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26/10/2017

Glyphosate, pesticides. En avoir ou pas…

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Oui, nos politiques « en auront-ils ou pas » ? Imposeront-ils enfin la fin et la sortie du glyphosate sous quatre ou cinq ans ? Notez le cynisme ahurissant de ces ir-responsables qui proposent ainsi de continuer pendant 4 ou 5 ans d’empoisonner sciemment les populations pour permettre aux industriels de « liquider leurs stocks » !

C’est tout de même dingue d’être désarmé face à des dérives criminelles et de passer pour des emmerdeurs en ne demandant que le respect du principe de précaution.

Le Parlement européen a lancé un appel à éliminer progressivement le pesticide controversé d’ici à fin 2022 alors que la Commission européenne, elle, veut prolonger son autorisation pour 10 ans. Pas de sortie du poison, son renouvellement jusqu’au prochain renouvellement. Mais le Parlement n’a qu’un avis consultatif tandis que la Commission est décisionnaire mais elle doit suivre la décision prépondérante des États membres. Sacré foutoir. La France propose une sortie du glypho en quatre ans. Hulot voulait trois mais il a en travers le ministre Travers, sous-traitant de la FNSEA, syndicat revendiquant haut et fort le droit d’empoisonner les populations et même, en premier lieu, ses adhérents de base ! Et c’est cet étrange groupe de pression, acoquiné avec Monsanto et tous les chimistes, qui a ses entrées au ministère de l’agriculture et donne sa feuille de route à un ministre de l’agriculture totalement incompétent. N’oublions pas que l’agriculture est subventionnée au niveau de dix milliards par an, chaque Français dépensant ainsi 150 euros pour conforter une agriculture productiviste nuisible ! Les aliboffis commencent sérieusement à enfler !

Tiens, en parlant des aliboffis (ce sont les génitoires, les couilles en terres provençales), sachez que l’un des effets du glypho tant chéri par les Fnsea-boy’s, la qualité du sperme décline dans pratiquement toutes les régions françaises. En l’espace de 17 ans, entre 1989 et 2005, la concentration du sperme en France a diminué de près d’un tiers (32,2 %), indiquait une étude de l’Institut de veille sanitaire (InVS) publiée en 2013 dans Human Reproduction. Un homme de 35 ans avait en moyenne 73,6 millions de spermatozoïdes par millilitre en 1989, mais seulement 49,9 millions/ml en 2005. À cela s’ajoute des problèmes de puberté précoce. Il serait intéressant de connaître l’état sanitaire des épandeurs de pesticide… Les paysans doivent être protégés contre leur konnerie.

D’ores et déjà on sait que les cancers progressent. Les pédiatres sont confrontés à des pathologies qu’ils ne connaissent pas, le taux de pubertés précoces est alarmant, les malformations physiques et neurologiques de bébés augmentent, les cancers des enfants augmentent de 1 % chaque année depuis presque 30 ans et ceux des adolescents de 1,5 % par an. Et la France occupe la deuxième place mondiale pour le volume de produits phytosanitaires consommés. Le coq français, les pieds dans la merde, perd sa crête !

Ouais mais tout ça, c’est du bourrage de crâne, qu’ils disent les pro-glypho à la solde de l’industrie chimique qui s’est rapprochée de l’industrie du tabac pour savoir quelles techniques les cigarettiers avaient employées pour retarder l’établissement de liens entre cancer du poumon et tabac.

Officiellement, le glyphosate est inoffensif pour l’homme. D’après l’agence européenne de régulation des aliments (EFSA) et son homologue américaine (EPA), le glyphosate n’est pas cancérigène. Mais le centre international de recherche sur le cancer (CIRC), œuvrant pour l’OMS (Organisation mondiale de la santé) a classé en 2015 le glyphosate comme « cancérogène probable ». Les avis du CIRC n’ont jamais été pris en défaut tandis que l’EFSA – censée protéger les citoyens européens - ne fait pas la différence entre des études publiées par l’industrie et celles de scientifiques indépendants.

