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19/05/2015

Au bistro de la toile : profs,Outreau, Boulin, Kerviel...

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- Ça y est Victor, les profs sont dans la rue : ils gueulent contre la énième réforme de l'enseignement...

 

- Chaque gouvernement veut faire « bouger le mammouth » mais il est sacrément lourd le bestiau ! Force est de constater que nos mistons ne savent plus lire, ni écrire, ni compter, encore moins penser. Pourquoi ? Des palanquées de bonnes intentions qui s'avèrent bidons à l'usage, des changements de programme constants, des rivalités de chapelle ont foutu en l'air, en 40 ans,ce qui fut l'un des meilleurs système éducatif du monde et qui est devenu au fil des « réformes » une fabrique de crétins ignares voire analphabètes. Qui est responsable ? Les profs ? Les politiques ? Les parents d'élèves ? Les syndicats ? Les programmes ? Un peu tous. Le triste résultat, c'est que l'école, marche-pieds vers la réussite, est devenu l'école de l'échec et de l'inégalité sociale. Les hussards noirs de la République doivent se retourner dans leur tombe...

 

- Et ces histoires de Justice qui reviennent, Victor. Outreau. Boulin. Kerviel...

 

- Ce n'est pas glorieux pour l'institution judiciaire.

 

Outreau. C'est le procès d'un acquitté ! Á quoi elle joue la justice ? Elle est à la paillole et elle gaspille du pognon – quinze jours de procès, des dizaines de magistrats, flics, huissiers, etc. mobilisés – pour « juger » un pauvre jeune qui a été déjà acquitté et lavé de toutes les accusations dont il était l'objet pour sa période « adulte », et qui est jugé aujourd'hui pour sa période « mineur »! On marche sur la tête. Accusation de viol envers des enfants alors que lui-même était adolescent. Accusation jamais formulée par les deux enfants « victimes » durant le premier procès ! Mais je viens d'entendre ce matin que ces deux gosses, maintenant des hommes, demandent plus...de pognon ! Et le pauvre Daniel Legrand, saccagé psychologiquement, dont la vie est fracassée pour longtemps, va devoir de nouveau se trouver au centre de ce torrent de boue, jouet d'une Justice qui, dans cette affaire, ne mérite pas son nom.

Boulin. Voilà un ramdam que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître. Robert Boulin, ministre du travail du gouvernement Barre sous la présidence Giscard, est retrouvé « suicidé » dans un étang de la forêt de Rambouillet. Suicidé avec des marques de coups sur la gueule et autres anomalies. La Justice conclut au non-lieu. Pourtant... Des palanquées d'embrouilles dans l'enquête : double découverte du corps, disparition de pièces, refus d'entendre des témoins, modification de lettres, disparition d'archives (16 années!!!) du ministère de la justice comme de la mairie de Libourne (dont Boulin était maire), etc. R.A.B. ! Non-lieu, dit la Justice... Sauf que la fille du « suicidé » est particulièrement tenace. Elle vient de porter une nouvelle plainte avec un fait nouveau : un témoin qui s'est trouvé face à face avec la voiture de la victime à proximité des lieux de sa mort. Et cette personne a vu dans la voiture 3 personnes : un chauffeur qui n'était pas Boulin, celui-ci en place passager et un troisième individu derrière lui ! Probablement des « demoiselles d'honneur » pour le « suicidé » !

Kerviel. Là encore, tout a été fait pour coller cette affaire de banksters sur le seul râble de Kerviel. La Société Générale, employeur du trader qui lui a fait perdre 5 ou 6 milliards d'euros ? Hors du coup ! Pas au courant la hiérarchie. Ben voyons... Qui va croire ça ? Ben, les juges chargées de l'affaire. Sauf qu'une enquêtrice importante reconnaît maintenant bien des embrouilles dans son travail...

 

- Ah ! Au fait, les flics qui ont poursuivi les jeunes jusque dans un transformateur EDF ont été relaxé. Dix ans après.

 

- « Selon que vous serez puissant ou misérable,

Les jugements de cour vous rendrons blanc ou noir... »

 

Illustration: merci à Chimulus

 

15/06/2012

Bientôt des oranges pour Sarko ?

