Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

05/03/2018

Et maintenant l’Italie… L’invasion musulmane aura-t-elle la peau de la démocratie en Europe ?

stop a l'invasione.jpg

Voilà que l’Italie à son tour risque de se vautrer dans la fange de l’extrême droite, comme l’Autriche, comme la Pologne, comme cela à failli arriver en France. Pourquoi ? La teneur des pancartes est sans ambiguïté : « Stop à l’invasion », « Les Italiens d’abord ».

Marine Le Pen a d’ailleurs twitter ses « chaleureuses félicitations » à M.Salvini, le jeune patron de la ligue ultra-droitière qui a enlevé le mot « nord » de son sigle pour signifier sa vocation à gouverner. A gouverner à l’extrême droite bien sûr.

Le déni de réalité devant les dangers pour l’Europe de cette invasion migratoire orchestrée par les patronats européens et l’ONU a signé également la chute générale de tous les partis de gauche. Exit le parti démocrate de Matteo Renzi, comme le PS en France. Quant aux frondeurs de « Liberi e uguali », on les cherche…

Voilà où mène le crétinisme d’une Europe sous direction Merkelienne. Les populations des vieux pays qui forment l’Europe multiplient, pacifiquement pour l’instant, par le biais démocratique des urnes, leur refus d’une invasion rampante musulmane. Parce que le problème, c’est là qu’il est. Quelques millions de réfugiés, voire de migrants économiques, les 500 millions d’Européens pourraient les accueillir. Et le feraient certainement sans véritables problèmes. S’ils n’étaient pas musulmans. Parce que l’Europe s’est faite au cours de sa longue histoire mouvementée, en opposition aux invasions musulmanes.

On comprend donc que les Italiens, après les Autrichiens refusent ce qu’il faut bien appelé par son nom : une invasion lente, molle, s’appuyant sur la compassion, la générosité confinant à l’imbécillité de populations européennes qui oublient qu’à côté des Droits de l’Homme, il y a les Devoirs de l’homme. Et le premier devoir d’un citoyen, c’est de défendre sa terre, son pays contre toute invasion qui risque de changer radicalement sa manière de vivre ensemble, sa res publica. Parce que l’arrivée annuelle de plusieurs millions de gens venus d’ailleurs, apportant avec eux leurs coutumes si différentes des nôtres et – pire que tout – leur religion, essentiellement musulmane, donc difficilement compatible avec les valeurs de l’Europe, va se faire sans profonds bouleversements ? Est-il inconvenant de se demander comment des cultures différentes pourront à terme coexister sans communautarisme, qui consiste à séparer la société en groupes concurrents voire antagonistes ?

À travers les migrants qui le véhiculent, l’ennemi c’est l’islamisme qui est une forme idéologique donnée à la religion et qui en déborde le cadre pour prétendre à une hégémonie dans tous les domaines de la vie humaine, et sur toute autre forme culturelle, religieuse, politique ou sociale. Vouloir séparer la Charia de l’islam n’est pas possible. On le voit dans tous les pays musulmans chez qui la Charia est source constitutionnelle. La crise économique qui débute, se superposant à la fracture ethnico-religieuse, risque d’offrir aux tenants de la poursuite de l’immigration une belle démonstration de leur folie idéologique.

Accueillir tous ces migrants ? Impensable sauf à accepter des troubles qui déboucheront sur des guerres civiles en Europe et l’arrivée au pouvoir des partis de l’extrême droite fascisante. C’est ce qui est en train d’arriver. En Autriche on y est, ça a failli arriver en France l’an dernier et ça se profile en Italie.

Pourquoi ces migrants musulmans ne vont-ils pas vers ces pays ultra-riches, ayant les mêmes convictions religieuses qu’eux que sont les douces monarchies pétrolières ?

prima gli italiani.jpg


Photo X - Droits réservés

26/02/2013

Italie : Avanti giovinezza e Vaffanculo l’« establishment »

beppe grillo bras d honneur.jpg

 

 

 

Politicards véreux, Vaffanculo ! C’est très bien.

 

Europe, Vaffanculo ! C’est dramatique.

 

Plus qu’une adhésion totale aux idées du parti « 5 étoiles » de Beppe Grillo, l’émergence de ce parti marque le rejet radical de la classe politique italienne mais aussi de la presse et de tous les médias. Les Italiens disent merde à ce grouillement de magouilles, de compromission avec les mafias, de détournement de fonds, de conflits d’intérêts, etc. qui sont le socle de la politique italienne. Grillo ouvre une faille dans l'immobilité politique italienne. Ces personnages vétustes qui se cooptent entre eux et se sont partagés l'Italie doivent disparaître. Et pas seulement en Italie. Ce vote est la manifestation d’un cri : BASTA ! ASSEZ ! DEGAGEZ !

