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06/10/2016

OGM : nouvelles menaces encore plus redoutables.

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On pourrait considérer comme une bonne nouvelle le fait que, en 2015, les surfaces cultivées en OGM ont légèrement diminué dans le monde. C’est la première fois depuis 1996, date des premiers semis, que les surfaces sont estimées à la baisse par l’ISAAA , un organisme issu des grands semenciers et qui promeut les biotechnologies végétales dans les pays du Sud. L’ISAAA en profite pour encenser les "nouveaux OGM".

Nouveaux OGM ? Késaco ? Il s’agit d’une méthode nouvelle utilisant un système de défense immunitaire bactérien - CRISPR-Cas9 - et qui débouche sur un outil précis, simple et universel pour modifier les gènes de n’importe quelle cellule à volonté. C’est une véritable rupture et constitue une découverte majeure, de par son efficacité sur tous les types d’organismes vivants, sa facilité d’usage, sa rapidité de mise en œuvre et son coût modéré. Les opérations de sélection variétales qui prenaient jusqu’à présent des décennies pourront bientôt être réalisées en quelques mois seulement. Autrement dit c’est l’OGM à la portée de tous.

Cette technique, CRISPR/Cas9 apporte effectivement une universalité nouvelle (à peu près tout type cellulaire peut être modifié), une grande simplicité d’usage, qui la met à la portée, sinon de n’importe qui, du moins de nombreuses personnes disposant d’une formation minime (surtout pour modifier des micro-organismes !) et à très faible coût (moins de 100 euros pour les réactifs essentiels). Voilà donc une technique d’une puissance redoutable, classée par l’Intelligence Service américaine comme arme de destruction massive potentielle, à la portée de tous ceux qui auraient vraiment envie de s’en servir et pour laquelle on renoncerait à toute possibilité d’encadrement, de surveillance et de limitation d’usage ! Sans réglementation, ce qu’il est convenu d’appeler « la biologie de garage » pourrait, sans contrôle possible, aboutir à la production de n’importe quoi par des gens éventuellement peu avertis, voire pathologiques et, encore pire, délibérément malveillants.

Les officines « d’intelligence » (d’espionnage) étasuniennes s’y intéressent fortement. Elles s’alarment de la possibilité pour des pays à l’éthique douteuse (il savent de quoi ils parlent!), ou des groupes terroristes, de créer par cette méthode des agents ou des produits biologiques potentiellement nuisibles. Ils s’alarment du fait que ce process technologique permet soit de créer des moustiques tueurs permettant d’éradiquer la dengue voire le paludisme, soit des fléaux anéantissant les récoltes de base (blé, riz, maïs, pommes de terre, etc.), soit encore un virus s’attaquant à telle ou telle catégorie de population. C’est la porte ouverte à… l’éradication ethnique. Glaçant ! Sans oublier qu’un accident, un produit modifié qui échappe à ses créateurs peut créer des ravages irréversibles…

l’ISAAA se fait le chantre de ces nouveaux OGM et affirme sans aucune référence que « lorsqu’elle [Crispr/Cas9] est combinée avec d’autres progrès en matière de sélection variétale, Crispr permettrait d’augmenter la productivité des cultures selon une « intensification durable » sur le 1,5 milliard d’hectares de terres arables, et apporter une contribution essentielle à la sécurité alimentaire mondiale ». Les OGM transgéniques ne progressent plus, mais les entreprises semencières ont déjà en tête de continuer à vendre des semences « OGM » brevetées – en espérant ne plus avoir à passer par les fourches caudines de l’évaluation et de l’étiquetage (dans les pays qui l’imposent). L’ISAAA, d’ailleurs, annonce dans son rapport que la première plante issue de ces nouvelles techniques de biotechnologies, le colza SU, a été cultivée pour la première fois en Amérique du Nord.

Alors, avec TAFSA, on les aura dans nos assiettes ? Certaines organisations s’inquiètent de ces « nouveaux OGM ». voir ici la lettre ouverte envoyée à la Commission européenne à ce sujet :

En France, l’INSERM (institut national de la santé et de la recherche médicale) a travaillé sur un éclairage éthique de ces nouveaux OGM.

Le comité d’éthique de l’Inserm peut être « saisi » ou s’autosaisir pour réfléchir sur les questions éthiques soulevées par la recherche scientifique médicale et la recherche en santé telle qu’elle est mise en œuvre au sein de l’Institut. Au terme de sa réflexion, il rend un avis sous forme de notes qui peuvent évoluer en relation avec de nouvelles contributions. En 2015, le PDG de l’Inserm a saisi le comité d’éthique afin qu’il examine spécifiquement les questions liées au développement de la technologie CRISPR et notamment :

1- Quelles sont les questions soulevées par la technologie en tant que telle ?

2- La rapidité de son développement soulève-t-elle des problèmes particuliers ?

3- Sa simplicité d’utilisation appelle-t-elle un encadrement de sa mise en œuvre en laboratoire ?

Compte tenu des avantages techniques de la méthode et de sa très rapide diffusion, la question est aujourd’hui d’évaluer où, quand et comment son usage pourrait poser un problème éthique. Il est apparu d’emblée important de distinguer trois domaines aux enjeux différents :

1/ l’application de la technologie à l’homme qui soulève essentiellement la question des modifications de la lignée germinale ;

2/ l’application à l’animal, en particulier aux espèces « nuisibles », qui soulève la question d’un éventuel transfert latéral de gènes et l’émergence de dommages irréversibles à la biodiversité ;

3/ des risques d’atteinte à l’environnement.

Le comité propose dans l’immédiat que l’Inserm adopte les principes suivants :

1- Encourager une recherche dont l’objectif est d’évaluer l’efficacité et l’innocuité de la technologie CRISPR et des autres technologies d’édition du génome récemment publiées, dans des modèles expérimentaux pouvant permettre au cas par cas de déterminer la balance bénéfice/risque d’une application thérapeutique y compris éventuellement sur des cellules germinales et l’embryon. Cette information est essentielle pour pouvoir définir, dans le futur, ce qui pourrait être autorisé chez l’homme en termes d’approches thérapeutiques.

2- Les effets potentiellement indésirables du guidage de gènes doivent être évalués avant toute utilisation hors d’un laboratoire respectant des règles de confinement déjà en vigueur pour d’autres modifications génétiques. Les évaluations doivent se faire sur des périodes longues compte-tenu du caractère transmissible du gène guide. Des mesures de réversibilité devraient être prévues en cas d’échappement ou d’effet indésirable. De telles analyses et l’élaboration de scénarios multiples nécessitent la constitution d’équipes pluridisciplinaires.

3- Respecter l’interdiction de toute modification du génome nucléaire germinal à visée reproductive dans l’espèce humaine, et n’appuyer aucune demande de modification des conditions légales avant que les incertitudes concernant les risques ne soient clairement évaluées, et avant qu’une concertation élargie incluant les multiples partenaires de la société civile n’ait statué sur ce scénario.

4- Participer à toute initiative nationale ou internationale qui traiterait les questions de liberté de la recherche et d’éthique médicale y compris avec les pays émergents qui seront également impactés par le développement des technologies d’édition du génome.

5- Enfin attirer l’attention sur la question plus philosophique qui met en tension la plasticité du vivant avec l’idée d’une nature humaine fondée sur le seul invariant biologique. Il convient de susciter une conscience qui fasse la part de l’utopie et des dystopies que peuvent engendrer certaines promesses thérapeutiques.

Il n'est pas question de crier avant d'avoir mal et de rejeter en bloc cette technique nouvelle, mais il convient de rester vigilant. Et pour cela d'être informé. Voilà donc quelques quelques pistes pour se faire une idée sur ce qui peut être, comme toujours en matière de « progrès » technologique, le meilleur ou le pire.



