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18/01/2012

Citoyens cochons de payants, exigeons un débat sur la « dette » !

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Cette fameuse dette, dont on nous gonfle à longueur de journée, et que Sarkozy – Lumière de la galaxie – a doublé, que représente-t-elle ? Qui la détient ? Omerta complète sur la question. Alors exigeons la lumière sur ce sujet crucial. Un Collectif national pour un audit de la dette publique, soutenu par des personnalités comme Etienne Balibar, Frédéric Lordon, Susan George ou Ariane Mnouchkine a lancé une pétition pour exiger ce débat.

Objectif du collectif, qui regroupe une vingtaine de syndicats et d'associations: organiser un «débat démocratique au plan local, national et européen» sur la question de la dette des Etats.

 

 

« Écoles, hôpitaux, hébergement d'urgence… Retraites, chômage, culture, environnement... nous vivons tous au quotidien l'austérité budgétaire et le pire est à venir. «Nous vivons au-dessus de nos moyens», telle est la rengaine que l'on nous ressasse dans les grands médias. Maintenant «il faut rembourser la dette», nous répète-t-on matin et soir. «On n’a pas le choix, il faut rassurer les marchés financiers, sauver la bonne réputation, le triple A de la France».


Nous refusons ces discours culpabilisateurs. Nous ne voulons pas assister en spectateurs à la remise en cause de tout ce qui rendait encore vivables nos sociétés, en France et en Europe. Avons-nous trop dépensé pour l’école et la santé, ou bien les cadeaux fiscaux et sociaux depuis vingt ans ont-ils asséché les budgets? Cette dette a-t-elle été tout entière contractée dans l'intérêt général, ou bien peut-elle être considérée en partie comme illégitime? Qui détient ses titres et profite de l'austérité? Pourquoi les États sont-il obligés de s'endetter auprès des marchés financiers et des banques, alors que celles-ci peuvent emprunter directement et pour moins cher à la Banque centrale européenne?


Nous refusons que ces questions soient évacuées ou traitées dans notre dos par les experts officiels sous influence des lobbies économiques et financiers. Nous voulons y répondre nous-mêmes dans le cadre d'un vaste débat démocratique qui décidera de notre avenir commun.

En fin de compte, ne sommes-nous plus que des jouets entre les mains des actionnaires, des spéculateurs et des créanciers, ou bien encore des citoyens, capables de délibérer ensemble de notre avenir?

Nous nous mobilisons dans nos villes, nos quartiers, nos villages, nos lieux de travail, en lançant un vaste audit citoyen de la dette publique. Nous créons au plan national et local des collectifs pour un audit citoyen, avec nos syndicats et associations, avec des experts indépendants, avec nos collègues, nos voisins et concitoyens. Nous allons prendre en main nos affaires, pour que revive la démocratie. »
 
Signer l'appel:  http://www.audit-citoyen.org/

 

Nonidi 29 nivose 220

 

Merci à MichaelSki

29/04/2009

L' ÉLYSÉE BÉNIT LES DIPLÔMES CATHOS

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Sous ce titre Le Canard Enchaïné du 22 avril 2009 a publié un article qui décrit très bien la situation et auquel il n'y a rien à ajouter ni à retrancher. Jugez vous-mêmes.

" Sarko vient donc de torpiller un des piliers de la laïcité. Un décret du Président de la République paru le 19 avril au Journal Officiel, abolit de facto une vieille loi de 1880 qui enlevait auix établissements catholiques le droit de distribuer des diplômes universitaires reconnus par l'État.
Le décret légalise les termes d'un accord signé le 18 décembre dernier, entre le Saint-Siège et le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner portant sur la reconnaissance mutuelle des diplômes. Désormais seul un hypothétique recours devant le Conseil d' État pourrait faire capoter cette oeuvre impie.
L'accord s'applique en effet aussi bien sur le territoire du Vatican qu'en France aux universités catholiques, facultés ecclésiastiques et établissements supérieurs dûment habilités par le Saint-Siège. En clair, les facs cathos qui enseignent aussi bien la théologie que la médecine, les lettres, le droit ou l'économie, pourront elles aussi délivrer des doctorats, des masters ou des licences.
Devant les protestations des présidents d'universités, Kouchner et la collègue des universités Valérie Pécresse, avaient enclenché en janvier dernier une timide marche arrière.
Dans un communiqué les ministres avaient déclaré que le décret ne concernait que les disciplines canoniques. Mais le Vatican ne l'entend pas de cette oreille. Comme le souligne LA CROIX du 21 avril, la nonciature apostolique rapelle que l'accord s'applique également aux matières profanes.
De toutes façons l'Église est sûre de rafler la mise : l'accord signé par Kouchner a confié à la seule Congrégation pour l'éducation catholique le soin de rédiger le liste des institutions et des diplômes concernés.
À ce train là Sarko va finir par être béatifié". H.L.

Pour défendre la LAÏCITE signez cette PETITION