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20/04/2018

Les banquiers veulent la peau du Livret A. Lemaire la leur donne !

livret a

Il y a longtemps que le succès du Livret A donne des boutons aux banquiers rapaces. Pensez donc, quelque 320 milliards de frics qui leur passaient sous le nez. Et de l’argent de pauvres en plus ! Salauds de sans-dents. Mais rassurons-les, après Sarko, après Hollande, voilà Lemaire qui vient à leur rescousse pour piquer le fric des laborieux qui ne comprennent rien au grand rêve ultralibéral.

Actuellement fixé à 0,75 %, le taux de rémunération du Livret A pourrait descendre à 0,5 %. Soit en dessous de l'inflation. Bruno Le Maire a précisé l’échéance : la réforme du Livret A sera effective au 1er janvier 2020. Mais, promis, juré qu’il a dit le triste Bruno : on ne descendra pas en dessous du 0,5 % minimum garanti. En tout cas, c’est la promesse de Bruno Le Maire. En fait, les têtes d’œuf de Bercy ont mis au point méthode de calcul peut-être plus simple mais qui ne garantira plus à l’épargnant un rendement automatiquement égal, voire supérieur, à l’inflation ! Voilà l’arnaque : « manants, placer vos quelques éconocroques sur les produits des banques car sur le Livre A, on fait en sorte que vous bouffiez du pognon !

Le livret A est une épargne solidaire qui fête ses deux siècles d'existence. Le pécule des épargnants est faiblement rémunéré mais cet argent est ensuite prêté aux organismes HLM pour la construction de logements sociaux à des taux d’intérêt très faibles et sur le temps long. Ce système, qui fonctionne depuis des dizaines d’années, a fait des jaloux : les banques. Elles ont fait des pieds et des mains pour récupérer une part de ce gros gâteau. Et elles ont réussi leur hold-up sous Sarkozy qui a permis aux banques privées de récupérer une partie de l’épargne « Livret A » jusqu’alors gérés exclusivement par les Caisses d’épargne et La Poste.

Alors qu’auparavant, 100 % de la collecte du livret A était uniquement destinée au financement de la construction de logements sociaux, ça n’a été rapidement plus été que 70 à 60 %. Le détournement des 30 à 40 % restants a été justifié par la nécessité de financer les PME ; si une partie de ces dizaines de milliards d’euros s’est bien concrétisée par quelques prêts parcimonieux vers les entreprises, pas mal de bons milliards de fric de pauvres sont cependant allés dans les poches des banques qui ont utilisé le magot pour se recapitaliser : ces nouvelles liquidités leur permettant de se refaire une santé après avoir perdu beaucoup d’argent dans les emprunts toxiques. Mais ce n’est pas tout : pendant l’été 2013, alors que la collecte du livret A atteignait les sommets, plus de 260 milliards d’euros, c’est un gouvernement de gauche cette fois qui a fait le choix d’offrir à nouveau un cadeau aux banques. Celles-ci ont récupéré la gestion de 15 milliards d’euros supplémentaires tirés du livret A.

Le Livret A sert à financer le logement social. Mais la Caisse des dépôts et consignation, qui gère majoritairement ces fonds, est formelle : même si la collecte baissait, il resterait suffisamment d’argent dans les caisses pour financer la construction. Il y a même aujourd’hui plus d’argent disponible que de demande de construction de logements sociaux. Ben voyons, il y a combien de familles qui dorment dehors ? Combien qui vivent dans des taudis ? Combien qui paient des loyers exorbitants grâce à la pression de la pénurie organisée de logement ?

Le mode de calcul actuel était des plus touffus mais il comportait jusqu’à maintenant un cliquet de protection : le taux de rémunération devait être au minimum égal à l’inflation augmentée d’un quart de point. Comment ? Laisser 0,25 % d’intérêts annuel à ces salauds de pauvres ? Voilà qui donne des boutons à ce grand démocrate qu’est Bruno Lemaire et à son patron, le fils putatif de Rothschild.