Photo X - Droits réservés

 

 

25/03/2016

Pesticides, OGM. Vive le « Progrès » !

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Nous qui ne voulons pas bouffer des OGM

Les chantres du « progrès » nous jette l’anathème,

Nous traitent de crétins, de gogos passéistes

Entravant le triomphe du choix productiviste…

 

Tous les Monsanto-boys nous jouent à pleines orgues

Le grand air du Progrès, sûrs d'eux et plein de morgue,

Promettant aux crédules des villes et des champs

Opulence, bonheur et futur alléchant.

 

Le monde est en furie, les manants crient famine

En Afrique, en Égypte, en Thaïlande et en Chine

« Nous pouvons, disent-ils, résoudre ces problèmes :

Mettre des pesticides, planter des OGM ! »

 

La pieuvre Monsanto, tueuse mondiale

Corrompt par son pognon toute fibre morale,

Elle jette à ces Veaux du foin et du travail,

Elle endort leur bon sens, fait de nous des cobayes.

 

Achète des « élus » européens repus,

Scientistes marrons grâce à l’argent qui pue,

Culture de mensonge, de dissimulation,

D'achat des consciences, d'actions sans précautions.

 

Honte sur ces « élus » à l'épais crâne obtus

Engraissés au dépend de leur pays vendu

Salauds aux fronts de bœufs vautrés dans un argent

Gagné sur le malheur et sur la mort des gens.

 

Salauds, quand vos enfants, crevant de leucémie

Verront bien que vous êtes leur pire ennemi

L’œil de Caïn, sur vous, sortant de leurs yeux morts

Fera de votre vie un enfer de remords.

 

Photo X - Droits réservés

 

 

16/08/2015

OGM. Le guide des produits plus ou moins mangeables

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Pour y voir plus clair avec ce qu’on achète, et notamment les produits avec ou sans OGM, voici un guide clair et bien documenté – élaboré par Greenpeace – des produits et des marques que l’on peut manger, de ce dont on doit se méfier, de ce qu’on peut rejeter.

 

La colonne verte liste les produits SANS OGM, la liste orange liste les produits contenant peu d’OGM, quant à la liste rouge, la plus fournie - hum ! - elle vous prépare de belles scrofules cancéreuses bien sournoises !

 

Eh ! On a encore le choix de ce qu’on achète avec notre pognon. Encore faut-il avoir l’information sur ce qu’on met dans notre assiette, et laisser de côté tout ce qui est trop dégueulasse. Ce guide fort pratique nous ouvre les yeux.

 

Lorsque les marchands de merde verront baisser leurs ventes, ils changeront leur façon de faire. Le consommateur n’utilise pas assez sa puissance : c’est lui qui sort son portefeuille !

 

A imprimer ou mettre dans son i-phone avant d’aller faire ses courses !

 

http://guide-ogm.greenpeace.fr/guide

 

Illustration X – Droits réservés

 

 

26/05/2015

Les marcheurs anti-Monsanto

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Nous étions des millions, partout de par le monde

Á défiler, gueuler, contre la firme immonde

Qui prétend acheter, breveter le Vivant

Avec, comme complices, de prétendus savants.



Voilà que maintenant l'Union Européenne

Eurocrates vendus à la grasse bedaine

Acceptant, pour du fric, toutes les felonies,

Autorise à tout va les semences honnies.

 

Nous, qui ne voulons pas bouffer des OGM

La FNSEA nous jette l’anathème,

Nous traite de crétins, de gogos passéistes

Entravant le triomphe du choix productiviste…

 

Tous les Monsanto-boys nous jouent à pleines orgues

Le grand air du Progrès, sûrs d'eux et plein de morgue,

Promettant aux crédules des villes et des champs

Opulence, bonheur et futur alléchant.

 

Le monde est en furie, les manants crient famine

En Afrique, en Égypte, en Thaïlande et en Chine

« Nous pouvons, disent-ils, résoudre ces problèmes,

Il suffit de planter, partout des OGM ! »

 

La pieuvre Monsanto, tueuse mondiale

Corrompt, par son pognon, toute fibre morale,

Elle jette à ces Veaux du foin et du travail,

Elle endort leur bon sens, fait de nous des cobayes.

 

Achète députés, gras sénateurs repus

Scientistes marrons grâce à l’argent qui pue,

Culture de mensonge, de dissimulation,

D'achat des consciences, d'actions sans précautions.

 

Honte sur ces élus à l'épais crâne obtus

Engraissés aux dépens de leur pays vendu

Salauds aux fronts de bœufs vautrés dans un argent

Gagné sur le malheur et sur la mort des gens.

 

Salauds, quand vos enfants, crevant de leucémie

Verront bien que vous êtes leur pire ennemi

L’œil de Caïn, sur vous, sortant de leurs yeux morts

Fera de votre vie un enfer de remords.

 

 

Les marques Monsanto que vous pouvez éviter d'acheter

 

 

 Illustration X - Droits réservés

 

29/10/2014

L'Ukraine selon Monsanto et consorts.

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L’interdiction de culture des OGM dans ce pays va-t-elle être levée ? C'est fort probable et ce sera le gros lot pour Monsanto et autres multinationales étazuniennes et européennes.

 

Selon l’Oakland Institute « alors que l’Ukraine n’autorise pas l’utilisation des OGM dans l’agriculture, l’Article 404 de l’accord avec l’UE, en rapport avec l’agriculture, inclut une clause qui est généralement passée inaperçue : cette clause indique, entre autres, que les deux parties vont coopérer pour étendre l’utilisation des biotechnologies. Il ne fait aucun doute que cette clause rencontre les attentes de l’agro-industrie. Comme Michael Cox, directeur de recherche à la banque d’investissement Piper Jaffray, l’a observé, « l'Ukraine, et de manière générale l’Europe de l’Est, sont parmi les marchés en croissance les plus prometteurs pour le géant de l’équipement en matériel agricole Deere, ainsi que pour les producteurs Monsanto et Dupont ».

 

Hummm ! Y a bon l'Ukraine ! De belles et grasses terres noires parmi les plus fertiles du monde. Un pays qui fut le grenier à céréales de l'URSS et même de l'Europe. Toujours selon Oakland Institut, les conditions du prêt accordé à l’Ukraine par la Banque mondiale et le Fonds monétaire international ont déjà conduit à « un accroissement des investissements étrangers, qui entraînera probablement une expansion des acquisitions de terres agricoles sur une grande échelle par des compagnies étrangères et une future privatisation de l’agriculture du pays ». Ben voyons. Pourquoi se gêner ? On a maintenant un gouvernement « légal » ouvertement à la botte des USA et de l'UE, faut en profiter pour sucer jusqu'au bout les richesses de ce pays. Il y a longtemps déjà que des « fondations » étazuniennes ont mis en place les conditions de ce pillage (Maidan ne fut que la partie émergée de l'iceberg). On comprend que ce pactole excite jusqu'à l'érection les multinationales euro-atlantiques ! Et on oserait interdire les OGM ? Eh ! Oh ! Ça va pas la tête !

 

En mai 2013 Monsanto a investi 140 M$ dans une usine de production de semences conventionnelles en Ukraine. Ça, c'est la première étape. Mais plusieurs associations regroupant les plus gros agriculteurs ukrainiens ont fourni aux lobbies chargés de manipuler le parlement un projet d’amendement à la loi, poussant à « créer, tester, transporter et utiliser des OGM dans le cadre de la législation sur les semences génétiquement modifiées », amendements dont les termes coïncident avec l’accord d’association UE-Ukraine. Ça, c'est la seconde étape.

