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20/05/2015

Mieux que le nucléaire: Vive la merde, énergie propre et renouvelable !

gaz de merde en chine.jpg

 

 

En voilà une nouvelle qu’elle est bonne ! Tous ceux qui nous font chier, tous ceux qui sèment la merde, tous ceux qui la remue, tous ceux qui nous y mettent jusqu’au cou peuvent devenir des sauveurs de la planète ! La merde, il y en a partout, tous le monde en fait, du plus riche au plus pauvre, sans distinction de race, de couleurs, de religions, d’âge, de condition sociale. La merde, voilà notre sauveur !

Pompons la merde, et pompons-la gaiement !

 

« Fille de roi, de ta beauté si fière

Tu dois chier, ainsi dieu l’a voulu

Ton cul royal, comme un cul prolétaire

A la nature, doit payer son tribu…

Et puisqu’il faut que rien n’se perde

Dans la nature, où tout est bon

Ami pressons la pompe à merde

Le jour parait à l’horizon…. »

 

Un jour de gloire, un jour radieux se lève enfin sur l’humanité grâce aux produits de nos boyaux culiers, mais aussi des merdes de vaches, de cochons, de poules, de mac-do. Le grand œcuménisme du saint Caca !

 

« Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme » disait Lavoisier. Eh bien les Honorables fils de Confucius ont pris au mot le génial physicien français : ils transforment, à échelle industrielle, la merde humaine ainsi que les lisiers en BIOGAZ ! Et ça marche du feu de dieu !

Mais ce merdo-carburant industriel ne fait que reprendre des procédés mis en service au niveau familial depuis longtemps dans la province du Si-chouan. Il existe dans cette région rurale de Chine des milliers de réalisations qui transforment la merde tant humaine qu’animale en biogaz directement utilisé par la famille, sur place, pour la cuisine et l’éclairage, voire la production d’électricité avec une installation collective plus importante.

Ecoutons la narration de Florita Botts, une voyageuse à l’esprit ouvert : (.../...) J'ai été menée dehors, derrière la maison. Le cadre et la femme au foyer m’ont montré un couvercle dans la terre, avec un tube en plastique émergeant de lui et menant par le mur de leur cuisine. Sous ce couvercle, il y avait un puits hermétique appelé le « digesteur », où les déchets organiques fermentaient et créaient le biogaz. Le gaz était amené dans la maison par le tube en plastique.

À côté de la maison étaient deux hangars. C'était la porcherie de la famille, contenant deux porcs roses très propres reniflant et grognant. Leurs excréments et urine s'écoulaient par une gouttière inclinée directement vers le digesteur souterrain. L'autre hangar était le WC de la famille. Il était également écoulé directement dans le digesteur de biogaz. La porte des latrines a été ouverte de sorte que je puisse aller voir tandis que le cadre expliquait. C'était un deux-sièges. Il n'y avait aucune puanteur.

Les excréments de porcs et d'humains déversés dans le réservoir souterrain sont mélangés à des déchets végétaux tels que des tiges de paille ou de plantes, avec assez de boue liquide pour créer une couverture étanche protectrice, sous laquelle des microbes travaillent pour fermenter ce mélange et pour produire le biogaz. Cela est défini comme une fermentation anaérobie. 

Le cadre m’a expliqué que les excrétions d'une famille de quatre personnes et deux porcs fournissaient les besoins de carburant du ménage quotidien. Non seulement ce système produit un carburant propre, inodore, sans fumée, mais il fournit également un engrais organique au contenu élevé d'azote et de phosphore. Le gaz sort d’une boue liquide - également inodore. Cette boue est écopée régulièrement par une sortie ouverte à côté du digesteur et épandue directement sur les récoltes.

Un autre aspect extraordinaire du biogaz est sa contribution  au contrôle de la pollution et à un environnement sain. Pendant le processus de fermentation, les parasites intestinaux - comme le ténia, ankylostome, amibes - les bacilles de bactéries entériques, de dysenterie et de paratyphoïde sont détruits. C'est un dispositif extrêmement important de santé publique dans des conditions tropicales et subtropicales. Il signifie que les latrines sont non polluantes, et que l'engrais propre retourne au sol et aux récoltes.

 

Bon, je vous laisse, je vais de ce pas sauver la planète !

 

Sources :

http://www.lepost.fr/article/2010/05/18/2077429_la-m-e-r-...

http://www.drylandfarming.org/FB/Biogas4.html

 

Illustration X - Droits réservés

18/02/2015

En France, en Europe, dans le monde, on est dans quoi ? DANS LA MERDE ! chante Guy Béart...

estrons gateaux.jpg

 


Vous, les grands philosophes
Qui savez tout sur tout
Assez de catastrophes
Ce soir, écoutez-nous
La vie est toujours fête
Pourquoi pleurer sans fin ?
Vous cassez pas la tête
Nous allons vous mettre au parfum
(Nous allons vous mettre au parfum !)

{Refrain:}
Où étions-nous ? (Dans la merde)
Où sommes-nous ? (Dans la merde)
Où allons-nous ? (Vers la merde)
Pourquoi y aller ?
(Pour changer de merde)
(Et puis merde, merde, merde !)

Dans la guerre affolante
(Dans la guerre affolante)
On se bat, on se marre
(On se bat, on se marre)
Le coq français ne chante
Que les pieds dans la mare !
Pour sortir des salades
(Pour sortir des salades)
Seul le rire est vainqueur
(Seul le rire est vainqueur)
Marchons dans la panade
C'est ça qui nous porte bonheur !
(C'est ça qui nous porte bonheur !)

{au Refrain}

Célibataire (C'est la merde)
Marié (C'est la merde)
À la rue (C'est la merde)
Les familles (C'est la merde)
Le boulot (C'est la merde)
Le chômage (C'est la merde)
Dans les villes (C'est la merde)
À la ferme (C'est la merde)
Pourquoi y aller ?
(Pour changer de merde)
(Et puis merde, merde, merde)

Depuis qu' le monde est monde
(Depuis qu' le monde est monde)
C'est la même chanson
(C'est la même chanson)
Des mélasses profondes
Toujours nous sortirons
Dans la crise mondiale
(Dans la crise mondiale)
Vous parlez de mourir
(Vous parlez de mourir)
Et nous, c'est un scandale
On meurt d'amour, on meurt de rire !
(On meurt d'amour, on meurt de rire !)

Ha ha ha ha
(C'est la merde !)

