agit d'un prêt forcé de 476 millions de reichsmarks que la Banque centrale de la Grèce occupée avait été contrainte de verser à Berlin, en 1941, au titre des contributions « à l'effort de guerre allemand ». Un emprunt dont la Grèce est en droit de demander le remboursement. Or, selon les calculs des «économistes distinguées », la somme libellée en reichsmarks correspond aujourd'hui à 14 milliards de dollars, environ 10 milliards d'euros. De plus, si on affecte ce montant nominal d'un taux d'intérêt classique de 3 % sur 66 ans, on parvient à un total de 95 milliards de dollars, 68 milliards d'euros, soit un cinquième de la dette grecque !

On peut continuer : d'après Handelsblatt, la vérité - Die Wahrheit - de la dette allemande est bien cachée. Officiellement, la dette allemande en 2011 était de 2000 milliards d’euros. Mais ce n'est qu'une demi-vérité, car la majeure partie des dépenses prévues pour les retraités, les malades et les personnes dépendantes ne sont pas inclues dans le calcul. D'après des nouveaux chiffres, la véritable dette se chiffrerait à 5000 milliards d'euros supplémentaires ! L’Allemagne serait donc endettée à hauteur de 185 % de son produit intérieur brut et non pas 83 % comme officiellement annoncé ! Par comparaison, la dette grecque devrait être de 186 % du PIB en 2012, et la dette italienne est actuellement de 120 %. Le seuil critique au-delà duquel la dette écrase la croissance est de 90 %. Depuis son arrivée au pouvoir en 2005, Angela Merkel, « a créé autant de nouvelles dettes que tous les chanceliers des quatre dernières décennies réunis », remarque l'économiste en chef du quotidien économique. « Ces 7000 milliards d'euros sont un chèque sans provision que nous avons signé et que nos enfants et petits enfants devront payer. » Hast du verstanden, Frau Merkel ? Compris, madame Merkel ?

Au fait, elle doit bien rapporter de la thune à quelqu'un cette fameuse dette ? Ben oui, bien sûr : aux Banques et...à la Banque Centrale Européenne. Quand une banque achète des titres de dette elle ne les range pas dans son coffre. Elle les revend ou les intègre dans des fonds de placement. Les titres de dettes grecs ont été revendus jusqu’à 25 % seulement de leur valeur faciale. La valeur faciale, c’est celle qui est marquée sur le titre. Un titre de dette de cent euros a donc pu être vendu jusqu’à 25 euros seulement à mesure qu’il circulait de main en main. Ainsi une banque a pu racheter à 25 euros un titre et le revendre à la banque centrale européenne qui le lui achetait à 30 ou 50. Á chaque tour de piste du même titre, les banques se sont gavées. Et maintenant, ces titres sont dans le bilan de la Banque centrale européenne. Laquelle en encaisse les intérêts et réclame le remboursement à la valeur faciale, acheté 25 et exigé à 100, comme un vulgaire fonds vautour !!! lien 

Et si les autres membres de la zone euro « conseillaient » plutôt à l’Allemagne de Merkel de sortir, elle, de la zone euro ! Beaucoup en rêvent outre-Rhin. Cela changerait bien des choses : - dévaluation immédiate de l’euro qui reviendrait à un niveau normal, peu ou prou au niveau du dollar, donnant un formidable coup de fouet aux économies de cette zone sans l’Allemagne, et permettant à la Grèce de sortir plus facilement de son gouffre ; - réévaluation concomitante du nouveau mark, plombant d’autant les fameuses exportations de l’Allemagne, qui ne devrait pas oublier que 60% de ses exportations se font en Europe.

Alors ? Chiche ! Frau Merkel ?

Soutenons Syriza, soutenons ce formidable espoir qui se lève en Grèce.

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30/12/2014

ΕΥΧΑΡΙΣΤΟΥΜΕ ΕΛΛΆΔΑ ! MERCI LA GRECE !

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ILS TREMBLENT !

Ils en mouillent leur calbar de leur fiente fétide.