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A partir de ce soir, Microlax 1er perd sa protection monarquale et redevient le citoyen Nicolas Paul Stéphane Sárközy de Nagy-Bocsa, exposé comme tout un chacun a devoir rendre des comptes à la justice. Celle-ci avait attendu un mois supplémentaire pour convoquer l’ex président Chirac. Sarko battra-t-il ce record ? Ouette inde si…

 

L'article 67 de la Constitution stipule que le président de la République ne peut pas, pendant toute la durée de son mandat « être requis de témoigner » ni « faire l'objet d'une action, d'un acte d'information, d'instruction ou de poursuite ».  Cette interdiction cessant un mois après la cessation de ses fonctions, c’est donc ce soit à minuit pour le ci-devant Sárközy de Nagy-Bocsa Nicolas Paul Stéphane.

Les juges de Bordeaux, pour l’affaire Béthencourt, le juge Van Ruymbeque pour l’affaire Bettencourt seront peut-être intéressés d’entendre le témoignage de ce citoyen pas redevenu comme les autres…

 

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Octidi 28 Prairial 220

 

Merci à Chimulus et à Urtikan


06/03/2012

Dans ma boite à courriel : « Ses cheveux ont blanchi en quelques jours »

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Lorsque la reine Marie-Antoinette fut extraite de son cachot pour être guillotinée, la foule fut médusée : ses longs cheveux châtains étaient devenus blancs, en quelques jours.

C'est ce qui est arrivé à Maurice Boisard, maire de Cousolre, une petite commune du Nord. Sa vie a basculé lorsque cet honnête homme a été traîné devant un tribunal comme un vulgaire délinquant.

Le 24 août 2010, Maurice Boisard, élu de sa commune depuis trente ans, sans étiquette, surprend un jeune en train d'escalader le grillage entourant les bâtiments municipaux.

Ce grillage est tout neuf. Il a coûté 10 000 euros, une somme importante pour un village de 2500 habitants. L'attitude du jeune est d'autant plus suspecte que tous les jeunes de la commune savent qu'une clé est à leur disposition pour pénétrer dans les lieux.

Mais surtout, il se trouve que ce jeune est le chef d'une petite bande qui, depuis longtemps, empoisonne la vie des habitants.

Selon la presse locale, ils parlent fort, tard et traficotent sous les fenêtres. Les habitants se plaignent, à tel point que le Maire a été obligé de prendre un arrêté municipal interdisant les rassemblements à certains endroits du village, comme dans les pays en guerre ! (Nous sommes pourtant dans l'Avesnois, une région rurale réputée tranquille).

En rétorsion, les jeunes multiplient les provocations, insultes, bris de vitres, bouteilles d'alcool jetées sur la chaussée. Des tags agressifs maculent les murs de la commune un peu partout. Les vasques de fleurs sont piétinées. Les plaintes affluent au commissariat... qui est trop débordé pour réagir.

Le Maire organise alors un voyage pour les jeunes de la commune, espérant leur montrer sa bonne volonté.

Rien n'y fait. Le 18 juin 2010, le jeune chef de bande vient ouvertement provoquer le maire et rigoler pendant la commémoration avec les anciens combattants. Il se « met ostensiblement devant sa voiture lorsqu'il va chercher son petit-fils à la sortie de l'école communale » raconte le chroniqueur judiciaire du Monde.

La tension est d'autant plus forte dans la commune que le prédécesseur de Maurice à la mairie de Cousolre a démissionné en 2006 après avoir été battu à coups de manche de pioche pour avoir refusé un droit de stationnement à un forain.

Alors, ce jour-là, le maire décide de ne pas laisser passer. Il sort de la mairie et exige du jeune qu'il descende immédiatement du grillage, le menaçant de « l'emmener au poste ».

Devant une douzaine de copains, le jeune rétorque qu'il veut aller chercher un ballon « C'est pas toi qui va m'empêcher de faire ce que je veux ». « Il m'a insulté, m'a traité de 'bâtard' » raconte le Maire. Celui-ci décide de réagir et lui administre une gifle.

L'adolescent sort de ses gonds, les insultes pleuvent – "Fils de pute, je vais niquer ta mère, attends si t'es un homme, je vais te tuer". Mettant ses menaces à exécution, il cherche d'abord à le frapper à coup de poing, puis rentre chez lui, prend deux couteaux qu'il glisse dans ses chaussettes et revient sur la place de la mairie !!!