 

Guy Béart

 

 

vin de merde.jpg

 

 

Photos X - Droits réservés

 

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05/05/2013

Viv’ la cuisine aux molécules ! Comment veux-tu, comment veux-tu que je t’…

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Ouf ! On s’en sort bien… Pas d’établissement français dans les places "d'honneur" au classement des « meilleurs restaurants du monde » (sic) établi par…des Anglais !!! La gastronomie vue par des Anglais, c’est un peu comme la vertu vue par des pédophiles. Ce classement est sponsorisé par Nestlé et a pour finalité de promouvoir la cuisine chimique. D’ailleurs tous les gargotiers de la molécule (comment veux-tu, comment veux-tu…) se servent auprès d’un même industriel chimiste allemand. Et le pire, c’est que cette connerie est issue d’un programme sponsorisé par l’Europe : c’est la traduction sur le terrain du programme Inicon lancé par la Commission européenne en 2003, qui a confié au laboratoire de transfert de technologie de Bremerhaven (Allemagne) le soin de rendre utilisable par des restaurateurs les techniques de pointe de l'industrie chimique.


Ce classement marque un grand pas en avant vers l’infini de la connerie. C’est le nec plus ultra de la malbouffe triomphante, une mode pour bobos fort thunés car le « droit » d’ingurgiter des produits chimiques se paie fort cher. Par le portefeuille autant que pour la santé. Quand tu sors de là, si t’as envie de pisser, meffi de pas faire des trous dans tes godasses ! Ferran Adria (qui depuis a fermé boutique), le Rosbif Blumenthal, le danois Noma, tous ces « cuisiniers moléculaires » triomphants dans ce classement ont du fermer plus ou moins longtemps leurs gargotes pour avoir empoisonnés chacun plusieurs dizaines de clients-pigeons (c’est bien fait pour ces cons).


Ce qui est désolant, mais significatif de l’incompétence moutonnière des médias français, c’est que TOUS ont propagés cette nouvelle sans prendre de recul. Tous ont vu la « le déclin de la France ». La connerie humaine est vraiment la seule approche que l’on puisse avoir de l’infini.


Bon. Victor. Le dimanche, tu nous régales d’une recette d’habitude ! Et alors, qu’est-ce qu’on va déguster aujourd’hui ?

 

La fricassée de pneus au benzopyrène.

 

-         Pour 6 personnes, prenez un pneu de taille raisonnable (Continental ou GoodYear si vous trouvez, ils sont élevés à la sueur et à la détresse d’ouvriers). Tranchez-le en darnes assez fine et mettez-le à mariner deux jours dans des larmes d’ouvriers lourdés.

-         Le matin du repas, sortez vos morceaux de pneus, essorez-les et réservez la marinade de larmes.

-         Dans une poêle anti adhésive, faites revenir une douzaine de benzopyrène pas trop mûrs dans un peu de fleur d’hydrocarbure polycyclique aromatique (les meilleurs sont ceux de Total, ils ont un goût prononcé de marée noire.) Réservez au chaud.

-         Epluchez une demi livre d’ovobulmine butylohydrogénée et hachez-les grossièrement puis les verser dans le précédent appareil que vous sublimisez dans de l’azote hydro butanisée. Montez en neige au fouet vigoureusement manié.

-         Dressez les darnes de pneus sur les assiettes de vos convives et versez dessus la préparation de benzopyrène. Flambez le tout au kerozène lampant. Parsemez d’oxyde d’uranium râpé. Servir à côté, en accompagnement, les tranches d’ovobulmine butylohydrogénée.

-         Priez vos invités de revêtir la tenue étanche n° 65 bis mod 04AD ainsi que le masque à gaz mod 2008 C à rétroviseur incorporé, et passez à table.

 

Ce plat subtil et relevé s’accommode parfaitement de la fragrance délicate d’un Super 95 Château Total ou, pour les connaisseurs, d’un Gazole 2000 grand crû bourgeois de chez Shell.

 

Régalez-vous et  le lendemain, observez les délicats frémissements des petits sarcomes qui poussent sur votre peau ainsi que le délicieux gargouillis de votre cancer de l’œsophage.

 

 

Sextidi 16 Floréal 221

 

Illustration X – Droits réservés

 

 

 

 

13/03/2013

Au bistro de la toile : steak à la merde ou au pétrole ?

chimulus bistro copie.jpg

 

 

 

 

- Eh ! T’as vu Victor : au Japon, un savant, le ci-devant Mitsuyuki IKEDA, a réussi à synthétiser une viande artificielle un peu particulière à base d’excréments…

 

- Comme dirait Coffe « C’est d’la merde » !

 

- Exactement. « La "viande" ainsi obtenue est réalisée à base des matières prélevées dans les stations d’épuration. La préparation est ensuite mélangée à de la sauce de soja et de la sauce-steak pour le goût ainsi que du colorant rouge pour lui donner l’apparence de vraie viande. Cette viande qui aurait le goût du bœuf serait très nourrissante (63 % de protéines) et serait pauvre en graisses (3% de lipides). De plus en recyclant les rejets organiques on économise de l’énergie et on réduit la production des gaz à effet de serre. A ce stade, la viande à la merde coûterait encore trop cher à produire (environ 10 à 20 fois le prix de la viande normale), mais les scientifiques pensent pouvoir en réduire le coût, rendant ainsi ce produit abordable pour tous. »

 

- Ben en voilà une idée qu’elle est bonne ! Je vais en parler à mon boucher : « Oh ! Maurice, je voudrais un romestèque de merde. Mais un peu ferme. La dernière fois, c’était un peu trop diarrhée… ». On rigole Loulle, mais c’est une voie qu’il serait ridicule de rejeter. A partir du moment où on accepte sans rien faire la surpopulation, cette façon de nourrir le monde vaut largement l’élevage animal à l’américaine, avec des milliers de vaches serrées les une contre les autres, bouffant du soja OGM, bourrées d’antibiotiques et d’hormones. Ce que le « grand marché transatlantique » nous promet… Je crois que je préfèrerais encore le steak à la merde du Japonais. Mais ce n’est pas la première fois que les scientifiques veulent nous faire bouffer de la bidoche artificielle.

 

- Ah bon !

 

- Ouais. Il y a 50 ans, près de chez nous, à Martigues, une découverte du professeur Jacques Sènes, du C.N.R.S. de Marseille allait être à la base d’un étonnant développement : des levures, proches de celles utilisées en boulangerie et en brasserie, étaient selon lui capables de se développer sur des paraffines. Alfred Champagnat, de la Société Française des pétroles BP (S.F.B.P.), eut alors l'idée d'utiliser cette découverte pour déparaffiner le gazole et en extraire ensuite les levures riches en protéines, pour servir d'aliment au bétail d'abord… puis à l'homme ! C’est ainsi qu’au 1er Janvier 1963, Claude Gudin, le premier biologiste recruté par la S.F.B.P. sur les conseils de Jacques Sènes, démarra le laboratoire de recherches à Martigues. Un brevet fut déposé et en 1972, la première usine au monde, à Cap Lavéra, réalisa 10.000 tonnes par an de "POUP" (Protéines Unicellulaires d'Origine Pétrolière) sous le nom de Toprina. Deux usines de production d'une capacité chacune de 100.000 tonnes par an furent alors construites, l'une en Sardaigne, l'autre en Sicile par "Italprotein", société groupant la BP et l'Anic italienne.

 

- Merde. C’était pas de la rigolade. Qu’est-ce que c’est devenu ?

