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12/07/2018

Et si on disait merci à Trump ?

trump doigt d'honneur.jpg


Pendant que le pays se paie une saine érection suite aux exploits fouteux de quelques millionnaires en culottes courtes, notre monarque républicain (avez-vous remarqué, comme mon pote Casanova, que Macron est une anagramme de Monarc ?) ainsi que les autres vassaux de l’Otan, rencontrent leur suzerain, le yankee Trump. Parce que l’Otan est aussi un outil de domination de l’Europe par les États-Unis.

Au sortir de la guerre mondiale, pour faire face à l’URSS triomphante, c’est Churchill qui, en 1949, a conçu cette alliance. Elle a été réalisée par Truman et mise en place par Eisenhower. Son but était de grouper en une alliance sous direction hégémonique étasunienne l’essentiel des forces militaires des pays de ce qu’on appelait alors le bloc occidental, du Cap Nord au Bosphore, afin de contenir les forces adverses de l’URSS et du pacte de Varsovie, pendant communiste de l’Otan. C’était alors la guerre froide et elle avait une certaine raison d’être. L’Otan a donc été demandé par les nations d’Europe, se mettant volontairement sous la domination des USA.

Mais cette alliance avait aussi un but moins avoué : permettre aux États-Unis d’avoir d’importantes forces militaires en Europe occidentale et, par ce protectorat qu’on lui demandait, d’éviter la constitution d’une armée européenne intégrée, condition indispensable a une émancipation politique de l’E.U.

Mais les choses ont changé, l’URSS s’est effondrée et, dans les années 90, suite à la chute du mur de Berlin, l’Otan perdit sa raison d’être avouée. Ce qui donnait des boutons aux Yankees… C’est alors que Georges Bush père, proposa la création « d’une communauté euroatlantique », un montage entre la Communauté Économique Européenne (CEE), la CSCE (Accord d’Helsinki) et l’OTAN. La proposition avait pour but de justifier le maintien de l’OTAN et d’éteindre chez les alliés européens toute tentation émancipatrice d’une défense commune européenne en dehors du cadre nord atlantique. Ce fut avalisé en novembre 1991, avec la Déclaration de Rome du Conseil de l’Atlantique Nord qui souligne la « permanente validité » de l’Alliance atlantique.

Dans les années 90, les guerres dans les Balkans, attisées sinon fomentées par la CIA, ont donné une occasion à l’Otan de se refaire une légitimité, puisque l’ONU lui a délégué ses prérogatives… À partir de là, l’Otan nouveau devint un instrument d’intervention des États-Unis partout dans le monde… Le bras armé des intérêts des multinationales étasuniennes… Avec les succès plus que douteux que l’on sait, notamment en Afghanistan.

En décidant de réintégrer le commandement de l’Otan, Sarkozy a rompu avec la politique d’équilibre qui, de De Gaulle à Mitterrand et Chirac, a toujours été une permanence de la politique étrangère française. Il a placé notre pays parmi les féaux des États-Unis, avec toutes les conséquences qu’on peut en craindre.

Puis arrive Trump. Il veut bien de l’Otan en tant qu’instrument de la domination étasunienne (entre autres, imposer l’industrie de l’armement US puisque 80 % des armées de l’OTAN sont équipées par les USA ; faire financer et participer aux guerres impérialistes des USA) mais il veut en faire payer le prix par les Européens ! « Je vous que vous casquiez 4 % de votre PIB pour que nous vous protégions » (enfin, pour protéger les seuls intérêts du suzerain !)

On peut s’offusquer, on peut gueuler mais il a raison le pittoresque locataire de la Maison blanche. Nous, Européens, sommes trop arc-boutés sur des querelles d’ego pour organiser et mettre en place une véritable armée européenne, alors nous n’avons plus qu’à baisser la tête et nous agenouiller devant l’arrogance et surtout les intérêts du suzerain tout-puissant.

Et en même temps, comme dirait Jupitounet, Trump – qui sait ce qu’il doit aux Russes – s’acoquine avec son alter ego, Poutine qui, comme lui a intérêt à avoir à ses portes une Europe morcelée, frileuse, sans frontières ni ambition, grasse et juteuse larve à sucer !

Et pourtant, la politique constante d’encerclement de la Russie par l’Otan est la véritable cause du fait que la Russie soit perçue comme une menace par les Européens, conditionnés par des médias acquis aux mensonges atlantiques. Dans les cercles de la bien-pensance atlantique, la Russie est présentée comme le grand méchant loup… Son président est affublé de tous les défauts, considéré comme un infâme dictateur liberticide et sanguinaire. Et la Russie présentée comme un pays de brutes illettrées et alcooliques représentant une terrible menace pour l’Europe et le monde. Pourtant, la Coupe du monde de foot montre un peuple amical, une nation organisée et efficace.