 

Ils disent aussi merde à l’austérité imposée à toute l’Europe par la teutonne Merkel à travers le blême premier ministre Monti. Ils disent non à la  "Rigor Montis" (jeu de mot sur Monti et rigor mortis ou "rigidité cadavérique"). L’exemple allemand (richesse des industriels et des financiers basée sur la destruction des services publics, l’appauvrissement de la population laborieuse, la multiplication des laissés pour compte, l’écrasement économique de ses voisins et partenaire de l’Union européenne), porté aux nues par tous les politicards européens et qui débouche sur une austérité ravageuse, est rageusement rejeté.

 

L’« establishment » européen commence à avoir les aliboffis qui tremblent, lui qui balayait d’un revers de main dédaigneux le « bouffon » Grillo, comme il l’a fait avec le parti Syriza en Grèce ou encore avec Mélenchon en France. Partis « populistes » dit-il, suprême anathème… Seulement ces partis nouveaux séduisent majoritairement les jeunes ! Ils sont donc l’avenir de l’Europe. Et il faudra bien passer par eux.

 

Le rejet de l’Europe, lui, marque l’échec non pas de l’idée européenne, toujours chère au cœur des européens, mais de cette Europe ultra libérale imposée contre les peuples par les droites européennes au pouvoir depuis trop longtemps. Une Europe où la concurrence sauvage entre pays remplace la solidarité, ou les banquiers parasitent l’Union, ou l’austérité d’inspiration allemande ravage les populations.

 

L’émergence du parti de Beppe Grillo – qui fait trembler les droites en place, il suffit d’écouter les « éditorialistes » lui cracher dessus – représente un grand espoir pour toute l’Europe.

 

Et Vaffanculo à ceux à qui ça ne plait pas !



Octidi 8 ventôse 221


Phot X - Droits réservés


**********************


Ecoute ! Ecoute ! 


C'est un jeune homme qui fait de l'auto-stop sur la Nationale 7. Une Mercedes 500 SL s'arrête. Le conducteur est en smoking, avec des lunettes noires et il fume un gros Havane. 
- Avant que vous ne montiez dans ma voiture, lui dit-il, il faut que vous me disiez si vous êtes de droite ou de gauche en politique. Le jeune auto-stoppeur un peu naïf répond :

 - Je suis de gauche, monsieur. 
Et le type à la Mercedes lui répond en fermant la portière et en mettant les bouts : 
- Dommage pour vous ! 

Quelques minutes plus tard, une BMW 840i s'arrête et il se passe exactement la même chose, à croire que tous les automobilistes se sont donnés le mot.  Le conducteur demande au jeune auto-stoppeur de quel bord politique il est. 
Le jeune gars répond encore qu'il est de gauche. 
Comme pour la première fois, le type à la BMW démarre en laissant le jeune sur la route.

 

- C'est débile, se dit l'auto-stoppeur, la prochaine bagnole qui s'arrête, je lui dirai que je suis de droite et puis basta ! 
Quelques minutes après cette sage réflexion, une Porsche 911 s'arrête. Le conducteur est une conductrice, c'est même une blonde splendide, encore mieux carrossée que sa voiture. La blonde, comme les deux conducteurs précédents, lui demande de quel bord politique il est. 
Laissant son amour-propre de côté, le jeune auto-stoppeur répond qu'il est de droite. La fille l'invite alors à monter, ce qu'il fait. 
Il remarque vite que la fille porte une mini-jupe ultra courte, et qu'au moindre passage de vitesse, à la moindre accélération, la jupe remonte, remonte... L'auto-stoppeur a le regard fixé sur les cuisses et la petite culotte de sa bienfaitrice. Il est de plus en plus excité et commence à se sentir serré dans son jean. 

- Finalement, il n'y tient plus et dit à la fille: 
- C'est marrant la politique : ça fait à peine dix minutes que je suis de droite et j'ai déjà envie de baiser quelqu'un ! 

 

 

14/06/2011

Le nucléaire à la poubelle ! FORZA ITALIA !

nucléaire à la poubelle.jpg

 

 Ouarf ! Les drogués aux neutrons doivent s’étrangler de rage ! Après Merkel en Allemagne qui…écoute son peuple – quelle drôle d’idée – et décide de la sortie définitive du nucléaire de son pays, voilà que « ces salauds d’Italiens » décident eux-mêmes, directement, par référendum d’initiative populaire de refuser le nucléaire ! Populistes va !