Il s'en faut d'un cheveu que l'irréparable soit commis : seule l'intervention de ses « copains » permet d'éviter le drame.

Quand les parents du jeune apprennent ce qui s’est passé, leur réaction est d'aller... porter plainte contre le Maire pour « violence ».

Et voilà que la Justice, parfois si peu pressée de défendre les citoyens, se saisit immédiatement du dossier. Maurice Boisard se retrouve au Tribunal, à la barre des accusés.

La scène est surréaliste : le Procureur Bernard Beffy l'accuse de s’être organisé pour pouvoir fanfaronner devant la Cour, faire parler de lui et se faire passer pour une « victime » !

Le journaliste du Monde raconte :

"Vous vouliez le tribunal, parce que vous vouliez une tribune !", lui lance le procureur. Il s'en prend avec la même agressivité aux élus – pour la plupart des maires sans étiquette de petites communes et d'autres, sympathisants ou militants du PS – venus soutenir leur collègue et à leur "corporatisme un peu primaire". Il ironise avec lourdeur : "On voudrait savoir, Cousolre, c'est Chicago des années 30 ? Heureusement que vous n'êtes pas maire de Montfermeil, Monsieur Boisard !"

 

Et la charge continue, sur le même ton.

 

    Avez-vous mis en place un conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance ?

    Mais on est une commune de 2 500 habitants..., souffle le maire.

    Voulez-vous autoriser tous les maires de France à donner des gifles à leurs administrés, à rendre eux-mêmes la justice, à se voir confier des pouvoirs de shérif ?, poursuit le procureur.

 

A son banc, Maurice Boisard semble sonné. La voix du procureur résonne encore dans la salle : "Vous êtes quelqu'un de bien, et à 62 ans, vous êtes d'autant moins pardonnable de vous être laissé aller à un emportement contre un jeune de 16 ans, ces jeunes auxquels notre génération laisse si peu d'espoir... La jeunesse est insolente, turbulente, mais ce n'est pas une maladie !", tonne-t-il encore avant de requérir une peine de 500 euros contre le maire.

 

Deux semaines plus tard, la sanction tombe : le Tribunal a décidé d'aller plus loin encore que ne le réclamait le Procureur : non seulement il décide de condamner pénalement Maurice Boisart, qui se retrouve avec un casier judiciaire, mais il exige en plus qu'il verse 250 euros de dommages et intérêts au jeune voyou, et surtout de prendre à sa charge tous les frais de Justice !

L'assistance n'en croit pas ses oreilles. Maurice Boisart avait cru qu'il était de son devoir de « marquer une limite aux insultes à l’homme et à la fonction qu’il représente ».

Surtout, chacun réalise avec effroi que la Justice vient de retirer au Maire le peu d'autorité qu'il avait encore : « C'est une gifle qui coûte cher mais est-ce vraiment le plus important ? Si je suis condamné, les jeunes vont faire ce qu'ils veulent, les maires ne vont plus se retourner. On va faire jouer les assurances et puis c'est tout », déclare Maurice Boisart, ravagé. (La voix du Nord – 3 février)

Le constat est partagé par le maire PS de la commune voisine de Jeumont, dans le Nord, Benjamin Saint-Huile : « La sanction financière, on s'en moque (..). Le symbole, c'est vous, mesdames et messieurs les élus de la République, qui faites le choix de vous engager pour les autres. Quand vous aurez un problème, sachez qu'il faudra vous débrouiller, que l'institution judiciaire ne considérera pas que vous avez un statut particulier ».

Mais surtout, ce que vous devez savoir, c'est qu'en dehors de quelques réactions isolées, personne ne s'est exprimé publiquement pour défendre Maurice Boisart.

Aucune réaction massive n'a eu lieu dans la population, jusqu'à présent.

Le « jeune » va toucher son chèque, ses amis ricanent, Maurice Boisart est détruit. La fonction de Maire, en France, a perdu encore un peu de son prestige. D'autorité, il ne lui reste quasiment plus rien, et il est certain que, la prochaine fois qu'ils sont confrontés à des actes de vandalisme, l'ensemble des Maires de France se souviendront de ce qui est arrivé à leur collègue.