Ils tremblent devant le formidable espoir qui se lève en Grèce.

 

Qui ?

Les caciques de cette Europe ultralibérale qui a eu le cynisme de mettre à la tête de la Commission le « maitre-évadeur-fiscal » luxembourgois Junker.

Merkel, la donneuse de leçon, grande prêtresse de l'austérité qui mène la Merkeleuropa à la misère.

Le FMI, la Banque mondiale, la BCE, bref cette troïka dictatoriale qui saigne la Grèce.

L'Allemand Wolfgang Schaüble, expert en égoïsme nationaliste.

Le rénégat Moscovici, carpette de cette commission européenne, ramassis de boutiquiers arrogants.

Et puis « les marchés » ! Ah ! Les marchés ! Ils ont magouillé et se sont gavés jusqu'à plus soif sur la misère des Grecs, ces buveurs de sang.

 

Ils tremblent tous devant cette bouffée d'espoir qui se lève en Grèce, pays saigné par les mêmes. En effet, hier les députés grecs, en ne pouvant pas élire un président de la république, ont signé la dissolution du Parlement, et donc lancé des élections législatives anticipées dans les semaines qui viennent. Élections qui ont toutes les chances d'être remporté par le parti de gauche véritable Syriza, farouchement opposé à la politique d'austérité imposé par la Merkeleuropa !

 

Ils tremblent mais le chef de Syriza, Alexis Tsipras, de son côté, jubile. « …/... Et avec la volonté de notre peuple, d'ici quelques jours, les mémorandums d'austérité feront aussi partie du passé. » Il sera bien obligé de composer à la marge Tsipas, de faire grincer quelques dents parmi les plus sectaires à gauche, mais tout de même, il ne lâchera pas sur l'essentiel: la dette.

 

Une des mesures essentielles de son programme est en effet de se dégager de la dette qui étrangle son pays. En refusant clairement de faire payer aux forces vives laborieuses des dettes illégitimes contractées par les gouvernements voyous, de droite comme de gauche, qui ont conduits ce pays dans le gouffre. Il n'est que d'entendre, dès ce matin, les "zexperts" nous asséner leurs vérité bidonnées: "C'est nous, les Italiens, les Allemands qui allons payer..."

 

C'est un grand espoir non seulement pour la Grèce, mais pour tous les peuples d'Europe. En effet, l'année qui vient, le Portugal, puis l'Espagne vont renouveler leurs parlements. Peu après le vote, l'Espagnol Pablos Iglesias, le leader de Podemos, a d'ailleurs envoyé un message d'encouragement à Alexis Tsipras via Twitter : « 2015 sera l'année du changement en Espagne et en Europe. On commence par la Grèce. En avant Alexis ! En avant Syriza ! » Il est certain qu'une victoire de Syriza le 25 janvier lancerait en Europe un mouvement d'espoir, une dynamique qui pourrait tout changer, et surtout les orientations des Junker-Merkel-boys !

 

Quant à notre président – qui a la qualité d'être pragmatique et de prendre le vent comme toute bonne girouette – il devra se souvenir que c'est le peuple de gauche qui l'a élu ! Et agir en conséquence. Idem pour Renzi en Italie.

 

L'ESPOIR est là, à portée de main.

 

Epharisto poli Ellada ! Merci beaucoup la Grèce !

 

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17/12/2014

Europe : une bouffée d'espoir venant de Grèce et d'Espagne ?

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Alexis Tsiripas

 

« L'Europe, l'Europe, l'Europe... » trépignait De Gaulle en son temps. Mais en ce temps, l'Europe représentait un espoir, LE grand espoir de peuples européens ruinés, exsangues et exténués par une suite de massacres entre eux. L'Europe représentait la Paix, la prospérité, l'avenir fraternel et la puissance retrouvée.