Ce que ces crapules vont nous voler, ce n’est pas rien ! Le Livret A et le livret qui lui est adossé, le Livret de développement durable (LDD), totalisent environ 270 milliards d’euros de dépôts, auxquels il faut ajouter les quelque 50 milliards d’euros du Livret d’épargne populaire (LEP), soit 320 milliards au total, un point de variation du taux de rémunération équivaut à 3,2 milliards d’euros sur un an, soit 800 millions d’euros par trimestre. Soit, pour un demi-point 400 millions d’euros par trimestre !

À sa manière, le Livret A confirme que le système oligarchique français se fout royalement des alternances démocratiques et poursuit ses manigances secrètes, ses arnaques sournoises, dans le plus souverain mépris de ce que les citoyens peuvent espérer ou décider…

Notons encore que la Direction du Trésor, à Bercy, est depuis toujours une sorte d’annexe de la Fédération bancaire française… Les « inspecteurs des finances » se font un carnet d’adresses à Bercy puis vont pantoufler grassement dans les banques privées. Et, en sens inverse, les banquiers viennent « conseiller » les hauts fonctionnaires. Ben voyons. Entre gens du même monde, on s’entend toujours. Sur le dos des manants…

Ce qui se planque derrière cette énième « réforme », c’est de pousser les épargnants à sortir leur fric du Livret A – peu rémunéré mais sûr et exempté d’impôts – pour le placer sur des produits à risques. « Pour dynamiser l’économie et lutter contre le chômage » qu’ils disent. Et surtout refiler ce fric aux banques pour qu’elles spéculent.

Comment veux-tu… Comment veux-tu…



Photo X - Droits réservés

16/11/2016

Fortes menaces de hold-up sur le Livret A.

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Pendant les enfumages trumpiens, les « primaires » de la droite et autres macronneries, le ministère des finances a engagé des magouilles sournoises avec la Banque de France pour faire les poches des laborieux : ceci en changeant pour la énième fois le taux de rémunération du Livret A, l’épargne des modestes, des laborieux, la bouée de sauvetage des sans-dents.

Les réformes concernant le placement préféré des Français sont aussi nombreuses que les gouvernements qui se sont succédé, de gauche comme de droite. Mais avec une constante : rogner toujours plus les maigres avantages qu’il propose aux épargnants les plus modestes. Il n’y a pas de règles claires, fixes, connues, simples établissant le taux de rémunération. Il a été modifié en 2003, en 2004, en 2005, en 2008, en 2009, en 2011. Et rebelote cette année !

Le mode de calcul est des plus touffus mais il comporte (jusqu’à maintenant), un cliquet de protection : le taux de rémunération doit être au minimum égal à l’inflation augmentée d’un quart de point.

Comment ? Laisser 0,25 % d’intérêts annuel à ces salauds de pauvres ? Voilà qui donne des boutons à ce grand républicain qu’est François Villeroy de Galhau, ci-devant gouverneur de la Banque de France. Et c’est ce maigre avantage qu’il veut faire sauter le particulé. Eh ! Les sans-culottes, vous n’avez pas bien fait le boulot, et c’est maintenant les sans-dents qui morflent…

Si la « réforme » passe, elle ne prendra pas effet immédiatement, pour cause d’élections présidentielles. Donc pas de changement à craindre au prochain rendez-vous prévu légalement, soit celui du 1er février 2017. Mais au suivant, soit au 1er août 2017 (en pleines vacances d’été !), les petits épargnants ont de fortes chances de se faire arracher quelques plumes de plus…

Ce que ces crapules vont nous voler, ce n’est pas rien ! Le Livret A et le livret qui lui est adossé, le Livret de développement durable (LDD), totalisent environ 270 milliards d’euros de dépôts, auxquels il faut ajouter les quelque 50 milliards d’euros du Livret d’épargne populaire (LEP), soit 320 milliards au total, un point de variation du taux de rémunération équivaut à 3,2 milliards d’euros sur un an, soit 800 millions d’euros par trimestre. Soit, pour un demi-point 400 millions d’euros !