Tout ceci est inéluctable. Mais il reste un grand espoir :

L'affaire n'est pas tout à fait terminée. Maurice Boisart a fait appel.

Et cette fois, nous pouvons tout changer à ce procès en rassemblant des centaines de milliers de signatures pour le soutenir.

Oui, si vous signez la déclaration de soutien ci-dessous, et si vous passez ce message à tout votre carnet d'adresses, nous pouvons provoquer une vague de solidarité historique dans le pays.

Nous pouvons faire en sorte que Maurice se sache soutenu par des centaines de milliers de Français, et manifester publiquement notre réprobation la plus totale contre cette Justice-là qui marche à l'envers et qui nuit aussi directement à la paix et à la bonne entente dans notre pays.

Notre mobilisation commune, si elle est massive, changera complètement l'état d'esprit de Maurice Boisart. D'homme seul, abandonné de tous, il passera au statut de héros d'une cause qui nous appartient à tous.

L'Institut pour la Justice vous appelle donc solennellement à signer la déclaration officielle de soutien à Maurice Boisard, et à la faire signer par tout votre entourage.

Cela ne vous demandera qu'un instant, mais c'est un moyen concret de réparer, au moins partiellement, la bêtise et l'agressivité déplacée de ce fonctionnement-là de la Justice

S'il vous plaît, ne fermez pas cet email pour l'envoyer aux oubliettes. Ce serait un énorme gâchis. Puisque vous avez investi du temps pour lire ce message jusqu'ici, faites ce geste simple de signer la déclaration officielle de soutien au maire de Cousolre.

Alors merci de soutenir notre ami Maurice Boisart en signant maintenant la pétition (cliquer ici). C'est une question d'élémentaire justice et équilibre. C'est aussi une question d'honneur.

Un grand merci,

Laurence Havel
secrétaire nationale

Pour signer la pétition de soutien : http://petitions.institutpourlajustice.com/maire_cousolre/

 

Je ne connais pas cette association mais je trouve ce combat digne et j’y adhère. Un mien excellent ami, sur le même thème a réagi ainsi :

 

Monsieur Maurice Boisart

Maire du Village

7, rue Aldegonde

59149  COUSOLRE

 

Monsieur le Maire,

 

Vous trouverez sous ce pli un chèque de 10 € pour participation à vos éventuels frais de justice ou pour trinquer avec vos amis.

Bien cordialement,

 

 

Septidi 17 ventôse 220

 

Illustration X – Droits réservés

 

22/06/2011

Au Bistro de la Toile : Omar m'a tuer ?

chimulus bistro copie.jpg
 
 

- « Omar m’a tuer ». Cette phrase aurait dû éliminer d’emblée le jardinier marocain de la liste des assassins potentiels de la riche Mme Marchal.

 

- Pourquoi ? Eh ! Oh ! Victor, tu planes ou quoi ? On trouve sur les lieux de ce crime – ancien maintenant et bien oublié – le nom en lettres du sang de la victime. Evidemment marqué par elle. Et ça ne te suffit pas ?

 

- Raisonnement de bourrin de base. Si facile de mettre sur le dos d’un être frustre, pauvre, étranger de surcroit un crime sordide. Il faut très vite un coupable, on en a un plausible, désigné de la main même de la victime. Lumineux. Bon sang mais c’est bien sûr ! Allez hop, affaire classée. A la casserole le Omar ! Inutile de chercher plus loin des histoires de gros intérêts.

 

- Mais enfin Victor, elle l’a elle-même désigné son assassin, la mourante ! Qu’est-ce qu’il te faut de plus ?

 

- Justement. Au niveau sémantique, cette phrase est écrite non pas par une mourante mais par une morte. On s’est focalisé sur la faute d’orthographe de « tuer » et on a oublié cette évidence : la phrase écrite au passé implique que la personne qui l’écrit… est morte ! Grossier, grotesque. Ensuite, tous ceux qui ont approché la mort violente de près savent qu’en ces circonstances, on n’envisage pas une seconde, mais alors pas une seconde, jusqu’au dernier instant, de mourir ! On est vivant ! Jusqu’au bout. On ne peut donc pas écrire comme si l’on était mort ! Elémentaire mon cher Watson… Enfin, dans ces circonstances, on pense à sauver sa peau, pas à faire de la littérature ni à fomenter une quelconque dénonciation.