 

Le 13 décembre 2013, le vice-président de Monsanto, Jesus Madrazo, déclara dans une conférence U.S-Ukraine à Washington D.C. que la compagnie voyait « l’importance de la création d’un environnement favorable [en Ukraine], qui encourage l’innovation et émule le développement continu de l’agriculture. L’Ukraine a l’opportunité de développer encore plus le potentiel des cultures conventionnelles, là où nous concentrons actuellement nos efforts. Nous espérons aussi que, le moment venu, la biotechnologie sera un outil disponible pour les agriculteurs ukrainiens dans le futur ». Cet « environnement favorable », ils l'ont maintenant avec le régime godillot mis en place. Dès lors, la voie peut être largement ouverte à l'achat par les multinationales et les banksters euro-atlantiques des plus riches terres de ce pays ruiné, ainsi qu'à l'implantation des OGM.

 

Ah ! La guerre, ça a du bon. Pour les banksters et le capitalisme financier...

 

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Sources :

http://en.interfax.com.ua/news/press-conference/173536.html

http://www.agoravox.fr/actualites/environnement/article/ukraine-pendant-que-les-fascistes-158428

http://www.oaklandinstitute.org/press-release-world-bank-and-imf-open-ukraine-western-interests

http://www.initiative-communiste.fr/articles/international/vague-privatisation-en-ukraine-femeture-mines-donbass-ue-usa-se-partagent-pays/

http://monsantoblog.com/2013/12/19/monsanto-and-its-commitment-to-ukraine/

 

* * * * * * * * * * * * * * *

 

Et n'oublions pas de déboucher une bouteille à la mémoire de notre cher Tonton Georges Brassens, qui est allé baguenauder dans les vignes du seigneur voilà 33 ans.

 

 

ukraine,ogm

 

http://www.youtube.com/watch?v=aOvcTl_6VpQ

 

 

 

13/08/2014

Et si on reparlait des OGM ?

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L'ancien secrétaire d'Etat américain Henry Kissinger – ce grand « humaniste » responsable, entre autres méfaits de la mise au pouvoir de Pinochet au Chili - a dit : « si vous contrôlez le pétrole vous contrôlez les nations, mais si vous contrôlez l'alimentation, vous contrôlez les personnes. » Pour s’assurer le contrôle de l’alimentation des peuples, les USA ont inventé et s’efforcent d’imposer une arme redoutable : les OGM. Et des entreprises spécialisées dans le bio-terrorisme dont le chef de file est Monsanto.

 

Mais cette entreprise est la partie émergée d’un iceberg politico-financier. Derrière, dessous, il y a des institutions sournoises : les fondations étazuniennes et en particulier Rockfeller et Bill Gates. La famille Rockefeller, magnat du pétrole, a entrepris de contrôler l'agriculture mondiale par le biais de la « révolution verte » dépendant de l'industrie pétrochimique. Quant à Bill Gates, sa fondation « philanthropique » est un des actionnaires majeur de…Monsanto !

 

Pour réussir cette mainmise sur les populations du tiers-monde, il convient d’abord d’éradiquer l’agriculture vivrière en réduisant au maximum le rôle des petits agriculteurs. Ceci se fait avec la complicité active de dirigeants corrompus grâce à un flot généreux de « billets verts ». Ainsi, en Inde les petites exploitations représentent 92 % des exploitations et occupent environ 40 % de toutes les terres agricoles. Ils forment le socle de la production alimentaire. Cependant, il y a un effort concerté pour éliminer les agriculteurs de la terre et les remplacer par de grandes sociétés utilisant à fond…les OGM. Monsanto contrôle déjà l'industrie du coton en Inde et façonne de plus la mentalité des entrepreneurs en finançant la recherche agricole dans les universités et les instituts publics. Ses pratiques de colonisation des institutions de ce grand pays lui valent d’être appelé la « Contemporary East India Company » - la « Compagnie des Indes de l’Est » contemporaine.

 

Ceci évolue dans le cadre du programme de contrôle des peuples par l’alimentation établi par Kissinger. Les OGM représentent désormais la mainmise ultime sur la nourriture grâce à la technologie de semences «Terminator», le brevetage des semences et des droits de propriété intellectuelle.

 

Rockfeller, Bill Gates…et derrière encore le groupe Bildenberg dont l’un des principaux soucis est la réduction du troupeau humain dans les pays du tiers-monde ! (Peu leur importe qu’un Etazunien gaspille et pollue la Terre 20 fois plus qu’un Indien ou un Africain). On approche de la « solution finale » à travers l’eugénisme qui est probablement la forme la plus fondamentale et la plus efficace de contrôle social. Cette philosophie vise entre autres à réduire la capacité de reproduction des personnes les « moins désirées ». Eh bien sachez qu’en 2001, Monsanto et DuPont ont acheté une petite entreprise de biotechnologie nommée Epicyte qui avait créé un gène causant la stérilité chez l’homme et la femme !

 

Nous avons de quoi nous inquiéter, non seulement des conséquences néfastes des monopoles des semences et des OGM sur la santé et l’environnement mais aussi des types de gènes pouvant se trouver à notre insu dans notre nourriture !

 

 

Quintidi 25 thermidor 222

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16/04/2014

OGM : les députés les interdisent, les semenciers en contaminent sournoisement le France.

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Les députés français ont adopté mardi une proposition de loi socialiste qui prévoit d'interdire la culture du maïs transgénique en France . Les groupes de gauche ont voté ce texte présenté par le groupe PS. Le groupe UDI avait laissé la liberté de vote à ses membres. Seul le groupe UMP a voté contre. Cette proposition de loi reprend dans son intégralité une proposition de loi du sénateur PS Alain Fauconnier, que le Sénat avait rejetée le 17 février par 171 voix contre 169. Le groupe socialiste de l'Assemblée avait alors décidé de déposer immédiatement une nouvelle proposition de loi, le but de ce texte étant d'interdire le maïs transgénique avant la période des semis, notamment le MON810 de Monsanto et le Pioneer TC1507 de DuPont et Dow Chemical.

 

Le texte dispose que la mise en culture de variétés de maïs génétiquement modifié est interdite et précise qu'en cas de non-respect de cette interdiction, l'autorité administrative peut ordonner la destruction des cultures concernées.

 

C'est bien. Mais les semenciers pro-OGM, lorsqu'on les met à la porte, tentent d'entrer par la fenêtre. Greenpeace dénonce une pratique aussi sournoise que criminelle, qui a fait ses preuves au Brésil et en Espagne : contaminer « accidentellement » des champs de ma>ïs ordinaire ave des grains OGM.

 

Qu'on en juge :

 

« Les OGM contaminent aussi la France !

 

Six OGM différents ont été détectés dans des semences de maïs “certifiées sans OGM” vendues en France en 2013 et 2014 par le semencier espagnol Semillas Fitó ! Une situation inacceptable que nous dénonçons, alors que la loi sur l’interdiction du maïs OGM en France est en débat cet après-midi même à l’Assemblée nationale.

Six OGM détectés dans des semences de maïs “certifiées sans OGM”

Nous avons fait tester par le laboratoire indépendant Eurofins, 3 échantillons aléatoires de semences de maïs d’environ 3 kilos, commercialisés en 2013 et 2014. Le laboratoire y a détecté les OGM suivants :

- 3 OGM différents dans l’échantillon de maïs ORDINO de 2014 : les TC1507, MIR604 et DAS-59122 ;

- 6 OGM différents dans l’échantillon de maïs ORDINO de 2013 : les MON810, MON863, NK603, TC1507, MON88017, DAS-59122 ;

- 2 OGM différents, dans l’échantillon de maïs TAUSTE de 2013 : les TC1507, DAS-59122.

 

Des agriculteurs français floués

Ces OGM ont été vendus, semés et cultivés dans les champs, on ne sait où en France, à l’insu d’agriculteurs qui ne souhaitaient pas planter d’OGM ! Ils ont été trompés par ce semencier, et ce maïs contenant des OGM se retrouve donc potentiellement dans notre alimentation.

