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27/05/2016

Obama à Hiroshima. Des excuses, au bas mot ? Même pas cap...

 

 

Hiroshima cadavres.jpg

 

 

Reconnaissons-lui cette vertu : il est le premier président des Etats-Unis à avoir le courage d'affronter le regard des habitants d'Hiroshima, même s'il ne reste plus beaucoup de survivants. Pour l'aider dans sa prise de conscience, rappelons-lui ces minutes parmi les pires que l'Humanité ait connues.

Il faisait un grand soleil ce matin-là sur Hiroshima. Yoko venait juste de prendre son service à l’hôpital Shima, en plein centre ville. Ouvrant en grand les fenêtres du dortoir des contagieux, elle laissa aller un regard sur la ville puis, entendant un bruit d’avions, elle leva les yeux vers le gouffre  du ciel. Un dernier regard… Alors, de la voûte azurée des cieux fondirent sur sa ville, en une explosion de mille soleils,  les chevaux de l’apocalypse…

Dans le ciel radieux de ce 6 août 1945 autour de huit heures du matin, trois bombardiers américains B-29 Superfortress arrivaient sur la ville. « Enola Gay », « The great Artist » et « Necessary Evil ». Ils étaient partis vers 2 h 45 de l’île Tinian, occupée par les forces américaines, dans le Pacifique. Aux commandes du premier appareil, un solide gars de l’Illinois, Paul Tibbets, 40 ans. C’est lui qui avait baptisé son bombardier du nom de sa mère. Ça porte bonheur disait-il… Ça dépend pour qui. Dans sa soute : « Little Boy »… Un « petit garçon » ventru que le capitaine William Parsons arma précautionneusement dans l’heure suivant le décollage…

A 8 h 15, les trois appareils arrivèrent à la verticale de l’hôpital Shima, à un peu moins de 10.000 mètres d’altitude. Les équipages avaient chaussé des lunettes de précaution spéciales. Pour un dernier regard…

A 8 heures 16 minutes et 2 secondes, « Little Boy » était largué. Le « petit garçon » brillant fonça vers le sol. 43 secondes de chute puis des capteurs d’altitude et d’autres dispositifs automatiques déclenchèrent la mise à feu, à 580 mètres d’altitude.

Dans les premières microsecondes, l’énergie libérée par la réaction nucléaire se fit essentiellement sous forme de rayons γ et de neutrons. Ces rayonnements étant absorbés par l'air en quelques mètres, un dégagement de chaleur eut lieu, la température dépassant localement le million de degrés Celsius. Cet air surchauffé forma alors une "boule de feu" (masse sphérique de gaz incandescents) de quelques dizaines de mètres. Se comportant comme un corps noir, elle émit un rayonnement thermique intense, d’abord sous forme de rayons X. L’atmosphère étant peu transparente à ces derniers, ils furent réabsorbés en quelques mètres. Dans les millisecondes qui suivirent la boule de feu se dilata et se refroidit. Son rayonnement thermique « glissa » vers l’ultraviolet, la lumière visible et l’infrarouge. L'air étant transparent à ces longueurs d'onde, le rayonnement thermique pût alors se propager à plusieurs dizaines de kilomètres. En quelques secondes, la boule de feu qui continuait de se refroidir atteignit son diamètre maximal — autour de 2.2 km en 10 s pour 1 Mt. Cette dilatation ayant lieu initialement à vitesse supersonique, elle généra une onde de choc suivie d'un effet de souffle. Par convection, la boule de feu s'éleva rapidement du fait de sa chaleur. En se refroidissant, elle cessa d'émettre de la lumière visible et donc cessa d'être incandescente. L’explosion généra d’énormes quantités de vapeur d'eau, de poussières et de débris qui se condensèrent,  formant le sommet du sinistre champignon atomique. Il atteignit la stratosphère, à environ 20 km d'altitude et s'écrasa horizontalement sur quelque 35 Km de diamètre…

Au sol, là où était quelques secondes plus tôt la ville de 350.000 habitants, de dessous une lourde dalle, un gros scorpion sortit, queue recourbée et dard tendu. Il avait résisté sans encombre à la Bombe, lui…

Ouais, dit la propagande des vainqueurs, mais le feu atomique a permis de terminer très vite la guerre avec les Japonais, évitant ainsi des milliers de vies (sous-entendu « de soldats étazuniens »). Sauf que c'est loin d'être vrai.