 

- Ces protéines alimentaires, dûment et scientifiquement expérimentées sur des animaux par les organismes officiels, avaient été reconnues d'excellente qualité, au point d'être intégrables dans des biscuits et consommables par l'homme. Le choc pétrolier et l’augmentation drastique du pétrole ne fut pas un obstacle insurmontable puisque le procédé s’applique au déparaffinage de produits pétroliers de toute façon existant. Tous les grands spécialistes du Tiers-monde encourageaient à l'époque les protéines de pétrole de Martigues : Josué de Castro, René Dumont, Suret-Canale, mais également, des savants comme Jacob, Monod, Lwolf (Prix Nobel) et des nutritionnistes comme Trémollières, Adrian, qui s'associèrent à cet hommage. L'UNESCO décerna son prix scientifique à Alfred Champagnat, l’auteur de l'idée. Oui mais…

 

- Oui mais quoi ?

 

- Le Cartel du soja – tenu par les multinationales étazunienes - s'était rendu compte du danger. Dans un premier temps, une campagne de désinformation a été lancée, des "pseudo experts" et des journalistes véreux accusant, contre toute évidence, les protéines du pétrole, les POUP, d'être cancérigènes. Les services secrets américains qui manipulaient les autorités italiennes à travers la fameuse "loge P2" réussirent à faire voter une loi interdisant les "protéines du pétrole" en Italie. Les centaines de milliards de lires investies dans les deux usines du Midi ont été passées en pertes et profits sans que personne ne proteste, grâce à l'intervention de la mafia.

 

Mais la British Petroleum, qui avait investi des milliards dans cette recherche réussie, n'était évidemment pas prête à en abandonner le résultat sans des "compensations équitables". L'énumération des compensations qu'elle a effectivement obtenues suffit à démontrer l'intérêt et le sérieux de ce procédé.

 

Le Groupe BP avait, d'une part, demandé une concession en ALASKA, et parallèlement, l'autorisation d'acheter une société américaine de distribution pétrolière. Les deux requêtes furent bloquées ! Contre l'engagement d'abandonner le secteur de protéines unicellulaires, le Groupe BP obtint non seulement le déblocage de ses deux requêtes mais, en outre, il reçut du Cartel, pour une de ses filiales, un tiers du marché européen des tourteaux de soja !

 

En 1976, le procédé fut définitivement abandonné, et l'usine du Cap Lavéra rasée en 1978. Tous les documents, films, livres et publicité sur le procédé disparurent comme par enchantement.

 

- Ben dis donc ! Elle est édifiante ton histoire Victor.

 

- Et je crains qu’il en soit de même avec la découverte de ton Japonais et de sa viande « à la merde ».

 

- Allez. A la nôtre !

 

 

 

Sources :

lien1

lien2 


 

Duodi 22 Ventôse 221

 

Merci à Chimulus

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

C’est une merguez et une chipolata qui se font un barbecue. Soudain la merguez est prise d’une irrépressible envie de chier. Elle s’nstalle donc dans un coin du barbecue pour faire son affaire.

L’autre, effarée, s’exclame alors : « Chie pô la, twa » !

 

 

21/02/2012

APRES LA VACHE FOLLE, LA VIANDE A LA (L ?) MERDE !

e coli viande hachée.jpg

 

 

" Depuis belle lurette, des vétérinaires, des bouchers et des agents de la DCCRF - l’ancienne Direction de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes qui se nomme désormais DDPP (Direction Départementale de la Protection des Populations) - s’échangeaient l’information sous le manteau et conseillaient de ne pas donner de viande hallal aux enfants, qu’ils soient ou non musulmans. Le conseil valait notamment pour les parties avant des animaux et, surtout, les steaks hachés, qui ne contiennent souvent que des parties avant.

 

Pour le grand public, c’était motus et bouche cousue, quasiment un secret d’Etat ! Il était simplement fortement recommandé de manger (tous) les steaks hachés très bien cuits, ce qui sur le plan gustatif évoque plus le pâté de sciure que l’entrecôte de bœuf Angus, Kobé ou fin gras du Mézenc...

 

Depuis le 16 février 2012 et l’émission d’Envoyé Spécial « la viande dans tous ses états », le voile est levé sur une réalité dont l’évocation est déconseillée aux âmes sensibles : la viande hallal contient de la merde et, plus gravement, l’e-coli (*) qui prolifère dans le système digestif.

        

Sa présence, statistiquement inquiétante, découle directement de la technique utilisée pour  l’abattage rituel, ce que l’émission a très clairement et fort courageusement démontré.

 

Et pour ceux qui ne mangent pas hallal ?

        

C’est quasiment la même chose car, pour de sordides raisons économiques, d’innombrables ovins et bovins « non hallal » subissent un abattage rituel, ce qui entraîne pour eux une souffrance aussi effrayante qu’inutile et, pour les consommateurs, le risque de dégustation de matières fécales, dont les qualités organoleptiques restent à démontrer, ainsi que d’e-coli, dont la nocivité n’est plus à démontrer.

 

Le respect des normes sanitaires et la simple légalité sont fortement sollicitées en la matière (…), tant les contrôles sont aléatoire et parfois surréalistes (quand une caissière de l’entreprise d’abattage remplace le vétérinaire !!!)

 

Lorsque vous achetez du chocolat fantaisie, il suffit de chausser de bonnes lunettes pour apprendre que ce que vous allez manger « est susceptible de contenir des traces de noisette ou d’autres fruits à coque ».

        

Lorsque vous achetez de la viande, même équipé d’une grosse loupe, vous ne saurez jamais que ce que vous allez manger « est susceptible de contenir des traces de merde et quelques e-coli ».

        

Mais si vous faites très très bien cuire et surcuire votre steak haché, il n’y a pas de problème. C’est eux qui le disent !

 

Bon appétit, bonne santé et donnez du saucisson aux bébés. "

 

 

René-Louis THOMAS

 

 

         (*) E.coli (EHEC) Enterohaemorrhagic : bactérie susceptible de provoquer une maladie grave, guérissant spontanément dans la plupart des cas mais pouvant évoluer vers une forme mortelle, notamment chez les enfants et les vieillards.

 

         La charmante bestiole adore le fumier où elle peut survivre plusieurs mois.

 

P.S. – Absolument d’accord avec ce point de vue, rien à rajouter.