Notre demande est claire : les semences de maïs incriminées doivent être immédiatement retirées du marché, le gouvernement doit mettre en place de réelles mesures de contrôle, et sanctionner sévèrement les infractions à ces règles.

Nous le répétons : la coexistence entre cultures OGM et non- – OGM est impossible !

La loi interdisant la culture de maïs OGM en France, en débat cet après-midi à l’assemblée nationale, est à la fois une nécessité et une urgence. Mais cette loi ne sera pas suffisante : pour lutter efficacement contre les OGM, la France doit agir au niveau européen pour renforcer l’évaluation des OGM et s’assurer qu’elle prenne en compte l’ensemble des impacts sanitaires à long terme, environnementaux et socio-économiques.

Les semenciers sont manipulateurs et peu scrupuleux. En effet, dans certains cas comme au Brésil, les semenciers et lobbies pro – OGM ont introduit ces cultures dans les champs, contaminant les cultures alentour, et utilisant la contamination pour obtenir, de fait, l’autorisation de mise en culture ! S’agit-il d’une manœuvre de plus des semenciers et lobbies pro-OGM pour les faire entrer coûte que coûte les OGM dans les pays qui n’en veulent pas ?

Nous refusons cette fatalité ! Et nous vous donnons le pouvoir de dire non en commençant par interpeller les marques qui utilisent encore des OGM dans la fabrication de leurs produits ! »

 

agriculture.greenpeace.fr/les-ogm-contaminent-aussi-la-france

 

Septidi 27 germinal 222

 

Illustration: merci à Charb

 

 

18/02/2014

Sénateurs nuisibles et doigt d'honneur à Google.

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On savait que les sénateurs étaient de pittoresques et coûteuses « danseuses » de la République, mais ils montrent désormais sans vergogne leur côté nuisible. Ils se comportent comme des rouages de nos institutions au service de lobbies, particulièrement des semenciers. Le 20 novembre dernier, ils votaient sans états d'âme un projet de loi élargissant aux plantes le délit de contrefaçon. Hier ils ont récidivé en rejetant un projet de décret interdisant les maïs OGM sur le territoire français, proposé par le gouvernement afin de contrecarrer la carence (ou la complicité) de la commission européenne. Résultat : des gros céréaliers du sud-ouest sont prêts à semer ces merdes, quitte à mettre en péril le patrimoine génétique de nos territoires. Monsanto a pourtant compris que les peuples européens ne veulent pas d'OGM et ont donc décidé de ne plus en vendre dans l'U.E. Hypocrisie car ils vendent tout de même à travers un pays collabo en la matière : l'Espagne, complètement infesté par les OGM et inféodé aux multinationales semencières. Il est tout de même aberrant qu'un seul pays, avec la complicité de quelques pays du nord n'ayant jamais vu un plant de maïs (Suède, Danemark, Grande-Bretagne, etc.), puisse saloper non seulement son territoire national mais aussi celui de ses voisins.

 

Autre chose. Demain M'aame Merkel vient furer avec notre fine gâchette nationale (non, pas Martin Fourcade, François.) Prévu aux discussions : une riposte face aux programmes étazuniens d'espionnage tous azimuts comme Prism ou XKeycore. Angèla a annoncé qu'elle évoquerait avec François la création d’un réseau européen de communications pour éviter que les données personnelles transmises via Internet transitent par les Etats-Unis. Enfin ! En voilà une idée qu'elle est bonne. Chacun a expérimenté cet espionnage domestique : faite sur Google une demande concernant tel ou tel produit, et dans les heures suivantes et pour plusieurs jours chaque fois que vous ouvrez un site, vous êtes abreuvés jusqu'à plus soif, quasiment agressés par des palanquées de pubes concernant les produits en question. L'espionnage de chacun de nous, il est là. Des firmes comme Google, Yahoo, Amazon, Facebook, Twitter constituent sur chaque internaute des fiches complètes avec leurs goûts, leurs préférences, leurs photos, leur état-civil, leur adresse, voire leur coordonnées bancaires ! En toute illégalité bien sûr. Ces firmes commerciales sont en plus les auxiliaires zélés des espions de la NSA.

 

Mais on peut lutter contre cette intrusion qui file les boules. C'est ce que j'ai fait hier : j'ai débarrassé mon ordinateur de Google, de Chrome, d'Internet explorer et autres moteurs de recherches de cet acabit. À la place, il suffit d'installer Firefox Mozilla  et de le compléter avec Ixquick , métamoteur plus puissant encore que Google et ne dévoilant jamais votre adresse IP. Avec ça, depuis, je fais un doigt d'honneur à Google et à la NSA !

 

Nonidi 29 pluviôse 222

 

Photo X - Droits réservés

 

12/02/2014

OGM : L'Europe-foutoir a encore frappé !

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Et allez, un de plus ! Un quoi ? Un OGM, le maïs TC1507, produit par la multinationale étazunienne Pionneer. La Commission européenne a dû relancer ce dossier sensible en novembre dernier, après avoir été condamnée par la Cour de Justice de l'UE pour les retards pris dans la procédure d'autorisation, lancée en 2001 et bloquée depuis 2009 par les dissensions entre États. À l'époque, six pays avaient voté pour l'autorisation (Royaume-Uni, Espagne, Finlande, Suède, Roumanie et Estonie), douze contre, dont la France, et neuf, dont l'Allemagne, s'étaient abstenus.

 

Les ministres de l'Union européenne chargés des Affaires européennes devaient se prononcer sur la mise en culture de cet OGM lors d'une réunion à Bruxelles hier mardi 11 février. Le gouvernement de l'Allemagne n'ayant plus de position précise à ce sujet, a laissé tomber la France en s'abstenant. Suite à ce lâchage, aucune majorité n'ayant pu être réunie contre la demande d'autorisation de mise sur le marché de ce maïs TC1507, elle a été autorisée. Ceci malgré le fait que le Parlement européen ait en son temps, lui aussi appelé au rejet de cette demande d'autorisation, par 385 voix contre 201 et 35 abstentions. Un beau foutoir quoi...

 

Rappelons que quatre OGM ont obtenu une autorisation de culture dans l'UE, mais un seul est encore cultivé dans quelques états : le maïs MON810 du groupe prédateur étazunien Monsanto, qui a demandé et obtenu le renouvellement de cette autorisation. Les autres - deux maïs (BT176 et T25) et la pomme de terre Amflora - ont été abandonnés.

 

J'ai cru entendre que le gouvernement français était décidé à ne pas se plier à l'oukase bruxélien téléguidé par les lobbies des semenciers. On verra...

 

Mais n'oublions pas que nous avons encore le choix de ce que nous achètons avec notre pognon. Encore faut-il avoir l’information sur ce que nous mettons dans notre assiette, et laisser de côté tout ce qui est trop dégueulasse. Lorsque les marchands de merde verront baisser leurs ventes, ils changeront leur façon de faire. Le consommateur n’utilise pas assez sa puissance : c’est lui qui sort son portefeuille !

 

Voici donc un guide fort pratique qui nous ouvre les yeux. http://guide-ogm.greenpeace.fr/guide

 

 

 Source Lien 

 

 

Quartidi 24 pluviôse 222

 

Illustration: merci à Faujour

 

 

15/11/2013

La Commission européenne nous veut du bien : 10 nouveaux OGM autorisés…

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Qui a dit qu’elle ne travaillait pas la Commission européenne de Barroso ? Allons, allons, ça dépend pour qui. Demandez aux fabricants d’OGM s’ils ont à se plaindre des travaux méritoires (pour eux) de cette officine de technocrates (élus par personne) sensibles à toutes les influences, surtout si elles sont sonnantes et trébuchantes !

