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22/03/2017

Au bistro de la toile : le cumul des mandales !

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- …teng ! T’as vu ça Victor, ça dégage grave : il est dans la chicorée, Leroux ! Non mais t’imagine, les bourres, à la demande du parquet financier, convoquant leur patron pour le cuisiner sur des magouilles !

- Après Le Pen, après Fillon, voilà donc le ministre de l’intérieur lui-même dans les cagades. Comme si c’était dans l’ordre de choses. Comme si c’était normal en quelque sorte. « Détournement de fonds publics » pour Leroux, bof, normal. « Escroquerie aggravée et faux » pour Fillon, bof, la routine. Des tombereaux de soupçons concernant le F.Haine et Marine Le Pen. bof, des broutilles. Et même l’inexistant Moscovici qui fillonise en se faisant offrir lui aussi des costards venant du même tailleur que le Broussailleux-à-la-triste-figure !

- Après ça qui s’étonnera de l’épidémie de « dégagisme » qui sévit aux cris de « Tous pourris »… Ce qui n’est pas vrai pour bien des élus de petites villes qui se décarcassent et prennent plus de coups que de prébendes. Mais l’image donnée par quelques-uns - qui trempent trop leurs pattes avides dans la confiture - salope celle de tous les autres.

- Eh ! C’est tellement tentant, tellement facile de se gaver lorsqu’on n’a pas trop de scrupules. Ils voient à leur portée des monceaux de pognon, alors parfois leur regard ne voit ps leur patte qui se sert.

- Le pire c’est le « Et alors ? » de Fillon. Il nous fait un doigt, sans vaseline. Ni vergogne ni dignité.

- Cette culture de la magouille et de l’impunité vient du fait que les « pourris » sont tous des professionnels de la politique. Ils ont oublié que l’engagement politique doit être un engagement au service de l’intérêt général et en aucune manière un métier. On voit les mêmes têtes depuis des décennies. L’ordre des choses installe une forme de glaciation qui empêche le renouvellement des idées, l’audace et la prise de risque. Il faut être candidat à tout, partout et tout le temps pour exister. C’est cela le moteur de la défiance et du rejet.

- Ça devrait changer avec la loi contre le cumul des mandats…

- Mouais… Tu y crois toi ? Cette loi prendra effet en juin, c’est-à-dire après les élections présidentielles et législatives. Ce qu’une majorité à fait une autre peut le défaire. On peut compter sur la droite, si elle revient – hélas – au pouvoir, pour abroger cette loi, qui plaît tant aux Français et que rejettent avec tant de vigueur les « Zélus ». D’un bord comme de l’autre, c’est l’entente cordiale. À défaut de lutte des classes, c’est la lutte des places ! Le Parti Socialiste, comme son frère ennemi Les Républicains, ce sont deux tiers de membres déjà élus et qui veulent être réélus, et un tiers qui aspire à l’être ! Hors de ces deux grosses machines, point de salut pour qui veut faire de la politique un métier, alors que c’est une mission, quasiment un sacerdoce. On comprend dès lors les coups de frein violents et récurrents des caciques de ces partis qui ne veulent en aucune manière lâcher le fromage dont ils se gavent.

- Note que lorsqu’ils se font prendre la main dans le pot de confiture, ils s’offusquent de la célérité et de la sévérité de l’appareil judiciaire à leur encontre. Ils évoquent, la main sur le cœur (ou plutôt le portefeuille) la sacro-sainte « séparation des pouvoirs ». En gros ni la justice, ni les citoyens et le gouvernement qui les financent n’ont à mettre le nez dans leurs petites affaires.

- Oui mais tant que les citoyens votent pour ces pourris et laissent faire, ils sont complices de ces abus.

- Alors on fait quoi ?

- On renvoie dans leur bauge tous ces profiteurs, c’est-à-dire qu’on fout en bas cette république faite pour un géant et salopé par des gnomes. Puis on rebâtit sur du neuf, avec une constituante en partie tirée au sort qui établira des règles du jeu rendant le pouvoir au peuple, non pas en pointillé (tous les cinq ans) mais à tout moment, avec un droit de révocation des représentants et de révision des lois émanant de ce peuple.

- L'espoir fait vivre... Bon. À la nôtre ! Et vive le cumul non pas des mandats, mais des mandales !

 

Illustration: merci au regretté Chimulus

27/02/2017

La « dernière séance » des députés au secours des voyous en col blanc ! Infâme.

 

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Lors d’une de leurs dernières séances, les députés ont voté une loi scélérate destinée à protéger les voyous en col blanc ! Il s’agit de la réforme du délai de prescription en matière pénale.

Il y a une bonne dizaine d’années qu’il était dans les tuyaux ce texte d’infamie dont la finalité est de permettre aux délinquants en col blanc d’échapper à la justice. Sans surprise, ce sont les sénateurs qui l’avaient introduit, mais ce sont les députés qui l’ont fait passer, subrepticement, bien planqué dans une loi plus générale portant réforme de la prescription en matière pénale.

Depuis 1935, la Cour de cassation avait décidé de faire démarrer ce délai de prescription non pas à la date de l’infraction, mais à la date de la découverte des faits par la justice. Ceci parce que les délits en question – magouilles fiscales, fausses facturations, emplois fictifs, etc. - sont forcément dissimulés, difficiles à découvrir et s'étalent dans le temps.

Eva Joly qui a été magistrate chargée de plusieurs dossiers politico-financiers (affaire Elf, affaire Tapie) estime que « Beaucoup d’abus de biens sociaux dans les mairies ou les grandes entreprises ne sont généralement découverts qu’en cas d’alternance politique ou de changement d’actionnaire – ce qui n’intervient pas tous les quatre matins. » De même précise-t-elle « Certains abus de faiblesse sur des personnes âgées ne sont découverts par les héritiers que longtemps après les faits. » Enfin « Et si on découvrait aujourd’hui d’énormes malversations sur des rétrocommissions en marge d’un contrat de vente d’armes en 2004, ou des flux libyens, pourquoi se priverait-on de les poursuivre ? » lien

La prescription fixe un délai au-delà duquel les infractions sont considérées comme trop anciennes pour pouvoir être poursuivies par la justice. La date butoir introduite par le Sénat et voté par l’Assemblée nationale raccourcit le délai maximal à douze ans « après les faits ». Autrement dit en 2017, sont considérés comme prescrits les délits antérieurs à 2005. Ainsi, avec ce texte, l’affaire des frégates de Taïwan (500 000 millions de pots-de-vin dont une partie est revenue dans les poches de politicards véreux sous forme de rétrocommissions), l’affaire de Karachi (rétrocommissions sur des contrats d’armement avec le Pakistan et l’Arabie saoudite dans les années 1990, soupçonnées d’avoir alimenté la campagne de Baladur et ayant occasionné un attentat ayant fait quinze morts, dont onze ouvriers français), l’affaire de la banque UBS (plus de 12 milliards d’euros d’avoirs qui ont échappé au fisc français) ne pourraient pas être poursuivis.