 

- Mouais. Tu me sèmes le trouble là Victor.

 

- J’espère bien. Il n’empêche que cela a coûté des années de placard a un pauvre type…

 

 

Merci à Chimulus

 

 

Allez, un peu d'humour: http://www.youtube.com/watch?v=de8tj3UmEqI&feature=youtube_gdata_player

 

 

Quatridi 4 messidor 219 de l'ère de la liberté

03/07/2009

Pendant les vacances, les sarko-saloperies continuent !

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Pendant que Sa Lumineuse Modestie va faire le beau dans le magazine de la gôôôche bobo pour essayer de se tailler un costar présidentiel à ses (modestes) mesures, les sarko-saloperies continuent.

Sournoisement mais efficacement.

Exemple : la suppression de fait de la justice financière à travers le démantèlement des pôles financiers. Ceci avant même la « Réforme du code de la procédure pénale » dont la principale mesure consiste à supprimer le juge d’instruction. Sous prétexte d’éviter d’hypothétiques dérives genre Outreau, cette « réforme » consiste en fait à réaliser l’une des promesses de Sarko à ses amis patrons : la dépénalisation du droit des affaires. Autrement dit assurer l’impunité des criminels en col blanc.

En voilà une réforme qu’elle est populaire…parmi les patrons voyous, ceux-là même que notre Pinocchio tance d’un œil en les rassurant de l’autre. Performance digne d’un grimacier genre De Funès. C’est typique du personnage : un discours parfois digne de la meilleure gauche, mais des actions toujours marquées du sceau de la droite la plus cupide et bornée.

En effet, et avant même que le rapport de la Commission Léger chargée de préparer cette « réforme » n’ait été remis, le grand nettoyage a commencé. Au chomdu les magistrats et les policiers chargés des dossiers sensibles. Reprise en main de tous ces dossiers par les procureurs, par définition bien tenus en laisse par le ou la Garde des sceaux, donc par le pouvoir exécutif. Réduction du nombre de policiers chargés de ces enquêtes.

Ainsi le pôle financier  de Nanterre - celui-là même qui enquêtait sur le Conseil général des Hauts-de-Seine, un temps présidé par le ci-devant Sarkozy de Nagy Bosca Nicolas – a vu le nombre de ses juges d’instructions passer de neuf à trois (plus un demi !) Quant aux enquêtes qui leurs sont dévolues, elles touchent à des affaires de carte bleues volés ou de chèques bidon. Plus aucune affaire d’envergure. Serait-ce que les cols blancs se seraient achetés une conduite ? C’est plutôt que les enquêtes sont maintenant traitées sous le régime quasi discrétionnaire de « l’enquête préliminaire », c’est-à-dire sous la responsabilité exclusive des procureurs, donc du pouvoir exécutif. Ainsi, ce pouvoir peut, selon ses accointances, ses intérêts, ses amitiés, ses inimitiés, enterrer une affaire ou au contraire lui donner un relief particulier. Ainsi les procédures concernant le pittoresque couple Balkany – intime du Prince – restent au fond du tiroir du très sarko-compatible procureur Courroye. Ainsi à l’opposé le pauvre Julien Dray et sa Rolex-attitude subit depuis de longs mois les investigations de parquets aux ordres.

C’est ça la Justice vu par les sarko-trafiquants.


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!!!!! LA PANDEMIE PASSE AU NIVEAU 6 !!!!!!!

...et débarque à Toulouse, à Paris et ailleurs, des rugbymen l'on ramené d'Argentine...


NE TOUSSEZ PAS IDIOT !


image de Une par MB.jpgD'une actualité explosive, viens de sortir:

"Cure us!" - Quand explosera la PANDEMIE

de Jean-Victor Joubert (C'est moi!)


Ouvrage disponible sur Ayoli.fr

pour 10 € seulement franco de port!

24/01/2009

« Entre le fort et le faible, entre le riche et le pauvre, entre le maître et le serviteur, c'est la liberté qui opprime et la loi qui libère » - Lacordaire.

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- Z’avez vu M’ame Chazotte, ils ont demandé un non-lieu pour ce brave monsieur Messier. Moi je trouve qu’il marquait bien ce monsieur, bien coiffé, toujours souriant, tiré à quatre épingles.