C'est de Postdam, en pleine conférence entre les alliés (Etats-Unis, Grande-Bretagne, URSS) que Truman, qui avait succédé dans la douleur à Roosevelt, donna l'ordre de larguer la bombe. Ce n'était pas nécessaire puisqu'un pacte secret stipulait que les Russes retourneraient l'essentiel de leurs forces du front allemand contre le Japon au plus trois mois après la capitulation allemande. Ce qui fut fait le 2 aout. Mais, de peur de voir le Japon tomber dans l'orbite soviétique avec l'arrivée de l'Armée rouge, les Etatsuniens avaient promis de garder la dynastie impériale. L'Empereur avait donc intérêt à capituler le plus tôt possible, et devant les États-Unis plutôt que devant l'URSS qui aurait balayé sa clique médiévale. 

Seulement ll fallait faire la démonstration à "l'allié" soviétique de la suprématie des armes étasuniennes. La démonstration à coûté 300.000 morts...

Quant à la bombe de Nagasaki, elle était d'une autre technologie. Il fallait donc aussi tester cette bombe.

Ainsi les habitants d'Hiroshima ont été sacrifiés sur l'autel de l'intimidation d'un allié ! Quant aux habitants de Nagasaki, ils ont été sacrifiés pour satisfaire l'ego de quelques savants fous...

De tels agissement ont un nom: crimes de guerre. Mais les crimes de guerre, c'est pour les vaincus, jamais pour les vainqueurs...

 

Photo X - Droits réservés.

 

06/08/2015

Hiroshima… « Apocalypse now », comme si vous y étiez !

hiroshima

 

Il faisait un grand soleil ce matin-là sur Hiroshima. Yoko venait juste de prendre son service à l’hôpital Shima, en plein centre ville. Ouvrant en grand les fenêtres du dortoir des contagieux, elle laissa aller un regard sur la ville puis, entendant un bruit d’avions, elle leva les yeux vers le gouffre  du ciel. Un dernier regard… Alors, de la voûte azurée des cieux fondirent, en une explosion de mille soleils,  les chevaux de l’apocalypse…

 

Dans le ciel radieux de ce 6 août 1945 autour de huit heures du matin, trois bombardiers américains B-29 Superfortress arrivaient sur la ville. « Enola Gay », « The great Artist » et « Necessary Evil ». Ils étaient partis vers 2 h 45 de l’île Tinian, occupée par les forces américaines, dans le Pacifique. Aux commandes du premier appareil, un solide gars de l’Illinois, Paul Tibbets, 40 ans. C’est lui qui avait baptisé son bombardier du nom de sa mère. Ça porte bonheur disait-il… Ça dépend pour qui. Dans sa soute : « Little Boy »… Un « petit garçon » ventru que le capitaine William Parsons arma précautionneusement dans l’heure suivant le décollage…

 

A 8 h 15, les trois appareils arrivèrent à la verticale de l’hôpital Shima, à un peu moins de 10.000 mètres d’altitude. Les équipages avaient chaussé des lunettes de précaution spéciales. Pour un dernier regard…

 

A 8 heures 16 minutes et 2 secondes, « Little Boy » était largué. Le « petit garçon » brillant fonça vers le sol. 43 secondes de chute puis des capteurs d’altitude et d’autres dispositifs automatiques déclenchèrent la mise à feu, à 580 mètres d’altitude.

 