Pourtant, le combat contre le glyphosate risque de n’être qu’un combat d’arrière-garde. En effet, le brevet de ce produit est maintenant tombé dans le domaine public et n’est plus la poule aux œuf d’or pour Monsanto. Mais la firme a déjà dans ses cartons le remplaçant : le « Dicamba » ! C’est nouveau, ça vient de sortir aux USA où ça fait des ravages.

Alors qu’est-ce qu’on peut faire, nous, les con-sommateurs ? Et bien, si l’on ne peut pas faire son jardin, on peut toujours bouder, boycotter tous les produits provenant de l’agriculture utilisant le glyphosate et, plus largement, les « intrants » pesticides. Pour cela, privilégier le bio. On peut aussi se grouper pour faire des « actions de groupes » qui déposeront plainte contre la FNSEA, l’État et la Commission européenne pour "tentative d’empoisonnement" !

Ça les fera sûrement réfléchir les empoisonneurs. Chiche !


Illustration X - Droits réservés

 

25/03/2016

Pesticides, OGM. Vive le « Progrès » !

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Nous qui ne voulons pas bouffer des OGM

Les chantres du « progrès » nous jette l’anathème,

Nous traitent de crétins, de gogos passéistes

Entravant le triomphe du choix productiviste…

 

Tous les Monsanto-boys nous jouent à pleines orgues

Le grand air du Progrès, sûrs d'eux et plein de morgue,

Promettant aux crédules des villes et des champs

Opulence, bonheur et futur alléchant.

 

Le monde est en furie, les manants crient famine

En Afrique, en Égypte, en Thaïlande et en Chine

« Nous pouvons, disent-ils, résoudre ces problèmes :

Mettre des pesticides, planter des OGM ! »

 

La pieuvre Monsanto, tueuse mondiale

Corrompt par son pognon toute fibre morale,

Elle jette à ces Veaux du foin et du travail,

Elle endort leur bon sens, fait de nous des cobayes.

 

Achète des « élus » européens repus,

Scientistes marrons grâce à l’argent qui pue,

Culture de mensonge, de dissimulation,

D'achat des consciences, d'actions sans précautions.

 

Honte sur ces « élus » à l'épais crâne obtus

Engraissés au dépend de leur pays vendu

Salauds aux fronts de bœufs vautrés dans un argent

Gagné sur le malheur et sur la mort des gens.

 

Salauds, quand vos enfants, crevant de leucémie

Verront bien que vous êtes leur pire ennemi

L’œil de Caïn, sur vous, sortant de leurs yeux morts

Fera de votre vie un enfer de remords.

 

Photo X - Droits réservés

 

 

24/06/2014

Après les emmerdeurs du rail, les emmerdeurs des airs et...les emmerdempoisonneurs de la FNSEA

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Non mais vous les avez entendu les gougnafiers de l'agriculture chimico-industrielle de la FNSEA ! Ils gueulent, ils s’époumonent (enfin, ceux qui n'ont pas les éponges trop mitées...), ils bloquent la circulation, ils EMMERDENT, et vous savez pourquoi ? Parce que le gouvernement veut faire passer une loi leur interdisant de répandre leurs saloperies de pesticides à moins de 200 mètres d'une école, d'un hôpital, d'une maison de retraite, d'une habitation, d'un lieu de vie quoi !

 

Début mai, une vingtaine d'enfants et une enseignante d'une école primaire de la Gironde ont été pris de malaises après l'épandage d'un fongicide sur des vignes situées à proximité de l'établissement. La préfecture du département avait relevé une utilisation du produit dans des « conditions inappropriées ».

 

Traiter jusque dans les cours des écoles, c'est raisonnable ça ?

 

Qui ne s’est pas énervé en traversant les nuages de pesticides généreusement pulvérisés sur les cultures, du printemps à la récolte, soit pendant quatre mois ! Oui, nous répondent les tenants de l’agriculture intensive, mais si on ne traite pas, on n’a pas de récolte correcte… Sauf que l’agriculture biologique prouve chaque jour le contraire.

 

Oui nous diront les Fnsea-boys mais le bio, c'est marginal, ce n'est pas ça qui va nourrir les foules affamées. Laissez-nous traiter « raisonnablement ».