 

           Tridi 3 ventose 220

 

Photo X - Droits réservés      

 

20/07/2011

Le temps des boules puantes

Si tu peux tout promettre sans jamais rien tenir

Si tu peux magouiller sans peur de te salir

Si tu peux, méprisant, humilier l’adversaire

Et si tu es capable de tuer père et mère,

 

Si tu peux t’engraisser sur le dos des plus faibles

Protéger tes amis lorsqu’ils pillent la plèbe

Et priver l’ouvrier du plus petit bénef

Tout en léchant le cul des patrons du Medef

 

Si tu peux trafiquer en restant populaire

Pressurer l’ouvrier plutôt que l’actionnaire,

Si tu peux générer les plus basses actions

Tant qu’elles multiplient ton tas de stock-options

 

Si avec les puissants tu sais te montrer veule,

Leur rendre des services et bien fermer ta gueule

Et puis lécher les bottes de tous les bons à rien

Espérant gentiment ta pâtée comme un chien,

 

Si tu peux sans vergogne renier ta parole

Trimbaler à ton cul des tas de casseroles

Si tu peux sans déchoir, sans peur de t’avilir,

Et la main sur le cœur dénoncer et trahir,

 

Alors tu pourras vivre sans honneur et sans gloire

Te vautrer dans la boue sans jamais t’émouvoir

Enfiler tes semblables par tous tes orifices,

Tu seras Hue-aime-pets mon fils.

 

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 Duodi 2 thermidor 219

 

 

 

 

 

 

16/07/2011

Ouiquinde scato-poético-pictural avec Victor Hugo

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La politique nous y fait nager dedans, alors rendons-lui hommage.

 

L’ode à la merde

Lorsqu’après un repas l’estomac vous tiraille,
Que tout au fond de vous le haricot travaille…
Qu’il est doux de penser que bientôt, pas très loin,
Vous courrez prestement pour chier dans un coin.
Qu’on est bien, accroupi, les coudes sur les cuisses,
Tandis qu’environné d’une troupe de Suisses
On exhibe au grand air l’hémisphère dodu
Qui cache encore aux yeux le chef-d’œuvre attendu.
Ami ! Il est, dit-on, un art en toute chose,
Aussi bien à chier qu’à cultiver les roses.
Or donc, pour opérer avec discernement,
Gardez-vous qu’un papier ne vienne absurdement
Lorsque l’œuvre est parfaite, écraser l’accessoire.
Tss ! Tss ! Pas de papier si vous voulez m’en croire,
Laissez aux constipés ce procédé piteux
Qui gâche absolument un plaisir si juteux,
Que le bout de l’index, seul, fasse cet office.
Quand il aura touché trois fois votre orifice
Qui vient de s’entrouvrir comme une tendre fleur,
Il teindra votre doigt d’une étrange couleur.
Ami, si vous voulez encor goûter des charmes,
Sur la blanche muraille, esquissez quelques larmes.
Et si, par aventure, abondant est l’extrait,
De celle que vous aimez vous ferez le portrait.

 

Victor Hugo

 

Merci au grand Topor

 

Octidi 28 messidor 219

 

04/12/2010

Ouiquinde cul turel avec Antonin Artaud

antoninartaud.jpg

 Là ou ça sent la merde
ça sent l’être.
L’homme aurait très bien pu ne pas chier,
ne pas ouvrir la poche anale,
mais il a choisi de chier
comme il aurait choisi de vivre
au lieu de consentir à vivre mort.
 

C’est que pour ne pas faire caca,
il lui aurait fallu consentir
à ne pas être,
mais il n’a pas pu se résoudre à perdre
l’être,
c’est-à-dire à mourir vivant.

Il y a dans l’être
quelque chose de particulièrement tentant pour l’homme
et ce quelque chose est justement
LE CACA.


Pour exister il suffit de se laisser aller à être,
mais pour vivre,
il faut être quelqu’un,
pour être quelqu’un,
il faut avoir un os,
ne pas avoir peur de montrer l’os,
et de perdre la viande en passant.

L’homme a toujours mieux aimé la viande
que la terre des os.
C’est qu’il n’y avait que de la terre et du bois d’os,
et il lui a fallu gagner sa viande,
il n’y avait que du fer et du feu
et pas de merde,
et l’homme a eu peur de perdre la merde
ou plutôt il a désiré la merde
et, pour cela, sacrifié le sang.

Pour avoir de la merde,
c’est-à-dire de la viande,
là où il n’y avait que du sang
et de la ferraille d’ossements
et où il n’y avait pas à gagner d’être
mais où il n’y avait qu’à perdre la vie.

 

o reche modo
to edire
di za
tau dari
do padera coco

 

Là, l’homme s’est retiré et il a fui.

Alors les bêtes l’ont mangé.

Ce ne fut pas un viol,
il s’est prêté à l’obscène repas.

Il y a trouvé du goût,
il a appris lui-même
à faire la bête
et à manger le rat
délicatement.

Et d’où vient cette abjection de saleté ?

De ce que le monde n’est pas encore constitué,
ou de ce que l’homme n’a qu’une petite idée du monde
et qu’il veut éternellement la garder ?

Cela vient de ce que l’homme,
un beau jour,
a 
arrêté
l’idée du monde.

Deux routes s’offraient à lui :
celle de l’infini dehors,
celle de l’infini dedans.

Et il a choisi l’infime dedans.
Là où il n’y a qu’à presser
le rat,
la langue,
l’anus
ou le gland.

Et dieu, dieu lui-même a pressé le mouvement.

Dieu est-il un être ?
S’il en est un c’est de la merde.
S’il n’en est pas un
il n’est pas.
Or il n’est pas,
mais comme le vide qui avance avec toutes ses formes
dont la représentation la plus parfaite
est la marche incalculable d’un groupe de morpions.

“Vous êtes fou, monsieur Artaud, et la messe ?”

Je renie le baptême et la messe.
Il n’y a pas d’acte humain
qui, sur le plan érotique interne,
soit plus pernicieux que la descente du soi-disant Jésus-Christ
sur les autels.

On ne me croira pas
et je vois d’ici les haussements d’épaules du publicchieur Topor.jpg
mais le nommé christ n’est autre que celui
qui en face du morpion dieu
a consenti à vivre sans corps,
lors qu’une armée d’hommes
descendue d’une croix,
où dieu croyait l’avoir depuis longtemps clouée,
s’est révoltée,
et, bardée de fer,
de sang,
de feu, et d’ossements,
avance, invectivant l’Invisible
afin d’y finir le JUGEMENT DE DIEU.

 

 

 

Antonin Artaud
Pour en finir avec le jugement de dieu / 1948

 

 Merci à Topor

 

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Si vous trouvez quelque intérêt à mes élucubrations:

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11/11/2010

11 novembre... La guerre, ça pue le sang, la merde, la peur, la mort...

cadavre de soldat_a_Douaumont_Verdun.JPG

La guerre, c'est pas une mission humanitaire.

C'est pas le défilé pimpant, presque gai derrière les musiques martiales de ces beaux jeunes gens solides, virils et disciplinés.

La guerre, c'est l'ombre omniprésente de la mort. De celle qu'on donne comme de celle qu'on redoute.

La guerre, ça sent la poudre qui excite, mais ça sent surtout la sueur aigre de la trouille, la merde du camarade qui se chie dessus, l'odeur doucereuse et écœurante du cadavre qui gonfle au soleil puis dont le ventre éclate, libérant la tripaille putride où grouillent les vers.

La guerre, c'est le bruit des explosions, le cliquetis rageur des tirs, le sifflement menaçant des balles qui ricochent autour de vous.