Dans les premières microsecondes, l’énergie libérée par la réaction nucléaire se fit essentiellement sous forme de rayons γ et de neutrons. Ces rayonnements étant absorbés par l'air en quelques mètres, un dégagement de chaleur eut lieu, la température dépassant localement le million de degrés Celsius. Cet air surchauffé forma alors une "boule de feu" (masse sphérique de gaz incandescents) de quelques dizaines de mètres. Se comportant comme un corps noir, elle émit un rayonnement thermique intense, d’abord sous forme de rayons X. L’atmosphère étant peu transparente à ces derniers, ils furent réabsorbés en quelques mètres. Dans les millisecondes qui suivirent la boule de feu se dilata et se refroidit. Son rayonnement thermique « glissa » vers l’ultraviolet, la lumière visible et l’infrarouge. L'air étant transparent à ces longueurs d'onde, le rayonnement thermique pût alors se propager à plusieurs dizaines de kilomètres. En quelques secondes, la boule de feu qui continuait de se refroidir atteignit son diamètre maximal — autour de 2.2 km en 10 s pour 1 Mt. Cette dilatation ayant lieu initialement à vitesse supersonique, elle généra une onde de choc suivie d'un effet de souffle. Par convection, la boule de feu s'éleva rapidement du fait de sa chaleur. En se refroidissant, elle cessa d'émettre de la lumière visible et donc cessa d'être incandescente. L’explosion généra d’énormes quantités de vapeur d'eau, de poussières et de débris qui se condensèrent,  formant le sommet du sinistre champignon atomique. Il atteignit la stratosphère, à environ 20 km d'altitude et s'écrasa horizontalement sur quelque 35 Km de diamètre…

 

Au sol, là où était quelques secondes plus tôt la ville de 350.000 habitants, de dessous une lourde dalle, un gros scorpion sortit, queue recourbée et dard tendu. Il avait résisté sans encombre à la Bombe, lui…

 

Ouais, dit la propagande des vainqueurs, mais le feu atomique a permis de terminer très vite la guerre avec les Japonais, évitant ainsi des milliers de vies (sous-entendu « de soldats étazuniens »). Sauf que c'est loin d'être vrai.

 

Il est exact que le projet Manhattan lancé par Roosevelt dès 1942 pour mettre au poinr l’arme nucléaire était le pendant des travaux des nazis, eux aussi lancés dans une opération similaire. La capitulation de l’Allemagne le 8 mai 1945 a eu lieu alors que les derniers travaux et essais de « Manhattan » avaient lieu à Palo Alto. Le projet n’a pas été stoppé pour autant.

 

A Yalta, Staline et Roosevelt avaient convenu en secret que l’Armée Rouge se retournerait contre le Japon 3 mois après la capitulation allemande. Ce qui fut fait le 2 aout 1945.

Dès lors, était-il nécessaire de larguer non pas une mais deux bombes atomiques sur le Japon pour le forcer à capituler ? Ces carnages ont probablement hâtés la capitulation, mais de quelques jours ou semaines seulement. En effet, Hiro Hito, l’empereur du Japon, hanté par la menace de l’arrivée des troupes soviétiques qui signifiait la fin de sa dynastie, préférait capituler devant les États-Unis, qui lui aurait laissé entendre qu’ils ne toucheraient pas à la dynastie impériale, par crainte de la menace communiste.

 

Le président étazunien Truman, en pleine conférence réunissant les alliés (États-Unis, Grande-Bretagne, URSS) à Postdam, dans l’Allemagne vaincue, donna secdrètement l’ordre de larguer la bombe « Little Boy » sur Hiroshima. Raison réelle mais non avouée : démontrer au camarade allié Staline la suprématie militaire des États-Unis ! Une démonstration – Hiroshima et Nagasaki – a 250.000 morts…

 

Massacrer des centaines de milliers de civils, pour rien d’autre que montrer sa force, ça s’appelle un crime de guerre.

 

Mais le vainqueur n’est jamais jugé pour crime de guerre…

 

hiroshima

 

Photos X - Droits réservés

 

 

06/08/2014

In memoriam. Connaissez-vous Théodore Van Kirk ?

 

 

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Je reçois d'un ami ce texte édifiant, marqué sous le sceau de la lucidité. Je vous en fais profiter :

Sa famille et ses derniers amis - il avait 93 ans - viennent d'accompagner pour sa dernière promenade terrestre Théodore Van Kirk, mort le 28 juillet dernier, de sa maison de retraite au cimetière de Savannah. Funérailles dans l'intimité et sans pierre tombale, c'étaient ses dernières volontés !
Il avait 24 ans le jour où il a participé au lâcher de Little Boy, une bombe de plus de quatre tonnes, sur la ville japonaise. L'équipage de l'Enola Gay était alors composé de douze hommes. Trois jours plus tard une seconde bombe avait été larguée à 300 km de là, à Nagasaki. Mais ces deux bombes étaient « atomiques »...