On voit dès lors à qui profitera cette loi scélérate à l’avenir…

Un qui voyait arriver cette loi sans déplaisir, c’est le ci-devant Fillon François puisqu’une partie des faits litigieux concernant sa femme sont antérieurs à 2005. Avec cette loi, ces faits étaient prescrits!

L’article 4 de la loi prévoit que la réforme ne pourra pas s’appliquer rétroactivement à des affaires qui ont déjà donné lieu à « la mise en mouvement ou l’exercice de l’action publique » au moment de son entrée en vigueur. Le Parquet financier ne s’est pas fait avoir et a « mis en mouvement l’action publique » en confiant l’affaire à trois juges d’instruction empêchant ainsi que les faits antérieurs à 2005 ne passent à l’as.

Et c’est sous une législature de gauche, en fin de mandature, qu’une telle loi a été votée. On s’étonnera ensuite du rejet maintenant viscéral de tout le personnel politique, les bons payant pour les mauvais. Quant à Marine, elle doit tangenter l’orgasme.

Lamentable.

 

Illustrations X - Droits réservés

 

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05/09/2012

Au bistro de la toile : comment flinguer un peu plus la Sécu.

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- Oh ! Victor, qu’est-ce que tu fais ? Tu fermes un œil en regardant le montant de la porte, puis tu changes d’œil… Tu t’es rincé l’œil au rosé de Tavel ce matin ou quoi ?

 

- Non Loulle. Je fais le test dont ils nous rebattent les oreilles à la télé et à la radio pour savoir si je vois les fameuses lignes droites brisées, signe d’une sale maladie, la DMLA, une saloperie qui te rend aveugle…

 

- Et alors ?

 

- Ben non. Je vois encore d’aplomb…Tu sais qui paie les millions de cette campagne de pub ? Novartis à travers la Société Française d’Ophtalmologie, société « savante » dont plusieurs membres éminents travaillent…pour le laboratoire pharmaceutique multinational Novartis.

 

- Ben, c’est pas mal de dépister cette maladie non ?

 

- Bien sûr. Mais il se cache là-dessous une gigantesque embrouille qui va pomper chaque année 800 millions d’euros des caisses de la Sécu – donc de nos poches – pour les mettre dans les poches de Novartis. Ceci avec l’assentiment, pour ne pas dire la complicité, d’organismes publics sensés régir la santé publique, la DGS (direction générale de la santé), l’ANSM (agence nationale de sécurité du médicament) et autres officines qui délivrent les AMM (autorisation de mise sur le marché) des médicaments.

 

- Ouf ! Bois un coup Victor. C’est bien compliqué tout ça.

 

- C’est compliqué à souhait pour enfumer le cochon de payant. Il faut savoir qu’il n’existe pas de traitement pour guérir cette DMLA mais par contre deux médicaments peuvent efficacement en ralentir le développement par injection. L’un s’appelle l’Avastin produit par le laboratoire Roche, l’autre le Lucentis produit par Novartis. Or, l’injection de l’Avastin revient à 25 euros et l’injection du Lucentis coûte…1000 euros ! 40 fois plus ! Remboursés à 100% par la Sécu.

 

- Eh ! Les toubibs, les hostos ne sont pas cons au point de choisir le plus cher ?

 

- Pourtant depuis peu on les y en oblige ! En juillet, la Direction générale de la santé (DGS) a interdit l’utilisation de l’Avastin (le moins cher) au profit du Lucentis (40 fois plus cher !). Or des études ont démontré que les deux médicaments avaient la même efficacité…

 

- Y a comme qui dirait un os…

 

- La position de la DGS s’appuie sur un argument réglementaire : l’Avastin – médicament au départ anticancéreux - n’a pas d’AMM pour le traitement de la DMLA. Mais en pratique, les deux molécules ont les mêmes effets, et il suffit de reconditionner l’Avastin pour pouvoir l’utiliser en ophtalmologie... Les ophtalmologistes ont les boules et beaucoup se demandent ce qui a motivé cette décision incompréhensible de la DGS dont le seul effet sera de creuser un peu plus le fameux trou de la Sécu.

 

- Un organisme gouvernemental qui fusille volontairement la Sécu ! Et sous la gauche en plus...

 

- Et ce n’est pas tout. La firme Roche, qui fabrique l’Avastin aurait tout intérêt à déposer une demande d’AMM (autorisation de mise en marché) de son médicament pour la DMLA mais elle s’y refuse...

 

- ???!!! Pourquoi ?

 

- Parce que ces deux labos, Roche et Novartis, sont liés au niveau du pognon. Et l’un ne va pas concurrencer l’autre puisqu’il s’agit de s’engraisser sur le dos de la Sécu !

 

- …taing ! Oh ! François, plutôt que de nous enfumer avec le mariage des bourgs, tu ferais mieux de balayer ce panier à crabes qui flingue la Sécu !

 

- Les gouvernements changent, mais les capitalistes voyous et leurs complices banksters demeurent. Et une des constantes de cette mafia est de récupérer l’énorme gâteau de la Santé pour le refiler aux assurances privées. Pour cela il faut creuser le trou de la Sécu. Un trou bien artificiel…

 

- Tè ! Buvons un canon, ça vaut tous les médicaments.

 

 Sources: lien


Décadi 20 Fructidor 220

 

Merci à Chimulus

14/06/2012

Electoro-magouilles…

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Tè ! Ça se passe chez moi. Le rouge de la vergogne m’enlumine la trogne mais c’est comme ça chez nous, dans le Gard, dans le Vaucluse et dans les Bouches-du-Rhône, terres en voies de conquête pour le F-Haine et ses alliés-supplétifs de l’Hu-aime-pets.

 

Dans la circonscription rhodanienne, le député sortant est un UMP, le ci-devant Roubaud. Au premier tour, il est dépassé par le candidat PS, le ci-devant Prat et talonné par le candidat du F-Haine. Ce dernier pouvant se maintenir, pour le première fois dans cette circonscription de bourges, la gauche peut rafler la mise. Oui mais…

 

Dans la circonscription de la petite Camargue, le candidat F-Haine, le ci-devant Collard Gilbert arrive en tête devant le candidat PS et le député sortant, l’UMP Mourrut, cacique local blanchit sous le harnois. Si ce dernier se retire de la triangulaire, il ouvre un boulevard pour l’avocat lepéniste. Oui mais…

 

Tractations souterraines, rencontres secrètes – les digues ayant ici depuis bien longtemps sautées semble-t-il, ici entre UMP et F-Haine – on s’oriente vers un échange de bon procédés : l’UMP Mourrut se retirerait de la compétition dans sa circonscription, donnant ainsi un député au F-Haine ; en compensation, le candidat F-Haine se retirerait dans la circonscription rhodanienne, donnant ainsi la victoire au député UMP sortant. Donnant donnant, chacun y retrouverait son compte. Oui mais…

 

Oui mais, finalement, ça ne s’est pas fait ! Pourquoi ? Peut-on espérer qu’au niveau national, « on » ait mis le holà à ces magouilles ? Ça redorerait un peu le blason moral du parti de la droite républicaine… Mais je n’ai pas personnellement cette naïveté…


Septidi 27 Prairial 220


Photo X - Droits réservés

06/05/2012

ELECTIONS - MEFFI ! Les sarko-trafiquants sont prêts à toutes les embrouilles !

