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03/09/2017

Ouiquinde gastronomique braconnier

lapins de champs  pour le web.jpg

 

Les lapins de champs du Grand Gaby

 

Grand long, dégingandé, sec

Perché sur un long cou d'échassier famélique,

Le Grand Gaby est un Prince de la barrique.

Ce fervent défenseur de l'ardeur vigneronne

Est médaillé d'honneur de la Coste-du-Rhône :

N'a-t-il pas englouti, pour se mouiller la glotte

Six cents hectos de vin, sans un verre de flotte!

Ceci en soixante ans d'une soif flamboyante,

Éteinte verre en bouche, de manière constante.

Tout comme d'autres tirent, Gaby boit des deux mains,

En saluant la foule, tel un tribun romain.

Le Grand Gaby, doté d'un vigoureux sésame

Est, cela va de soi, le chéri de ses dames.

Minettes délurées, bourgeoises en goguette

Attirées par sa réputation d'athlète,

Négligeant les on-dit qui prédisent leur perte,

Viennent à son mazet, ouvertes et offertes.

Elles doivent aimer le suint de sanglier

Car leur amant dégage un fumet de gibier.

Priape, Éros, Bacchus, protecteurs de Gaby,

Bénissent les amours cachés dans son gourbi.

Ses conquêtes, souvent, mangeront du lapin

Lorsque leur étalon part avec ses copains...

Le lapin, il est vrai, est sa spécialité,

Tant dans la casserole que contre ses beautés.

Souvent le Grand Gaby, quand vient le crépuscule,

Part hanter la garrigue où la chouette hulule.

Silencieusement, tous les sens aux aguets,

Il s'en va, dans la nuit, pour tendre ses arqués (1) :

De puissants pièges ronds, tendus par un ressort,

Pour les lapins de champs, synonymes de mort...

Quant l'aube aux doigts de roses éveille la nature

Gaby est déjà là pour prendre ses captures.

Les gardes le connaissent, tous veulent le coincer,

Mais le Grand, plus malin que la maréchaussée,

A toujours évité les rencontres néfastes

Tant, de son territoire, sa connaissance est vaste.

- Oh ! Victor, ton Gaby, c'est un bel oiseau rare !

Mais ses lapins de champs, comment il les prépare ?

- Espuillés (2), étripés, coupés en huit morceaux,

Un lapin de garenne chaque deux commensaux,

Tu frottes du thym sec de la dernière estive,

Tu arroses le tout de bonne huile d'olive,

Sel, poivre du moulin et quelques aromates

Et tu fais reposer cela dans une jatte.

Dans ta sartan (3), fonds du petit-salé en dés

Dans un peu de saindoux, quantité limitée.

Quand c'est cuit, mets de l'ail, trois oignons émincés

Trois tomates pelées, soigneusement pressées,

Fais réduire à feu vif sans cesser de tourner,

Rajoute ton lapin à peine fariné,

Fais prendre la couleur en remuant l'ensemble,

Trois verres de vin blanc ou plus si bon te semble,

Plus un morceau de sucre dans quelques verres d'eau.

Encore que la flotte ne soit pas mon credo. . .

Fais cuire sans couvrir, vivement, demi-heure.

Le Gaby l'accompagne par des pâtes au beurre.

Parmi les invités de ces repas de maître,

Le Grand convie parfois...notre garde-champêtre!

Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire

Ma tripe est assoiffée, remplis raz-bord mon verre

De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône

Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

 

Ingrédients et proportions pour six personnes:

 

- 3 lapins de champs (de garenne), - 2 verres d'huile d'olive la vallée des Baux, - thym sec émietté, - sarriette, - laurier, - sel, - poivre du moulin, ­2 noix de saindoux, - 2 hectos de petit-salé, - 6 gousses d'ail pelé et écrasé, 3 oignons finement émincés, - 3 tomates pelées, mondées, épépinées, - 1 cuillerée à soupe de farine, - 3 grands verres de vin blanc, - 1 morceau de sucre, - 3 verres d'eau, - 1 kilo de pâtes.