La guerre, l'embuscade, c'est le corps qui s'efforce de se rétrécir au delà du possible, qui voudrait s'infiltrer dans le plus petit interstice, qui voudrait se fondre dans la boue de la tranchée, la caillasse du djebel ou la vase de la rizière.

La guerre, ce sont les ongles qui se crispent sur la terre à chaque rafale qui vous cherche, qui va vous trouver. C'est la haine de l'autre, de celui qui veut votre peau. C'est le doigt qui ne relâche plus la détente de votre fusil dérisoire.

La guerre, ce sont les cris de douleur du camarade touché, les hurlements et les sanglots, les aboiements somme toute rassurants de la vieille bête d'adjudant qui hurle ses ordres.

La guerre, c'est le désespoir du camarade touché et qui attend des secours qui ne peuvent venir.

La guerre, c'est l'égoïsme salvateur, primordial qui vous fait penser - lorsque votre voisin d'attaque tombe à côté de vous, haché par une rafale ou la tête explosée par une rockette – qui vous fait crier dans votre pauvre tronche: « ouf, c'est lui, c'est pas moi! »

La guerre, c'est de la merde.

profiteurs de guerre.jpgPendant la grande boucherie 14-18, les profiteurs et fauteurs de guerre se le faisaient belle. Les grands boulevards de Paris affichaient une vie trépidante ; les théâtres, les brasseries, les cafés concerts, les boites de nuits étaient pleins de fêtards…

Pendant que les Français Schneider, De Wendel et autres faisaient discrètement la bringue avec leurs homologues, rivaux et…amis allemands Krupp, Thyssen et autres fabricants de choses en aciers bien pointues, bien aiguisés, qui entrent dans les viandes, qui labourent les chairs, qui brisent les os, qui éclatent les cranes, qui arrachent les yeux, qui explosent en beaux feux d’artifices de mort, la France d’en-bas s’étripait avec l’Allemagne d’en-bas. Pour le plus grand profit des précédents.

La droite la plus bornée, la plus avide, la plus lâche se lâchait, se goinfrait, s’engraissait, se tapissait la tripe de sauces chaudes et onctueuses pendant que les « pauv’cons » se faisaient trouer la viande. C’est cette même droite que l’on retrouvera parmi les vichystes, les patrons et les collabos en 40 pendant que les cocos, au coude à coude avec la droite républicaine gaulliste, se battaient. C’est cette même droite sans vergogne, cupide, inculte, avide, pleine de morgue, la droite du Fouquet’s qui gouverne et tient le haut du pavé derrière sa marionnette Ubu-Sarko.

La guerre est « l’art » de faire s’entretuer des gens pauvres, qui ne se connaissent pas, au profit de gens riches qui, eux, se connaissent… Cette maxime à la véracité sans cesse renouvelée à travers les époques a été superbement illustrée par cette chanson qui marque le désespoir, la résignation mais aussi la révolte de ceux qu’on envoyait à l’abattoir pour rien, sinon transcender la connerie humaine, seule approche que l’on puisse avoir de l’infini…

La chanson de Craône

Quand au bout d'huit jours le r'pos terminé

On va reprendre les tranchées,

Notre place est si utile

Que sans nous on prend la pile

Mais c'est bien fini, on en a assez

Personne ne veut plus marcher

Et le cœur bien gros, comm' dans un sanglot

On dit adieu aux civ'lots

Même sans tambours, même sans trompettes

On s'en va là-haut en baissant la tête

- Refrain :

Adieu la vie, adieu l'amour,

Adieu toutes les femmes

C'est bien fini, c'est pour toujours

De cette guerre infâme

C'est à Craonne sur le plateau

Qu'on doit laisser sa peau

Car nous sommes tous condamnés

C'est nous les sacrifiés

Huit jours de tranchée, huit jours de souffrance

Pourtant on a l'espérance

Que ce soir viendra la r'lève

Que nous attendons sans trêve

Soudain dans la nuit et le silence

On voit quelqu'un qui s'avance

C'est un officier de chasseurs à pied

Qui vient pour nous remplacer

Doucement dans l'ombre sous la pluie qui tombe

Les petits chasseurs vont chercher leurs tombes

- Refrain -

C'est malheureux d'voir sur les grands boulevards

Tous ces gros qui font la foire

Si pour eux la vie est rose

Pour nous c'est pas la même chose

Au lieu d'se cacher tous ces embusqués

Feraient mieux d'monter aux tranchées

Pour défendre leur bien, car nous n'avons rien

Nous autres les pauv' purotins

Tous les camarades sont enterrés là

Pour défendr' les biens de ces messieurs là

- Refrain :

Ceux qu'ont le pognon, ceux-là reviendront

Car c'est pour eux qu'on crève

Mais c'est fini, car les trouffions

Vont tous se mettre en grève

Ce s'ra votre tour messieurs les gros

De monter sur l'plateau

Car si vous voulez faire la guerre

Payez-la de votre peau

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VOTEZ !

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19/05/2010

Pompons la merde, et pompons la gaiement ! Vive la merde, énergie propre et renouvelable !


 

chieur Topor.jpg

En voilà une nouvelle qu'elle est bonne ! Tous ceux qui nous font chier, tous ceux qui sèment la merde, tous ceux qui la remue, tous ceux qui nous y mettent jusqu'au cou peuvent devenir des sauveurs de la planète ! La merde, il y en a partout, tous le monde en fait, du plus riche au plus pauvre, sans distinction de race, de couleurs, de religions, d'âge, de condition sociale. La merde, voilà notre sauveur !

 


« Fille de roi, de ta beauté si fière

Tu dois chier, ainsi dieu l'a voulu

Ton cul royal, comme un cul prolétaire

A la nature, doit payer son tribu...

Et puisqu'il faut que rien n'se perde

Dans la nature, où tout est bon

Ami pressons la pompe à merde

Le jour parait à l'horizon.... »


Un jour de gloire, un jour radieux se lève enfin sur l'humanité grâce aux produits de nos boyaux culiers, mais aussi des merdes de vaches, de cochons, de poules, de mac-do. Le grand œcuménisme du saint Caca !


biogas-photo1.jpg« Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme » disait Lavoisier.

 

Eh bien les Honorables fils de Confucius ont pris au mot le génial physicien français : ils transforment, à échelle industrielle, la merde humaine ainsi que les lisiers en BIOGAZ ! Et ça marche du feu de dieu !

Allez, je vais téléphoner à Sarko (enfin, je vais chier !) pour sauver la planète !




Allez-y voir sur cette video :

http://www.lepost.fr/article/2010/05/18/2077429_la-m-e-r-...


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09/02/2010

Industrie agroalimentaire : La coprophagie à la portée de toutes les bourses !

