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26/01/2016

La Chine accédant au statut « Économie de marché » : 3 millions de chômeurs de plus en Europe. Aux fous !

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L'idiot du village, le fada, le nessi, le fadoli, le babet, le simplet, bref le couillon, vous connaissez tous. C'est celui dont on se moque, que l'on ne respecte pas, à qui l'on donne des coups de tatanes en douce. Celui dont on n'a pas peur ! Qui ne se défend pas. Qui rie même stupidement avec ceux qui le tourmentent. Eh bien dans le village planétaire, le fada, l'imbécile heureux, c'est l'Europe !

 

L'Europe que se farcit avec une naïveté confondante - au prix de sa civilisation ! - les millions de « réfugiés » qui fuient des pays où sévissent la guerre ou les dictatures. Guerres fomentées, dictatures longtemps soutenues par qui ? Par les États-Unis. Les Yankees sèment la merde et nous récoltons les estrons...

 

Mais ce n'est pas tout. Nous sommes aussi le calu, l'idiot, le fadoli ,au niveau économique. La commission européenne a ouvert ces derniers jours, discrètement comme toujours, des négociations en vue de concéder à la Chine le statut « d'économie de marché ».

 

Késako? La Chine, membre depuis 2001 de l’OMC, pourrait accéder d’ici fin 2016 au statut d’économie de marché. Un statut qui empêcherait tout pays membre de l’OMC de lui opposer des mesures anti-dumping ! Bonjour les dégâts...

 

Actuellement, la Chine est considérée comme une « économie non marchande ». Subventions d’État aux entreprises chinoises, absence de concurrence, obligations des entreprises étrangères de s’associer avec des entreprises chinoises pour s’implanter en Chine, etc.. Mais si elle obtient le statut « d'économie de marché », il ne sera plus possible d'utiliser contre elle l'arsenal des outils de défense commerciale. Et notamment des mesures anti-dumping commercial et social.

 

Il y a, dans la Commission européenne, un certain nombre de fonctionnaires et d’idéologues qui sont pour l'attribution de ce statut à la Chine. À quoi jouent-ils ? Qui les soudoie ? Quels intérêts défendent-ils ? Est-ce que l’on veut que l’Europe soit l’idiot du village planétaire en étant la seule à respecter les règles ? Et puis quelle naïveté des tenants de ce changement de statut qui n’hésitent pas à dire que « ça encouragerait la Chine à se réformer ». Ben voyons... Qui va croire ça ? Leur argument principal est d'une niaiserie confondante : certaines personnes à la Commission pensent que la Chine va déverser sur l’Europe des millions et des milliards. C'est d'ailleurs ce que la Chine veut faire croire. Les industriels européens peuvent trembler... Ils sont d'ailleurs très inquiets.

 

L'Europe – cette grosse larve molle - est seule à céder aux pressions de Pékin. Le Japon, le Canada ou l’Inde sont tous opposés à cette idée. Même les États-Unis n'y sont pas favorables ! États-Unis, chantre de l'ultra-libéralisme qui, soit dit en passant, sont tout ce qu'il y a de protectionnistes ! Ainsi l'Union européenne laisse 80 % de ses marchés ouverts au « libre-échange » tandis que les États-Unis n'en ont que 40 % ! Par le « Buy American Act », le secteur public est réservé aux entreprises étazuniennes. Faites ce que je dis et pas ce que je fais... Les Yankees sont avant tout pragmatiques : libéraux ou protectionnistes selon leurs intérêts...

 

En France, on craint le porc allemand. On va « apprécier » le porc chinois à quelques centimes le kilo ! Et que dire de l'acier chinois qui – la Chine voyant sa croissance ralentir – va foutre en l'air ce que l'Indien Mittal a encore laissé aux Européens...

 

Alors, Mesdames et Messieurs les têtes d’œufs de la Commission européenne, entre 2 et 3 millions de chômeurs de plus dans l'Union, ça ne vous défrise pas ?


Photo X - Droits réservés

30/08/2011

Les marchés pour les nuls : La crise des ânes

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Je viens de recevoir cette perle savoureuse au courriel. Je vous en fais profiter :

« Un homme portant cravate se présenta un jour dans un village. Monté sur une caisse, il cria à qui voulait l'entendre qu'il achèterait cash 100 euros l'unité tous les ânes qu'on lui proposerait. Les paysans le trouvaient bien un peu étrange mais son prix était très intéressant et ceux qui topaient avec lui repartaient le portefeuille rebondi, la mine réjouie. Il revint le lendemain et offrit cette fois 150 euros par tête, et là encore une grande partie des habitants lui vendirent leurs bêtes. Les jours suivants, il offrit 300 euros et ceux qui ne l'avaient pas encore fait vendirent les derniers ânes existants.