La russophobie étasunienne prend deux aspects : - une forme idéologique autour de la soi-disant défense de la démocratie et des droits de l’homme ; - une rivalité géopolitique car les Yankees ne supportent pas que d’autres puissances osent contester leur « hégémonie » et font tout ce qui est en leur pouvoir pour faire passer la Russie pour une puissance hostile à l’Europe. Ce qu’elle n’est pas. Et nous, Européens veules, serviles et puants d’ingratitude, nous nous faisons les complices de toutes les forfaitures des États-Unis sous prétexte « qu’ils nous ont sauvés en 45 », oubliant que c’est l’URSS - c’est-à-dire les Russes - qui a le plus donné de vies pour délivrer le monde du monstre nazi…

Pourtant, la Russie est évidemment européenne, par la géographie, par la population, par la (les) religion(s), par la civilisation, par l’histoire. C’est une civilisation jumelle, imbriquée depuis toujours à la nôtre. Ils connaissent nos penseurs, nos artistes, nos idées.

Finalement, Trump, en mettant l’Europe au pied du mur, nous rend de grands services.

Tout d’abord il nous oblige à réfléchir sur la création d’une véritable armée européenne, car, pour paraphraser Staline, « L’Union européenne, combien de divisions ? ».

Mais aussi il nous pousse à reconsidérer nos rapports avec une Russie qui est un voisin géographique immédiat, un partenaire économique incontournable et non pas une menace.

Enfin, il nous incite à rejeter notre vassalité par rapport à ces grands « démocrates » qui font Guantanamo, qui assassinent par drones aux quatre coins du monde, qui embastillent sans procès, qui assassinent légalement leur propre peuple, qui par de sordides guerres jamais gagnées ont semé l’enfer sur terre de Kaboul à Bagdad, qui pillent le monde à l’aide de leur dollar. Qui nous espionnent, nous épient et nous méprisent.

Alors, merci Donald ? Tout dépend de nos dirigeants : en « auront-ils » ou pas…


Illustration X - Droits réservés

04/06/2018

OTAN gages.

bruits de bottes.jpg

Depuis dimanche 3 et jusqu’au 15 juin, l’armée des États-Unis, sous le faux-nez de l’OTAN, va tenter de donner des gages de son efficience et de sa fidélité à ses « alliés » vassaux de l’Europe, à travers les traditionnelles manœuvres militaires de printemps « Saber strike » (coup de sabre).

18 000 soldats de 19 pays, principalement membres de l’Otan (mais pas puisque Israël y participe) vont se déployer et manœuvrer à portée de fusil des frontières russes. La Russie manifeste sa désapprobation, estimant que ces manœuvres « ne bénéficient en aucune façon à la sécurité et à la stabilité sur le continent ».

Mouais… De son côté, à chaque automne, la Russie teste son armée en grandeur nature. Les exercices de « Zapad-2017 », qui se sont déroulées du 14 au 20 septembre 2017 dans « l’ouest » du pays y compris en Biélorussie, faisaient donc partie d’une routine pour vérifier les avancées du programme de modernisation qui, lancé par le Kremlin après la guerre en Géorgie en 2008, doit s’achever en 2020. Là, ce seraient 120 000 personnels qui auraient manœuvrés, alors les 18 000 « otaniens », ça fait petit bras... ! « Mais, bien sûr, il y a aussi une ambition politique : montrer à l’ouest que l’armée russe est prête ! »

L'Otan est une machine de guerre n'ayant plus d'autre utilité – puisque le Pacte de Varsovie a été dissous – que de servir exclusivement les intérêts de la finance et des multinationales yankees dans leur volonté d'hégémonie mondiale et de pillage de la planète. Vous imaginez à quoi peut mener le face-à-face entre troupes russes et troupes de l'Otan ? Vous pensez que ce ne serait que quelques escarmouches ? Naïveté et même konnerie : l'Otan, comme la Russie, possèdent un arsenal nucléaire apocalyptique. Et aucun des deux protagonistes ne voulant perdre la face, en cas de confrontation directe, même limitée, que se passerait-il ? Les bombes partiraient… Et les plus méchantes.

L'Otan, bras armé d’un système de domination économique et financière étasunien conduit le monde au bord de la guerre en soutenant les rodomontades des ex pays de l'Est, Pologne, pays baltes, Ukraine (Pawel Soloch, chef du Bureau de sécurité nationale à la présidence polonaise, a évoqué la somme de 1,5 et 2 milliards de dollars (1,2 à 1,7 milliard d’euros) pour participer aux frais de stationnement d’une unité blindée américaine sur son sol. Pour cimenter ses liens militaires avec Washington, la Pologne a également signé en mars un contrat d’achat du système antimissile américain Patriot, pour 4,75 milliards de dollars (3,8 milliards d’euros).