 

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 Surtout ne pas être euphoriques, surtout ne pas être naïfs, surtout ne pas se démobiliser. Il faut ALLEZ VOTER et SURVEILLER. Le danger, c’est un scénario « à la Bush » : Sarko vainqueur sur le fil grâce au traficotage des Machines à tricher que sont les machines à voter !

 

Lisez cet article édifiant :

 

Présidentielles : enquête sur l'incroyable opacité du vote électronique

Par Simon Robic -

Ce n'est quasiment pas dit, et pourtant près de 1,5 million d'électeurs en France, soit deux fois la différence de voix entre Nicolas Sarkozy et François Hollande au premier tour de l'élection présidentielle, doivent utiliser une machine à voter électronique pour exprimer leur choix. Outre le fait que le vote électronique pose d'importants problèmes de contrôle du scrutin, qui est à la base de la transparence électorale, le ministère de l'intérieur refuse de communiquer la liste des bureaux de vote concernés, présents dans 64 communes. Enquête.

Mise à jour : nous avons réalisé une application pour déclarer et localiser les bureaux de vote électronique.

Depuis 2008, les communes françaises ne peuvent plus s'équiper en machines à voter électroniques. Mais 64 communes de plus de 3.500 habitants, déjà équipées auparavant, imposent aux personnes inscrites sur leurs listes électorales de voter sur des machines dont le fonctionnement est d'une redoutable opacité. Tout semble fait pour entretenir le manque de transparence autour du vote électronique, jusqu'à tenir secrète la liste des communes concernées. Et aucun recours juridique ne semble pouvoir empêcher l'utilisation du vote électronique.

Alors que des pays comme les Etats-Unis, le Brésil ou l'Inde votent (exclusivement pour l'Inde) par des machines à voter, d'autres plus proches de nous reviennent en arrière. C'est le cas par exemple des Pays-Bas, qui ont fait voter jusqu'à 90% de leur population sur des machines, et qui privilégient désormais le papier face aux polémiques suscitées par le vote électronique.

Mais en France, malgré un moratoire prononcé de fait en 2008, le vote électronique se prépare à une nouvelle révolution plus dangereuse encore : le vote par internet.

Un peu d'histoire...

C'est après la démission du Général de Gaulle en 1969 que les Etats-Unis ont poussé la France à se doter de machines à voter. L'objectif était officieusement à l'époque d'empêcher les Communistes d'arriver au pouvoir ; les Américains les suspectant d'être capables d'organiser une fraude électorale massive pour y parvenir. Seules quelques communes de Corse et de la périphérie de Paris se sont alors équipées cette année-là, sur ordre du ministère de l'Intérieur.

Depuis, l'article L. 57-1 du Code électoral créé à cette occasion a peu changé. Les communes de plus de 3.500 habitants qui bénéficient d'un feu vert préfectoral peuvent mettre en place le vote électronique, ce qui est le cas d'une soixantaine de villes françaises. 

En 2003, le Ministère de l'Intérieur a suivi les conseils du fabricant hollandais de machines à voter Nedap qui lui promettait, avec des terminaux non-connectés, davantage de sécurité qu'avec un vote centralisé en réseau (il faut cependant noter que ces machines doivent être connectées à Internet une première fois pour les initialiser, et qu'elles sont branchées au courant électrique via lequel il est possible de faire passer des données grâce au CPL). Un document technique d'agrément fut alors publié, auquel ont pu se conformer quelques entreprises spécialisées. C'est Nedap qui raflera la majorité des marchés (PDF).

Mais l'agrément du ministère de l'Intérieur est attribué à des types d'appareils, et non à des modèles précis. Aussi, une autorisation accordée en 2003 est toujours valable pour les machines fabriquées en 2012, lesquelles ne font l'objet d'aucun nouveau contrôle. Il suffit au constructeur de certifier qu'elles sont du même type que celui agréé, pour qu'elles puissent être utilisées. Un trou béant dans le protocole.

En 2008, devant une protestation croissante, la ministre de l'Intérieur Michelle Alliot-Marie a décidé de ne plus accorder de nouvelles autorisations préfectorales, gelant de fait la progression du vote électronique en France. Mais les autorisations déjà délivrées aux communes n'ont pas été annulées, ce qui leur permet encore de faire voter électroniquement.

Chantal Enguehard, maître de conférence au Laboratoire Informatique de Nantes Atlantique (LINA) et experte du vote électronique, nous explique dans l'interview suivant pourquoi l'opacité des machines est vivement critiquée, et critiquable. "Il n'y a aucune manière de vérifier" que le vote compté par la machine est bien celui exprimé par l'électeur, prévient-elle.  

Vers un vote par Internet ?

Malgré les zones d'ombre qui justifient largement le coup d'arrêt donné aux machines à voter en 2008, le vote électronique est encore vu comme une solution d'avenir par les autorités en France. Pire, c'est désormais le vote par Internet qui a les faveurs de l'Etat. 

Les français de l'étranger choisiront d'ailleurs leurs députés par ce biais dès cette année.

Or le vote par Internet pose encore d'autres problèmes majeurs, notamment pour identifier l'électeur, pour s'assurer qu'il ne vote ni sous la pression d'un tiers, ou que l'ordinateur personnel à partir duquel il vote n'est pas infecté par un virus qui modifierait son choix à son insu.

Au début des années 2000, c'est Isabelle Falque-Pierrotin, l'actuelle présidente de la CNIL qui était alors au Conseil d'Etat, qui militait pour le vote par Internet. Le réseau mondial était en pleine expansion et l'idée qu'il était la meilleure réponse possible à tous les problèmes flottait sur une France qui n'avait pas encore connu l'éclatement de la bulle économique et de prise de conscience de certains problèmes, notamment de vie privée, posés par Internet. Feignant d'ignorer les risques engendrés, Mme Falque-Pierrotin plaidait pour que des machines à voter présentes dans les bureaux de vote soient toutes connectées à Internet afin que les votes soient centralisés et sécurisés. Or le succès de Nedap, avorté en 2008, lui a été défavorable.