 

De même, qui peut mettre en doute la pugnacité des membres de l’EFSA (l’agence sanitaire européenne) à satisfaire les désidératas de ceux qui les paient grassement (en loucedé bien sûr) comme l’a montré la mise en lumière des conflits d’intérêts de ces gens, à tel niveau que sa présidente a été contrainte de démissionner ? lien 

 

La preuve de cette boulimie de travail : le mercredi 6 novembre, la Commission européenne a autorisé, pour l’alimentation animale et/ou humaine, dix plantes génétiquement modifiées (PGM), dites « empilées », ainsi que le pollen issu de maïs MON810. Les PGM empilées contiennent plusieurs événements de transformation. La plus emblématique est le maïs SmartStax, avec huit transgènes.


La décision d’autoriser d’un coup dix PGM et le calendrier de vote inhabituellement serré (moins de six mois) que la Commission européenne a suivi, confirment que la dynamique d’autorisations d’OGM en masse pour l’alimentation humaine et animale est relancée. Cette reprise des autorisations a été déclenchée par l’adoption, en juin 2013, du nouveau règlement sur l’évaluation des risques sanitaires liés aux OGM. Selon Inf’OGM, l’adoption de ce règlement permettait en effet à la Commission européenne de se sentir les mains libres pour relancer les procédures d’autorisations de la cinquantaine de PGM en attente. Parmi les dossiers, une trentaine concerne des demandes pour l’importation et la transformation qui pourrait aboutir rapidement.


Puteng ! Bientôt, pourvu que ces délicates plantes croissent et se multiplient aux alentours des centrales nucléaires, on aura la chance de voir naître des lardons avec quatre mains, deux tronches, prélude a des femmes à six nichons et des mecs à double bite ! Le pied quoi ! Merci Barroso. Merci les commissaires européens corrompus.

 

Sources : http://www.infogm.org/spip.php?article5563

 

Quintidi 25 brumaire 222

 

 

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07/11/2013

Pendant les breitztkonneries, les eurosaloperies continuent: Nouvel OGM autorisé.

souris OGM 1.JPG

 

 


 

« La Commission européenne a demandé mercredi aux Etats de l'UE d'autoriser la culture d'un deuxième maïs OGM en Europe et l'imposera s'ils ne parviennent pas à s'accorder pour l'interdire.

 

La Commission a saisi les ministres à la suite d'un jugement du tribunal de la Cour de Justice de l'UE. Dans un arrêt rendu le 26 septembre, celle-ci avait jugé que la Commission avait été trop lente dans la gestion d'une demande d'autorisation de mise en culture du maïs TC1507, déposée en mai 2001 par Pioneer, une filiale de l'américain DuPont de Nemours. 

"En application de cet arrêt, la Commission a réagi en transmettant la demande au Conseil des ministres, auxquels il appartient désormais de se prononcer à la majorité qualifiée", a indiqué la Commission dans un communiqué. 

La Commission a rappelé que l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) 
"avait déjà présenté un avis favorable à six reprises concernant cette demande", depuis 2005. 

Au vu des oppositions que sa démarche risque de relancer au sein de l'UE et de l'opinion publique européenne, le commissaire à la Santé, Tonio Borg, a souligné que la Commission avait "l'obligation de se conformer à l'arrêt du tribunal", précise le communiqué. 

Pioneer demande depuis plus de dix ans une autorisation pour faire cultiver dans les champs de l'UE son maïs OGM TC1507 tolérant à plusieurs herbicides dont le principe actif est le glufosonate d'ammonium
, très toxique, dénoncent les écologistes. 

Sources : lien


 

N’oublions pas qu’on a encore le choix de ce qu’on achète avec notre pognon ! Encore faut-il avoir l’information sur ce qu’on met dans notre assiette, et laisser de côté tout ce qui est trop dégueulasse. Voici, ci-dessous, un guide fort pratique qui nous ouvre les yeux en indiquant les produits « ogéhèmisés ».

 

Lorsque les marchands de merde verront baisser leurs ventes, ils changeront leur façon de faire. Le consommateur n’utilise pas assez sa puissance : c’est lui qui sort son portefeuille !

 

A imprimer ou mettre dans son i-phone avant d’aller faire ses courses !

 

http://guide-ogm.greenpeace.fr/guide

 

Septidi 17 brumaire 222

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NOSTALGIE - SOUVENIR

 

Reiser est mort il y a 30 ans. Il n'a pas été remplacé...

Buvons (et tirons) un coup à sa mémoire

 


29/08/2013

Les OGM, c’est PAS ce que j’aime

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Pour y voir plus clair avec ce qu’on achète, et notamment les produits avec ou sans OGM, voici un guide clair et bien documenté – élaboré par Greenpeace – des produits et des marques que l’on peut bouffer, de ce dont on doit se méfier, de ce qu’on doit rejeter.

 

La colonne verte liste les produits SANS OGM, la liste orange liste les produits contenant peu d’OGM, quant à la liste rouge, la plus fournie - hum ! - elle vous prépare de belles scrofules cancéreuses bien sournoises !

 

Eh ! On a encore le choix de ce qu’on achète avec notre pognon. Encore faut-il avoir l’information sur ce qu’on met dans notre assiette, et laisser de côté tout ce qui est trop dégueulasse. Ce guide fort pratique nous ouvre les yeux.

 

Lorsque les marchands de merde verront baisser leurs ventes, ils changeront leur façon de faire. Le consommateur n’utilise pas assez sa puissance : c’est lui qui sort son portefeuille !

 

A imprimer ou mettre dans son i-phone avant d’aller faire ses courses !

 

http://guide-ogm.greenpeace.fr/guide

 

Duodi 12 Fructidor 221

 

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02/08/2013

OGM ? Conseil d’Etat ? Mais c’est quoi ce « machin » ?

 

ogm,conseil d'état


« Faisant application du droit de l'Union européenne, tel qu'interprété par la cour de justice de l'Union européenne, le Conseil d'Etat a annulé l'arrêté du ministre de l'Agriculture du 16 mars 2012, Il ressort en effet de la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne qu'une telle mesure ne peut être prise par un Etat membre qu'en cas d'urgence et en présence d'une situation susceptible de présenter un risque important mettant en péril de façon manifeste la santé humaine, la santé animale ou l'environnement » explique le Conseil d’état.

 

La législation européenne à la Barroso a toujours été établit de façon à favoriser les firmes. Il convient d’en changer. Mais ce n’est pas avec Barroso – qui pousse au cul pour ouvrir au plus vite les négociations dites du « grand marché transatlantique », donc un plus grand laxisme vis-à-vis des firmes multinationales – qu’on y parviendra. José Bové, député européen, estime qu’ «il faut effectivement une législation nouvelle. Et qu'elle soit étendue à de nouvelles variétés mises en place par les firmes qui préparent des plantes résistantes à des herbicides non plus par la transgénèse mais par la mutagénèse. Les firmes sélectionnent des gènes de résistance à des herbicides et les développent de manière massive dans leurs semences. Cette nouvelle technologie n'est pas évaluée. Si rien n'est mis en place, on va se retrouver face à un nouveau risque d'OGM sans que ces plantes rentrent dans une législation. »

 

A ce jour, huit pays européens ont instauré un moratoire national pour interdire la culture du MON 810 sur leur sol : l’Allemagne, l’Autriche, la Bulgarie, la Grèce, la Hongrie, l’Italie, le Luxembourg et la Pologne. La France était le neuvième mais le Conseil d’état en a jugé autrement. Eh ! Normalou, Tranquilou et toi ci-devant Philippe Martin, nouveau ministre de l’écologie, qu’est-ce qu’on fait ? On vous fait confiance dans votre volonté d’interdire à becs et ongles les OGM ,en France, ou on aiguise les faux.