Ces magouilles révèlent une constante du fonctionnement de notre république en la matière : quelle que soit l’alternance en 2017, Bercy et la Banque de France ont pris par avance les dispositions pour que rien ne change. À sa manière, le Livret A confirme que le système oligarchique français se fout royalement des alternances démocratiques et poursuit ses manigances secrètes, ses arnaques sournoises, dans le plus souverain mépris de ce que les citoyens peuvent espérer ou décider…

Notons que le ci-devant Villeroy de Galhau François, patron de la Banque de France, a fait toute sa carrière de banquier à BNP Paribas. Notons encore que la Direction du Trésor, à Bercy, est depuis toujours une sorte d’annexe de la Fédération bancaire française… Les « inspecteurs des finances » se font un carnet d'adresses à Bercy puis vont pantoufler grassement dans les banques privées. Et, en sens inverse, les banquiers viennent « conseiller » les hauts fonctionnaires. Ben voyons. Entre gens du même monde, on s’entend toujours. Sur le dos des manants…

Le livret A est une épargne solidaire. Le pécule des épargnants est faiblement rémunéré mais cet argent est ensuite prêté aux organismes HLM pour la construction de logements sociaux à des taux d’intérêt très faibles et sur le temps long. Ce système, qui fonctionne depuis des dizaines d’années, a fait des jaloux : les banques. Elles ont fait des pieds et des mains pour récupérer une part de ce gros gâteau. Et elles ont réussi leur hold-up sous Sarkozy qui a permis aux banques privées de récupérer une partie de l’épargne « Livret A » jusqu’alors gérés exclusivement par les Caisses d’épargne et La Poste. Alors qu’auparavant, 100 % de la collecte du livret A était centralisée par la Cour des comptes et était uniquement destinée au financement de la construction de logements sociaux, ça n’a été rapidement plus été que 70 à 60 %. Le détournement des 30 à 40 % restants a été justifié par la nécessité de financer les PME ; si une partie de ces dizaines de milliards d’euros s’est bien concrétisée par quelques prêts parcimonieux vers les entreprises, pas mal de bons milliards de fric de pauvres sont cependant allés dans les poches des banques qui ont utilisé le magot pour se recapitaliser : ces nouvelles liquidités leur permettant de se refaire une santé après avoir perdu beaucoup d’argent dans les emprunts toxiques. Mais ce n’est pas tout : pendant l’été 2013, alors que la collecte du livret A atteignait les sommets, plus de 260 milliards d’euros, c’est un gouvernement de gauche cette fois qui a fait le choix d’offrir à nouveau un cadeau aux banques. Celles-ci ont récupéré la gestion de 15 nouveaux milliards d’euros supplémentaires tirés du livret A.

Ah ! Ça ira, ça ira, ça ira… Parfois, on en vient à regretter la Veuve…

 

Photo X - Droits réservés

13/01/2012

Au bistro de la toile : l’arnaque du Livret A.

chimulus bistro copie.jpg

 

 

- Oh ! Victor, t’es voyant ou quoi ? L’embrouille dont tu parlais il y a quatre jours concernant le taux du livret A, voilà qu’elle arrive !

 

- Je ne suis pas voyant mais je prends mes informations là où il faut et pas chez TF1, France télévisions où autres organisations à bourrer le crâne et à karchériser les cervelles au profit de Coca-Cola, Bouygues et leurs marionnettes politiques. Rien à changer, persiste et signe :

 

« Le taux du Livret A est régit de façon très précise (Les règles d'indexation du livret A ) par la loi. Une fois que la formule d'indexation est connue, voici ce qui se passe : « La Banque de France calcule ces taux chaque année les 15 janvier et 15 juillet. Elle transmet le résultat du calcul dans les quatre jours ouvrés au directeur du Trésor. Lorsque le résultat du calcul conduit à modifier les taux, le directeur du Trésor fait procéder à la publication des nouveaux taux au Journal officiel de la République française. Ces nouveaux taux sont applicables à compter du 16 du mois de leur publication ou, si la date de publication est comprise entre le 16 et la fin du mois, du premier jour du mois suivant leur publication. »

