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26/10/2015

La kalach ou le tarpé ? Et si on regardait les choses en face ?

 

kalashnikov croisées.jpg

Deux gosses de 15 printemps et un mec de 22 balais massacrés dans les quartiers Nord de Marseille. La routine quoi. Encore une fois, Marseille est montré comme Chicago au joyeux temps de la prohibition. La ville où l’on défouraille comme l’on galéje. La ville où les différents se règlent à la kalach. Par ailleurs, cette ville est souvent citée comme un modèle d’intégration, de vie (presque) harmonieuse parmi une population traditionnellement cosmopolite. Paradoxe mais réalité.

 

Il n’empêche que les règlements de comptes se multiplient, voire se banalisent. Le moindre différent se règle au calibre et – escalade – à la kalachnikov. Les flics font ce qu’ils peuvent, c’est-à-dire pas grand-chose. Cette ambiance de far-west est sous tendue par deux choses : - le chômage à haute dose qui sévit dans les quartiers dits sensibles de cette ville pauvre, avec pour conséquence la nécessité d’une économie parallèle, en l’occurrence - le trafic de drogues, essentiellement de shit (cannabis).

 

Ce trafic est parfaitement organisé avec les gros bonnets (n’habitant pas surtarpé.jpg place mais de luxueuses demeures au soleil), les pourvoyeurs qui remontent la drogue depuis le Maroc où elle est cultivée, soit en grosses bagnoles, soit planquée dans des cargaisons de poids lourds, les revendeurs (dealers) dans les citées, les « nourrices » qui logent les stocks, les choufs (guetteurs) des minots généralement qui surveillent l’éventuelle venue des flics, les rabatteurs de clients. Tout ça croque plus ou moins selon la place dans la hiérarchie du trafic. Mais la dure loi de la concurrence « libre et non faussée » fait que les conflits de territoires, de parts de marchés, voire de massacres « pour l'exemple » pour maintenir la « rigueur » dans un même réseau sont nombreux. Et se règlent à la kalach…

 

Comment casser cette spirale de la mort ? Certainement pas avec des gesticulations policières. Les bataillons de CRS de Villeneuve près de Grenoble ou dans les quartiers nord de Marseille ne sont pas inutiles en ce sens qu’ils donnent un coup de pied dans la fourmilière et désorganisent momentanément les réseaux, mais ils ne règlent pas le problème de fond : misère due au manque de boulot et trafic. Le chômage étant ce qu’il est, le boulot n’arrivera pas dans les citées à coup de baguette magique, on n’est pas dans Harry Potter. Reste le trafic de drogue.

 

Il y a longtemps déjà Daniel Vaillant a préconisé de réfléchir sur la légalisation du cannabis. Une position aussitôt vigoureusement combattue à droite comme à gauche par des responsables politiques fermement opposé à toute tentative de légalisation du cannabis ou des drogues dites douces qui conduisent inexorablement, prétendent-ils, à l'usage de drogues de type cocaïne ou ecstasy. Des konneries que réfutent ceux qui connaissent la question, le cannabis étant jugé moins dangereux que l’alcool et moins addictif que le tabac.

 

La France est le pays qui envoie le plus de gens en taule pour possession ou trafic de cannabis: 100.000 personnes emprisonnées en ce moment, parfois pour des quantités minimes. Et la France est le pays où on fume le plus. C'est bien la preuve que cette politique répressive ne mène nulle part, et au contraire permet le financement des réseaux mafieux, car plus c'est illégal, plus c'est rentable. 

Le système de légalisation, comme au Colorado, permettrait : - production en France ou en Europe via des filières contrôlées, - autoproduction pour ceux qui veulent pour leur conso perso, - vente dans des « coffees-shop » bien contrôlés ou dans les bureaux de tabacs, - interdiction évidente pour les mineurs, - et...de juteuses rentrées de frics pour l’État.

 

Les résultats seraient : - remise des flics sur des taches utiles, - du boulot pour les agriculteurs notamment en zones de montagnes, - de l’activité pour les buralistes et les « coffees shop », - la fin des financements des réseaux maffieux, puisqu'ils n’auraient plus rien à y gagner, - une meilleure détection des personnes à la dérive par surconsommation, - une prévention plus aisée, notamment par la suppression de « l'attirance pour l'interdit » chez les ados, - des taxes pour la sécu, -  une meilleure qualité, contrôlée, garantie pour les consommateurs, - et pourquoi pas, des « dealers » devenant chef d’entreprises et confrontés alors aux règles de concurrence !