93 ans, dont presque 70, à porter, avec ses 11 compagnons d'équipage, la lourde charge, peut-être la plus lourde qu’ai connue l'Histoire de l'Humanité : survivre après avoir précipité, en un instant, 150.000 hommes, femmes et enfants dans un océan de lumière, de chaleur et de feu. C'était à Hiroshima, le 6 Août 1945, à 8h15.

Les exécutants d'un meurtre de masse à une telle échelle, même dans la guerre, sont aussi des victimes. Car sain et sauf, au retour du vol au-dessus d'Hiroshima en cendres - un chaudron de goudron noir et bouillant - Théodore Van Kirk s'était dit soulagé, ne réalisant pas encore quelle croix il allait porter jusqu'à son dernier souffle.

Fêté, décoré dans un premier temps, puis quittant l'armée un an plus tard et vite anonyme, il a passé sa vie à essayer d'oublier, son propre fils Tom, rapporte The Guardian, n'ayant eu connaissance de l'histoire de son père qu'il y a une dizaine d'années.

Il s'appelait donc Théodore Van Kirk, dit « Le Hollandais ». Il a beaucoup souffert. Paix à son âme !

Chers lecteurs, ce long et nécessaire préambule pour introduire une idée forte: « Soldat courageux et discipliné, citoyen honnête et respectueux de l’État démocratique, si l'ordre est criminel, écoute ta conscience, elle seule ! Sois un insoumis ! Tu auras des comptes à rendre, non aux généraux, non aux Présidents, mais aux autres hommes, donc à toi-même. »

Théodore Van Kirk et ses 11 compagnons : exécutants et victimes. Harry Truman, président des USA à cette époque, son Secrétaire d’État à la Guerre et le Chef d’État-major Général : criminels de guerre.

Car si la fiction historique et la propagande soutiennent toujours que le feu atomique a raccourci la guerre et épargné de nombreuses vies, les travaux historiens de ces 50 dernières années versent au dossier de nombreux éléments :

1 - Le projet Manhattan lancé par le Président Roosevelt en 1942, pour se doter de l'arme qui prendrait trois ans plus tard le nom « d'atomique », faisait suite aux informations des services secrets américains et britanniques selon lesquelles Hitler et les savants nazis travaillaient à un projet identique depuis plusieurs années.

2 - L’Allemagne nazie capitulait le 8 Mai 1945, alors qu'à Palo Alto (désert du Nevada), la dernière main et les derniers essais de Manhattan étaient encore en cours.

3 - Le pacte secret passé à Yalta, en février 1945, entre Staline et un Roosevelt pressé de voir capituler le Japon, prévoyait que 3 mois au plus après la capitulation allemande, l'Armée Rouge devrait retourner ses forces du front occidental et, au terme d'un transfert de plusieurs milliers de kilomètres, déclarer la guerre et attaquer le Japon. Ce qu'elle fit le 2 août.

4 - S'il est évident que les 2 bombes du 6 et du 10 août (Hiroshima et Nagasaki) n'ont pu que précipiter la capitulation, force est de reconnaître que, même sans les bombes, le Japon était déjà le dos au mur avec la hantise de Hiro Hito : l'entrée au Japon des troupes soviétiques et la chute de la dynastie impériale. La capitulation rapide devant les États-Unis était pour lui la seule issue, les mêmes États-Unis, craignant toute dérive communiste dans l'Empire du Soleil Levant, ayant fait le choix du maintien de la dynastie sur son trône. Guerre raccourcie donc, rien n'est moins sûr ! Elle était déjà terminée.

5 - C'est à Potsdam (Allemagne), en pleine conférence interalliée (EU-GB-URSS) que le Président Truman donna l'ordre définitif de larguer « Little Boy » sur Hiroshima, abattant ainsi sur le tapis vert de la négociation avec Staline, au cœur de l'Allemagne vaincue, le joker de la suprématie militaire complète. Coût de la démonstration : H + N = 250.000 morts civils.

Et c'est sur ce dernier point que nombre d'historiens concluent : 250.000 morts civils, carte maîtresse pour Truman, pour montrer à Staline, allié du moment et déjà pressenti rival, qui était le maître ! On ne peut pas donner meilleure définition du crime de guerre.