 

insolite-072.jpg

Je suis allé faire quelques courses dans un hypermarmerdeché voisin. Pendant que ma compagne prenait ce dont elle avait besoin, moi, curieux, j’ai regardé les étiquettes des plats cuisinés devant lesquels je me trouvais. Pizzas emballées, gratins dauphinois, lazagnes, etc. Pratiques, prêts à être réchauffées. Le pied ! La liste des ingrédients – écrite en tout petit, tout petit – laisse apparaître de drôles de choses fleurant bon l’arnaque coprophagique. Tomates lyophilisées, exhausteurs de goûts, arômes artificiels, un tas de E trois chiffres et… du « fromage analogue ». (analogue : comparable, parent, semblable, similaire, voisin, qui remplissent la même fonction même si leur nature est différente, qu’il dit Le Robert)

Alors, revenu au gourbi, j’ai tapé « fromage analogue » sur google. Putaing ! On en apprend de belles !  Ainsi les « fromages » qui ornent les pizzas par exemple et brunissent légèrement pendant la cuisson au four n'ont pas grand chose à voir avec le lait et les vaches. Il s'agit au contraire d'un cocktail de graisse végétale, de blancs d'œuf et d'arômes divers qui évoquent la consistance et l'odeur du fromage, mais ne contiennent que 15% de protéines de lait, reviennent beaucoup moins cher et ne grillent pas si facilement que le vrai. Rien d’interdit en soi mais une belle escroquerie tout de même lorsque l'on fait passer le fromage analogue pour de l'original !

Mais ce n’est pas tout. Il y a pire ! La multinationale étazunienne Cargill (célèbre entre autre pour la catastrophe de Bhopal en Inde, 3000 morts sur le coup plus une vingtaine de milliers à terme) a mis au point le nec plus ultra pour les industriels de la malbouffe : le fromage…sans lait ! Vous voulez fabriquer du fromage sans lait! Comment faire? C’est très simple! Il suffit de mélanger 3 amidons, du galactomannane (fibre végétale) et du carraghénane (gélifiant).

« Cargill lance une vraie innovation, qui permet de fabriquer un fromage analogue très économique et sans aucun ingrédient laitier, destiné au marché des pizzas et divers plats préparés. Le système fonctionnel Lygomme™ACH Optimum reproduit la fonctionnalité des protéines du lait et les remplace totalement, offrant ainsi au producteur un avantage sans précédent en termes de coût. » dixit la brochure de cette firme

Selon Cargill, ce produit n’a que des avantages : moins de calories et de phosphates, kasher, hallal, adapté aux personnes intolérantes au lactose et aux végétaliens. De même, il coûte 200% moins cher que l’emmental ou la mozzarella que l’on met sur les pizzas. Et ce qui est top, c’est que cette chose procure le « même plaisir et la même satisfaction » qu’un fromage à pâte dure comme le gouda ou le gruyère.

Putaing ! En voilà une belle innovation ! Et bon pour tout le monde  Tout est compatible avec le fromage sans fromage !

Je vais en parler à Denis, mon voisin éleveur de vaches lozériennes lorsque je transhumerais de nouveau vers les hautes terres. Lui qui se lève le cul du matin au soir pour faire du bon lait qu’on lui paie une poignée de figue, il va être content !

De la merde directement assimilable ! De la bouche au trou du cul : de la merde ! La coprophagie à la portée de toutes les bourses !


 

 

21/11/2009

Au Bistro de la Toile : « La cuisine des molécules ! Comment veux-tu, comment veux-tu que je… »

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- Les gargotiers – je n’ai pas dit les cuisiniers, si ! si ! Il en reste quelques uns ! – viennent de changer le 4x4 et se tapent sur le bide en rigolant comme des bossus de la naïveté du gouvernement qui leur a fait cadeau de la TVA contre de fuligineuses promesses. Trois milliards d’euros pour rien. Non, pas pour rien, car chaque gargotier a tout de même reçu sa lettre de propagande et son bulletin d’adhésion à l’UMP.

 

Depuis longtemps maintenant, les gargotiers ont abandonné la noble profession de cuisinier pour celle de préparateurs de repas : plats « cuisinés » tout prêts achetés sous vide ou surgelés à de grosses boites genre Métro. Congélateurs et micro-ondes devenant les instruments de base des gargotes. Même les écoles hôtelières – sous la pression de la profession ! – abandonnent la formation classique pour celle de « préparateurs de repas ».

 

- Ouais ! Victor, t’en rajoutes une couche, mais enfin, il y a tout de même la haute gastronomie françouaise. Tous ces étoilés Michelin qui font l’admiration du monde entier.

 

- Parlons-en du Michelin… C’est devenu un carcan que beaucoup de vrais chefs fuient. C’est devenu de vouhizvou des tables snobinardes où la pseudo « modernité » s’impose au détriment des produits de qualité mis en œuvre par des artistes imaginatifs et compétents. Mais on n’est pas au bout de la connerie : le nec plus ultra de la malbouffe triomphante, c’est cette mode pour bobos fort thunés de la « cuisine moléculaire ». Celle que portent en triomphe ces « guides » prétentieux et corrompus à travers les étoiles attribuées au chimiste catalan Ferran Adria ou à l’empoisonneur anglais Heston Blumental (gargotte fermée il y a quelques mois suite à l’intoxication d’une quarantaine de clients !). A mille euros la séance (on ne peut pas appeler ça repas), les connards friqués viennent s’exploser les papilles avec des alginates, carraghénanes, nitrite de potassium, acide hydrochlorique, propio­nate de calcium, acide cyclamique, ferro­-cyanure de sodium, méthylcellulose, etc. Quand tu sors de là, si t’as envie de pisser, meffi de pas faire des trous dans tes godasses ! Ces chimistes de la gamelle

 se serviraient tous paraît-il auprès d’un gros industriel chimiste allemand. Ils servent la cause de ces chimistes qui poussent tant qu’ils peuvent pour introduire le maximum d’additifs dans la tambouille.

 

- On a les produits du terroir qu’on peut… Il faudrait que les restaurants publient la liste de leurs ingrédients, comme est obligée de le faire l’industrie alimentaire.

 

merde moléculaire.jpg- Le pire, c’est que ces connards servent à légitimer une vaste offensive des industriels de la malbouffe à travers un programme appelé « Inicon », financé par l’Union européenne (Ferran Adria à reçu ainsi 15 millions d’euros pour faire bouffer sa merde !!). Ce programme a vu le jour à Bremerhaven, dans les éprouvettes du chimiste TTZ – Technologie-Transfer-Zentrum. Son but : comment remplacer les produits agricoles par des produits de synthèse élaborés en usine, de sorte que les industriels récupèrent les fantastiques profits du fabuleux marché de la bouffe.

 

- Tè ! Victor, tu manges avec nous à midi. On a du canard aux olives…

 

20/11/2009

Europe : un plat insipide, le rosbif aux frites.

AVIS A LA POPULATION

Il est possible que si vous ouvrez L'anti fadas avec Internet Explorer vous ayez une page tronquée, sans photos voire illisible.

Passez sur Mozilla Firefox qui lui - gratuit! - est bien plus efficace.