- Ouais. Et les chaussettes trouées. Trouées comme ses mains ! Il a bouffé le pognon de milliers de petits porteurs, il a foutu une de plus belles entreprises française dans une merde noire, il s’est gavé de pognon puis il s’est barré chez les Zétazuniens d’où il vient nous donner des leçons ! Z’avez de drôles de héros M’ame Michu…

- Ben, ch’ais pas moi. Je vous dit ce que j’ai lu dans Paris-Match et Voici. Mais qu’est-ce qu’il a fait ce brave monsieur ?

- L'enquête portait sur la diffusion présumée par la direction de Vivendi Universal – c’est à dire par votre Mossieur Messier ! - de fausses informations sur l'état de ses finances mais aussi sur le rachat massif de titres de Vivandi Universal entre le 17 septembre et le 2 octobre 2001, en violation de la réglementation boursière. En plus, votre bellâtre aux chaussettes trouées est aussi mis en examen pour un protocole de départ qui devait lui garantir 20,5 millions d'euros d'indemnités, auxquelles il a finalement renoncé après plusieurs procédures en France et aux Etats-Unis.

- Ben ça en fait des sous tout ça M’ame Chazotte !

- Ouais. Votre retraite pendant un millénaire M’ame Michu !

- Et c’est quoi ce non lieu ?

- Ben, ça veut dire que le Parquet, ceux qui représentent la société, vous, moi M’ame Michu, considère qu’il n’a pas assez de preuves et estime donc qu’il n’y a pas lieu de poursuivre. Mais attention, un juge d'instruction devra rendre la décision finale et peut en principe ne pas suivre l'avis du parquet. Cette hypothèse est cependant peu probable car le juge auteur de l'instruction, Henri Pons, a quitté son poste parisien dernièrement pour une autre affectation. Ce sera donc un autre magistrat, moins au fait des développements du dossier, qui rendra la décision.

- Comme ça tombe bien ça, M’ame Chazotte !

- Je vous le fais pas dire M’ame Michu…

- Mais alors, c’est ennuyeux ça. Est-ce que ça veut dire que si vous êtes riches ou puissant, vous pouvez passer à travers les gouttes.

- Eh ben voilà M’ame Michu. Z’avez tout compris ! Et c’est pareil pour les toubibs qui ont tué, par négligence et cupidité, plus d’une centaine de gosses en leur donnant des hormones de croissance dont ils ne pouvaient pas ne pas savoir qu’elles étaient très dangereuses ! Non lieu pour eux aussi… Mais rassurez-vous, ma brave M’ame Michu, c’est pas toujours comme ça.

- Ah ! Bon. Vous me rassurez M’ame Chazotte.

- Ouais. Par exemple Julien Coupat…

- Qui c’est M’ame Chazotte çui-là ?

- C’est le « chef » de la terrible bande de terroristes d’ultra gauche qui auraient voulu saboter les caténaires de la SNCF– si l’on en croit la presse aux ordres et M’ame la ministre de l’intérieur, M’ame Mam.

- Oh ben ça alors ! Ils sont dangereux cet homme et ses complices !

- Ouais ! Vous parlez ! Ils élevaient des chèvres dans le Limousin. Sur les dix arrêtés avec un terrible déploiement de force, tous ont été relâchés faute de preuve. Il n’y a que lui, le dénommé Julien Coupat qui reste en taule ! Eux, M’ame Michu, c’est pas des riches, c’est pas des puissants…

- Quand j’étais petite, à l’école, Madame Agulon nous avait appris une fable de La Fontaine qui disait : « Selon que vous serez puissants ou misérables, les jugements de court vous feront blanc ou noir ».

- Il avait tout compris La Fontaine M’ame Michu. C’est comme Lacordaire qui disait : « Entre le fort et le faible, entre le riche et le pauvre, entre le maître et le serviteur, c'est la liberté qui opprime et la loi qui libère ».


Amis blogueurs, vous pouvez, évidemment, reprendre mes textes, poésies, coups de gueule et autres élucubrations, mais merci d’avoir le « fair play » de citer la source et de mettre un lien : http://lantifadas.midiblogs.com
Merci