 

Et donc beaucoup moins d’insécurité dans nos villes. Mais c’est peut-être là que le bat blesse : l’insécurité n’est-elle pas le cheval de bataille numéro 1 de nos politiciens professionnels soucieux avant tout de leur élection ou réélection?
Entretenir la peur, c'est payant.

 

 

 

Photos X – Droits réservés

 

27/07/2015

Sous la burqa, la MORT

massacres boko haram.jpg

 

- Maman ! J'ai mal ! Ouin ! Ouiiin !

- Qu'est-ce que tu as ma chérie ?

- Ouin ! Ouiin ! Ça me brûle... Là. La jambe. Ouin ! Ouiin !

 

La maman de la petite Sophie, en vacances sur les plages de La Grande-Motte, s'affole un peu. Un attroupement de baigneurs se fait autour de la gamine qui pleure. Puis les nageurs-sauveteurs arrivent et prennent les choses en main. C'est une méduse. Ils rincent soigneusement la partie attaquée par les redoutables tentacules urticants, frottent avec du sable mouillé, rincent de nouveau, sèchent la partie endolorie au soleil puis appliquent une pommade. Dans quelques heures, Jennifer aura oublié sa mésaventure. Ce sont les dangers de la plage... Douloureux mais dérisoires.

* * * *

Á Maroua, dans le nord du Cameroun, l'atmosphère est lourde en ce samedi soir. Pas seulement à cause de la chaleur humide mais par suite du terrible attentat qui s'est déroulé trois jours avant : deux fillettes en burqa ont explosé au beau milieu du marché, tuant 13 personnes et en blessant des dizaines d'autres.

 

Á quelques kilomètres de là, il y a un camp nomade de Boko Haram. Sous la hutte qui sert de madrassa, une douzaine de fillettes annone des versets du coran sous la conduite sévère d'un imam dont la longue baguette, par des coups précis, réveille les ardeurs de la foi de ces gamines. Devant lui, il y a Fatou, une jolie adolescente. On lui a dit qu'elle avait été choisie...

 

Choisie pour quoi ? Trois jours plus tôt, c'est Babila et Mankap qui ont été « choisies ». Elles sont parties avec Salim et Rachid. On ne leur a pas dit pourquoi ni où. Mais elles ne sont jamais revenues. Et le soir, il y a eu une fête dans le camp. Ce doit être une bonne chose d'être « choisie » pense Fatou...

 

La nuit était tombée très vite, comme toujours sous les tropiques. Les bêtes nocturnes et les insectes prenaient possession de la savane bruissante par un fond sonore continu fait de crissements, de sifflements, de hululements auxquels se mêlaient les croassements des batraciens et les feulements inquiétants de fauves en maraude. Salim et Rachid avaient donné à Fatou le gilet qu'on imposait aux fillettes de porter sous leur burqa lorsqu'elle sortaient dans le camp. C'était lourd et pas pratique, mais c'était la loi, leur disait les hommes. Bof. Les filles, les femmes sont habituées à obéir sans rechigner, à trimer sans se plaindre en terres d'islam...

 

Puis Fatou et ses deux accompagnateurs sont partis en 4x4 vers la ville. C'est la première fois, depuis qu'elle avait été enlevée de son école, plusieurs mois avant, que Fatou quittait le camp. La première fois qu'elle allait retourner en ville !

 

Les hommes ont arrêté leur véhicule à l'entrée de la ville. Ils ont conduit Fatou vers le centre. Pour la fillette, c'est un émerveillement. Des lumières, des gens qui flânent, des hommes qui rient, des femmes en boubou, d'autres en burqa noire, comme elle. Des enfants qui crient et se poursuivent en riant. Des odeurs d'épices, de viande grillée.

 

On approche du Pont Vert, l'un des quartiers les plus animés de cette petite cité camerounaise du nord. Salim et Rachid lui disent : « Allez ! Tu es une de nos meilleures jeunes filles. C'est pour ça que tu as été choisie pour te distraire un peu en ville. Tu peux flâner dans le marché. Mais ne traîne pas trop longtemps et ne nous fait pas honte. Nous avons quelque chose à faire, attends-nous au grand bar Le Boucan. C'est là-bas. Tu vois. Tiens, voilà des sous, tu iras boire une gazoz. Ils lui donnent quelques pièces et la quittent.

 

Fatou est impressionnée. Son cœur bat la chamade, autant de crainte devant tout ce bruits, toutes ces lumières que de se trouver seule, libre, LIBRE ! Et si elle s'échappait ?