En tant que présidente de la CNIL, Isabelle Falque-Pierrotin aura certainement à rouvrir le dossier du vote électronique par Internet. Une occasion en or de valider ce qui lui avait été refusé dix ans auparavant.

Quels recours possibles ?

Au bout de la chaine électorale, mais au centre du processus, l'électeur paraît bien démuni devant l'opacité du vote électronique. Sauf à faire partie des abstentionnistes, il lui est impossible de s'y soustraire, le code électoral précisant que les bureaux de vote ne doivent avoir qu'une seule urne. Il est donc impossible de proposer une urne papier aux réfractaires.

Si certains ont appelé à protester auprès des présidents des bureaux de vote concernés, Jean-Didier Graton, le président de l'Observatoire du Vote, nous précise que l'expression d'un simple doute sur le bon déroulement d'un scrutin électronique ne suffit pas à l'électeur pour contester la sincérité des résultats de son bureau de vote. L'action en justice n'a guère plus de chances.

"Le juge électoral (le Conseil Constitutionnel pour les élections nationales, le tribunal administratif et le Conseil d'Etat pour les élections locales, ndlr) ne casse les votes que s'il lui est apporté la preuve formelle qu'il y a eu fraude. Il ne fait pas réaliser d'enquête pour le vérifier", explique-t-il. Or puisqu'il est matériellement impossible de vérifier le déroulement d'un vote avec une machine à voter (contrairement à l'urne traditionnelle) qui doit toujours être transparente et visible pour chaque électeur, il est très difficile voire impossible d'apporter une telle preuve.

Le vote électronique est avant tout un vote de confiance dans le vote électronique. Or l'opacité ne fait rien pour rassurer.

Selon des témoins qui vont jusqu'à évoquer des soupçons de corruption, certains maires s'obstinent à conserver leurs machines, parfois jusqu'à en perdre leur siège face à des électeurs mécontents, sans apporter d'explications à cet attachement viscéral.

Plus grave, le ministère de l'Intérieur que nous avons contacté refuse de fournir la liste des bureaux de vote concernés, comme il le fait systématiquement à ceux qui la demandent, malgré plusieurs saisines de la Commission pour l'Accès aux Documents Administratifs (CADA). La seule liste officieuse disponible est issue d'un relevé réalisé par Chantal Enguehard sur le terrain, et disponible en annexe de l'une de ses publications (PDF). Les cahiers d'évaluation technique des machines à voter, eux, ne commencent à être rendus publics qu'à la suite de plusieurs recours devant le Conseil d'Etat.

La question de la sincérité du vote électronique et de son contrôle n'est pourtant pas anecdotique puisqu'elle concerne entre 1,3 et 1,5 millions d'électeurs, soit deux fois la différence de voix entre Nicolas Sarkozy et François Hollande au premier tour de l'élection présidentielle.

 

Sources : http://www.numerama.com/magazine/22477-presidentielles-enquete-sur-l-incroyable-opacite-du-vote-electronique.html

 

 

Illustration  Acturaton 


Octidi 18 Floréal 220

 

 

12/12/2011

Je n’achète plus d’huitres…

 

Huîtres pour le web.jpg

 

 

Vous vous en foutez et vous avez bien raison. Pourtant j’en mangerai sur la tête d’un banquier mort ! Seulement à deux euros l’huitre ! Plus de treize de nos vieux francs pour une belle de Cancale, d’Arcachon ou de Bouzigues (c’est les nôtres, en bas !), ce n’est plus dans mes cordes.

 

 Ils ne se foutraient pas un peu de notre gueule les marchands de ces délicieux cailloux ? Ben, non ! Parce que des huitres, il y en a beaucoup moins… C’est qu’elle se fait désirer la belle salope !

 

Ah ! Les amours des huitres ! Extraordinaire ! Ça fait rêver. Figurez-vous madame Huitre, aguicheuse. Elle s’ouvre largement comme une starlette en quête de contrat, dévoile ses dedans gracieux, montre même subrepticement quelques portions de nacre délicatement irisé, les plus salopes dévoilent même impudiquement une jolie perle… Et voilà qu’arrive monsieur Huitre. Excité comme un jeune abbé dans un couvent de jeune fille ou un kamize pensant, avant d’appuyer sur le bouton, aux soixante et douze vierges qui l’attendent les cuisses écartées, le string à la main ! Monsieur huitre, il en peut plus. Il prend son pied et balance la fumée dans une extase marine. Madame Huitre, ouverte et offerte, se gave du nuage de jus intime de monsieur Huitre et connait enfin la grande secousse et le fameux petit frisson.

 

Heureuse, elle va couver sa progéniture avec sa belle chair laiteuse des mois sans R. Puis qu’est-ce qu’elle fait quand elle a chié ses lardons madame Huitre ? Qu’est-ce qu’elle fait ? Je vais vous le dire. Je vais vous le dire. Eh ! Oh ! Calmos. Faut pas s’exciter comme ça. Bon. Madame Huitre elle change de sexe ! Elle devient monsieur huitre ! Et monsieur Huitre, qu’est-ce qu’il fait après avoir pris son panard ? Ben, il va pisser, il boit un coup, fume une clope puis il rentre chez sa femme. Comme tout le monde, quoi. Eh bien non ! Monsieur l’huitre, après avoir tiré son coup, il change de sexe ! Putaing ! Le pied les mecs et les meufs, non ? Connaître les deux plaisirs ! Le rêve de tout jouisseur hédoniste…

 

Mais je m’égare. Oui et non. Pas étonnant qu’avec des mœurs pareilles, ces huitres-là se ramassent toutes les maladies honteuses qui passent. C’est comme ça que, jadis, les huitres plates ont chopé une ch’touille qui les a presque toutes flinguées, puis que leurs remplaçantes, les portugaises, ont subit le même sort, remplacées par les japonaises. Et celle-ci sont en train de crever d’une saleté d’herpès ! C’est la nature quoi…

 

Mouais… Sauf que.

 

Sauf que les producteurs d’huitres, ça les emmerdait les huitres laiteuses des mois d’été. Les clients n’aiment pas trop. Hors ils sont nombreux l’été au bord de la mer. Alors Ifremer, organisme de recherche et de régulation des produits de la mer, a fait travailler ses ingénieurs en blouses blanches, payés avec nos sous. Ces braves gens n’ont pas fait de manips génétiques, non. Huitre OGM, ça fait un peu trop craignos… Ils ont travaillé non pas sur les gènes, mais sur les chromosomes. http://www.infogm.org/spip.php?article3767 Ils font niquer une huitre normale « diploïde », à 2n chromosomes avec une huitre anormale « tétraploïdes » à 4n chromosomes, ce qui donne une huitre à 3n chromosomes dite « triploïde ». Et cette « merveille », stérile,  se développe dans n’importe quelle eau, grossit plus vite puisque n’ayant pas à se reproduire, et donc n’a pas la laitance qui n’est pas très vendeuse, est commercialisable toute l’année. La poule aux œufs d’or ! Elles occupent actuellement le tiers du marché.  Les males triploïdes ne sont pas aussi veinards que leurs compères diploïdes normaux : ils sont tués dès qu’ils ont balancé la fumée dans les écloseries !