 

Les vins conseillés:

 Tous les vins rosés bien frais: Côtes-du-Rhône, Tricastin, Ventoux, Lu­beron, Costières de Nîmes, Coteaux du Languedoc, Côtes de Provence, Coteaux varois.

 

(1) arqués: pièges demi-circulaires à ressort central.

(2) espuillé : écorché.

(3) sartan : poêle.

 

Illustration originale Vincent Barbantan

 

29/11/2015

Ouiquinde gastronomique: les lapins de garenne de Gaby

lapins de champs pour le web.jpg

 

Grand long, dégingandé, sec

Perché sur un long cou d'échassier famélique,

Le Grand Gaby est un Prince de la barrique.

Ce fervent défenseur de l'ardeur vigneronne

Est médaillé d'honneur de la Coste-du-Rhône :

N'a-t-il pas englouti, pour se mouiller la glotte

Six cents hectos de vin, sans un verre de flotte !

Ceci en cinquante ans d'une soif flamboyante,

Éteinte verre en bouche, de manière constante.

Tout comme d'autres tirent, Gaby boit des deux mains,

En saluant la foule, tel un tribun romain.

Le Grand Gaby, doté d'un vigoureux sésame

Est, cela va de soi, le chéri de ses dames.

Minettes délurées, bourgeoises en goguette

Attirées par sa réputation d'athlète,

Négligeant les on-dit qui prédisent leur perte,

Viennent à son mazet, ouvertes et offertes.

Elles doivent aimer le suint de sanglier

Car leur amant dégage un fumet de gibier.

Priape, Éros, Bacchus, protecteurs de Gaby,

Bénissent les amours cachés dans son gourbi.

Ses conquêtes, souvent, mangeront du lapin

Lorsque leur étalon part avec ses copains...

Le lapin, il est vrai, est sa spécialité,

Tant dans la casserole que contre ses beautés.

Souvent le Grand Gaby, quand vient le crépuscule,

Part hanter la garrigue où la chouette hulule.

Silencieusement, tous les sens aux aguets,

Il s'en va, dans la nuit, pour tendre ses arqués (1) :

De puissants pièges ronds, tendus par un ressort,

Pour les lapins de champs, synonymes de mort...

Quant l'aube aux doigts de roses éveille la nature

Gaby est déjà là pour prendre ses captures.

Les gardes le connaissent, tous veulent le coincer,

Mais le Grand, plus malin que la maréchaussée,

A toujours évité les rencontres néfastes

Tant, de son territoire, sa connaissance est vaste.

- Oh ! Victor, ton Gaby, c'est un bel oiseau rare !

Mais ses lapins de champs, comment il les prépare ?

- Espuillés (2), étripés, coupés en huit morceaux,

Un lapin de garenne chaque deux commensaux,

Tu frottes du thym sec de la dernière estive,

Tu arroses le tout de bonne huile d'olive,

Sel, poivre du moulin et quelques aromates

Et tu fais reposer cela dans une jatte.

Dans ta sartan (3), fond du petit-salé en dés

Dans un peu de saindoux, quantité limitée.

Quand c'est cuit, mets de l'ail, trois oignons émincés

Trois tomates pelées, soigneusement pressées,

Fais réduire à feu vif sans cesser de tourner,

Rajoutes ton lapin à peine fariné,

Fais prendre la couleur en remuant l'ensemble,

Trois verres de vin blanc ou plus si bon te semble,

Plus un morceau de sucre dans quelques verres d'eau.

Encore que la flotte ne sois pas mon credo. . .

Fais cuire sans couvrir, vivement, demi-heure.

Le Gaby l'accompagne par des pâtes au beurre.

Parmi les invités de ces repas de maître,

Le Grand convie parfois.. .notre garde-champêtre!

Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire

Ma tripe est assoiffée, remplis raz-bord mon verre

De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône

Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

 

Ingrédients et proportions pour six personnes:

- 3 lapins de champs (de garenne), - 2 verres d'huile d'olive la vallée des Baux, - thym sec émietté, - sarriette, - laurier, - sel, - poivre du moulin, ­2 noix de saindoux, - 2 hectos de petit-salé, - 6 gousses d'ail pelées et écrasées, 3 oignons finement émincés, - 3 tomates pelées, mondées, épépi­nées, - 1 cuillerée à soupe de farine, - 3 grands verres de vin blanc, - 1 morceau de sucre, - 3 verres d'eau, - 1 kilo de pâtes.

 

Les vins conseillés: 

Tous les vins rosés bien frais: Côtes-du-Rhône, Tricastin, Ventoux, Lu­beron, Costières de Nîmes, Coteaux du Languedoc, Côtes de Provence, Coteaux varois.

 

Arqués: pièges demi-circulaires à ressort central.

(2) Espuillé : écorché.

(3) Sartan : poêle.

 

 Illustration originale de Vincent Barbantan.

 

25/11/2012

Ouiquinde gastronomiques: Les lapins de champs du Grand Gaby

lapins de champs pour le web.jpg

 

Grand long, dégingandé, sec

Perché sur un long cou d'échassier famélique,

Le Grand Gaby est un Prince de la barrique.

Ce fervent défenseur de l'ardeur vigneronne

Est médaillé d'honneur de la Coste-du-Rhône :

N'a-t-il pas englouti, pour se mouiller la glotte

Six cents hectos de vin, sans un verre de flotte!

Ceci en soixante ans d'une soif flamboyante,

Éteinte verre en bouche, de manière constante.

Tout comme d'autres tirent, Gaby boit des deux mains,

En saluant la foule, tel un tribun romain.

Le Grand Gaby, doté d'un vigoureux sésame

Est, cela va de soi, le chéri de ses dames.

Minettes délurées, bourgeoises en goguette

Attirées par sa réputation d'athlète,

Négligeant les on-dit qui prédisent leur perte,

Viennent à son mazet, ouvertes et offertes.

Elles doivent aimer le suint de sanglier

Car leur amant dégage un fumet de gibier.

Priape, Éros, Bacchus, protecteurs de Gaby,

Bénissent les amours cachés dans son gourbi.

Ses conquêtes, souvent, mangeront du lapin

Lorsque leur étalon part avec ses copains...

Le lapin, il est vrai, est sa spécialité,

Tant dans la casserole que contre ses beautés.

Souvent le Grand Gaby, quand vient le crépuscule,

Part hanter la garrigue où la chouette hulule.

Silencieusement, tous les sens aux aguets,

Il s'en va, dans la nuit, pour tendre ses arqués (1) :

De puissants pièges ronds, tendus par un ressort,

Pour les lapins de champs, synonymes de mort...

Quant l'aube aux doigts de roses éveille la nature

Gaby est déjà là pour prendre ses captures.

Les gardes le connaissent, tous veulent le coincer,

Mais le Grand, plus malin que la maréchaussée,

A toujours évité les rencontres néfastes

Tant, de son territoire, sa connaissance est vaste.

- Oh ! Victor, ton Gaby, c'est un bel oiseau rare !

Mais ses lapins de champs, comment il les prépare ?

- Espuillés (2), étripés, coupés en huit morceaux,

Un lapin de garenne chaque deux commensaux,

Tu frottes du thym sec de la dernière estive,

Tu arroses le tout de bonne huile d'olive,

Sel, poivre du moulin et quelques aromates

Et tu fais reposer cela dans une jatte.

Dans ta sartan (3), fond du petit-salé en dés

Dans un peu de saindoux, quantité limitée.