L’inflation, au cours de l’année 2011 a augmenté de 2,4%. Le taux selon le mécanisme d’indexation, doit être au moins de 0,25% au-dessus de l’inflation. Donc, le 1er février, dans le cas présent, le taux devrait passer à 2,65% arrondi (c’est le règlement) au quart supérieur, donc 2,75% au lieu de 2,25% actuellement. La loi devrait donc faire obligation au citoyen Noyer Christian, ci-devant gouverneur de la Banque de France de procéder à une hausse du taux du Livret à 2,75% au 1er février prochain, quitte à rabaisser le taux le 1er mai suivant si l’inflation baisse, c'est-à-dire... entre les deux tours de l'élection présidentielle! Pas bon du tout pour Sarko ça ! Pas bon du tout !

Mais heureusement (!!??) dans ce règlement, il est prévu une clause qui permet au gouverneur de la Banque de France de suspendre la mise en œuvre de la formule d'indexation en cas de « circonstances exceptionnelles ». Le gouverneur de la Banque de France, le ci-devant Noyer Christian, sarkozyste convaincu, envisage – en contravention flagrante avec la loi - de faire jouer cette clause de « circonstances exceptionnelles » pour laisser le taux de rémunération du livret  à 2,25% au 1er février prochain. C'est ce qu'il a laissé entendre sur Europe-1 ! »

 

- Ben voilà, c’est fait…

 

- Eh ! Vous savez ce qu’il vous reste à faire dans moins de cent jours, bulletin en main !

 

- Virez ces voyous !

 

Quartidi 24 nivose 220

 

Merci à Chimulus

 

 

09/01/2012

Pendant la campagne les sarko-saloperies continuent de plus belle !

 

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Le président du pouvoir d’achat est décidemment égal à lui-même : faire les poches de ces salauds de pauvres pour que puissent s’empiffrer un peu plus les sarko-trafiquants du Fouquet’s club ! Il y a quelques semaines, il relevait d’autorité la TVA produits de base de 5,5% à 7%. Depuis le 1er janvier c’est en vigueur : bonjour le pouvoir d’achat des pauvres ! Puis il veut faire passer, toujours en force, cet oxymoron nommé « TVA sociale ». Plus anti social que ça tu meurs ! Cette mesure, directement sortie des cartons du Medef, va encore sérieusement plomber le pouvoir de survie des précaires, engraisser un peu plus les patrons qui en profiteront pour gonfler leurs marges, sans aucune influence réelle ni sur les délocalisations, ni sur l’invasion des produits chinois.

 

Mais ce n’est pas tout ! Mais ce n’est pas tout ! Approchez mesdames et messieurs, le grand prestidigitateur Sarko va sortir de sa besace encore une superbe arnaque : il va piquer les quatre sous que ces salauds de pauvres mettent sur leur Livret A ! Suivez le cheminement de l’embrouille et vous saluerez l’artiste !

 

Le taux du Livret A est régit de façon très précise (Les règles d'indexation du livret A ) par la loi. Une fois que la formule d'indexation est connue, voici ce qui se passe : « La Banque de France calcule ces taux chaque année les 15 janvier et 15 juillet. Elle transmet le résultat du calcul dans les quatre jours ouvrés au directeur du Trésor. Lorsque le résultat du calcul conduit à modifier les taux, le directeur du Trésor fait procéder à la publication des nouveaux taux au Journal officiel de la République française. Ces nouveaux taux sont applicables à compter du 16 du mois de leur publication ou, si la date de publication est comprise entre le 16 et la fin du mois, du premier jour du mois suivant leur publication. »