 

Des idées contradictoires se bousculent dans la tête de la fillette. Partir, mais où ? Finalement, ils ne sont ps si méchants que ça puisqu'ils lui permettent de retrouver la vie. LA VIE !

 

Fatou s'approche du grand bar. Aura-t-elle le courage de s'asseoir ? De parler à un homme pour demander une gazoz ? La voilà toute proche, entre deux petites boutiques de vente de bonnes choses à emporter. Il y a foule. Ça sent bon. Humm ! Fatou a les yeux qui s'agrandissent, elle sourit sous sa burqa...

 

Á deux cents mètres de là, au coin de la rue, Salim sort son téléphone portable. Il tape un numéro et...

 

afrique,massacres

...devant le marchand de nourriture, Fatou vient d'exploser... La bombe qu'elle portait à son insu vient de tuer une vingtaine d'innocents, d'en blesser des dizaines d'autres, semant l'horreur et la terreur.

 

Salim range son téléphone puis s'éloigne avec son compère Rachid...

 

Deux fillettes, deux destins...

 

Pour l'une, sous le sable de la plage, la méduse.

 

Pour l'autre, sous la burqa, la mort...

 

Photos X - Droits réservés

 

 

04/01/2011

Au bistro de la Toile. Massacres de chrétiens: et si on s'indignait ?

chimulus bistro copie.jpg

 

- Oh ! Victor. Ça y est, t’as digéré les frasques des bringues calendales ? …taing ! T’as pas trop pâti je vois ! T’as l’abdominal qui s’est épanoui ! Tè ! Bois un coup. Bon, alors, en commençant l’année, si on s’indignait un peu ? C’est la grande mode actuelle : il faut S’INDIGNER !

 

- Oh ! C’est pas les sujets qui manquent… Tè ! Là, dans le journal, ce massacre des Coptes en Egypte. Moi qui suis athée, agnostique, libre-penseur, je maintiens que l’humanité n’a pas besoin de religions. Celles-ci ne sont que créations humaines faites pour asservir, maintenir dans l’obscurantisme et l’obéissance aveugle les populations qu’elles maintiennent volontairement dans l’ignorance. Depuis que l’homme est devenu con – au néolithique – ces idéologies ont semé la mort, la guerre, les massacres, l’esclavagisme et tout cela au nom de connards de dieux méchants, m’as-tu-vu, vindicatifs, profondément injustes mais planquant leur saloperie intrinsèque derrière « l’amour ».

 

- Si on te suit, il faudrait se débarrasser de tous ces camelots des religions ?

 

- Ce ne serait pas une mauvaise idée : on pourrait organiser une grande croisière « œcuménique », mettre sur un grand paquebot tous les « représentants des dieux » : curés, évêques, papes, imams, ayatollahs, rabbins, gourous, pasteurs et autres chefs de sectes et couler le navire au milieu de l’océan ! Putaing ! Quelle belle journée ce serait ! Car n’oublions pas que toutes ces conneries de religions ne sont que le moyen d’exercer le pouvoir de quelques-uns sur la masse des peuples. Toutes les religions, je dis bien toutes ne haine visages poing.jpgpeuvent prospérer que sur le malheur des gens, sur la peur des peuples. Leur ennemi juré est le bonheur, la joie, le plaisir, la liberté. Elles croissent et s’étendent sur la mort, la peur et le malheur comme les mouches sur la charogne, comme les métastases d’un chou-fleur sournois. Leur ferment principal, c’est la HAINE.

 

- Ah ! Ben voilà de la belle et bonne indignation Victor ! Mais le massacre des Coptes ?

 

- C’est l’illustration de la stupidité criminelle des religions. Un « croyant » abruti par l’obscurantisme enseigné dans les écoles coraniques et autres madrasas va se faire exploser la barbaque au milieu d’autres « croyants » dont les « croyances » sont un peu différentes des siennes. Plein de viande, de sang, d’os, de tripes irisées sous le soleil. Plein de gosses éventrés, de femmes éviscérés, d’hommes décapités. Plein de cris d’agonie, de terreur, plein de larmes. C’est beau, ça doit plaire à « dieu ». - « Allez Mouloud, zyva, pense aux soixante-et-dix vierges qui t’attendent chez Allah les cuisses écartées et le string à la main. T’as qu’à appuyer et c’est le niquage paradisiaque pourl’éternité ! Si ça fait mal ? Mais non Mouloud, mais non. Foi d’imam ! Tu sentiras rien, juste à l’arrivée l’odeur envoûtante des kouss accueillants des belles vierges salopes qui n’attendent que ton zob ! »