 

Pour appuyer leurs revendications corporatistes, ils ont salopé la place de la Concorde... Leur but : Donner un « carton jaune » comme ils disent, au gouvernement pour faire pression au moment où le projet de loi d’avenir sur l’agriculture commencera à être examiné en commission à l’Assemblée nationale. Le texte passera ensuite en seconde lecture dans l’hémicycle les 7 et 8 juillet.

 

Le ministre Le Foll, faisant preuve d'une évidente mollesse des génitoires, a tenté de les rassurer mardi sur RTL, en réaffirmant qu'il n'était n’était pas prévu d’interdire les épandages de pesticides à moins de 200 mètres des habitations. Eh ! Oh ! Ci-devant ministre, faudrait savoir, non ? Tu préfères empoisonner les gosses plutôt que de faire preuve de fermeté vis-à-vis d'une bande de parpagnas gavés de subventions européennes ou nationales ?

 

Il faut savoir que 349 pesticides différents sont présents dans les produits alimentaires vendus dans l'UE !

 

« Pour votre santé, mangez cinq fruits et légumes par jour » qu’ils nous serinent à longueur de bourrage crâne. A mon avis, c’est une manière originale pour tenter de résoudre les problèmes de surpopulation : en effet, en suivant ces judicieux conseils, vous avez toutes les chances de vous fabriquer un chou-fleur bien gaillard qui va vous envoyer ad patres en quelques  mois. Le crabe nourri aux pesticides, c’est du redoutable !

 

Quintidi 5 messidor 222

 

Photo X – Droits réservés

 

03/12/2013

M’ame Michu et M’ame Chazotte trinquent !

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- Six mois de taule et 30.000 euros d’amende ! Ah mais ! Faut pas rigoler avec ça M’ame Michu !

 

- Ben ça alors. Et qui c’est qui s’est pris cette peine, M’ame Chazotte ? Un trafiquant de drogue ? Un élu corrompu ? Un mari qui bat sa femme ?

 

- Non. Vous n’y êtes pas M’ame Michu. Il s’agit d’un vigneron bourguignon.

 

- Qu’est-ce qu’il a fait ? Il a empoisonné ses clients ?

 

- Ben non. Justement. Il a refusé d’utiliser des pesticides dans ses vignes. Et c’est pour ça qu’il a été convoqué devant le procureur lien 

Il faut dire qu’en matière pinardière, l’utilisation de pesticide est massive. La France est championne d’Europe pour l’utilisation des pesticides, et la viticulture est utilisatrice de près de la moitié de ces poisons ! Il y a 300 fois plus de pesticides dans le vin que dans l’eau.

 

- Oui, mais c’est à des doses infinitésimale M’ame Chazotte. Et puis tout de même, on ne va pas se mettre à boire de l’eau, non ?

 

- Ah ! C’est vrai que l’eau est plus dangereuse que le vin. Les gens qui se noient, c’est dans l’eau ! Un tsunami de pinard ferait-il moins de morts ? Mais revenons à notre vigneron menacé de taule. Emmanuel Giboulot – c’est son nom – est une vigneron qui cultive en biodynamique, un mode de culture relativement proche de l'Agriculture Biologique. Sa famille cultive en bio depuis 1970, son exploitation n'utilise aucun pesticide depuis 43 ans. Il exploite 10 ha de Côtes-de-Beaune et de Hautes-côtes de Nuits. Or, la biodynamie rejette catégoriquement l'épandage préventif de pesticides. C'est pourquoi, au début de l'été 2013, il refuse de traiter ses vignes contre la flavescence dorée, comme l'exige un arrêté de lutte contre le risque de cette maladie de la vigne. Comme d'autres viticulteurs qui s'y opposent, il s'expose alors aux dispositions pénales prévues à l'article L 251-20 du code rural et de la pêche maritime, c'est à dire "six mois d'emprisonnement" et "30 000 euros d'amende", rien que ça. Lien

 

- Flavescence dorée ? C’est joli ce nom. Mais c’est quoi ?


- C’est la maladie la plus grave de la vigne. Elle ne contribue pas à faire baisser le rendement, elle est tout simplement mortelle. Elle est transmise par un petit bestiau, la cicadelle. Le traitement se fait donc contre ce bestiau. Sinon, il faut arracher les ceps malades.