 

Résultats, pas de brassages génétiques. Toutes les huitres françaises descendent de quelques centaines de géniteurs. Ces huitres débiles n’ont évidemment pas la résistance des sauvages face aux attaques du milieu marin et des virus et germes des côtes. Elles chopent toutes les maladies honteuses… Et les refilent aux autres, les normales, les diploïdes. Voilà pourquoi les huitres « graines » - le naissain – crèvent à 90% ! Et que les huitres atteignent des prix extravagants.

 

Et accessoirement pourquoi je n’achète plus d’huitres après avoir chopé une cagagne…qui m’a permis de me cultiver !

 

 

Duodi 22 Frimaire 220

 

14/09/2011

Les mallettes du père Bourgi

pieds nickelés pognon.jpg
 
 

 

On va vous chanter les mallettes

Les mallettes du père Bourgi

On va vous chanter les mallettes

Les mallettes du père Bourgi

 

Cette fameuse France-Afrique

C’est une sacrée pompe à fric

Y a du pognon dans les mallettes

Les mallettes du père Bourgi

Mais du pognon pas très honnête

Pour de Villepin et Chichi.

 

Mamadou, Fatou, Boubakar

Vous travaillez pour des tocards

Ceux qui vont remplir les mallettes

Les mallettes du père Bourgi

Qui passeront dans les cassettes

De Villepin ou de Chichi.

 

Ces crapules qui vous rackettent

Rois, dictateurs ou présidents

Ont des complices qui les guettent

Ici en France, c’est évident

Pour se gaver de ces mallettes

Qui feront d’eux des présidents

 

Pour « libérer sa conscience »

Bourgi a craché le morceau

Mais sachons que cette balance

Est un grand ami de Sarko

Mais sachons que cette balance

Est un grand ami de Sarko

 

 

Octidi 28 fructidor 219 

 

 Merci à Pellos et Gérard Lenormand

 

25/11/2010

Haïti : les malheurs des bobos achadoptants…

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Le matin, c’est France Inter qui me réveille à 7 heures. Eh oui ! L’habitude malgré Val et Hees. Mais quoi écouter d’autre ? Journée spéciale en direct d’Haïti qu’ils nous préviennent. Et voilà donc que la baveuse de service ouvre son journal non pas sur les milliers de morts du choléra, non pas sur la « disparition » (pas pour tous !) des milliards donnés par la « communauté internationale », non pas sur les pelleteuses qui ne sont pas là pour déblayer la ville, non pas sur l’avidité et la cupidité sans limite des « élites » qui briguent la présidence de ce pays délabré, non, elle ouvre sur…la détresse et le malheur des couples français en mal d’enfants qui se pressent pour achadopter un petit Haïtien ! Pauvres malheureux de bobos et bobosses aux ventres stériles qui voient quelque peu retarder leur volonté de profiter de ces jolis petites têtes brunes et crépues… Tiens, je vous mets un poème de combat datant du tremblement de terre mais toujours d’actualité :

 

 

A vendre

 

 

« Regardez s’ils sont beaux mes enfants d’Haïti !

Vaccinés, tatoués, ils sont sains et gentils,

Même pas le sida, même pas la vérole

Elevés sous la mère, de la bonne bestiole !

Je vous les vends au poids ou bien à l’unité

C’est vous qui choisissez, je ne suis pas buté.

Les bébés sont plus chers, les ados sont en solde,

S’ils n’ont pas de dossiers, je vous les passe en fraude

Car de toute façon, c’est exact, je l’avoue

Ici c’est le foutoir, ils seront mieux chez vous »

Dans les boites à bruits, les étranges lucarnes

La mort ne fait plus vendre : c’est laid, ça pue la carne,

Faut se renouveler, susciter l’émotion,

Ce qui se vend, Kiki, c’est les trucs d’adoption !

Regardez-les gueuler tous ces achadoptants !

Ils les veulent ces gosses ! Ils ont payé comptant !

Ils ont les couilles en deuil et les ovaires sèches

Mais en veulent pourtant de la bonne chair fraiche.

Sûr qu’ils vont les aimer ces jolies têtes brunes

Sûr qu’ils vont les sortir de leur triste infortune

Mais en les arrachant au trou du cataclysme

Est-ce pour ces enfants ? Ou bien par égoïsme ?

 

 

Et pourtant… Et pourtant, le sort de ces enfants,

Bien que déracinés, est plutôt triomphant

Lorsque l’on le compare à l’horreur intrinsèque

De ces enfants esclaves appelés « restaveks ».

Pauvres parmi les pauvres, vendus par leurs parents

A des un peu moins pauvres ou bien au plus offrant

Dès l’âge de quatre ans. Ils sont bêtes de somme,

Domestiques gratuits, objets de baisodrome,

Esclaves sexuels, tristes souffre-douleurs

D’une société insensible à leurs pleurs.

Mal nourris, maltraités, mal logés, mal aimés

Les « restavek » sont là pour se taire et trimer,

Toujours premiers levés, toujours derniers couchés…

Toujours frotter, laver, astiquer, éplucher…

Leurs mains en sont usées, élimées et meurtries…

Leurs épaules voûtées, leur pauvre peau flétrie…

Et dans leurs yeux baissés se cache la souffrance

Qui accable toujours les êtres sans défense.

S’ils peuvent échapper à leur « famille d’accueil »

Leur liberté gagnée reste du trompe-l’œil :

Ils seront « kokorats » (parasites en créole) ;

Mendiants, gosses de rue, les gangs sont leur école.

Alors la compassion, la générosité

Envers ce peuple ami que la calamité

Vient une fois de plus de jeter dans le deuil

Les quelques sous sortis de notre portefeuilles

Seront enfin utiles aux enfants d’Haïti

Lorsque ces « traditions » seront anéanties.

 

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03/09/2010

Hommage à Woerth, parce qu'il le vaut bien !