Quand c'est cuit, mets de l'ail, trois oignons émincés

Trois tomates pelées, soigneusement pressées,

Fais réduire à feu vif sans cesser de tourner,

Rajoutes ton lapin à peine fariné,

Fais prendre la couleur en remuant l'ensemble,

Trois verres de vin blanc ou plus si bon te semble,

Plus un morceau de sucre dans quelques verres d'eau.

Encore que la flotte ne sois pas mon credo. . .

Fais cuire sans couvrir, vivement, demi-heure.

Le Gaby l'accompagne par des pâtes au beurre.

Parmi les invités de ces repas de maître,

Le Grand convie parfois.. .notre garde-champêtre!

Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire

Ma tripe est assoiffée, remplis raz-bord mon verre

De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône

Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

 

Ingrédients et proportions pour six personnes:

- 3 lapins de champs (de garenne), - 2 verres d'huile d'olive la vallée des Baux, - thym sec émietté, - sarriette, - laurier, - sel, - poivre du moulin, ­2 noix de saindoux, - 2 hectos de petit-salé, - 6 gousses d'ail pelées et écrasées, 3 oignons finement émincés, - 3 tomates pelées, mondées, épépi­nées, - 1 cuillerée à soupe de farine, - 3 grands verres de vin blanc, - 1 morceau de sucre, - 3 verres d'eau, - 1 kilo de pâtes.

 

Les vins conseillés: 

Tous les vins rosés bien frais: Côtes-du-Rhône, Tricastin, Ventoux, Lu­beron, Costières de Nîmes, Coteaux du Languedoc, Côtes de Provence, Coteaux varois.

 

Arqués: pièges demi-circulaires à ressort central.

(2) Espuillé : écorché.

(3) Sartan : poêle.

 

 Illustration originale de Vincent Barbantan.

in: Le bonheur est dans l'assiette et dans les ver(re)s


Quintidi 5 Frimaire 221 de l'ère de la Liberté

17/04/2009

M'ame Michu et M'ame Chazotte mangent du lapin! + Etaix

vamps.jpg


- Ben, qu’est-ce qu’il vous arrive Ma bonne M’ame Michu ? V’z’avez la figure aussi claire que la conscience d’un député UMP. V’z’êtes malade ou quoi ?

- Ben oui M’ame Chazotte, ch’uis pas bien. Ça fait quelques jours. J’ai dû manger quelqu’chose qui m’a reproché. Faudra peut-être que j’aille au docteur. Qu’y m’donne des antibiotiques…

- Pas la peine M’ame Michu ! Pas la peine ! D’abord les antibiotiques, c’est pas automatiques comme ils nous gonflent à la télé, puis ça creusera encore le trou de la Sécu et enfin, c’est pas la peine. Si vous voulez vous soigner aux antibios, mangez du lapin ! Ou du cochon. Ou du poulet. Mais le lapin, c’est le top !

- Qu’est-ce vous me dîtes M’ame Chazotte. Ch’comprend rien. C’est quoi cette affaire de lapins qui soignent ?

- Ben, l'AFSSA vient de rendre public son rapport sur la consommation des médicaments vétérinaires contenant des antibiotiques en France en 2007. Le tonnage d'antibiotiques a augmenté de près de 7% par rapport à l'année précédente, ce qui représente 1348 tonnes d'antibiotiques. Plus de 93% de ces antibiotiques sont utilisés pour les animaux d'élevage. Le reste, c’est pour les matous et les chien-chiens à sa mémère. Mais l’Afssa précise qu’en proportion, les plus gros consommateurs d'antibiotiques sont les lapins de chair. Pour une production de viande équivalente, il faut 7 fois plus d'antibiotiques pour l'élevage cunicole que pour l'élevage porcin et 32 fois plus que pour l'élevage de volailles !