Ces grandes manœuvres aux portes de la Russie, à quoi ça rime ? Est-ce bien raisonnable ? Et ça veut effrayer qui ? Poutine ? Ça doit surtout le faire doucement rigoler car ça lui donne la justification de son effort énorme de modernisation de son armée. Quant à l'intimider… Un « coup de sabre » peut-il vraiment effrayer un ours ?

Parce qu’en face, c’est du lourd ! Du fait qu'une guerre à grande échelle en Europe menacerait l'existence même de l'État russe et de sa nation, ceux-ci sont en train de prendre des mesures pour faire savoir sans équivoque que si cela se produisait, les États-Unis paieraient un prix immense pour une telle attaque. Les moyens qui se mettent en place côté russe sont à la mesure de la menace otanienne. Et même plus.

Jusqu'à présent, la Russie ne croyait pas a une menace militaire classique venant des forces de l'Otan. Elle n'avait donc pas déployé de forces significatives pour se défendre contre une menace fictive. Cela est en train de changer sérieusement.

Blindés. La Russie réarme une de ses armées des plus prestigieuse, la 1ère Armée blindée de la garde (1 TGA). Actuellement, elle est équipée de chars de combat T-72B3 et T-80, mais ils seront remplacés par le nouveau char révolutionnaire T-14 Armata, tandis que les véhicules de combat d'infanterie actuels et les véhicules blindés seront remplacés par les nouveaux APC et IFV. L'appui aérien de ces unités blindées sera assuré par des Mig-28 et des hélicoptères d'attaque Ka-52.Il y a là une force terrestre blindée sans équivalent côté occidental.

Missiles tactiques. Le nouveau système de missile tactique opérationnel Iskander-M est une arme redoutable sous tous ses aspects. Bien que techniquement ce soit un missile tactique à courte portée (moins de 1 000 km de portée, l'Iskander-M a une portée officielle de 500 km), il peut aussi tirer le missile R-500, qui a une portée opérationnelle intermédiaire (plus de 1 000 km, le R-500 a une portée de 2 000 km). Il est extrêmement précis, il a des capacités antimissiles avancées, il se déplace à des vitesses hypersoniques et est pratiquement indétectable sur le terrain (voir ici pour plus de détails). Ce sera le missile chargé de détruire toutes les unités et les équipements que les États-Unis et l'OTAN ont déployés à l'avant en Europe orientale et, si nécessaire, d'ouvrir la voie à la 1TGA. 

Missiles intercontinentaux. Ni la 1TGA, ni le missile Iskander-M ne menacent le territoire américain en aucune façon. La Russie a donc aussi besoin d'une arme qui peut semer la panique au Pentagone et à la Maison Blanche. Le RS-28 Sarmat (SS-X-30 selon la classification de l'OTAN) fait monter la terreur à un niveau totalement nouveau. Le Sarmat vole à Mach 20 (24 500 km/h). Il est capable de transporter 10 à 15 ogives MIRV à têtes multiples, Le missile sera capable d'atteindre toute cible partout sur la planète, par n'importe quelle trajectoire. Tous ces éléments combinés rendront le Sarmat lui-même et ses ogives, totalement impossibles à intercepter. Le Sarmat sera également capable de délivrer le Iu-71, une ogive conventionnelle hypersonique conçue pour une frappe cinétique,qui permet de détruire une cible ennemie fortifiée dans un conflit non nucléaire. Cela sera rendu possible par la précision étonnante des ogives du Sarmat, de 10 mètres, et à son temps d'armement qui est inférieur à 60 secondes.

Torpille stratégique. La torpille stratégique Status-6 peut plonger jusqu'à 1 000 m à une vitesse allant jusqu'à 185 km/h et il a une portée de 10 000 km. Elle est délivrée par des sous-marins spécialement configurés. Le système Status-6 peut être utilisé pour cibler des groupes de combat de porte-avions, des bases de la marine des États-Unis (en particulier les bases sous-marins balistiques) et, dans sa configuration la plus effrayante, il peut être utilisé pour délivrer des bombes au cobalt à haute radioactivité, capables de contaminer de vastes étendues de territoire. La plupart des villes des USA et les centres industriels étant le long de la côte, cette situation les rend extrêmement vulnérables aux attaques de torpilles.

Autres armes sournoises. Le rail mobile soviétique ICBM BzhRK est un système de wagons de missiles circulant en permanence dans l'immense réseau ferroviaire russe. Impossibles à repérer. Le missile de croisière Kalibr, vu récemment en action dans la guerre en Syrie peut être tiré d'un conteneur typique du commerce, comme ceux que vous trouverez sur des camions, des trains ou des navires. Rappelez-vous que le Kalibr peut frapper tout ce qui se trouve entre 50 et 4000 km et qu'il peut transporter une ogive nucléaire. Où serait le problème, pour la Russie, de déployer ces missiles de croisière au large des côtes des États-Unis à bord de navires porte-conteneurs réguliers ?