 

Puis les choses ont changé. Elles ont changé avec l'entrée des Britanniques – cheval de Troie des USA - qui, ne pouvant pas dominer cet ensemble fragile, n'ont eu de cesse de le foutre en l'air en l’entraînant vers une construction essentiellement mercantile puis un élargissement sans limite aussi débile que destructeur. On connaît la suite. Les « élites » européennes, les classes dirigeantes de ce conglomérat de nations concurrentes ont trahi la démocratie. Plutôt que d'inventer une architecture européenne souple conjuguant respect des démocraties, besoin de frontières claires, voire économie de marché mais dans le cadre de la préférence communautaire, comme le voulaient les Fondateurs, les États d'Europe se sont frileusement groupés sous la protection d'une administration bruxelloise boutiquière comme des poules malades dans un coin de poulailler. Plus de grands desseins, plus de grandes figures européennes, uniquement un assemblage hétéroclite de populations déboussolées par une mondialisation (c'est-à-dire « étazunization ») ravageuses pour les peuples, juteuses pour les financiers.

 

Á la manœuvre dans cette lutte des profiteurs (banquiers, financiers, multinationales, etc.), une Commission européenne entièrement acquise à l'ultralibéralisme, un ramassis de technocrates obtus, élus par personne, plus préoccupés de la taille des abattants de chiottes que du chômage dans les pays de l'Union. Mais cette Commission ne fait qu'appliquer la politique des chefs d’États et de gouvernements. La rendre responsable de tous les maux est évidemment tentant.

 

Que faire ? Sortir de l'Europe comme le préconise les nationalistes fascisants et les ultra-souverainistes ? Konnerie inefficace. Il faut donc changer cette Europe de l'intérieur.

 

Les caciques de cette Europe ultralibérale - qui a eu le cynisme de mettre à la tête de la Commission le « maitre-évadeur-fiscal » luxembourgois Junker - tremble ces jours-ci devant cette bouffée d'espoir qui se lève...en Grèce, pays saigné par les mêmes. En effet, aujourd'hui les députés grecs votent pour le premier tour d'un scrutin pour la désignation du Président grec. Le seul candidat, Stavros Dimas, ancien ministre et commissaire européen, présenté par la coalition au pouvoir, n'a que peu de chance d'être élu au premier tour. Il y aura donc une suite. Le système grec veut que si le candidat ne passe pas le premier et le deuxième tour, il y aura un troisième tour. Et si aucune majorité ne se dégage, il y aura des élections législatives anticipées. Élections qui ont toutes les chances d'être remporté par le parti de gauche véritable Syriza,farouchement opposé à la politique d'austérité imposée par la Merkeleuropa !

 

On comprend que « les marchés » s'agitent, qu'ils considèrent le lideur de Syriza, Alexis Tsipras, comme un homme dangereux (pour qui ?). Ce dernier estime de son côté que le premier ministre en place Antonis Samaras organiserait en sous-main la fuite des capitaux pour créer un climat de peur... Ambiance.

 

Cette bouffée d'espoir venue de Grèce, et la montée des « Podemos » en Espagne, donneront-elles des idées aux forces de gauche en France ? Front de gauche, écolos, frondeurs sauront-ils dépasser leurs querelles d'égo stériles pour créer enfin un mouvement dans lequel les peuples de gauche pourraient se retrouver. Et retrouver l'espoir ?

 

La balle est dans leur mains. Sauront-ils en jouer ? Sinon c'est la perspective glauque de la fille du borgne...ou de Sarko. Beurk !

 

Illustration X – Droits réservés

 

18/05/2014

Gastronomie érotique : allons nous faire voir chez les Grecs !

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Hélène

 

Lorsque la belle Hélène, femme de Ménélas,

Fut ravie par Pâris, elle goûta l’extase.

Ravie d’être ravie, la pétulante Hélène

Suivant le beau Pâris, courut à perdre haleine.

 

Son cocu magnifique, vert de rage et jaloux,

Envoya son armée châtier le filou.

Les deux amants s’aimaient, le barbon n’aimait guère…

Pour venger son honneur, il déclencha la guerre.

 

Des grecs contre des grecs, en une lutte à mort

Vont, neuf années durant, s’étriper sans remords.