 

Cet épisode nous engage a regarder de plus près ce qu’est ce nébuleux Conseil d’Etat. C’est quoi ? C’est qui le Conseil d’Etat qui se permet de faire et de défaire des lois votées par les représentants élus du peuple ? Vous avez voté pour le Conseil d’Etat vous ? Moi non plus... Alors j’ai un peu cherché ce qu’était ce « machin.

 

Il s’agit de la réminiscence d’une de ces institutions fantoches créées en 1799 sous le Consulat par le dictateur Napoléon, avec le Tribunat, le Corps Législatif et le Sénat. La Vème République a conservé cette vieillerie, relique du pouvoir personnel de Napo ! Les membres sont nommés à vie par les gouvernements, mais sans aucune confirmation de la part des chambres élues ! Cette juridiction est encore plus conservatrice que le Sénat. Elle s'était opposée par exemple à l'élection au suffrage universel du président de la République.

 

Le Conseil d'État comprend 300 membres et 390 agents, soit près de 700 salariés, sans parler des 3.600 fonctionnaires des cours administratives. La sécurité de l'emploi est totale avec avancements réguliers basés, non pas sur la performance, mais sur l'ancienneté. Les salaires de plus de 10.000 euros par mois sont courants. Ben, en voilà un beau fromage de la république !

 

Il fut un temps où le Conseil d’Etat était présidé par le Chef de l’Etat, mais ça faisait un peu craignos et il y a maintenant un vice-président qui est, aujourd’hui le ci-devant Jean-Marc Sauvé. Les membres du Conseil d’Etat sont presque tous issus de l’ENA (école nationale d’administration). Ceux qui ne sont pas nommés par le Chef de l'État, sont recrutés directement à la sortie de l'ENA ! On a donc affaire a un véritable état dans l’état dominé par une caste d'énarques qui se cooptent entre eux. Le Conseil d’Etat étant défini comme une juridiction, il fait donc partie du pouvoir Judiciaire. Un des principes fondamentaux de la démocratie est la séparation des pouvoirs. Or, les membres du Conseil d’Etat sont présents dans tous les ministères, à des postes clés comme directeurs de cabinet ou adjoint de ceux-ci ! Ce mélange douteux entre le pouvoir Judiciaire (les conseillers d’Etat) et le pouvoir Exécutif (les postes de décision dans les cabinets ministériels) est une transgression majeure de l’esprit même de la démocratie.

 

Eh ! François, puisque « le changement, c’est maintenant » et qu’il te faut faire des économies, qu’est-ce que t’attend pour envoyer cette institution aussi inutile que parasitaire aux poubelles de l’Histoire ?

 

Sources :

 lien1 

lien2 

 

Quintidi 15 Thermidor 221

 

 

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27/06/2013

Elle est marrante l'Amarante : elle désespère Monsanto !

amarante-en-fleur.jpg

 

 

Eh oui ! Cette petite plante sympa, ces longs plumets rouges que chacun connaît dans son jardin, est en train de réussir ce que des années de luttes écologistes n'ont pas encore réussi : désespérer l'ogre Monsanto !

Les fermiers amerloques, aiguillonnés par leur addiction au profit à tout prix et poussés au cul dans ce sens par Monsanto, ont foutu des satanés OGM partout. A la suite de quoi, ils arrosent à donf leurs cultures de soja d'herbicides genre Roundup, produits dangereux entre tous. Seulement voilà. Dans les champs de soja yankees pousse aussi, une sympathique plante bien marrante : notre amarante ! Et voilà-t-y pas qu'une de ces plantes – contrairement aux affirmations des pro-OGM qui ont toujours prétendu qu’une hybridation entre une plante génétiquement modifiée, et une plante naturelle était impossible – a muté. Et est devenue totalement résistante au Roundup dont les fermiers étazuniens arrosent généreusement leurs cultures.

Bon. Une, c'est pas grave. Sauf qu'il suffit d’un seul croisement réussi sur plusieurs millions de possibilités. Dès qu’elle est créée, la nouvelle plante possède un avantage sélectif énorme et elle se multiplie rapidement. Ce qui est arrivé et continu à se passer en Géorgie américaine au départ, et s'étend maintenant à la Caroline du Sud, et du Nord, l’Arkansas, le Tennessee et le Missouri.

Allez l'amarante ! Chauffe !

En plus, elle est super sympa cette plante : chacune d'elles produit environ 12.000 graines par an, et les feuilles contiennent des vitamines A, C et des sels minéraux. Elle est même plus riche en protéine que... le soja, pourtant considéré comme champion en la matière. Et les diététiciens affirment que la protéine de l’amarante est de qualité supérieure à celle du lait de vache. Lien 

La tête des nuisibles de Monsanto !

La seule solution qu’il restait aux agriculteurs était d’arracher les plants d’amarante à la main. Sur des milliers d'hectares comme sont les exploitations étazuniennes, bonjour les tours de reins ! D'autant plus que cette petite marrante s’enracine très profondément, rendant cette solution quasi impossible à réaliser.

Du coup, les agriculteurs ont renoncé à cet arrachage. Et abandonnés purement et simplement ces champs salopés par les apprentis sorciers de Monsanto. Des milliers, des dizaines de milliers d'hectares ! Le pied !

Les bouseux ricains, ils sont comme les autres : près de leurs sous, et ils sont dans le vrai. Pour trois raisons : - les OGM sont très chers, - ils mettent ceux qui les utilisent à la merci de Monsanto puisque les fermiers doivent chaque année racheter de la semence traitée, - l'affaire de l'amarante prouve qu'ils ne sont pas efficaces. Alors ils sont de plus en plus nombreux à abandonner les OGM pour revenir à l'agriculture traditionnelle.

Et qu'est-ce qu'elle leur dit à Monsanto la marrante amarante ? Tè ! Fume...



Nonidi 9 Thermidor 221

Sources : lien 

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Ecoute ! Ecoute !

C’est Marguerite et Marie, deux solides paysannes, qui vont ramasser les patates dans les champs.

Soudain Marguerite sort de la terre humide deux grosses patates et dit :
- Cré vindiou la Marie, on dirait les couilles au Fernand !


Marie, étonnée par la taille des tubercules s'étonne :
- Oh ! Aussi grosses ?


Et Marguerite de répondre :
- Non, aussi sales !!!

21/05/2013

Stoppons-les ! Manif mondiale contre Monsanto ce samedi 25.

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Monsanto, vous connaissez… C’est les  Semences OGM, Round-up, hormone de croissance bovine, PCB, aspartame, agent orange et bien d’autres saloperies. C’est aussi une firme dans foi ni loi qui s’assoie sur la démocratie. Ainsi lors de son passage devant la Chambre des Représentants (députés) des Etats-Unis, il a été adjoint à la loi (H.R. 933) qui définit les lignes budgétaires pour les ministères et agences aux États-Unis, la section 735 qui stipule que « dans le cas où une décision [d’autorisation d’une culture] est ou a été invalidée ou annulée, le ministère de l’Agriculture doit, nonobstant toute autre disposition de droit, sur simple demande d’un agriculteur, d’un exploitant agricole, ou d’un producteur, immédiatement accorder une autorisation temporaire ».