Et tout ça pour quoi ? En fait, il n’existe aucune menace pour l’Europe de la part de la Russie. La Russie n'est pas notre ennemi ! Or, la politique poursuivie par les États-Unis et leurs alliés-vassaux vise à créer l’impression d’une telle menace. L’aménagement de bases de l’OTAN, l’accroissement de son infrastructure a pour but de renforcer l’influence de l’Alliance atlantique en Europe, de contraindre les pays membres à consentir des dépenses supplémentaires pour entretenir les troupes et semer l’inquiétude parmi les alliés. Il serait peut-être temps de prendre conscience de ces réalités et de les regarder en face : est-il raisonnable pour nous, Français, Européen, d'attacher notre existence même aux folies des mégalos du Pentagone, eux-mêmes manipulés par le complexe militaro-industriel étasunien ?

Les Russes sont comme les autres, ils peur de la guerre et ils vont tout faire pour l'éviter. La dernière leur a coûté plus de 28 millions de morts… Mais ils sont aussi prêts s'il faut la faire. Ceci est une caractéristique culturelle russe unique, que l'Occident a mal interprétée un nombre incalculable de fois au cours des 1 000 dernières années. Maintes et maintes fois, les Européens ont attaqué la Russie pour se retrouver dans un combat qu'ils n'auraient jamais imaginé, même dans leurs pires cauchemars. Napoléon et Hitler y ont creusé leurs tombeaux. Voilà pourquoi les Russes aiment à dire que «la Russie ne commence jamais les guerres, elle les termine». 

 

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08/07/2016

OTAN : les Charlots en manœuvre !

Blog exempt de fièvre fouteuse !

 

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Après les exercices BALTOPS 16 et Saber Strike 16 qui se sont déroulés du 3 au 19 juin, et impliquaient plus de 6 000 militaires de 15 pays membres de l’Otan, ainsi que des soldats suédois et finlandais ; après les exercices Saber Strike, qui ont réuni 13 Etats, et ont eu lieu en Lettonie, en Lituanie et en Estonie du 27 mai jusqu’au 22 juin, les États-Unis, à travers leur machine de guerre Otan, continuent leurs provocs aux frontières de la Russie. En Géorgie cette fois. Bof. Pas de quoi intimider l’ours russe !

 

Ce vendredi se retrouvent à Varsovie tous les pontes de cette alliance belliqueuse. La présence d’un prix Nobel de la paix, Barrack « Blackbush » Obama, donne à cette réunion des plus grands fauteurs de guerre du monde un côté cocasse ! A note que John Kerry, secrétaire d’état étasunien, rejoint cet aréopage après sa tournée en Georgie et en Ukraine où ils est allé porter la bonne parole « otanienne », laissant entendre notamment à la Géorgie la possibilité une prochaine intégration à l’Otan et… à l’Union Européenne. Non mais de quoi je me mêle ? Ce qui donne une surprenante idée de l’indépendance de l’U.E. par rapport aux États-Unis…

 

L’Otan est une machine de guerre n’ayant plus d’autre utilité – puisque le Pacte de Varsovie a été dissous – que de servir exclusivement les intérêts de la finance et des multinationales yankees dans leur volonté d’hégémonie mondiale et de pillage de la planète. L’Otan, bras armé d’un système de domination économique et financière étasunien en pleine déconfiture, conduit le monde à la guerre en soutenant les rodomontades des ex-pays de l’Est, Pologne, pays baltes, Ukraine, et maintenant Géorgie.

 

La France, sous De Gaulle, avait pris avec panache ses distances par rapport à l’Otan. Le Grand Charles ne transigeait pas lorsqu’il s’agissait de l’indépendance de la France. Depuis Sarkozy, suivi par Hollande, la France a réintégré, tel un toutou docile, la niche de l’Otan. Les conséquences négatives de cet alignement l’emportent largement sur les bénéfices escomptés en matière d’influence.

 

Notre retour dans le giron étasunien compromet gravement toute idée de défense européenne. Parce qu’il ne faut pas se leurrer : payant la moitié des dépenses et fournissant les trois-quarts des moyens militaires, les États-Unis imposent leur direction et le service avant tout de leurs intérêts, déterminant par cela la politique extérieure de leurs « alliés », de leurs vassaux plutôt. L’U.E. abdique par là même toute aspiration à jouer pleinement un rôle politique international, se contentant d’être une grosse larve promise à tous les pillages, ouverte à toutes les invasions.