 

 

Si tu peux tout promettre sans jamais rien tenir

Si tu peux magouiller sans peur de te salir

Si tu peux, méprisant, humilier l'adversaire

Et si tu es capable de tuer père et mère,

 

Si tu peux t'engraisser sur le dos des plus faibles

Protéger tes amis lorsqu'ils pillent la plèbe

Et priver l'ouvrier du plus petit bénef

Tout en léchant le cul des patrons du Medef

 

Si tu peux trafiquer en restant populaire

Pressurer l'ouvrier plutôt que l'actionnaire,

Si tu peux générer les plus basses actions

Tant qu'elles multiplient ton tas de stock-options

 

Si avec les puissants tu sais te montrer veule,

Leur rendre des services et bien fermer ta gueule

Et puis lécher les bottes de tous les bons à rien

Espérant gentiment ta pâtée comme un chien,

 

Si tu peux sans vergogne renier ta parole

Trimbaler à ton cul des tas de casseroles

Si tu peux sans déchoir, sans peur de t'avilir,

Et la main sur le cœur dénoncer et trahir,

 

Alors tu pourras vivre sans honneur et sans gloire

Te vautrer dans la boue sans jamais t'émouvoir

Enfiler tes semblables par tous tes orifices,

Tu seras Sarkoziste mon fils.

 

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L’Iranienne Sakineh Mohammadi Ashtiani pourrait être mise à mort pour adultère dans les jours qui viennent, mais deux hommes peuvent encore lui sauver la vie : les chefs d'état du Brésil et de la Turquie.

 

Pour tenter de la SAUVER cliquez

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Appel du 14 juillet pour

UNE JUSTICE INDEPENDANTE

 

02/09/2010

Au bistro de la Toile : le chomdu baisse? Tè! Mon cul !

chimulus bistrot.jpg

 

- Eh! Victor, tu les a entendus, il paraît que le chômage a baissé! De zéro virgule quelque chose seulement, mais paraît que c'est un signe. ils sont tout de même dans les trois millions « officiels »…

- …et bien le double en réalité si tu prends en compte le temps de non travail obligé de ceux qui sont à mi-temps, ceux qui sont rayés des listes pour des raisons obscures et autres.

Le chomdu, Loulle, ce n’est pas une fatalité, ce n’est pas un résultat de la « crise », c’est voulu et planifié par les « économistes distingués » et leurs marionnettes politiques. Ces fumiers ont même un nom pour qualifier le taux de chomage « optimal », ils appellent ça le « NAIRU » ( Non Accelerating Inflation Rate of Unemployment), en français, «taux de chômage non accélérateur d'inflation».

Un taux qui repose sur deux piliers fondamentaux : la pression sur le marché de l'emploi par le chômage (qui favorise le gel sinon la baisse des salaires ainsi que la précarisation et la dérèglementation du travail), et la soi-disant lutte contre l'inflation. Son taux généralement retenu étant fixé à… 8%. Son principe actif en est la peur et le chômage n'en est qu'un moyen, sans doute le plus efficace. Cette définition est tirée du glossaire d'un très officiel rapport du Sénat. En fait, le chômage n'est rien d’autre qu'une variable d'ajustement économique au service du politique. A l'heure où les discours vont dans le sens d'une culpabilisation toujours plus stigmatisante d'un chômeur supposé responsable de sa situation, profiteur ou fraudeur, il y a de quoi avoir les aliboffis qui gonflent…

- Tu veux dire que les chômeurs sont indispensables à tous ces gouvernements de droite pour maintenir les salaires au plus bas ?

- T’as tout compris Loulle. Crois-moi : bien que tous les charlots qui nous gouvernent fassent mine de mettre la lutte contre le chômage à la première place de leurs préoccupations, ils font en vérité tout le contraire parce que le «plein emploi» est le pire ennemi des profits. C'est pour cela qu'on n'est pas prêts d'en voir un jour la couleur, et que le chômage de masse a encore de beaux jours devant lui !

- …teng ! Quel ramassis de crevures. Tè ! on va boire un coup pour oublier…

Merci à Chimulus

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L’Iranienne Sakineh Mohammadi Ashtiani pourrait être mise à mort pour adultère dans les jours qui viennent, mais deux hommes peuvent encore lui sauver la vie : les chefs d'état du Brésil et de la Turquie.

 

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Appel du 14 juillet pour

UNE JUSTICE INDEPENDANTE

 

31/08/2010

Deux poids, deux mesures. Selon que vous serez puissants ou misérables…

 

Bettencourt, les héritiers de César et autres gros bourrés de thunes du « premier cercle » (c’est ainsi ,qu’on nomme la mafia qui tire les ficelles des sarko-trafiquants), mais aussi, à un niveau plus gagne-petit somme toute, les fouteux, tennisites,  chauffeurs de bouts de fer rapides, pousseurs de goualantes, etc. peuvent se vautrer dans tous les détournements fiscaux. Ils ne risquent rien !

 

Les gros producteurs de bananes, bourrés aux subventions, main dans la main avec les multinationales fabricants de mort par pesticide et autres saloperies, ont empoisonnés des milliers et des milliers de Martiniquais. Avec la complicité passive des pouvoirs publics français. Ils ne risquent rien.

 

Les uns crèvent, les autres s’engraissent. Deux poids, deux mesures, comme toujours.

 

La règle générale est que pour les dirigeants et les organisations du pouvoir économique, on laisse la liberté totale de s'enrichir en exploitant et en détruisant des vies par la misère ou la pollution. On leur accorde aussi la liberté de détruire la nature, les forêts, les paysages, la biodiversité, condamnant du même coup notre avenir et celui des générations futures, perpétrant ainsi un crime contre l'humanité et contre le monde vivant dans son ensemble.

 

Pour les autres, pour le petit contribuable soupçonné d'avoir fraudé le fisc d'une somme dérisoire, pour le contrevenant au code de la route ou à l'une des nombreuses réglementations s'appliquant au citoyen ordinaire, on prévoit des peines rigoureuses et des agents administratifs efficaces et en grand nombre. Et pas de Woerth pour leur arranger le coup.

 

 Aux uns, on accorde toujours plus de "déréglementation" et de "libéralisme", voire de « compréhension » si leurs magouilles dépassent lesz bornes. Pour les autres, on prévoit une réglementation toujours plus abondante et contraignante.

 

Ainsi le citoyen ordinaire doit avoir un pot catalytique sur sa voiture, il doit passer un contrôle technique pour avoir un véhicule sûr et non-polluant. Il doit trier ses déchets.

 

Dans le même temps, les normes de pollution industrielle sont laxistes, les transporteurs routiers font rouler au-delà des heures réglementaires des camions polluants et dangereux, et les armateurs font circuler des poubelles flottantes sur les océans.

 

 Le citoyen doit respecter des normes scrupuleuses pour obtenir le permis de construire de sa maison, alors que l'industriel peut enlaidir l'environnement avec ses usines ou ses hypermarchés construits au moindre coût et donc sans aucun soucis d'esthétique ou d'intégration dans l'environnement.

 

Le citoyen ordinaire ne doit pas non plus causer de nuisances sonores, alors que les entreprises de travaux publics peuvent empoisonner librement la vie des personnes avec le bruit de leurs machines de chantier.