 

- L’indignation, au-delà de l’horreur intrinsèque de ces actes aussi stupides que barbares, c’est le silence des grandes associations drapées dans leur dignité droit-de-l’hommistes. C’est le silence encore de tous les « idiots utiles » qui se bouchent les yeux et les oreilles devant les crimes des naze-islamistes. C’est surtout que ça ne fasse pas réagir les musulmans lambda pour dénoncer ce bain de sang, commis par des barbares aveuglés par l’ignorance et par l’obscurantisme. Quattendent-ils pour gueuler et se démarquer ainsi de ces criminels ?

 

- T’as raison Loulle. Ce silence ne peut-il pas être compris comme une complicité ? Et dès lors comment s’étonner de la montée dans toute l’Europe des Lepen –and-C° ?

 

- Allez ! Buvons pour oublier…

 

- Et aussi pour le plaisir Loulle ! A la nôtre.

 
 
 
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Quintidi 15 Nivose 219 de l'ère de la Liberté

20/02/2010

Massacreurs de tous les pays, unissez-vous, « gott ist mit uns » !

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Le 22  juillet 1209, la horde des soudards franchimands – une armée d’intégristes catholiques -  assiège la ville de Béziers, première place forte qui se présente devant les brutes de la « croisade » contre les nations libres du Midi. Les fanfaronnades de quelques jeunes cons sortis de la cité fortifiées pour aller provoquer les envahisseurs français ouvrent la ville à ceux-ci. Le curé en chef de l’expédition, le légat du pape Arnaud Amaury, proféra alors ces paroles célèbres en réponse à ,un soudard qui lui demandait comment reconnaître un catholique d’un hérétique » : « Tuez-les tous, Dieu reconnaitra les siens ! » Dès lors c’est le plus épouvantable des massacres. Les soudards, ivres d’alcool, de sang, de fureur, massacrent en hurlant tout ce qui vit dans Béziers. Les hommes sont transpercés, égorgés, décapités, les femmes sont éventrées après avoir été violées, les enfants sont embrochés et cuits dans les flammes, les nouveaux-nés, attrapés par les pieds, sont explosés contre les murs. La rivière qui jouxte la cité, l’Orb, coule des flots de sang. Partout dans la ville règnent alors tueries et massacres. Des milliers de personnes périssent. Après quelques heures, la riche ville de Béziers n'est plus qu'une ville pillée, ruinée et jonchée de cadavres.

 

Arnaud Amaury, fier de son œuvre, écrivit au pape Innocent III: «Les nôtres, n'épargnant ni le sang, ni le sexe, ni l'âge, ont fait périr par l'épée environ 20 000 personnes et, après un énorme massacre des ennemis, toute la cité a été pillée et brûlée. La vengeance divine a fait merveille.»

 

Inspirés par une telle victoire, les croisés poursuivront leur guerre de conquête dans tout le Languedoc. Jusqu’à « éradiquer l’hérésie cathare » par les flammes du brasier de Montségur.

 

massacre-beziers.jpgCes quelques rappels historiques – encore très vivaces huit siècles après dans les populations du Midi – pour dire que le fanatisme religieux, la saloperie intégriste, la barbarie inspirée par la « foi » ne sont pas l’apanage des sinistres islamistes qui sévissent actuellement. Ce qui n’excuse en rien la bestialité dont ils se rendent coupables. Bestialité qui ne doit pas rester cachée, n’en déplaise aux « idiots utiles » thuriféraires des sinistres barbus. Bestialité illustrée par le livre bouleversant autant que révoltant « Laissées pour mortes » aux éditions Max Milo, dont plusieurs grands hebdomadaires ont donnés des extraits.

 

Allez voir ces deux sites…

 

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/afrique/le-cauchemar-des-femmes-lynchees-d-el-haicha_848560.html

 

http://veilleur.blog.lemonde.fr/2010/02/17/juillet-2001-38-femmes-lynchees-en-algerie/#comment-5453

 

…mais aussi, pour clouer le bec à ceux qui crient à « l’islamophobie » :

 

http://www.elwatan.com/Affaire-El-Haicha,11008

http://www.algerie-dz.com/article1408.html

 La connerie humaine est vraiment la seule approche que l’on puisse avoir de l’infini… Quant à dieu, s’il existe, j’espère qu’il a une bonne excuse…

 

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