L’inflation, au cours de l’année 2011 a augmenté de 2,4%. Le taux selon le mécanisme d’indexation, doit être au moins de 0,25% au-dessus de l’inflation. Donc, le 1er février, dans le cas présent, le taux devrait passer à 2,65% arrondi (c’est le règlement) au quart supérieur, donc 2,75% au lieu de 2,25% actuellement. La loi devrait donc faire obligation au citoyen Noyer Christian, ci-devant gouverneur de la Banque de France de procéder à une hausse du taux du Livret à 2,75% au 1er février prochain, quitte à rabaisser le taux le 1er mai suivant si l’inflation baisse, c'est-à-dire... entre les deux tours de l'élection présidentielle! Pas bon du tout pour Sarko ça ! Pas bon du tout !

Mais heureusement (!!??) dans ce règlement, il est prévu une clause qui permet au gouverneur de la Banque de France de suspendre la mise en œuvre de la formule d'indexation en cas de « circonstances exceptionnelles ». Le gouverneur de la Banque de France, le ci-devant Noyer Christian, sarkozyste convaincu, envisage – en contravention flagrante avec la loi - de faire jouer cette clause de « circonstances exceptionnelles » pour laisser le taux de rémunération du livret  à 2,25% au 1er février prochain. C'est ce qu'il a laissé entendre sur Europe-1 ( cliquer ici ) !

Les « circonstances exceptionnelles » en question, c’est donc une simple magouille pro sarkozyste ! Noyer, si Microlax repasse, t’aura une médaille, promis juré !

Ce que ces crapules vont nous voler, ce n’est pas rien ! Le Livret A et le livret qui lui est adossé, le Livret de développement durable (LDD), totalisent environ 270 milliards d'euros de dépôts, auxquels il faut ajouter les quelque 50 milliards d'euros du Livret d'épargne populaire (LEP), soit 320 milliards au total, un point de variation du taux de rémunération équivaut à 3,2 milliards d'euros sur un an, soit 800 millions d'euros par trimestre. Soit pour un demi-point 400 millions d’euros !

A vos bulletins ! A vos bulletins ! Et virons ces nuisibles.

 

Sources :http://www.mediapart.fr/journal/economie/060112/livret-l-entourloupe

 

Décadi 20 Nivose 220

 

Illustration X – Droits réservés

 

16/04/2010

Livret A. « Salauds de pauvres ! A nous vos guenilles » jubilent les banquiers...


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Salauds de pauvres, on vous les a tout de même piquée les éconocroques que vous aviez sur votre Livret de Caisse d'épargne ! Mieux encore ! Sur chaque euro épargné vous perdait maintenant du pognon puisque le livret A « rapporte » 1,25% tandis que l'inflation officielle est de 1,6%. Vous perdez donc au bas mot 0,35% ! Votre seule solution : basculez vos quelques thunes sur des « produits maisons » !


Ça les mettait en rogne, ces crapules de banquiers (pléonasme Victor, pléonasme !), de voir tout le pognon que ces salauds de pauvres arrivaient, en bouffant des patates à l'eau, à mettre sur leur « Livret de caisse d'épargne ». C'est comme ça qu'ils disent ces fumiers de pauvres.


Le livret A, c'est 46 millions de détenteurs (pour un total de 143 milliards d'euros), dont 60 % disposent de moins de 200 euros.


« Mais c'est juteux ça Coco ! On va pas le laisser à la caisse d'épargne et à la poste, non ! » qu'ils se sont dit les banquiers. Ils ont donc demandé à leurs marionnettes politiques d'ouvrir le Livret A à toutes les banques. Rappelez-vous la campagne : 4% qu'ils disaient ! Et les pauvres cons (terminologie brevetée Sarko) ont marché. Et puis... pfffuittt ! 1, 75% et puis encore moins, 1,25% !