 

Non mais, on croit rêver ! On cauchemarde plutôt ! Et nos belles centrales que fabriquent Aréva et EDF, qu’est-ce qu’on va en faire ? A qui va-t-on les fourguer ? Aux Chinetoques ? Mouais… On leur en vend deux, ils les décortiquent et les refont à l’identique, en changeant seulement la couleur des rideaux. Et on l’a dans l’oigne. Comme Siemens pour ses TGV, comme EADS pour ses Airbus ! Il y avait bien Kadhafi qui voulait nous en acheter une, mais on est fâché maintenant… D’accord, on a vendu un EPR à la Finlande. Mais alors là, c’est la honte ! Des années de retard, des problèmes à n’en plus finir et un coût qui passe de 3 milliards d’euros à…6 milliards (pour le moment !), la différence étant à la charge des fabriquants.

 

Les fabricants, en France, ce sont Aréva et EDF. Les « fleurons » de l’industrie nucléaire françouaise ! Fleurons ? Plutôt fanés… Aréva tire la langue. Le retraitement des déchets ? Plus de contrats sauf ceux d’EDF imposés par l’Etat. Construction de centrale ? Voir l’EPR de Finlande. Un bide et un gouffre financier. Fabrication du combustible ? Les commandes ne se bousculent pas, d’autant plus que le fameux Mox (mélange d’uranium enrichi et de plutonium de récupération) a montré à Fukushima sa nocivité redoutable. Les mines d’uranium ? Voir les embrouilles de la société au Niger. EDF a la possibilité de pomper dans la poche des clients et, malgré ses dettes faramineuses et la plongée de son cours de bourse, s’en tirera toujours, c’est nous qui payons ! Il n’empêche que Proglio – l’ami de Sarko -  comptait beaucoup sur Berlusconi et sa volonté de relance de la filière nucléaire. Et ces salauds d’Italiens qui lui font un doigt d’honneur et lui disent « Tè ! Fumes… »

 

Moralité : la France fait dès à présent figure de dinosaure ringard en Europe avec son industrie du passé ! Nous gaspillons des montagnes de pognon à maintenir en place un parc de centrales nucléaires dépassées, vieilles, devenues très dangereuses comme l’a révélé Fukushima.  Nous construisons à coups de milliards toujours plus nombreux un EPR ringard puisque n’étant que le prolongement technologique des centrales existantes. Tout le pognon que notre pays martyrisé par les sarko-trafiquants jette dans le gouffre du nucléaire ne serait-il pas plus utile en matière d’éoliennes, de photovoltaïque, de géothermie, d’économie d’énergie, de bâtiments à bilan énergétique neutre, etc. ! Toutes matières neuves, d’avenir, pourvoyeuses d’emplois et de devises à l’exportation. C’est le choix qu’ont fait les Allemands depuis dix ans. Et nous nous essouffleront à leur courir après dans l’avenir à cause de la lâcheté de gouvernants inféodés au lobby des nucléocrates…

 

nucléaire pancarte.jpgSauf si…

 

Sauf si dans l’isoloir, au printemps prochain, comme les Italiens, nous renvoyons dans leurs bauges les porcs qui salopent le pays et mettons au pouvoir des politiques s’engageant sans ambiguïté pour la sortie définitive et définie dans le temps du nucléaire, c'est-à-dire la fermeture programmée de toutes les centrales et l’arrêt de toute nouvelle construction. Les Allemands, les Italiens l’ont fait. Serions-nous plus stupides qu’eux ?

 

Photos X - Droits réservés

 

Sextidi le 26 Prairial 209 de l'ère de la Liberté

 

15/11/2008

ALERTE! La BETE immonde lève la tête à notre porte!

Puteng ! Je viens, au hasard d’une balade dans les blogosphères, de tomber sur un article qui donne à réfléchir. Le fascisme revient, le fascisme est là, à notre porte, chez nos frères les plus proches.
Il se cache de moins en moins.
Il ose sans vergogne relever sa sale trogne nauséabonde.
Et pendant ce temps, nous, on sodomise les dyptères...
Je vous livre cet article d’Olivier Favier publié dans Le Grand Soir (http://www.legrandsoir.info/)