Autrement dit, si la Justice, comme ce fut le cas avec la luzerne GM, suspend l’autorisation accordée par le ministère de l’Agriculture, celui-ci pourra, si un agriculteur lui demande, contourner cette décision de Justice et accorder une autorisation temporaire de mise en culture de la luzerne GM. Le Sénat a voté la loi HR933 sans remettre en cause cet ajout. La loi, appelée par ses détracteurs « Monsanto Protection Act », est donc adoptée par le Congrès. La seule solution pour éviter ce véritable déni de démocratie résidait dans un véto présidentiel. Le démocrate Obama allait évidemment refuser cette saloperie. Tè ! Fume… Il a signé ! Il ne pouvait, parait-il, pas faire autrement sauf à bloquer le budget de l’agriculture de son pays…

Mais dans cette loi, a été introduite, de façon insidieuse, la « section 735 » qui permet au ministère de l’Agriculture de ne pas prendre en considération des décisions de justice. De façon insidieuse, car de nombreux congressistes n’avaient pas remarqué ce cheval de Troie de l’industrie biotechnologique. Et pernicieuse, car il était en effet difficile pour Obama de ne pas signer cette loi dont l’objectif était de ne pas bloquer le fonctionnement du gouvernement. Imposer son veto aurait relancé certains débats et blocages sur des questions plus générales. La stratégie des entreprises de biotech était donc très efficace. Introduire cinq lignes problématiques dans un ensemble cohérent, qui a demandé des mois de débat pour arriver finalement à un consensus, a payé. Résultat immédiat : par ce « Monsanto Protection Act  » : la justice américaine ne pourra plus s’opposer aux mises en culture de plantes génétiquement modifiées, même si leur homologation est contestée devant un tribunal. 

A titre indicatif, Monsanto, au cours de la dernière élection, a financé 55 députés et 24 sénateurs (principalement républicains, mais pas uniquement), pour un montant total de 316 000 US$.

Mais les citoyens qui, dans le monde entier, refusent le « monde selon Monsanto » s’élèvent contre ce déni de démocratie. A l’initiative du mouvement « Occupy » étazunien, dans une démarche citoyenne autonome, le mot d’ordre a été lancé à travers les réseaux sociaux d’organiser la première manifestation internationale simultanée contre Monsanto. Plusieurs dizaines de manifestations sont organisée aux Etats-Unis, mais aussi en Europe et en Inde. C’est cxe samedi 25 mai.

La France et ses citoyens mobilisés de longue date contre les OGM auront aussi leur manifestation citoyenne avec l’organisation d’un rassemblement  le samedi 25 mai à partir de 14h. Sans étiquette politique, ce rassemblement citoyen est spontané et ouvert à tous ceux qui se reconnaissent dans le rejet des multinationales de l’agroalimentaire pour réclamer une nourriture dépourvue de poison chimique et la reconnaissance due droit à un environnement sain pour tous !

Pour plus d’informations sur l’événement voir ici :

 http://www.generations-futures.fr/2011generations/wp-content/uploads/2013/01/COM_PRESSE_LIENS.pdf ethttps://www.facebook.com/events/160596650769757/

 

Duodi 2 Prairial 221

 

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Ecoute ! Ecoute !

 

Quand je vous dis que les OGM vont régler le problème de la faim dans le monde.

 
Il y a bien plus à manger sur ces rats !

 

 

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23/01/2013

VICTOIRE ! Les OGM du sinistre Barosso « gelés ».

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En voilà une nouvelle qu’elle est bonne ! Et un coup de pied au cul à Barosso ! Un ! En effet, la Commission européenne - cet organisme de technocrates élus par personne, à la solde des lobbies les plus offrants – vient de « jeter l’éponge » concernant l’autorisation de culture des OGM en Europe.

C’est le dénommé Frédéric Vincent, employé du dénommé Tonio Borg, commissaire européen à la santé qui l’a assuré : « La Commission, si elle le veut, peut lancer le processus pour autoriser la culture d’un soja et de six maïs OGM, dont le MON810 (déjà autorisé dans l’UE mais qui doit obtenir le renouvellement de cette autorisation), mais elle ne le fera pas. (…) Les autorisations de culture sont gelées ».

Comme quoi l’opiniâtreté peut payer. La Commission a baissé pavillon, après avoir tenté, des années durant, d’imposer ces saloperies d’OGM. Elle a cédé parce que les actions des populations auprès de leurs gouvernements respectifs ont pourri le dossier. En effet, chaque état membre peut interdire la culture des OGM sur son sol, à condition de mettre en avant des éléments représentant un danger manifeste du produit en question pour la santé et l’environnement. Neuf pays européens sur 27, dont la France, sous couvert de clauses de sauvegarde, ont ainsi interdit la culture des OGM sur leur sol.

Il serait imprudent de croire la victoire définitive. La Commission va tenter de tourner la difficulté en proposant de nouvelles procédures d’évaluation. Les procédures actuelles se basent sur les études faires…par les firmes productrices ! Bonjour l’objectivité. On garde en mémoire le barouf soulevé par les études du professeur Séralini montrant à la face du monde les résultats effrayants des OGM sur des souris déformés par des cancers géants. Les lobbies semenciers ont tout fait pour décrédibiliser cette étude. Ma       is cette polémique a mis en pleine lumière la « faiblesse » (pour ne pas dire la complicité) des organismes de contrôle européens qui se contentent de copier…les études forcément positives des firmes !

A suivre de près…

 Quartidi 4 Pluviose 221


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Ecoute ! Ecoute !


Qui vole un bœuf est vachement musclé.

 

23/10/2012

Le savant a dit la vérité, il doit être exécuté !

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Quel salaud ce professeur Séra.. séra quoi au fait ? à oui Séralini : « Gilles-Éric Séralini, né le 23 août 1960 à Bône en Algérie, est un universitaire français1, professeur de biologie moléculaire depuis 1991 et chercheur à l'Institut de biologie fondamentale et appliquée (IBFA) de l'université de Caen et co-directeur du pôle Risques de l'université de Caen2 (pôle associé au CNRS). » Wikipédia.

 

Quel salaud, ce type qui ose proclamer – et surtout prouver – que les OGM produits par la sacro-sainte multinationale Monsanto refilent aux rats des tumeurs aussi grosses que la mauvaise conscience des « zexperts » qui le contredisent et jettent ses travaux aux gémonies !

 

Non mais franchement, c’est à n’y rien comprendre ! Mais quel dépravé ce professeur Séralini ! Monsanto a fait des études sur l’innocuité de ses OGM. Des études payées par la firme, faites par des « savants » au service de la firme, avec des jolis petits rats qui, après trois mois (90 jours) de régime au maïs Monsanto n’ont même pas développé de tumeurs ! Et ce vilain professeur Séralini, au lieu de croire les « savants » Monsanto, pousse le vice jusqu’à nourrir les mêmes rats que Monsanto non pas pendant trois mois, mais pendant 2 ans ! (730 jours d’expérimentation au lieu de 90 !). Et qu’est-ce qu’ils font les jolis petits rats de Séralini ? Eh bien les rats nourris aux maïs OGM déclenchent des tumeurs et des affections du rein et du foie très tôt (une explosion vers les 12e et 13e mois) alors que les rats non traités ne déclencheront en moyenne des tumeurs qu'en fin de  vie. Soit dix mois plus tard. Or ce sont des rats issus de la même espèce. Sauf que les uns ont été nourris au maïs OGM le plus souvent traité au Roundup et les autres non. Une différence de dix mois chez le rat, vulnérable ou non aux tumeurs, c'est un écart de 40 à 45 ans chez l'Homme. C’est cet écart qui est bien évidemment significatif et glaçant.

 

Bah ! Bah ! Bah ! qu’elles ricanent les « zautorités autorisées » comme disaient Coluche : l’Efsa l'Agence de Sécurité Alimentaire Européenne (EFSA), l’Agence de sécurité alimentaire française (Anses), le Haut Conseil des Biotechnologies (HCB) et autres officines « officielles » mais dont certains membres font parfois des aller-retour entre leur organisme et…Monsanto (voir lira l'article du Canard Enchainé qui rappelle que les plus critiques des experts français à l'égard de Séralini ont des intérêts disons croisés sur le dossier.)

 

Alors qu’est-ce qu’ils disent ces « zexperts » ? Que bouffer du maïs Monsanto et arroser son pastis au Round-Up, faudrait peut-être voir à voir, et donc faire des études plus longues que celles à 90 jours qui font autorité jusqu’à présent. Ben, c’est ce qu’a fait Séralini, non ?