Constatant qu'il n'en restait plus un seul, il fit savoir qu'il reviendrait les acheter 500 euros dans huit jours et il quitta le village.

Le lendemain, il confia à son associé le troupeau qu'il venait d'acheter et l'envoya dans ce même village avec ordre de revendre les bêtes 400 euros l'unité. Face à la possibilité de faire un bénéfice de 100 euros dès la semaine suivante, tous les villageois rachetèrent leur âne quatre fois le prix qu'ils l'avaient vendu et pour ce faire, tous empruntèrent.

Comme il fallait s'y attendre, les deux hommes d'affaire s'en allèrent prendre des vacances méritées dans un paradis fiscal et tous les villageois se retrouvèrent avec des ânes sans valeur, endettés jusqu'au cou, ruinés.

Les malheureux tentèrent vainement de les revendre pour rembourser leur emprunt. Le cours de l'âne s'effondra. Les animaux furent saisis puis loués à leurs précédents propriétaires par le banquier. Celui-ci pourtant s'en alla pleurer auprès du maire en expliquant que s'il ne rentrait pas dans ses fonds, il serait ruiné lui aussi et devrait exiger le remboursement immédiat de tous les prêts accordés à la commune.

Pour éviter ce désastre, le Maire, au lieu de donner de l'argent aux habitants du village pour qu'ils paient leurs dettes, le donna au banquier, ami intime  et premier adjoint, soit dit en passant. Or celui-ci, après avoir rétabli sa trésorerie, ne fit pas pour autant un trait sur les dettes des villageois ni sur celles de la commune et tous se trouvèrent proches du surendettement.

Voyant sa note en passe d'être dégradée et pris à la gorge par les taux d'intérêts, la commune demanda l'aide des communes voisines, mais ces dernières lui répondirent qu'elles ne pouvaient en aucun cas l'aider car elles avaient connu les mêmes infortunes.

Sur les conseils avisés et désintéressés du banquier, toutes décidèrent de réduire leurs dépenses: moins d'argent pour les écoles, pour les programmes sociaux, la voirie, la police municipale... On repoussa l'âge de départ à la retraite, on supprima des postes d'employés communaux, on baissa les salaires et parallèlement on augmenta les impôts. C'était, disait-on, inévitable mais on promit de moraliser ce scandaleux commerce des ânes.

Cette bien triste histoire prend tout son sel, quand on sait que le banquier et les deux escrocs sont frères et vivent ensemble sur une île des Bermudes, achetée à la sueur de leur front. On les appelle les frères Marchés.

Très généreusement, ils ont promis de subventionner la campagne électorale des maires sortants.


Cette histoire n'est toutefois pas finie car on ignore ce que firent les villageois. Et vous, qu'auriez-vous fait à leur place? Que ferez-vous ? »

 

Tridi 13 fructidor 219

 

Illustration X – Droits réservés 

12/05/2010

Kevin-Georges Marché nous parle !

 

 

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"Salut les clampins ! Je m’appelle Kevin-Georges. Kevin-Georges Marché ! Avec mes frangins Stephen-Bankster Marché, Tony-Hedge-Fund Marché, Jimmy-Insurance Marché, Jef-Notation-Agency Marché et le grand Jeremy-Trader Marché on se la pète au champagne comme jamais ! On se goinfre que vous pouvez pas savoir. Faut dire que pour vous le mettre sans vaseline, on est les meilleurs. Champions du monde !!! Et ça fait deux fois en moins de deux ans ! Attendez : vous êtres tellement cons, que ne pas vous enculer, ce ne serait pas raisonnable.