 

Quant à nous, notre présence dans l’Otan présente des risques conséquents. Nous risquons d’être entraînés dans un conflit dont ne voulons pas, et sans que nos intérêts primordiaux ne soient menacés. Nous risquons de cautionner des décisions otaniennes, c’est-à-dire étasuniennes pouvant être considérés comme des provocations contre la Russie. C’est déjà le cas avec les déploiements de forces de l’Otan à proximité immédiate de la Russie, comme c’est le cas dans les Pays Baltes. C’est aussi le cas avec le déploiement de systèmes balistiques antimissiles en Pologne et en Roumanie… Et que dire de l’image de la France, ont l’influence planétaire était basée sur son indépendance ? Elle en a déjà pris un sacré coup.

 

Un gouvernement français digne de ce nom devrait commencer par s’opposer à tout élargissement de l’Otan, notamment à la Géorgie, l’Ukraine, voire bientôt le Monténégro et le Kosovo. Ceci afin de ne pas exacerber les tensions avec la Russie qui, il faut le rappeler, ne menace en aucune manière nos intérêts vitaux. Le fait d’avoir réintégré pleinement l’Otan donne à la France un droit de veto et donc la possibilité d’empêcher ces nouvelles entrées.

 

Mais pour cela, encore faudrait-il en avoir la volonté politique.

 

Enfin, les rodomontades étasuniennes doivent doucement faire rire Poutine, tant les forces en présence sont disproportionnées. En faveur des Russes.

Forces russes : voir http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/manoeuvres-b....

 

Photo X - Droits réservés

 

 

07/06/2016

Manœuvres belliqueuses de l'Otan aux portes de la Russie. Attaque-t-on un ours avec un couteau de poche ?

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Trois bombardiers stratégiques B-52 - une vieillerie utilisé depuis 1955, c'est celui qui a déversé des millions de tonnes de bombes et d'agent orange sur le Vietnam avec le succès que l'on sait! - doivent prendre part aux exercices militaires BALTOPS 16 et Saber Strike 16 qui de déroulent du 3 au 19 juin, et impliquent plus de 6.000 militaires de 15 pays membres de l'Otan, ainsi que des soldats suédois et finlandais. Les exercices Saber Strike, qui réunissent 13 Etats, ont débuté en Lettonie, en Lituanie et en Estonie le 27 mai et se poursuivront jusqu'au 22 juin. 

L'Otan est une machine de guerre n'ayant plus d'autre utilité – puisque le Pacte de Varsovie a été dissous – que de servir exclusivement les intérêts de la finance et des multinationales yankees dans leur volonté d'hégémonie mondiale et de pillage de la planète. Vous imaginez à quoi peut mener le face-à-face entre troupes russes et troupes de l'Otan ? Vous pensez que ce ne serait que quelques escarmouches ? Naïveté et même konnerie : l'Otan, comme la Russie, possèdent un arsenal nucléaire apocalyptique. Et aucun des deux protagonistes ne voulant perdre la face, en cas de confrontation directe, même limitée, que se passerait-il ? Les bombes partiraient…

L'Otan, bras armé d’un système de domination économique et financière étasunien en pleine déconfiture, conduit le monde à la guerre en soutenant les rodomontades des ex pays de l'Est, Pologne, pays baltes, Ukraine. Ces grandes manœuvres aux portes de la Russie, à quoi ça rime ? Est-ce bien raisonnable ? Et ça veut effrayer qui ? Poutine ? Ca doit surtout le faire doucement rigoler car ça lui donne la justification de son effort énorme de modernisation de son armée. Quant à l'intimider… Effraie-t-on un ours en le menaçant avec un couteau de poche ?

En fait, il n’existe aucune menace pour l’Europe de la part de la Russie. La Russie n'est pas notre ennemi ! Or, la politique poursuivie par les États-Unis et leurs alliés-vassaux vise à créer l’impression d’une telle menace. L’aménagement de bases de l’OTAN, l’accroissement de son infrastructure a pour but de renforcer l’influence de l’Alliance atlantique en Europe, de contraindre les pays membres à consentir des dépenses supplémentaires pour entretenir les troupes et semer l’inquiétude parmi les alliés. Il serait peut-être temps de prendre conscience de ces réalités et de les regarder en face.

Et en face, c'est du lourd ! Du fait qu'une guerre à grande échelle en Europe menacerait l'existence même de l'État russe et de sa nation, ceux-ci sont en train de prendre des mesures pour faire savoir sans équivoque que si cela se produisait, les États-Unis paieraient un prix immense pour une telle attaque. Les moyens qui se mettent en place côté russe sont à la mesure de la menace otanienne. Et même plus.

Jusqu'à présent, la Russie ne croyait pas a une menace militaire classique venant des forces de l'Otan. Elle n'avait donc pas déployé de forces significatives pour se défendre contre une menace fictive. Cela est en train de changer sérieusement.