 

De même, la vente de drogue par des petits trafiquants est sévèrement réprimandée, mais les industries agroalimentaires et pharmaceutiques ont toute la liberté d'empoisonner des populations entières avec:

- les tranquillisants et les somnifères dont l'effet d'accoutumance est similaire aux drogues dures ;

- les médicaments aux effets secondaires reconnus ;

- les pesticides répandus dans l'environnement et dans l'eau ;

- les produits chimiques cancérigènes présents dans l'alimentation ;

- les viandes frelatées et saturées en hormones, antibiotiques, et anxiolytiques ;

- les OGM dont l'innocuité est loin d'être prouvée. 

 

Selon que vous serez…

 

 

 

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Appel du 14 juillet pour

UNE JUSTICE INDEPENDANTE

 

02/07/2010

30 millions pris dans nos poches pour Betancourt... U.M.P. = Unis pour Manger les Pauvres

 

 

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Si tu peux tout promettre sans jamais rien tenir

Si tu peux magouiller sans peur de te salir

Si tu peux, méprisant, humilier l’adversaire

Et si tu es capable de tuer père et mère,

 

Si tu peux t’engraisser sur le dos des plus faibles

Protéger tes amis lorsqu’ils pillent la plèbe

Et priver l’ouvrier du plus petit bénef

Tout en léchant le cul des patrons du Medef

 

Si tu peux trafiquer en restant populaire

Pressurer l’ouvrier plutôt que l’actionnaire,

Si tu peux générer les plus basses actions

Tant qu’elles multiplient ton tas de stock-options

 

Si avec les puissants tu sais te montrer veule,

Leur rendre des services et bien fermer ta gueule

Et puis lécher les bottes de tous les bons à rien

Espérant gentiment ta pâtée comme un chien,

 

Si tu peux sans vergogne renier ta parole

Trimbaler à ton cul des tas de casseroles

Si tu peux sans déchoir, sans peur de t’avilir,

Et la main sur le cœur dénoncer et trahir,

 

Alors tu pourras vivre sans honneur et sans gloire

Te vautrer dans la boue sans jamais t’émouvoir

Enfiler tes semblables par tous tes orifices,

Tu seras Hue-aime-pets mon fils.

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08/06/2010

Sous le soleil printanier, les sarko-saloperies continuent !


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Qu’est-ce qui a foutu le bordel il y a deux ans aux Zuessa puis dans le reste du monde ? Les « subprimes », c'est-à-dire la possibilité donnée aux banques de noyer leurs créances immobilières pourries, en les « titrisant » (en les incluant dans des « titres », des « obligations » vendues ensuite sur le « marché »). C’est ainsi que des épargnants du Crédit Agricole, de la Société générale et autres se sont trouvées propriétaires, à travers des sicav ou des fonds de placements, de ces créances véreuses jusqu’à l’os.


Notre génie national, Sarko 1er, s’était alors vertement élevé contre ces manières de faire : « Ce qu’on appelle la titrisation, c'est-à-dire que chaque jour les banques (étazuniennes) consentaient un prêt immobilier à 10 heures, le revendaient à 17 heures, prenaient la commission, le déstockaient. »


Non mais ! Pas de ça chez nous ! qu’il avait proclamé notre père-la-vertu-financière.


Mouais… Le travail de sape du lobby des banques a eu raison de la fière « détermination » de Microlax 1er. Le projet de loi « Régulation bancaire et financière » porté par Lagarde et qui sera débattu cette semaine à l’Assemblée dit pourtant tout le contraire des bonnes résolutions sarkoziennes. Son chapitre V crée en effet les « Sociétés de financement de l’habitat » à travers lesquelles les banques auront la possibilité, contre des obligations, de céder leurs créances immobilières, par paquets, aux compagnies d’assurances et aux sicav. Dès lors, elles ne seront plus directement responsables des mauvais payeurs. Leurs mauvaises créances n’apparaissant plus dans leur bilan, elles seront incitées à prêter sans beaucoup de discernement… C’est ni plus ni moins que la titrisation à l’américaine que dénonçait Sarko !


Et dire que la presse léche-cul a pourri Martine Aubry pour avoir osé comparer l’Axe de la galaxie - ce génie qui a triplé le déficit et plombé la dette de 750 milliards d’euros - à Maadoff ! C’est désobligeant pour Maadoff : celui-ci n’a volé que les riches, alors que les saloperies sarkoziennes volent avant tout les pauvres…


Sources : Marianne n°685

 

04/03/2010

Pendant la tempête, les sarko-saloperies continuent : enterrer les « affaires ».

 

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Ah ! En voilà une belle promesse électorale du candidat Sarko que le président Sarko va tenir ! Le pouvoir d’achat ? Tè fumes. Le 30 août 2007 devant les patrons du Medef – ceux qui tirent les ficelles qui font bouger la marionnette – l’Axe de la Pensée Universelle a promis : «La pénalisation de notre droit des affaires est une grave erreur. Je veux y mettre un terme.» Sa ministre de la justice de l'époque, Rachida Dati, avait renchéri: «Le constat a été fait de longue date d'un risque pénal excessif. Ce risque entrave l'action économique.»

 

la tache qui rit.jpgEh bien le président Sarko est en train de tenir cette promesse « berlusconienne » : supprimer pratiquement toute possibilité de poursuivre les crapules en col blanc qui commettent à tire-larigot ce qu’on appelle des abus de biens sociaux (en français des magouilles qui permettent à des patrons et des dirigeants de confondre la caisse de l’entreprise avec leur portefeuille personnel, volant ainsi leurs salariés mais aussi les organismes sociaux et l’Etat).

 

Comment faire ? La voie choisie par les sarko-trafiquants est de tailler dans le régime particulier de la prescription (le délai au-delà duquel une action en justice ne peut plus être intentée) de ce genre d'infractions. Son projet prévoit que tout délit financier serait prescrit six ans après la date où l'infraction a été commise et ce «quelle que soit la date à laquelle elle a été constatée». Actuellement, concernant ces «abus de biens sociaux» (A.B.S. - l’essentiel de la délinquance en col blanc), la prescription est de dix ans et démarre au moment où les faits sont dénoncés – et non pas au moment où l'infraction est commise, comme pour la plupart des délits. Ce régime particulier est lié au fait que ce type de délit est difficile à détecter, les grosses boites qui s’y vautrent ayant à leur disposition des armadas d’experts-comptables rompus à l’art de la dissimulation. Ainsi avec la « réforme » sarkozienne qui s’annonce, l’essentiel de ces A.B.S. mais aussi les délits financiers passeront à la trappe. Autrement dit tout est fait pour assurer l’impunité des criminels en col blanc.