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Europe : une plat insipide, le rosbif aux frites.

 

Prenez un rosbif femelle, plutôt faisandé, en tous cas pas une perdrix de l’année. Elle doit être insipide, incolore, mais rester tout de même dans la tradition rosbif : bien ultra libérale et atlantiste. Faites-le macérer quelques jours dans de la nullité européenne. Sortez, égouttez et présentez tiède, bien tiède, surtout n’assaisonnez pas, elle doit rester bien fadasse.

 

Pour l’accompagner, il vous faut de la frite belge. Simple à faire dans de l’huile trans flamando-wallonienne. Ce plat insipide, produit de la lâcheté et de la veulerie des guignols qui nous « gouvernent » aura un effet certain sur la bandaison des citoyens européens.

 

Bon appétit.

 

P.S. – J’ai été absent de la Toile pendant de longs jours pour cause de migration vers le sud depuis ma grotte montagnarde. France Télécom oblige…



28/03/2009

Gastronomie du ouiquinde : La fricassée de pneus Continental au benzopyrène. ALERTE MALBOUFFE !

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Merci à Got's

A Londres, le restaurant Fat Duck du « célèbre » chef Heston Blumenthal – pape, avec le Catalan Ferran Adria de la « cuisine moléculaire » - a été fermé plusieurs jours suite à l’intoxication d’une quarantaine de clients… Une tuile pour ce macdo pour snobinards et ses congénères, pourtant grassement caressés dans le sens du poil par les « critiques » gastromiques « branchés ».

Et ce n’est pas tout. Rien ne va plus au royaume de la neige de parmesan et de l’omelette déconstruite. Les toques espagnoles les plus prestigieuses se sont lancées dans une féroce guerre des modernes et des anciens version fourneaux utltra-perfectionnés et produits du terroir. Décoré d’une miriade d’étoiles Michelin, le chef Santi Santamaria accuse Ferran Adria - une référence mondiale de la gastronomie chimique - de faire entrer des additifs dignes de la pire malbouffe dans les assiettes de ses très selects convives.

" Comment pourrons-nous légitimer l’alimentation naturelle et le régime méditerranéen si nous utilisons les mêmes additifs que les chaînes de fast-food ? " , s’est interrogé Santamaria lors de la présentation à la presse de son nouveau livre. Provocateur, il propose que les restaurants publient la liste de leurs ingrédients, comme est obligée de le faire l’industrie alimentaire. Il avait précédemment attaqué ceux parmi ses collègues qui " remplissent leurs assiettes de gélifiants et d’émulsifiants de laboratoires" et mettent en danger la " santé publique" , avant de s’en prendre directement au maître de la cuisine d’avant-garde, Ferran Adria, avec qui il assure être en " divorce conceptuel et éthique."

" Il sert la cause des organisations qui défendent l’introduction de ces additifs dans la cuisine. Il est leur porte-drapeau et celui qui légitime ces produits" , a-t-il ajouté.

Et oui, Ferran Adrià fait bouger les choses. Aucun industriel n’oserait vendre du E 322, E 331, E 400, E 406, E 407, E 415, E 418, E 461 et les autres "E" en "kit dégustation" aux particuliers. Quel progrès! Quel artiste! En tout cas un bon business pour le "meilleur chef du monde". C'est ça, la cuisine moléculaire: 12 grammes de poisson, 400 grammes de gélifiants industriels." Les chimistes de la gamelles se serviraient tous paraît-il auprès d’un gros industriel chimiste allemand. On a les produits du terroir qu’on peut.

Moi qui me targue d’être une fine gueule et qui, le ouiquinde, vous agrémente de quelques solides recettes, je vous propose celle-ci :

La fricassée de pneus Continental au benzopyrène.

- Pour 6 personnes, prenez un pneu Continental de taille raisonnable. Tranchez-le en darnes assez fine et mettez-le à mariner deux jours dans des larmes d’ouvriers lourdés.
- Le matin du repas, sortez vos morceaux de pneu, essorez-les et réservez la marinade de larmes.
- Dans une poêle anti adhésive, faites revenir une douzaine de benzopyrène pas trop mûrs dans un peu de fleur d’hydrocarbure polycyclique aromatique (les meilleurs sont ceux de Total, ils ont un goût prononcé de marée noire.) Réservez au chaud.
- Epluchez une demi livre d’ovobulmine butylohydrogénée et hachez-les grossièrement puis les verser dans le précédent appareil que vous sublimisez dans de l’azote hydro butanisée. Montez en neige au fouet vigoureusement manié.
- Dressez les darnes de pneu Continental sur les assiettes de vos convives et versez dessus la préparation de benzopyrène. Flambez le tout au kerozène lampant. Parsemez d’oxyde d’uranium râpé. Servir à côté, en accompagnement, les ovobulmines butylohydrogénées.
- Priez vos invités de revêtir la tenue étanche n° 65 bis mod 04AD ainsi que le masque à gaz mod 2008 C à rétroviseur incorporé, et passez à table.

Ce plat subtil et relevé s’accommode parfaitement de la fragrance délicate d’un Super 95 Château Total ou, pour les connaisseurs, d’un Gazole 2000 grand crû bourgeois de chez Shell.

Régalez-vous et le lendemain, observez les délicats frémissement des petits sarcomes qui poussent sur votre peau ainsi que le délicieux gargouillis de votre cancer de l’œsophage.

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ALERTE MALBOUFFE
Lactalis, l'adversaire du lait crû vient de frapper à nouveau après sa défaite face aux producteurs et fabricants de camemberts et autres fromages au lait crû... Le problème c'est que l'ogre prend à témoin l'Etat et ses ministères et qu'il nous ressert le spectre de la "bactérie tueuse"! Lactalis, un des rois de la malbouffe, utilise des méthodes et des moyens particulièrement nauséabonds. Pour en savoir plus : tapez IÇI

20/03/2009

Huummm qu’elle est belle la fraise espagnole ! Mais c’est de la merde…

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Puteng ! J’ai failli me casser une ratiche sur ces putains de « fraises » espagnoles qu’on vient de me proposer au marché ! T’as l’impression de croquer dans un bout de caoutchouc dur qui aurait un vague gout de tomates transgénique… Dégueulasse. Et les mecs, ils vendent ça en belles barquettes, à 2,5 € pièce. Comme ça paraît pas cher, que ça marque l’arivée des beaux jours, les bons cons achètent.

Seulement voilà, ces saloperies sont le nec plus ultra de la merde. Elles arrivent du sud de l’Espagnistan et ont donc parcourues au bas mot 1500 à 2000 bornes en camions crachant leur gazole à la tonne. Près de 90.000 tonnes chaque année ! À dix tonnes en moyenne par véhicule, ils sont 16.000 par an à faire un parcours valant son pesant de fraises en CO2 et autres gaz d'échappement. Car la quasi totalité de ces merdes poussent dans le sud de l'Andalousie, sur les limites du parc national de Doñana, près du delta du Guadalquivir, l'une des plus fabuleuses réserves d'oiseaux migrateurs et nicheurs d'Europe. Cette agriculture couvre près de six mille hectares, dont une bonne centaine empiète déjà en toute illégalité (tolérée) sur le parc national. Officiellement, 60% de ces cultures
seulement sont autorisées; les autres sont des extensions «sauvages» sur lesquelles le pouvoir régional ferme les yeux en dépit des protestations des écologistes.