Nous laisserons le dernier mot à Léo Szilard , compagnon de recherche d'Albert Einstein: « Si les Allemands avaient largué les bombes atomiques sur nos villes, nous aurions qualifié ce geste de crime de guerre. À Nuremberg, nous les aurions condamnés à mort et pendus. » Jugement sans concession, mais entaché de naïveté et d'idéalisme, faiblesse et grandeur de nos savants. Car si l'Allemagne nazie avait utilisé le feu atomique, elle aurait gagné la guerre. Et celui qui gagne la guerre n'est jamais jugé pour crimes de guerre.

Jean Casanova - chirurgien à Martigues puis professeur d'un service de pointe à Toulouse

Octidi 18 thermidor 222

Photo X - Droits réservés

 

 

 

07/08/2013

Hiroshima… Dernier jour. Apocalypse now, comme si vous y étiez !

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Il faisait un grand soleil ce matin-là sur Hiroshima. Yoko venait juste de prendre son service à l’hôpital Shima, en plein centre ville. Ouvrant en grand les fenêtres du dortoir des contagieux, elle laissa aller un regard sur la ville puis, entendant un bruit d’avions, elle leva les yeux vers le gouffre  du ciel. Un dernier regard… Alors, de la voûte azurée des cieux fondirent, en une explosion de mille soleils,  les chevaux de l’apocalypse…

 

Bombe A équipage.jpgDans le ciel radieux de ce 6 août 1945 autour de huit heures du matin, trois bombardiers américains B-29 Superfortress arrivaient sur la ville. « Enola Gay », « The great Artist » et « Necessary Evil ». Ils étaient partis vers 2 h 45 de l’île Tinian, occupée par les forces américaines, dans le Pacifique. Au commande du premier appareil, un solide gars de l’Illinois, Paul Tibbets, 40 ans. C’est lui qui avait baptisé son bombardier du nom de sa mère. Ça porte bonheur disait-il… Ça dépend pour qui. Dans sa soute : « Little Boy »… Un « petit garçon » ventru que le capitaine William Parsons arma précautionneusement dans l’heure suivant le décollage…

 

A 8 h 15, les trois appareils arrivèrent à la verticale de l’hôpital Shima, à un peu moins de 10.000 mètres d’altitude. Les équipages avaient chaussé des lunettes de précaution spéciales. Pour un dernier regard…

 

A 8 heures 16 minutes et 2 secondes, « Little Boy » était largué. Le « petit garçon » brillant fonça vers le sol. 43 secondes de chute puis des capteurs d’altitude et d’autres dispositifs automatiques déclenchèrent la mise à feu, à 580 mètres d’altitude.

 

Dans les premières microsecondes, l’énergie libérée par la réaction nucléaire se fit essentiellement sous forme de rayons γ et de neutrons. Ces rayonnements étant absorbés par l'air en quelques mètres, un dégagement de chaleur eut lieu, la température dépassant localement le million de degrés Celsius. Cet air surchauffé forma alors une "boule de feu" (masse sphérique de gaz incandescents) de quelques dizaines de mètres. Se comportant comme un corps noir, elle émit un rayonnement thermique intense, d’abord sous forme de rayons X. L’atmosphère étant peu transparente à ces derniers, ils furent réabsorbés en quelques mètres. Dans les millisecondes qui suivirent la boule de feu se dilata et se refroidit. Son rayonnement thermique « glissa » vers l’ultraviolet, la lumière visible et l’infrarouge. L'air étant transparent à ces longueurs d'onde, le rayonnement thermique pût alors se propager à plusieurs dizaines de kilomètres. En quelques secondes, la boule de feu qui continuait de se refroidir atteignit son diamètre maximal — autour de 2.2 km en 10 s pour 1 Mt. Cette dilatation ayant lieu initialement à vitesse supersonique, elle généra une onde de choc suivie d'un effet de souffle. Par convection, la boule de feu s'éleva rapidement du fait de sa chaleur. En se refroidissant, elle cessa d'émettre de la lumière visible et donc cessa d'être incandescente. L’explosion généra d’énormes quantités de vapeur d'eau, de poussières et de débris qui se condensèrent,  formant le sommet du sinistre champignon atomique. Il atteignit la stratosphère, à environ 20 km d'altitude et s'écrasa horizontalement sur quelque 35 Km de diamètre…

 

Au sol, là où était quelques secondes plus tôt la ville de 350.000 habitants, de dessous une lourde dalle, un gros scorpion sortit, queue recourbée et dard tendu. Il avait résisté sans encombre à la Bombe, lui…

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Décadi 20 Thermidor 221


Illustrations X - Droits réservés

 

 

07/08/2009

Hiroshima et Nagasaki l’ont prouvé : les scorpions et les cloportes sont l’avenir de la vie sur terre.