Blindés. La Russie réarme une de ses armées des plus prestigieuse, la 1ère Armée blindée de la garde (1 TGA). Actuellement, elle est équipée de chars de combat T-72B3 et T-80, mais ils seront remplacés par le nouveau char révolutionnaire T-14 Armata, tandis que les véhicules de combat d'infanterie actuels et les véhicules blindés seront remplacés par les nouveaux APC et IFV. L'appui aérien de ces unités blindées sera assuré par des Mig-28 et des hélicoptères d'attaque Ka-52.Il y a là une force terrestre blindée sans équivalent côté occidental.

Missiles tactiques. Le nouveau système de missile tactique opérationnel Iskander-M est une arme redoutable sous tous ses aspects. Bien que techniquement ce soit un missile tactique à courte portée (moins de 1 000 km de portée, l'Iskander-M a une portée officielle de 500 km), il peut aussi tirer le missile R-500, qui a une portée opérationnelle intermédiaire (plus de 1 000 km, le R-500 a une portée de 2 000 km). Il est extrêmement précis, il a des capacités antimissiles avancées, il se déplace à des vitesses hypersoniques et est pratiquement indétectable sur le terrain (voir ici pour plus de détails). Ce sera le missile chargé de détruire toutes les unités et les équipements que les États-Unis et l'OTAN ont déployés à l'avant en Europe orientale et, si nécessaire, d'ouvrir la voie à la 1TGA. 

Missiles intercontinentaux. Ni la 1TGA, ni le missile Iskander-M ne menacent le territoire américain en aucune façon. La Russie a donc aussi besoin d'une arme qui peut semer la panique au Pentagone et à la Maison Blanche. Le RS-28 Sarmat (SS-X-30 selon la classification de l'OTAN) fait monter la terreur à un niveau totalement nouveau. Le Sarmat vole à Mach 20 (24 500 km/h). Il est capable de transporter 10 à 15 ogives MIRV à têtes multiples, Le missile sera capable d'atteindre toute cible partout sur la planète, par n'importe quelle trajectoire. Tous ces éléments combinés rendront le Sarmat lui-même et ses ogives, totalement impossibles à intercepter. Le Sarmat sera également capable de délivrer le Iu-71, une ogive conventionnelle hypersonique conçue pour une frappe cinétique,qui permet de détruire une cible ennemie fortifiée dans un conflit non nucléaire. Cela sera rendu possible par la précision étonnante des ogives du Sarmat, de 10 mètres, et à son temps d'armement qui est inférieur à 60 secondes.

Torpille stratégique. La torpille stratégique Status-6 peut plonger jusqu'à 1 000 m à une vitesse allant jusqu'à 185 km/h et il a une portée de 10 000 km. Elle est délivrée par des sous-marins spécialement configurés. Le système Status-6 peut être utilisé pour cibler des groupes de combat de porte-avions, des bases de la marine des États-Unis (en particulier les bases sous-marins balistiques) et, dans sa configuration la plus effrayante, il peut être utilisé pour délivrer des bombes au cobalt à haute radioactivité, capables de contaminer de vastes étendues de territoire. La plupart des villes des USA et les centres industriels étant le long de la côte, cette situation les rend extrêmement vulnérables aux attaques de torpilles.

Autres armes sournoises. Le rail mobile soviétique ICBM BzhRK est un système de wagons de missiles circulant en permanence dans l'immense réseau ferroviaire russe. Impossibles à repérer. Le missile de croisière Kalibr, vu récemment en action dans la guerre en Syrie peut être tiré d'un conteneur typique du commerce, comme ceux que vous trouverez sur des camions, des trains ou des navires. Rappelez-vous que le Kalibr peut frapper tout ce qui se trouve entre 50 et 4000 km et qu'il peut transporter une ogive nucléaire. Où serait le problème, pour la Russie, de déployer ces missiles de croisière au large des côtes des États-Unis à bord de navires porte-conteneurs réguliers ?

Alors, est-il raisonnable pour nous, Français, Européen, d'attacher notre existence même aux folies des mégalos du Pentagone, eux-mêmes manipulés par le complexe militaro-industriel étasunien ?

Les Russes sont comme les autres, ils peur de la guerre et ils vont tout faire pour l'éviter. La dernière leur a coûté plus de 28 millions de morts… Mais ils sont aussi prêts s'il faut la faire. Ceci est une caractéristique culturelle russe unique, que l'Occident a mal interprétée un nombre incalculable de fois au cours des 1.000 dernières années. Maintes et maintes fois, les Européens ont attaqué la Russie pour se retrouver dans un combat qu'ils n'auraient jamais imaginé, même dans leurs pires cauchemars. Napoléon et Hitler y ont creusé leurs tombeaux. Voilà pourquoi les Russes aiment à dire que «la Russie ne commence jamais les guerres, elle les termine». 