Autrement dit, selon la gravité de votre maladie, vous avez le choix entre du poulet (qui nourrit plus que ce qu’il soigne), du cochon (qui « soigne » 7 fois plus), et du lapin d’élevage industriel qui « soigne » donc 32 fois plus ! Si avec ça vous n’êtes pas guérie M’ame Michu…

- Ben, ça alors M’ame Chazotte ! Ben, ça alors ! C’est bien ça, qu’on puisse se soigner avec du lapin. Mais faut se soigner en civet, à la gibelotte ou au four avec de la moutarde ?

- Demandez donc à quelques hôpitaux qui sont confrontées à des problèmes d’antibiorésistance grave à cause de ces conneries des gougnaffiers de l’élevage industriel ! Le 4 janvier dernier, une alerte a été donnée au CHU de Caen après la découverte d'une bactérie résistante à la plupart des antibiotiques ! Deux services ont été fermés pendant un mois pour éviter la propagation de la bactérie. Ces dernières années, les alertes se sont multipliées : Clermont Ferrand, Paris, Lille, Strasbourg, Nancy. La France détient le record du taux d'antibiorésistance ! La lutte contre les problèmes de résistance des bactéries aux antibiotiques est une priorité concernant la santé animale et la santé humaine. Voilà pourquoi je vous dit que le lapin soigne. Mais c’est vrai que le second degré et vous, M’ame Michu, ça fait deux…

- Alors c’est pas vrai que le lapin soigne ? Je me faisais déjà une joie d’un traitement à la gibelotte, avec des petits champignons ! Si je comprend bien, c’est surtout lui qu’il fait soigner…

- Ben, voilà ! Pour une fois vous comprenez bien M’ame Michu. Elevage intensif en général et élevage cunicole en particulier sont responsables. La viande de lapin représente entre 1 et 2% de la consommation totale de viande en France, contre 27% et 50% respectivement pour la viande de volaille et la viande de porc. L'élevage cunicole consomme 10,35% des antibiotiques vendus en France pour des usages vétérinaires contre 11,12% et 51,86% respectivement pour l'élevage de volailles et l'élevage porcin. L'élevage intensif est le principal consommateur de médicaments vétérinaires contenant des antibiotiques. L'élevage en claustration totale où les animaux vivent dans une très grande promiscuité nécessite l'apport quasi systématique de médicaments. L'élevage professionnel de lapins est un exemple symptomatique de ce que la France peut faire de pire en matière de modes d'élevage !

- Mais alors, que fait le Gouvernement ?

- Tout ce qu’il ne faut pas faire ! Malgré ces conneries dangereuse pour la santé, le gouvernement français, par l’intermédiaire de son ministre de l’Agriculture, Michel Barnier, a décidé de venir en aide aux producteurs de lapins, dont la filière ne va pas très fort... En 2007, ceux-ci ont reçu 1 million d’euros, attribués pour moitié à l’élevage et pour moitié aux abattoirs. Dernièrement, une enveloppe de 395.000 euros a été octroyée, ceci sans compter les aides émanant des collectivités locales. Empoisonnez les gens, on vous refilera du pognon !

- Bon. Ben, pour me soigner, M’ame Chazotte, je vais revenir à de bonnes vieilles recettes éprouvées : je vais me mettre au vin chaud, bien poivré, avec du thym et du miel !

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Chers amis,

A quatre-vingts ans, Pierre Etaix, clown, dessinateur et cinéaste ne peut plus montrer ses films !!!

Ses cinq longs métrages (dont quatre co-écrits avec Jean-Claude Carrière) sont aujourd'hui totalement invisibles, victimes d'un imbroglio juridique scandaleux qui prive les auteurs de leurs droits et interdit toute diffusion (même gratuite) de leurs films.

Alors, si comme moi, vous souhaitez comprendre les raisons de ce rapt culturel et signer la pétition pour la ressortie des films de Pierre Etaix, visitez ce lien :

pétitionetaix


N'hésitez pas à faire suivre ce mail à tous vos contacts et amis avant le 10 mai 2009, date de remise de la pétition à Madame Christine Albanel, Ministre de la Culture et de la Communication.

Par avance, merci de votre aide.