 

Tiens. On s’est arrangé pour foutre la merde en Grèce, maillon faible de la zone euro. Ceci en jouant à la fois sur le dénigrement de la dette des buveurs d’ouzo pour faire monter les taux d’intérêt, et sur le prix de l’assurance garantissant ces dettes. Gagnants à tous les coups ! On en a acheté tant qu’on pouvait de ces dettes pourries des bouffeurs de moussaka. Et ça a foutu la panique au-delà de toutes nos espérances. La walkyrie Merkel ne voulant pas casquer malgré les pétards mouillés du nain dressé tous ergots dehors sur son tas de fumier, ça s’est enlisé… Alors, nous, la famille Marché, on a appuyé le pied sur la tronche de la pauvre Hellène jusqu’à ce qu’elle suffoque. On leur à joué le grand air du Titanic : toutes les bourses qu’on a fait plonger sciemment, et consciemment. Alors on a acheté à vil prix de belles en bonnes actions à côté des dettes d’états. Les autres pichepois de la zone euros se sont alors estrassés l’oignon pour sortir leur bel et bon pognon. 750 milliards qu’ils ont sortis ! Enfin, qu’ils ont mis en caution…des dettes pourries non seulement de la Grèce, mais de tous les autres Pigs de l’Europe ! Même Trichet – quel beau nom pour un banquier ! – a bouffé son chapeau en acceptant que la Banque centrale européenne achète directement les créances les plus pourries ! Autrement dit, pour nous, c’est une assurance tous risques : la garantie des états pour les dettes à venir, et on va refourguer les sacs de merde de la dette grecque, portos on espanche à la BCE qui s’est engagé à les racheter ! C’est-y pas beau ça ! Eh ! Vous avez vu la bourse ? En quelques heures, on vient de se gaver ! On est pas des cadors dans le genre ruffians dans la famille Marché ?

 

Hardi les mecs ! Mettez-vous en rang, tournez-vous, cambrez vos culs en offrande et ouvrez les miches ! On va vous enfiler avec toute la RIGUEUR voulue ! C’est très bon ca pour « spieler » à nouveau sur l’euro. Car la rigueur qui va vous étrangler, pauv’cons, va encore alimenter l’écart entre les pays qui triment comme l’Allemagne et ses voisins de la zone euro/mark comme la Finlande, les Pays-Bas ou l’Autriche, et ceux qui glandent, nos excellents clients et  amis les PIGS (Portugal, Espagne et Grèce), la France elle-même reste le cul entre deux chaises. Le grand écart de l'euro-groupe est à tout les coups intenable, et ce n’est pas l’embryon de "gouvernement économique" annoncé à grand renfort de communiqués triomphants qui y changera quelque chose.

D’abord, qu’est-ce qui a été décidé à Bruxelles le 10 mai ? Je vais vous le dire :

Première étape : les Etats d’Europe du sud doivent emprunter sur les marchés internationaux des centaines de milliards d’euros.

Deuxième étape : les banques privées achètent ces obligations des Etats d’Europe du sud. C’est le marché primaire.

Troisième étape : les banques privées de ces Etats du sud refourguent ces obligations pourries à la Banque Centrale Européenne. C’est le marché secondaire.

Bilan de l’opération : Les banques privées vont gagner des milliards d’euros ! Et la BCE sera plombée pendant des années par ces dettes de merde.

Et kikiva casquer à la fin ? Et kikiva y laisser ses couilles ? Ben vous bien sûr. Vous les CONtribuables, vous les CONsommateurs. A nous les thunes, à nous les femmes siliconées qui pètent dans la soie, à vous le chômage, les retraites de merde, les conditions de travail dégueulasses, la privatisation des parties les plus juteuses des services publics, l’abandon des avancées sociales…

Quoi ? Qu’est-ce que j’entends ? Le peuple risque de se révolter ? Ttsss… Allons, allons. On leur donne des jeux au peuple : le foot, le tiercé, le loto, etc. Ils préfèrent mettre le peu de pognon qu’on leur laisse là que dans leur gamelle, alors… Et puis, qui est-ce qui tient la Force : les flics, l’armée ? Ben c’est nous évidemment à travers nos marionnettes genre Sarko, Merkel ou Berlusconi. Vous les avez élus ? Alors vous fermez vos gueules. Pinochet, ça ne vous dit rien ? Les plus cocus, ce sont tout de même vous, les Français : vous avez voté contre la constitution européenne où toutes nos embrouilles existaient en filigrane, puis vous avez voté pour notre pote du Fouquet’s qui vous a refilé le même plat, à l’insu de votre plein gré !

Cocus, battus, contents…

Allez, la famille Marché débouche une autre boutanche de Champ’, vous rote dans la gueule et vous endoffe profond sans vaseline !"

 

 

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Si vous trouvez quelque intérêt à mes élucubrations:

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