Les Français et les Allemands vont-ils enfin comprendre que les Etasuniens les mènent au chaos ? Si un pays sortait de l'Otan, la coalition se lézarderait sérieusement, personne en Europe n'ayant intérêt à un conflit armé avec la Russie. Ce pays ne peut-être que la France. De Gaulle l'avait bien compris, mais le déplorable Sarko , suivi par le désolangt Hollande se sont allègrement torché l'oigne avec l'héritage gaulliste et la France se trouve embringuée derrière toutes les folies étasuniennes, pays devenu fou par le pouvoir absolu qu'il prétend s’arroger sur la planète.

L'intérêt de la France, jeté hors des centres décisionnels de l'Europe par une Allemagne redevenue aussi arrogante qu'hégémonique, n'est-il pas de sortir de cette alliance nuisible et de se rapprocher sérieusement de la Russie ? L’Allemagne, coincée entre la France et la Russie, puissances économiques conséquentes, puissances militaires nucléaires, membres du Conseil de sécurité de l'Onu, comprendrait vite où est son intérêt. Et se constituerait un axe France, Allemagne, Russie capable de faire revenir à la raison les fous de Washington et leurs vassaux de Londres.

Ouais mais c'est pas politiquement correct ça, coco !

 

Sources:

http://thesaker.is/how-russia-is-preparing-for-wwiii/

http://lesakerfrancophone.fr/comment-la-russie-se-prepare-a-la-troisieme-guerre-mondiale

https://fr.wikipedia.org/wiki/1re_arm%C3%A9e_blind%C3%A9e_de_la_Garde

https://en.wikipedia.org/wiki/Multiple_independently_targetable_reentry_vehicle

http://taskandpurpose.com/why-russias-new-tanks-are-a-wake-up-call-for-the-us/

 

06/04/2016

François Hollande : OTAN pour moi !

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C'est passé presque inaperçu. Pourtant un projet de loi présenté au conseil des ministres du 4 janvier 2016 risque de permettre le retour sur le sol français des forces étrangères de l'OTAN, celles-là mêmes que de Gaulle avait jeté dehors en mars 1966.

 

Ce projet de loi dit ceci :

 

« ACCESSION DE LA FRANCE AU PROTOCOLE SUR LE STATUT DES QUARTIERS GÉNÉRAUX MILITAIRES INTERNATIONAUX CRÉÉS EN VERTU DU TRAITE DE L’ATLANTIQUE NORD

Le ministre des affaires étrangères et du développement international a présenté un projet de loi autorisant l’accession de la France au protocole sur le statut des quartiers généraux militaires internationaux créés en vertu du Traité de l’Atlantique Nord.

Le Protocole sur le statut des quartiers généraux militaires internationaux créé en vertu du Traité de l’Atlantique Nord, signé à Paris le 28 août 1952 (ci-après « Protocole de Paris »), définit le cadre juridique du stationnement des quartiers généraux de l’OTAN et de leurs personnels au sein des pays de l’Alliance.

Suite logique de son retour dans la structure de commandement intégrée de l’OTAN, l’accession de la France à ce Protocole entraînera une simplification et une harmonisation des règles et procédures administratives liées à l’accueil de personnel de l’OTAN.

Cette accession permettra de mettre en valeur l’excellence des structures militaires nationales, d’augmenter l’attractivité du territoire et, conformément aux conclusions du « rapport Védrine » de 2012, de renforcer l’influence de la France au sein de l’OTAN. »

 

De Gaulle doit faire le ventilateur dans sa tombe !

 

Le « Protocole de Paris » de 1952 c'était jusqu'à 28.000 troufions étazuniens paradant comme en terre conquise tant sur les bases aériennes que terrestres et navales. Sous couvert de l'  « Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (OTAN) et avec le prétexte de la « défense du monde libre », les Yankees imposaient leurs forces militaires, prêtes si besoin était à remettre dans le « droit chemin » ces Français dont beaucoup avaient des « idées subversives »…

 

De Gaulle a imposé à nos « alliés » le respect de la souveraineté et de l'indépendance de la France, en priant fermement les forces étasuniennes camouflées sous le faux-nez de l'Otan d'aller sévir ailleurs.

 

Organisation politique et militaire créée à la sortir de la guerre 39-45 pour faire front à la « menace » soviétique, l'Otan n'aurait pas dû survivre à la dissolution du pacte de Varsovie. Cette organisation est tout à la fois l’instrument diplomatique et le bras armé qu’utilisent les États-Unis avec la complicité des États vassaux au premier rang desquels se trouvent la France, la Grande Bretagne et l’Allemagne pour imposer au monde « l'ordre » des banksters de Wall Street et des multinationales étasuniennes. Le gouvernement américain, fort d’une doctrine militaire incluant la guerre préventive et l’usage d’armement nucléaire en premier, doté de plus de 700 bases militaires réparties sur tout le globe, et décidé à combattre la menace terroriste sans la volonté d’en rechercher les causes, conduit l’OTAN et donc la France à participer, dans un chaos organisé, à une guerre permanente au mépris de nos intérêts et de notre propre sécurité. De la Yougoslavie à l’Irak, de la Syrie à la Libye, la France use son potentiel militaire et son crédit diplomatique et oublie les  valeurs de son peuple, au profit d’une politique définie à Washington.