Les fraisiers destinés à cette production, bien qu'il s'agisse d'une plante vivace productive plusieurs années, sont détruits chaque année. Pour donner des fraises hors saison, les plants produits in vitro sont placés en plein été dans des frigos qui simulent l'hiver, pour avancer leur production. À l'automne, la terre sableuse est nettoyée et
stérilisée, et la microfaune détruite avec du bromure de méthyl et de la chloropicrine. Le premier est un poison violent interdit par le protocole de Montréal sur les gaz attaquant la couche d'ozone, signé en 1987 (dernier délai en 2005… ! ! !); le second, composé de chlore et d'ammoniaque, est aussi un poison dangereux: il bloque les alvéoles pulmonaires.

Qui s'en soucie? La plupart des producteurs de fraises andalouses emploient une main d'œuvre marocaine, des saisonniers ou des sans papiers sous payés et logés dans des conditions précaires, qui se réchauffent le soir en brûlant les résidus des serres en plastique recouvrant les fraisiers au cœur de l'hiver. Mais c’est qu’en plus ils polluent ces cons d’esclaves mon brave, en plus d’avoir les poumons pourris par les merdes qu’ils respirent et la peau vérolées par les pesticides !

Les plants poussent sur un plastique noir et reçoivent une irrigation qui transporte des engrais, des pesticides et des fongicides. Les cultures sont alimentées en eau par des forages dont la moitié ont été installés de façon illégale. Ce qui transforme en savane sèche une partie de cette région d'Andalousie, entraîne l'exode des oiseaux migrateurs et la disparition des derniers lynx pardel, petits carnivores dont il ne reste plus qu'une trentaine dans
la région, leur seule nourriture, les lapins, étant en voie de disparition. Comme la forêt, dont 2 000 hectares ont été rasés pour faire place aux fraisiers.

La saison est terminée au début du mois de juin. Les cinq mille tonnes de plastique sont soit emportées par le vent, soit enfouies n'importe où, soit brûlées sur place.

Quant aux esclaves, ils sont priés de se barrer, retourner chez eux ou s'exiler ailleurs en Espagne. Remarquez: ils ont le droit de se faire soigner à leurs frais au cas ou les produits nocifs qu'ils ont respiré ...

La production et l'exportation de la fraise espagnole, l'essentiel étant vendu dès avant la fin de l'hiver et jusqu'en avril, représente ce qu'il y a de moins durable comme agriculture, et bouleverse ce qui demeure dans l'esprit du public comme notion de saison. Quand la région sera ravagée et la production trop onéreuse, elle sera transférée au Maroc, où les industriels espagnols de la fraise commencent à s'installer. Avant de venir de Chine, d'où sont déjà importées des pommes encore plus traitées que les pommes françaises...

Mangez cinq fruits et légumes par jour qu’ils nous bassinent… Vous crèverez plus tôt, ça soulagera la sécu !

07/02/2009

France, pays de la Haute Gastronomie où les gargotiers font la loi !

os à moelle.jpgNon, je ne vous parlerais pas de l’éblouissant numéro d’acteur de qui vous savez sur les lucarnes à décerveler, d’autres le font à profusion en long et en large bien mieux que mézigue. Alors, comme j’aime bien la gamelle – on ne tangente pas fièrement le quintal sans effort – on va tchatcher un peu de bouffe.

Chez moi en ce moment, les restos un peu chicos nous bassinent avec des « menus truffes », à des prix exorbitants. De 75 à 150 euros pour bouffer une omelette aux truffes et une volaille truffée, sans le vin bien sûr… C’est prendre le con-sot-mateur pour ce qu’il est : une truffe ! S’il y en a qui y vont, tant pis pour eux et tant mieux pour les gargotiers.

L’autre jour, je vais dans un resto d’Avignon jouissant d’une réputation correcte. Je vois à la carte, en entrée « os à moelle fleur de sel ». Hhumm ! que je me dis in peto (car je parle l’inpétien couramment) en rêvant de cette fumante suavité délicate et parfumée agrémentée du craquant de quelques grains de gros sel de la Camargue voisine ! Et voilà que, un bon quart d’heure plus tard, il m’arrive mon os à moelle, accompagné de sa coupelle de gros sel. Les yeux brillant de cette attente du bonheur qu’ont les gosses le matin de Noël et l’amoureux qui, tige en l’air, attend sa belle qui se rafraîchit l’entrée du paradis, je plonge la petite cuillère pour casser la légère croûte brune et encore frissonnante de la moelle. Et je porte en bouche…une insipide bouillie brûlante d’un côté et glacée de l’autre… Dégueulasse. Un os à moelle passé directement du congélateur au micro-onde… Voilà comment un resto qui fut un des fleurons de la gamelle papastrale trompe ses clients. Et les perd car non seulement je n’y mettrais plus les pieds, mais je te leur taille un costard à la mesure de leur forfaiture !

Eh ! Victor, avale pas ta moustache ! T’es mal tombé, c’est tout !

Tè ! Fumes ! C’est devenu la manière normale de cuisiner en France. Faut être moderne coco ! Faut être moderne ! Sachez que la majorité, l’énorme majorité des cent vingt mille restos de France pratique cette méthode qui consiste à réchauffer, au micro-onde ou, au mieux au bain-marie, des préparations culinaires industrielles achetées à bas prix chez Métro ou autre distributeur équivalent. Et vendues à des prix aberrants. Ils appellent ça la « cuisine d’assemblage », portée aux nues par presque tous les gargotiers de France et de Navarre.

Eh ! Victor, tu dis ça parce que t’as ton os à moelle en travers de la gorge !

estron.jpgTè ! Fumes ! En juin 2007, les pouvoirs publics ont créé un label qualité « Maîtres restaurateurs » décerné uniquement aux chefs tricolores s’engageant à ne servir dans leur établissement que des mets préparés sur place et comportant au moins 50% de produits frais. Un gage de garantie sympa ! Et bien combien croyez-vous qu’il y aie de candidats à ce jour ? Moins d’un millier. Ce qui veut clairement dire que 119.000 « chefs » tricolores n’entrent pas dans ce cadre. Et donc qu’ils nous font bouffer de la merde !

Merde pour merde, ceci explique peut-être le succès des marchands de merde avoués qui prolifèrent et s’engraissent !

Allez, bon appétit quand même, nous, avec La Lionne, on va se taper un petit gratin de choux-fleurs du pays, avec des petits dés de ventrèche du cochon de Lozère et de la béchamelle ! Avec un bon verre de rouge de Tavel !

A la vôtre !