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Le 6 août 1945, le temps était clair au-dessus de la ville d’Hiroshima. Le B-29 piloté par Paul Tibbets était parti à 2h45 de l'île de Tinian. L'avion transportait avec lui la bombe Little Boy. Il s'agissait en fait des trois B-29 du raid sur Hiroshima qui évoluaient à plus de 9 500 mètres d'altitude : Enola Gay (bombardement), The Great Artiste (mesures et relevé de données), Necessary Evil (photographies, films).

Le second lieutenant, Morris R. Jeppson, fut le dernier à toucher la bombe lorsqu'il plaça les fusibles d'armement. Peu avant 8h15, Enola Gay arriva au-dessus de la ville. L'ordre de bombarder fut donné par Tibbets, le major Thomas Ferebee s'exécuta en visant le pont Aioi en forme de « T », celui-ci constituant un point de repère idéal au centre de la ville. Peu après 8h15, la bombe Little Boy sortit de la soute à une altitude de 9 450 m. À 8h 16mn 2s, après environ 43 secondes de chute libre, activée par les capteurs d'altitude et ses radars, elle explosa à 580 mètres à la verticale de l'hôpital Shima, en plein cœur de l'agglomération, à 170 m au sud-est du pont

Dans les premières microsecondes, l’énergie libérée par la réaction nucléaire se fit essentiellement sous forme de rayons γ et de neutrons. Ces rayonnements étant absorbés par l'air en quelques mètres, un dégagement de chaleur eût lieu, la température dépassant localement le million de degrés Celsius. Cet air surchauffé forma alors une "boule de feu" (masse sphérique de gaz incandescents) de quelques dizaines de mètres. Se comportant comme un corps noir, elle émit un rayonnement thermique intense, d’abord sous forme de rayons X. L’atmosphère étant peu transparente à ces derniers, ils furent réabsorbés en quelques mètres. Dans les millisecondes qui suivirent la boule de feu se dilata et se refroidit. Son rayonnement thermique « glissa » vers l’ultraviolet, la lumière visible et l’infrarouge. L'air étant transparent à ces longueurs d'onde, le rayonnement thermique pût alors se propager à plusieurs dizaines de kilomètres. En quelques secondes, la boule de feu qui continuait de se refroidir atteignit son diamètre maximal — autour de 2.2 km en 10 s pour 1 Mt. Cette dilatation ayant lieu initialement à vitesse supersonique, elle généra une onde de choc suivie d'un effet de souffle.

Par convection, la boule de feu s'éleva rapidement du fait de sa chaleur. En se refroidissant, elle cessa d'émettre de la lumière visible et donc cessa d'être incandescente.  L’explosion généra d’énormes quantités de vapeur d'eau  qui se condensèrent,  formant le sommet du sinistre champignon atomique. Il atteignit la stratosphère, à environ 20 km d'altitude et s'écrasa horizontalement sur quelque 35 Km de diamètre.

En dessous, il y avait des femmes, des enfants, des hommes, des chiens, des cloportes, des fourmis, des scorpions. Ces derniers furent les êtres vivants qui résistèrent le mieux à cette superbe expérience in vivo de la merveilleuse technologie américaine.

Quatre jours plus tard, les femmes, les enfants, les hommes, les chiens, les cloportes, les fourmis, les scorpions de Nagasaki purent à leur tour connaître les bienfaits du « progrès ». La encore, les scorpions résistèrent bien

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!!!!! LA PANDEMIE PASSE AU NIVEAU 6 !!!!!!!

VOUS L'AVEZ OUBLIEE ? ELLE NE VOUS OUBLIERA PAS...


NE TOUSSEZ PAS IDIOT !


image de Une par MB.jpgD'une actualité explosive, viens de sortir:

"Cure us!" - Quand explosera la PANDEMIE

de Jean-Victor Joubert (C'est moi!)


Disponible 10€ franco de port France sur

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