« Italie : quand la dictature est à nos portes.
par Olivier FAVIER

"Un rapide balayage de la presse francophone suffirait à nous l’apprendre. La situation politique italienne est devenue plus qu’inquiétante -elle l’est déjà depuis plusieurs années. Les mouvements sociaux de ces dernières semaines, qui ont vu défiler plusieurs centaines de milliers de personnes, disent pourtant combien la résistance est potentiellement forte, dans un pays où les agressions et les crimes racistes se sont multipliés depuis septembre , où les déclarations officielles se suivent pour réhabiliter le fascisme . Pour autant, devant une gauche désorganisée ou qui a renoncé à dire son nom , face à un monde syndical très largement impuissant, la péninsule se retrouve une fois de plus confrontée au risque de rebellions autonomes, fragiles et manipulables, promptes à faire le jeu d’un pouvoir qui sait jouer sur les peurs. Dans un tel contexte, qui pourrait bien servir de modèle à la France -dont les évolutions récentes ressemblent sous de nombreux aspects aux premières années du berlusconisme, avec l’efficacité accrue d’une recette éprouvée-, la solidarité internationale a son rôle à jouer. Elle est, parmi d’autres, un rempart nécessaire contre une fascisation du régime qu’on peut désormais évoquer comme une menace réelle. En octobre dernier, le juge di Pietro a ainsi déclaré : "Quand la dictature est à nos portes, on doit résister immédiatement, pas quand il est trop tard."

Le 23 octobre dernier, Francesco Cossiga, figure historique de la démocratie chrétienne, ex-président de la république italienne, sénateur à vie, a tenu sur trois journaux des propos qui sur plusieurs points contreviennent aux lois d’un pays démocratique. Devant les manifestations de masse des étudiants, il a appelé à renouer avec la stratégie de la tension, dont les méthodes sont enfin reconnues par ceux qui les ont mises en œuvre : cossiga.jpg
“Laisser faire (les étudiants). Retirer les forces de police des rues et des universités, infiltrer le mouvement avec des agents provocateurs prêts à tout, et laisser pendant une dizaine de jours les manifestants dévaster les magasins, brûler les voitures et mettre la ville à feu et à sang. (...) Ensuite, assuré du consensus populaire, le bruit des sirènes des ambulances devra dominer celui des voitures de police et des carabiniers. (...) Dans le sens où les forces de l’ordre devront massacrer les manifestants sans pitié et les envoyer tous à l’hôpital. Ne pas les arrêter, parce que de toute façon les magistrats les remettraient aussitôt en liberté, mais les frapper, et frapper aussi ces professeurs qui les agitent.”

Plusieurs plaintes ont été déposées contre lui. Nous les soutenons toutes, mais nous avons décidé de nous associer à la première d’entre elles, rédigée à Rome par un simple citoyen italien, monsieur Piero Leone. Une pétition a été lancée qu’on pourra retrouver en page d’accueil du site : www.dormirajamais.org. La pétition peut être aussi relayée directement avec le lien suivant : http://www.easy-petition.com/cossiga/

Olivier Favier

(1) Le 14 septembre, un jeune d’origine burkinabée est tué à coups de barres de fer par les gérants d’un snack-bar milanais. « Sale nègre », entendent les témoins. Le 18 septembre, à Castel Volturno, dans les environs de Naples, sept personnes, dont six Africains, sont massacrés par les tueurs de la Camorra. Le 29 à Parme, un autre jeune d’origine ghanéenne ressort du commissariat avec un œil poché et une jambe en compote. Faute d’avoir compris son nom de famille, les policiers ont écrit sur ses papiers : « Emanuele Negro ». Le 2 octobre à Rome, un homme d’origine chinoise est roué de coups par cinq adolescents devant un arrêt de bus. Que dire enfin des mesures de ségrégation prises à l’encontre des Roms en juillet dernier, qui ont rappelé à certains les lois raciales de 1938 ?

(2) Exemple parmi tant d’autres, le ministre de la défense Ignazio La Russa a déclaré, lors des cérémonies commémoratives du 8 septembre dernier : « Ce serait ne pas écouter la voix de ma conscience que de ne pas commémorer les soldats de la république sociale de Salò qui, de leur point de vue, se sont battus pour les valeurs de la patrie et ont résisté à l’avancée des troupes anglo-américaines en Italie. Ils méritent aussi le respect de tous ceux qui considèrent l’histoire de l’Italie avec objectivité. »

(3) Walter Veltroni, rival malheureux de Silvio Berlusconi aux dernières élections, a affirmé sur El pais le 1er mars dernier : « Nous sommes réformistes et non de gauche ». Ce qui n’a pas empêché le nouveau président du conseil de le décrire quelques mois plus tard comme un « nouveau Staline ».


Sources: http://rassegna.governo.it/testo.asp?d=32976406)