- On comprend que les vignerons soient inquiets. La flavescence dorée risque de foutre en l’air des années de travail.


- C’est pourquoi les vignerons « conventionnels » s’énervent de voir que leurs collègues vignerons de l’agriculture bio ou biodynamique refusent les traitements préventifs contre la cicadelle. Ils estiment que cela pourrait favoriser la propagation de la maladie.


- Vous avez dit le mot : traitements préventifs ! Il n’y a pas de maladie, mais on ne sait jamais. Alors on traite. Dans la viticulture et plus largement l’agriculture dite « conventionnelle », tout risque est écarté par un traitement phytosanitaire préventif, massif et large, en se foutant complètement des conséquences sur les écosystèmes et les populations. Sans oublier que ces traitements sans réelles justification contribuent évidemment à polluer les parcelles des voisins qui cultivent en bio…


- On peut comprendre l’inquiétude des viticulteurs auxquels, depuis des décennies, les autorités de la profession ont insufflé la culture du pesticide à tout va. Mais on ne peut pas admettre la dureté de la peine encourue par ceux qui veulent s’écarter de cette viticulture polluée et polluante. Peine totalement disproportionnée pour ce vigneron qui n’a rien fait de mal, au contraire. Surtout en comparaison avec le laxisme pénal qui est monnaie courante dans des affaires autrement dangereuses…


- Selon que vous serez puissants ou misérables, les jugements de cour vous feront noir ou blanc…


- Tè ! Je ne boirais plus que du vin bio.

 

Tridi 13 brumaire 222

 

Photo X – Droits réservés


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Puisqu'on est dans la lutte contre la malbouffe, vous trouverez sur ce lien une liste de produits que vous pouvez ne pas acheter: ils engraissent Monsanto:



http://www.terresacree.org/actualites/module-mere-comment-va-la-belle-bleue-1643/actualite-boycott-monsanto-enfin-la-liste-des-marques-complices-assassines-109019?filtre=date

 

02/02/2011

Pesticides: le triomphe sournois des empoisonneurs.

pesticides.jpgQui ne s’est pas énervé en traversant les nuages de pesticides généreusement pulvérisés sur les cultures du printemps à la récolte, soit pendant quatre mois ! Oui, nous répondent les tenants de l’agriculture intensive, mais si on ne traite pas, on n’a pas de récolte correcte… Sauf que l’agriculture biologique prouve chaque jour le contraire.

Oui nous diront les Fnsea-boys mais le bio, c'est marginal, ce n'est pas ça qui va nourrir les foules affamées. Laissez-nous traiter « raisonnablement ». D'ailleurs faites confiance à la Commission européenne qui contrôle l'affaire et au « Grenelle de l'environnement » de ce cher Borloo.


 

Mouais... Il existe dans la Directive européenne sur les pesticides ( la 91/414 ) un article, le 8.4, dont les dispositions permettent d’obtenir une « dérogation de 120 jours » donnant la possibilité à un Etat membre d’utiliser des pesticides interdits « en cas de danger imprévisible » pendant presque une saison culturale complète.  Autrement dit, il suffit de demander une dérogation pour l'obtenir et contourner ainsi toute interdiction!


 

C'est ainsi que les gougnafiers de l'agriculture chimico-industrielle continuent à bombarder nos campagnes de tonnes de matières fort sympathiques! Dans la vaste majorité des cas, ce sont des pesticides de synthèse avec un profil environnemental et sanitaire dangereux qui ont reçu une dérogation. C’est le cas des fumigants dangereux comme le 1,3‐Dichloropropene et le Metam-sodium ou d’anciens organochlorés comme l’endosulfan ou des neurotoxiques comme le dichlorvos et le chlorpyrifos ou les tristement célèbres Imidaclopride, Thiamethoxam et Glyphosate.

 

Rassurez-vous braves clampins! L’article 8.4 de la directive 91/414 restreint l’autorisation de dérogation à des cas de « danger imprévisible qui ne peut être maîtrisé par d'autres moyens ». Ben voyons! Ci-dessous quelques exemples du dévoiement de cet article :

  • Accorder des dérogations pour « danger imprévisible » à des fumigants du sol est, selon l'ONG Générations Futures, un détournement de cette dérogation. En effet, ces produits sont liés à des rotations courtes, souvent des monocultures dont les ravageurs spécifiques sont parfaitement connus. Ce type de dérogation permet juste de continuer ces mauvaises pratiques agronomiques sans rotation alors qu’une alternative existe : mettre en place une rotation des cultures.