 

Ceci parachèvera la suppression de fait de la justice financière à travers le démantèlement des pôles financiers. Ainsi le pôle financier  de Nanterre - celui-là même qui enquêtait sur le Conseil général des Hauts-de-Seine, un temps présidé par le ci-devant Sarkozy de Nagy Bosca Nicolas – a vu le nombre de ses juges d’instructions passer de neuf à trois (plus un demi !) Quant aux enquêtes qui leurs sont dévolues, elles touchent à des affaires de carte bleues volés ou de chèques bidon. Plus aucune affaire d’envergure. Serait-ce que les cols blancs se seraient acheté une conduite ? C’est plutôt que les enquêtes sont liberteegalitevaselineld3.gifmaintenant traitées sous le régime quasi discrétionnaire de « l’enquête préliminaire », c’est-à-dire sous la responsabilité exclusive des procureurs, donc du pouvoir exécutif. Ainsi, ce pouvoir peut, selon ses accointances, ses intérêts, ses amitiés, ses inimitiés, enterrer une affaire ou au contraire lui donner un relief particulier.

 

Ce système de mise hors les rigueurs de la loi des délinquants encravatés, complété par la suppression de ces fouille-merde que sont les juges d’instruction va être abondamment fêté au champagne par les amis du Fouquet’s !

 

Et kékondi le Medef ? Kékondi ? Merci Sarko !

 

 

 

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15/05/2009

En buvant mon pastaga : les embrouilles des empoisonneurs !

Cote-de-boeuf.jpg- Eh ! Vous l’avez vu la Roselyne, évanescente et rose comme de la barbe à papa, lancer sa grande étude sur la bouffe qui portera sur les habitudes de gamelle de 500.000 Français ! Puteng ! Faudra lui dire ce qu’on bouffe, quand on le bouffe, avec qui, probablement comment on le cague ainsi que la couleur, la consistance et le fumet des derniers instants des productions de l’industrie agroalimentaire !

- Tu t’inscris toi Loule ?

- Si elle me paie la gamelle la Roselyne, pourquoi pas ! Et surtout si elle favorise l’utilisation du pastaga comme désinfectant pour la flotte !

- T’es bien un mastroquet, Loule ! Y a que le pognon qui compte pour toi.

- Non Victor, si je le fais, ce sera pour la Science ! C’est pour notre santé que ces braves gens se décarcassent ! Dans la foulée, ils sont en train de créer une Fondation, « la Fondation Française pour l'Alimentation et la Santé". Paraît même qu’elle regroupera les plus grosses têtes du milieu de la bouffe.

- Ben voyons ! Cette « fondation », Loule, c’est une création de l’I.F.N., l’Institut Français de la Nutrition, lui même faux-nez de l’ANIA, autrement dit le syndicat des industries agroalimentaire.

JO gras.jpgcurechémacdo.jpg- Bien compliqué tout ça…

- C’est voulu Loule ! C’est voulu ! C’est pour embrouiller et donner un côté altruisme, soucieux du bien-être et de la santé des gens à un machin qui n’est en fait qu’un groupe de pression, un lobbie de plus pour faire passer les lois qui arrangent les producteurs de malbouffe. Tu sais qui il y a dans ces machins ? Nestlé, Danone, Coca Cola ainsi que tous les fabricants de plats touts prêts, sous-vide, congelés, surgelés, sans oublier les grands sucriers, les fabricants de barres chocolatés, chips hydrogénés et autres saloperies. Bref, tous ceux qui sont en grande partie responsables de l’obésité, du diabète, des maladies cardio-vasculaires et de certains cancers. Et tu sais pourquoi ces gougnafiers mettent en route cette grosse machine ?

- Ben… Dis-nous Victor.

- Pour torpiller – à travers des études « scientifiques » biaisées, des « communications », des pressions auprès des élus - l’instauration de cette fameuse taxe « malbouffe » qui leur fait tant peur. Cette taxe qui – si elle passe – fera passer la TVA de 5,5 à 19,6% sur tous les produits trop sucrés, trop salés, trop gras !

- Puteng ! Qué mafia… Tè ! Je mets ma tournée. Faut boire pour oublier…

- A la nôtre !




24/11/2008

Sarko, marionnette du Medef


Ah puteng ! On va pas se laisser abattre. Y a plus de parti d’opposition « de gouvernement » ? Y a plus (presque plus !) de presse qui ne soit à plat ventre ? Il reste…nous ! Enfin, disons tout ce qu’il se publie sur la Toile et qui échappe encore ( pour combien de temps ?) aux gros ciseaux d’Anastasie ! Alors on ne va pas se gêner !

Gueulons ! Raillons ! Dénonçons ! Personne ne nous paie, nous ne sommes donc à la solde de personne ! Alors à l’attaque ! Sabre au clair, camarades flibustiers du net !

Tè ! Pendant la bouffonnerie socialo, les sarkosaloperies continuent !

On a encore dans l’oreille les accents jaurèssiens du sobre-comandante Sarko pourfendant les patrons voyous et lançant une lutte sans merci contre les paradis fiscaux. Une réforme devait rapidement être mise sur pieds pour cela. Tremblez, patrons voyous qui transférez vos bénefs dans des pays accueillants - simplement européens, pas besoin d’aller loin, comme la l’Irlande, Hollande ou le Luxembourg – afin de ne pas payer d’impôts. Sarko, le « Monsieur Propre » de l’Elysée, va karchériser vos bénefs mal placés !

La combine, lorsque l’on est une grosse pointure de l’industrie, s’appelle les « prix de transferts », une magouille légale qui permet de diminuer considérablement l’impôt à payer en jouant sur les différences de législations fiscales dans le simple cadre de l’union européenne.

Le mécanisme est le suivant : - la société Jean-Profite S.A. fabrique dans ses usines françaises un lot de produits, par exemple des machines à arquer les bananes, ces merveilles qui font la fierté de la technologie nationale ! Elle vend ces machines avec une marge infime à une de ses succursales (une boite à lettre suffit) en Irlande. Jean-Profite S.A. paiera en France l’impôt sur des bénéfices quasi inexistants. Mais sa filiale, depuis l’Irlande, va vendre les fameuses machines à arquer les bananes dans toute l’Europe et au-delà, avec de solides bénéfices. Elle ne sera imposée qu’à 12,5% en Irlande contre 35% en France. Elle vole donc légalement à l’Etat français, c’est-à-dire à nous, 22,5%…

Tous les gros pourris du Medef font ça ! Ça représente des sommes colossales qui combleraient largement le déficit du budget, le trou de la sécu et qui permettraient de diminuer la dette.

sarko-grimace.jpgL’article spécifique à ce problème que le Sobre-commandante Sarko projetait d’inclure dans la loi des finances rectificatives de 2008 (qu’adoptera le Parlement le 17 décembre) tendait à faire en sorte que les services fiscaux puissent enfin mettre leur nez dans ces magouilles.

Que croyez vous qu’il se passât ? Le Medef est passé par là et les services de Bercy…ont tout simplement mis à la poubelle l’article en question !

C’était la rubrique : Sarko, marionnette du Medef.