Cet argent était garanti, jusqu'alors, par l'Etat. Mais avec la disparition du monopole de la Poste et de la Caisse d'épargne, ces avantages ont pour une bonne part disparus pour le petit épargnant. La garantie de l'Etat ne porte plus en effet que sur 60 % des sommes déposées, contrairement aux 100 % de jadis. En effet, lorsqu'une banque ouvre un livret A, seulement 60 % de la somme sont centralisés à la Caisse des dépôts et consignations (CDC). Les 40 % restants sont investis par la banque dans des actions plus juteuses, et plus risquées sur le marché des capitaux.


Les banques ont tout promis pour capter les livrets à tout prix, pour inciter ces petits ou grands épargnants - 3 millions de détenteurs de livret A ont plus de 7 000 € dessus - à ouvrir leur livret chez elles. Une fois le livret A rapatrié, le client - déçu par le nouveau taux ridicule -  est invité par les margoulins pompeusement baptisés « conseillers financiers » à vider son livret sur des placements ou des comptes qui rapportent plus...à la banque ! Ce matraquage est violent.  Et la démarche est d'autant plus facile lorsque le livret A et le compte courant sont dans la même banque. Un simple "oui" suffit pour faire passer l'argent d'un compte à l'autre.


La Commission européenne s'est prononcée en son temps pour l'ouverture à la concurrence après la plainte déposée par quatre banques concernant le monopole du livret A en France. Le gouvernement s'est planqué derrière cette directive européenne pour accomplir sa saloperie alors qu'il possédait pourtant un moyen de s'opposer à cette libéralisation : ce monopole était justifié par la nécessité de financer le logement social, qui est un Service d'intérêt économique général (Sieg), et de maintenir l'outil de bancarisation des démunis qu'est le livret A. L'Europe n'a été qu'un prétexte pour satisfaire les banques.


En bout de course, les banques ramassent le pactole, sans aucune contrepartie, sur le dos des épargnants, des ménages pauvres, des mal-logés, des usagers en zone rurale... Et au détriment de la construction de logements sociaux cruellement manquant. Les crève-la-faim, les dort-dehors, les dort-dans-sa-bagnole, parlez-en à « votre » banquier...


C'est ça la Sarkozie nuisible.


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Si vous trouvez quelque intérêt à mes élucubrations:

VOTEZ !


03/05/2009

Sarko a entendu le cri de détresse des Français

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Merci à Tropicalboy

14/04/2009

Livret A: les reptiles nous foutent à poil...

lagarde serpent.jpg


Les reptiles, les crocos - Caisse d'Epargne, Crédit Agricole, BNP, Société Générale, etc. - dans un même marigot, celui juteux du pognon des pauvres se battent pour nous bouffer, avec la complicité active de la Lagarde. 1,75% après un taux d'appel à 4% et 1% maxi au mois d'août, époque où habituellement se concrétisent toutes les saloperies.

Pour les faire chier, on peut, tous, le même jour, retirer notre pognon, quitte à le remettre deux jours plus tard! Belle panique en perspective!

Chiche!

08/04/2009

Le Livret A livré aux voraces: 1,5%...

week.gif


Salut à toi ! France d’en-bas !
Merci à toi France aux abois !
Toi qui compte sur ton Livret A
Pour arrondir tes fins de mois.

Nous les patrons du CacaRente
Pour que nos bonus et nos rentes
Demeurent toujours abondantes
En thunes grasses et trébuchantes,

On a convaincu nos complices
De ce gouvernement de Jocrisse
De se vautrer dans l’injustice
Pour piquer ton blé de service.

Vous les manards, et vous les vioques,
Vous pouvez chier dans vos frocs,
Pour niquer vos éconocroques,
On a trouvé un truc bien cradoque :

C’est de faire baisser le taux
Rémunérant les capitaux
Qu’en suant larmes et eaux
Vous économisez au couteau !