Pour les seins blancs d’Hélène, ses étreintes brûlantes,

 

Pour sa peau de satin et sa fougue d’amante,

Des guerriers, des héros, des princes et des rois

Pour la gloire et l’Amour périront devant Troie.

 

 

 

- Oh, Victor ! Ménélas, ce vieux cocu notoire

Ta belle Hélène l’a bien pris pour une poire !

Et tous ces va-t-en-guerre au front obtus de bœuf

Se trucidant entre eux pour les yeux d’une meuf,

En guise de cerveau avaient dans le cigare

Quelques pots de yaourts brassés au goût bulgare !

Ménélas le cornu peut bien battre sa coulpe,

Se venger dans le sang, réduire Troie en cendre

Les femmes ont en commun ceci avec le poulpe :

C’est qu’au plus on les bats, au plus elles sont tendres !

- J’adhère à tes propos, petit, sans réticence

Tant ils semblent frappés à l’aune du bon sens.

Tes réflexions hardies sont dignes de Silène,

Alors levons nos verres et trinquons à Hélène.

Son Spartiate aurait pu la garder jour et nuit

S’il avait réveillé ses ardeurs assoupies,

Et chatouillé en lui le cochonnet qui bouge

En cuisinant pour elle une poulpe au vin rouge.

Le nom grec en est “ Oktapodhi krasato ”

Mais on le mange aussi à Naples ou à Porto.

- Comment prépares-tu ce plat aphrodisiaque

Que les Grecs tirent de leur culte dionysiaque ?

- C’est un plat délicieux, ni cher, ni compliqué.

Bat longuement le poulpe, sans faire de chiqué,

Tu le laves et le coupes en petites portions

Que tu sèches avec du papier à absorption.

Chauffe quatre cuillers de bonne huile d’olives

Dans une casserole bien antiadhésive,

Quatre ou cinq gousses d’ail pelées et écrasées,

Puis tes morceaux de poulpe. En cuistot avisé

Fais revenir le tout jusqu’à ce que ça dore.

Un verre de vin rouge puissant de Roquemaure,

Bois-en un toi aussi, c’est pas toi qui conduit,

Et tourne gentiment pendant que ça réduit.

Tu cisèles une branche de fenouil odorant

Dont le parfum subtil est très revigorant.

Pèle, émonde, écrase deux tomates bien mures

Que tu vas rajouter, enfin, à ta mixture.

Laisse cuire à feu doux trois-quarts d’heure environ,

La sauce épaissira et deviendra marron.

Jette-s’y une grosse poignée d’olives noires,

Sel, poivre du moulin, piment obligatoire,

Deux pincées seulement, pour chauffer les papilles

Sans mettre pour autant son estomac en vrille.

Quelques minutes encore sur le feu, en tournant,

Puis sert ton plat très chaud. L’effet est surprenant !

A nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour

A la beauté des femmes, au vin et à l’amour !

 

 

Ingrédients et proportions pour six personnes:

- 3 beaux poulpes bien battus, - 1 quart d'huile d'olive, - 3 ver­res de vin rouge puissant de Roquemaure (plus un pour le cuistot), - quelques branches de fenouil ciselées, - 6 tomates bien mûres, - 2 poignées d'olives noires dénoyautées, - sel, poivre, - 3 cuillerées à dessert de piment d'Espelette.

 

Les vins conseillés:

Intéressants pour ce plat, des vins jeunes, légers, gouleyants, des vins "à boire".

En Côtes-du-Rhône: Rochefort, Estézargues, Ste-Cécile-les-Vignes, Côtes-du-Ventoux, Coteaux-du-Luberon, Coteaux-du­-Tricastin, Costières-de-Nîmes.

En vins du Languedoc: Saint-Saturnin, Pic-saint-Loup, Saint-­Christol, Saint-Drézery.

En vins de Provence: Côteaux-des-Baux, Saint-Maximin, Varages et Villecroze.

 

Nonidi 29 floréal

 

Photo X - Droits réservés