La réintégration en décembre 1995 de la France au comité militaire et au conseil des ministres de l’OTAN fut qualifiée par l’historien Paul-Marie de la Gorce de « retour honteux de la France dans l’OTAN ». La réintégration fut complétée en 2009 sous la présidence de Sarkozy, ramenant la France à la situation antérieure à 1966.

En acceptant, si le projet de loi cité plus haut est voté, la présence sans condition des forces de l'Otan, la France se placerait au niveau de supplétif militaire autant que de caniche politique des États-Unis.

Beau résultat.

 

Illustration X - Droits réservés

06/04/2009

Otan (de cochon) suspend tes vols…

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Eh ! bien ça y est. Le grand Charles doit faire le ventilateur dans sa tombe ! Le carlofage de l’Elysée vient de jeter dans sa poubelle à pop corn le symbole majeur de l’indépendance française. Il a mis genoux à terre au pieds du grand communicateur de la Maison Blanche pour bien marquer son acceptation de la suzeraineté étazunienne. Sans aucune contrepartie évidemment, en dépit de ses dénégations.

Nous voilà donc entièrement lié à une organisation militaire qui n’a plus de raison d’être en temps qu’alliance occidentale créée – à juste titre à l’époque - pour faire face au pacte de Varsovie, bras armé d’un bloc de l’est belliqueux. La menace n’existant plus, l’Otan aurait dû être dissous comme l’a été le pacte de Varsovie pour laisser la place à une autre forme d’alliance adaptée aux risques actuels.

Cette organisation militaire est actuellement l’alibi des Zétazunis pour maintenir une présence militaire en Europe, encercler et menacer la Russie, avoir une implantation militaire puissante à portée des territoires pétroliers, annihiler toutes velléités de création d’une défense européenne réelle et – ce qui n’est pas accessoire – fournir au complexe militaro-industriel étazunien un formidable débouché et une vitrine pour ses machines à tuer.

En plus, l’Otan prouve sur le terrain qu’il est nul ! Il suffit de voir comment quelques milliers de fanatiques tarés parviennent à lui tenir tête en Afghanistan… Et c’est dans cette galère que nous engage – de plus en plus à reculons, reconnaissons-le volontiers - le Nano Timonier. Pour quoi ? Pour quelles valeurs ? Pour défendre la « démocratie » vue par le pantin Karzaï ? Celui-là même qui a accepté une loi votée jeudi dernier, 2 avril 2009, stipulant qu’une femme afghane est tenue de satisfaire les désirs de son mari autant qu'il le veut, sauf si elle est malade : « l'épouse est tenue de donner une réponse positive aux désirs sexuels de son mari autant qu'il le veut, sauf si elle a une maladie que des rapports sexuels pourraient aggraver ». Une loi perverse légalisant le viol, équivalente à ce que les talibans avaient imposée…

Vous avez dû voir, comme moi, ces images sordides d’une fille tenue par les pieds et par la tête par deux aides bourreaux tandis que celui-ci la massacrait à coup de trique. C’est ça la charia que dénoncent avec un courage extraordinaire des femmes comme Talisman Nasreen (http://taslima.wordpress.com/) (http://hirsiali.wordpress.com/) (http://neclakelek.wordpress.com/ ) (http://ahadi.wordpress.com/) (http://imanji.wordpress.com/) .

Selon Amnesty International, le viol, le mariage forcé et le trafic de femmes et d'enfants sont monnaie courante en Afghanistan. Même si elles portent plainte, la plupart des victimes n'obtiennent jamais justice, car le système judiciaire, tout comme la justice traditionnelle, reste discriminatoire à l'égard des femmes. L’ONU en a demandé le retrait mais…

Il me revient en mémoire une anecdote de l’époque maintenant lointaine où – aux temps fabuleux de la liberté hippie – j’ai passé de longs mois en Afghanistan : je me promenais avec une mienne fiancée au bazar de Kaboul. Un marchand m’a proposé une cravache. « Elle est spéciale pour les femmes me disait-il (« special khanoum ! ») en montrant comment je pourrais m’en servir sur ma compagne. Il me montrait le bout de cette superbe mais redoutable cravache de cuir tressé qui était…en forme de cœur. Chaque coup est comme un mot d’amour me disait-il ! J’ai encore cette trique…

Le combat mené par la coalition occidentale est noble dans son essence, mais conduit de façon tout à fait inadaptéepar une organisation pas faite pour ça…
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Otan (de cochon) suspends tes vols…