Votre taux de quatre pour cent,
A été un levier puissant
Pour vous faire cracher du sang
Dans l’escarcelle – c’est indécent ! –

De nos potes patrons de banques.
Un cinq pour cent ! Y a pas de manque !
Le reste, c’est nous qu’on le planque !
On vous a bien pris pour des branques…

A l’aise dans nos beaux costumes
On vous méprise et on vous plume.
Allez donc bouffer vos légumes
Assaisonnés à l’amertume !

16/01/2009

Entendu chez mon boucher: Le livret A comme Arnaque.

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- Ben alors M’ame Michu. Z’en faites une gueule ce matin ! C’est pas cette nuit que votre Jeannot vous a faite reluire j’ai l’impression…

- M’en parlez pas M’ame Chazotte. C’est que je me suis faite, comment qu’il dit mon petit fils… Ah oui : je me suis faite « sodomisée ». Et sans vaseline, qu’il rajoute. Ch’ais pas trop ce que ça veux dire !

- Ben vous le savez peut-être pas, mais vous avez dû le sentir passer tout de même ! Donc vous vous êtes faites enculées à sec ! Ben ça alors ! Si j’avais cru ça de vous ! Vous cachez bien votre jeu, M’ame Michu !

- C’que vous dites des gros mots M’ame Chazotte… C’est pas ce que vous dites, c’est une image qu’il dit mon petit-fils…

- Ouais… Une image avec de grosses veines bleues ! Ah ! Ah ! Ah ! Sacré M’ame Michu va ! Eh ! Attention de pas perdre vos légumes maintenant. A nos âges, ça prête plus comme avant ! Ah ! Ah ! Ah !

- Mais non. C’est à cause de mon livret A. On a toutes nos économies là-dessus et, d’après mon petit-fils, not’bon président nous aurait sodomisé…

- Ah ! Ça, pour vous être faite enculée, c’est le cas de le dire !

- Mais pourtant, not’bon président, le mari de celle si jolie Madame Carla Bruni, a dit qu’il nous donnait « un coup de pouce »…

- Ouais… Dans le fion (ou dans le Fillon !) le coup de pouce. Depuis des mois, on nous bassine pour ouvrir des Livret A dans toutes les banques. Z’avez dû voir ça partout M’ame Michu : « Venez chez nous ! La banque Tartempion vous propose non pas 4% mais 6%…" Et plein de conneries comme ça. Résultats, plein de bons cons se sont laissé avoir… Et alors là, M’ame Michu, penchez-vous en avant, baissez votre valisère en coton, écartez bien les miches et Hop ! votre Sarko, vous enfile ! sans vaseline comme il dit votre petit-fils. Il baisse les taux à 2,5%. En plus, ils nous font un numéro pas possible les deux duettistes de la saloperie : le Fion proclame un taux de 2% et le Plus Grand Nain du Monde – généreux en diable ! – lui impose de rajouter 0,5% !

- Et c’est pas bien ça M’ame Chazotte ? Vous parlez comme mon petit-fils. Pourtant, ils l’ont dit dans le poste et à la télé : toutes ont dit que c’était un « coup de pouce » ! Et ils ont dit aussi que les sous des Livrets A, c’était pour construire des HLM, donc que si le taux descendait, ça permettrait d’en construire plus et pour moins cher.

- Mon cul M’ame Michu ! Avant oui, c’était comme ça. A l’époque ou seules la Poste et la Caisse d’épargne pouvaient récolter les sous des économies des pauvres, parce que tout cet argent allait aux construction de logements sociaux. Mais maintenant que toutes les banques peuvent récupérer les milliards de cette épargne, c’est autre chose.

- Et pourquoi M’ame Chazotte ?

- Parce que les banques privées ont l’autorisation des sarko-trafiquants qui nous gouvernent de garder 30% de cette collecte pour des opérations à elles, en dehors du circuit des logements sociaux. Donc, on est en pleine escroquerie : taux réduits pour les épargnants et moins de capitaux pour la construction d’HLM. C’est ça la politique « sociale » en Sarkoland !