 Eh ! Le temps de réunir les fonds pour ces études, le temps de trouver les « zexperts » qui les feront, et enfin le temps de ces études (deux ans : faut faire comme Séralini si on prétend le battre en brèche). Ça en fait du temps tout ça. Et pendant ce temps, Monsanto pourra continuer à vendre ses poisons… Et éventuellement acheter les « zexperts »…



Duodi 2 Brumaire 221


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 Sources: lien 1,  lien 2 , lien 3

 

21/09/2012

Séisme chez les mange-merde

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La tronche d'Allègre et de tous les pseudo savants qui veulent nous faire manger de la merde ! Longue, verdâtre, vibrante de hargne mal rentrée. Le rapport paru hier leur file la diarrée ! Et qui c'est qui avait raison d'arracher les plants de maïs empoisonnés? Merci José ! Et Merde à Monsanto.


6ème jour des Sansculottides de l'an 220 - Jour de la REVOLUTION !


Eh ! Demain c'est LE JOUR DE L'AN du calendrier républicain !


Merci à Faujour 

20/09/2012

Ma santé sans Monsanto !

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Eh ! Vous avez vu la gueule du rat qui se goinfre de maïs OGM Monsanto NK 603 pour être précis ? Putaing ! Le mec, on dirait qu’il a avalé des balles de golf ! Et il a l’air aussi heureux qu’un responsable FNSEA a qui on vient de mettre sous le nez l’étude qui vient de dénoncer la mafia OGM ! Une étude menée en secret, à l’abri de toutes pressions, pendant deux ans, par le français Gilles-Eric Séralini, professeur de biologie moléculaire à l'université de Caen. Cancéreux jusqu’au bout des moustaches, les pauvres ratichons ! Et si les OGM pourrissent les rats jusqu’à la moelle, il en est évidemment pareil pour les humains !

 

Bon. Moi, je m’efforce de ne pas en bouffer des OGM, mais…je me fais endoffer sans  vaseline car ces putaings d’OGM sont partout.  Biscottes, huile de colza, sauces et crèmes de soja, tofu, plats avec de l'amidon, céréales ou chips à base de maïs peuvent en contenir. Jusqu’à 0,9% d’OGM présents dans le produit, aucun un étiquetage n’est obligatoire… Merci les instances concernées de l’Europe.

 

Et dans la barbaque alors ? Moi, naïf, je pense que la bonne entrecôte de vache de l’Aubrac que j’achète chez Bouquet, au village, est tout ce qu’il y a de sain. Mouais… D’accord, elle mange de la bonne herbe la vache de l’Aubrac. Mais j’ai vu mes voisins éleveurs : ils leurs mettent aussi dans les mangeoires des espèces de granulés parait-il de céréales. Et il y a de forte chance que dans ces granulés se trouvent des céréales transgéniques dont l’importation est autorisée. En France, 35 sortes d'OGM peuvent être importées : 3 espèces de soja, 25 de maïs, 2 de colza, 3 de coton, une de pomme de terre et une de betterave. Et une étude de l’Autorité française de sécurité sanitaire des aliments datant de 2001 (alors depuis, ce doit être bien pire !) montre que des traces d’OGM sont également présentes même dans les plants dits « conventionnels » !

 

Les universitaires ont travaillé en même temps sur le maïs OGM NK603 et le Roundup, les deux marchant ensemble. Le Round Up, cette saloperie que l’on trouve en vente libre dans toutes les jardineries, dans toutes les grandes surfaces, et que les agriculteurs mais aussi les jardiniers utilisent à fond la caisse ! Un poison redoutable. « A la dose la plus faible de Roundup (…) on observe 2,5 fois plus de tumeurs mammaires » précise le professeur Séralini! « Le crime, c’est que ça n’ait pas été testé avant, que les autorités sanitaires n’aient pas exigé des tests plus longs alors qu’on est à 15 ans de commercialisation » s’insurge-t-il.

 

La majorité des études précédentes ont été faites par…les firmes concernées ! Et sur une durée de 90 jours maximum alors que celle qui vient de sortir a duré deux années. Elle a coûté plus de 3 millions d’euros, financés notamment par les fondations Ceres et la Fondation Charles Leopold Meyer pour le progrès pour l’homme. Les fonds ont été gérés par le Comité de recherche et d’informations indépendantes sur le génie génétique (CRIIGEN), strictement indépendant des compagnies de biotechnologies et dont M. Séralini préside le conseil scientifique.

L’étude doit s’accompagner le 26 septembre d’un film, "Tous cobayes", qui rend compte de cette expérience, ainsi que d’un livre chez Flamarion.

Qu’on se le dise !


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 5ème jour des Sansculottides de l'an 220 - Jour des Récompenses


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02/12/2011

OGM : l’hydre malfaisante Monsanto de retour.

 La très calamiteuse Commission européenne du très calamiteux Barroso vient de recommencer ses saloperies, en loucedé, sans faire de bruit. En effet La Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a estimé que la clause de sauvegarde prise par la France en février 2008 pour suspendre la culture du maïs transgénique MON810 était illégale en raison d’un vice de procédure. Cette décision est lourde de conséquences : elle rouvre la porte à la culture de maïs OGM en France. A l’origine de cet épisode juridique? Monsanto bien sûr. En 2008, cette dernière avait saisi le Conseil d’Etat, qui avait à son tour saisi la CJUE.

 

Monsanto et ses complices habituels : l’Assemblée générale des producteurs de maïs (AGPM), le Syndicat des établissements de semences agréés pour les semences de maïs (SEPROMA) et plusieurs autres producteurs de semences tirent aujourd’hui profit d’un vice de forme ! Les industriels ne reculent devant aucune manœuvre pour sauver leur business.

 

La CJUE ayant rendu son arrêt, l’affaire est retourné devant le Conseil d’Etat français, qui, logiquement, a dû annuler la décision prise en février 2008 comme le veut le droit européen. La CJUE a déclaré la clause de sauvegarde française illégale en remettant notamment en cause le choix de la procédure mise en œuvre. Sur ce point, elle a estimé que la France s’était trompée de fondement juridique et qu’elle n’avait pas le droit d’adopter unilatéralement des mesures pour interdire la culture du MON 810.

 

Sur le fond, en février 2008, la clause de sauvegarde française avait été motivée par des « risques sérieux pour l’environnement » (dissémination, apparition de résistances sur les ravageurs cibles, effets sur la faune non cible) en application du principe de précaution. C’est donc un retour à la case départ…

 

Le principe de précaution est inscrit dans la Constitution française. En l’absence d’études suffisantes, il est évident qu’on ne doit pas planter des OGM. La France et les autres pays de l’Union européenne doivent donc enclencher des clauses de sauvegarde en se servant des fondements juridiques adaptés. Le 8 septembre, la ministre de l’environnement, Nathalie Kossiusko-Morizet déclarait sur LePoint.fr « Si la clause française était annulée pour des questions procédurales, nous prendrions une nouvelle clause de sauvegarde [...], car les questions environnementales, elles, demeurent sans réponse ».

 

Désormais, c’est au gouvernement de prendre ses responsabilités : s’il ne met pas en place une nouvelle clause de sauvegarde, le moratoire français sur la culture du maïs MON 810 sera bel et bien condamné et on risque de voir réapparaître les OGM dans nos champs dès le printemps prochain.

 

Sarko a immédiatement publiquement déclaré, dans une de ses visites de campagne électorale frauduleuses (car payées par l’Etat), qu’il refuserait ces OGM. Lemaire et NKM lui emboitent le pas. Alors espérons qu’ils vont respecter leurs paroles. Et restons VIGILANTS !