- Ben vous en savez des choses vous M’ame Chazotte ! Mais enfin, ils l’ont bien dit dans le poste que ça rapportait quand même des sous puis que l’inflation ne serait plus que de 1% par an. Donc avec 2,5%, moi qui ait mon certificat d’études, je sais que ça fait encore 1,5% de bonus…

- Ah ! Ah ! Ah ! Et vous y croyez vous à ces conneries M’ame Michu ? Quand vous allez au supermarché, z’avez vu la baisse vous ? La baise ouais… Avec des poireaux à 3 € kilo, vous trouvez que la vie baisse vous ? Il a raison votre petit fils : ça doit vous plaire de vous faire enculez sans vaseline…

- Oh ! C’que vous parlez mal M’ame Chazotte. Mais paraît que c’est l’Insee qui l’a dit. Un organisme sérieux il paraît. Avec plein de gens à cravates, qui parlent pointu, et manient bien la calculette…

- Mouais… Des têtes d’œufs au service du gouvernement et donc qui font dire ce qu’ils veulent aux chiffres. L’inflation, elle est dans le Caddy. Et elle cavale aussi vite qu’un pet sur une toile cirée…

- Mais alors qu’est-ce qui faut faire M’ame Vchazotte ? Ch’ais plus moi…

- Serrez les fesses avant que votre « Mari de madame Carla » vous envoie un autre Scud dans le cul !



Amis blogueurs, vous pouvez, évidemment, reprendre mes textes, poésies, coups de gueule et autres élucubrations, mais merci d’avoir le « fair play » de citer la source et de mettre un lien : http://lantifadas.midiblogs.com
Merci

04/01/2009

Livret A : Y a bon, bon pognon des pauvres !

Gros_Banquier.jpg

L’annus horibilis commence bien: les sarko-trafiquants viennent de frapper, fort, sur la gueule des « pauvres cons », ceux qui, selon la terminologie présidentielle, ne sont là que pour travailler plus pour les riches, pour gagner moins.

Ces « cons », les sarko-trafiquants ne les trouvaient pas encore assez « pauvres ». Ils ont donc mis en place une procédure pour sucer leurs pauvres éconocroques au profit de qui ? Ben, des pleins de thunes, bien sûr, par l’intermédiaire de ces machines à voler que sont les banques.

Je m’explique : depuis un an, la propagande officielle bassine le bas peuple pour l’inciter à ouvrir des livrets A, ce bas de laine de la France d’en-bas. Mais de les ouvrir non pas à La Poste et à la Caisse d’épargne, selon la tradition, mais dans les banques privées. Et les bons cons, alléchés par un taux de 4% net d’impôts, se sont pressés pour ouvrir ces bas de laine. Cette manne représente 135 milliards d’euros ! Y a bon, bon pognon des pauvres ! Il va de soi que les banques privées vont tout faire pour embrouiller les « pauvres cons » en leur proposant des produits « maison » qu’ils leurs présenteront comme plus « attractifs », plus « performants ». Ouais… Mon cul… Des produits forcément adossés à la bourse, donc éminemment à risques contrairement au bon vieux livret A.

Mais ce n’est pas tout : la saloperie procède d’une connivence entre les banquiers et le gouvernement. En effet, ce dernier, vient de décider que le taux de rémunération du livret A va passer de 4% à 2,5% ! Autrement dit une rémunération inférieure à l’inflation qui, malgré les mensonges de Lagarde, tangente plus ou moins les 3%.

Donc, chaque année, votre livret A va vous faire perdre du pognon. Au profit de qui ? Des banques qui, sans rien faire, s’engraisseront sur votre (notre) dos. De plus elles prêteront, elles VOUS prêteront VOTRE pognon à des taux usuraire à travers l’escroquerie de leurs « prêts-revolving ».

Après on s’étonnera que certains « mauvais Français », de plus en plus nombreux, pensent qu’il est temps de sortir les fourches, d’aiguiser les faux, de faire provision de gros boulons, voire de repérer les branches de platanes les plus solides…