  • L’octroi de dérogations pour « danger imprévisible » à des néonicotinoïdes tient à leur facilité d’utilisation (enrobage de semences) et à leur persistance. La pertinence d’une dérogation pour « danger imprévisible qui ne peut être maîtrisé par d'autres moyens » dans ce cas est difficile à accepter car il existe une foule d’insecticides disponibles et également de nombreuses techniques utilisées en contrôle biologique.

  • Exemple final : la dérogation pour le glyphosate. Les alternatives (herbicides et désherbage mécanique) sont largement disponibles et il est difficile de comprendre pourquoi une telle dérogation peut être accordée.

pesticide bidon tête de mort.jpgLa France est maintenant clairement le champion européen de ces moyens détournés d’obtenir l’autorisation d’utilisation de pesticides, passant de 0 dérogations en 2007 à 74 en 2010 ! La Grèce, qui est passée dans le même temps de 6 à 54 dérogations, lui dispute ce titre, suivie de près par le Portugal passé de 1 à 31 en 2010 et Chypre, passé de 0 à 18 en 2010. L'Autriche, qui fut jusqu’en 2009 en tête reste dans la fourchette des 12/16 dérogations par an, la plupart du temps pour les mêmes pesticides. L'Allemagne a aussi augmenté ses dérogations, de 10 en 2007 à 24 en 2010, pour des raisons inconnues.

Les empoisonneurs ont toujours un bel avenir dans l'Europe ultra libérale de Barosso autant que dans la France « grenellée de l'environnement » des comiques troupiers Borloo et Sarko!

Bon appétit!



 

Sources: http://www.mdrgf.org/pdf/derogations_pesticides_janv2011.pdf

 

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Si vous trouvez quelque intérêt à mes élucubrations:

VOTEZ !

Quatridi 14 Pluviose 219 de l'ère de la Liberté

Photo X - droits réservés

30/08/2008

Pour vous pourrir la santé, mangez des fruits et légumes à la sauce "Commission européenne" !


« Pour votre santé, mangez cinq fruits et légumes par jour » qu’ils nous serinent à longueur de bourrage crâne. A mon avis, c’est une manière originale pour tenter de résoudre les problèmes de surpopulation : en effet, en suivant ces judicieux conseils, vous avez toutes les chances de vous fabriquer une chou-fleur bien gaillard qui va vous envoyer ad patres en quelques mois. Le crabe nourri aux pesticides, c’est du redoutable !

Et à qui qu’on va dire merci ? A qui ? Ben à nos bons commissaires européens, oui, ces sinistres technocrates ultra-libéraux qui régissent la vie de 400 millions d’Européens.

4ed85ff4ee91f04116c5fd69b8ea77a4.jpgComment ? A travers un règlement européen qui fixe à partir du 1er septembre de nouveaux plafonds autorisés pour la présence de résidus de pesticides dans les aliments.

Ces nouveaux seuils, qui harmonisent les normes européennes en la matière, doivent remplacer les limites fixées actuellement au niveau national. Mais ce règlement a en réalité pour effet d'entraîner une augmentation "spectaculaire" des limites existantes, selon les ONG.

Selon une analyse conjointe de Greenpeace et de l'ONG environnementale autrichienne Global 2000, publiée jeudi, "plusieurs centaines de limites maximales en résidus (LMR) deviennent désormais dangereuses pour les consommateurs", et ce "au regard même des normes d'analyse et des méthodes d'analyses fixées par l'UE".

Au total, 349 pesticides différents sont présents dans les produits alimentaires vendus dans l'UE, indiquent les ONG.

Et comment ils ont faits, nos joyeux commissaires fossoyeurs ? Ben, pour chaque pesticide, la Commission a identifié le pays ayant la plus mauvaise limite de sécurité et a adopté ce niveau pour les normes européennes, explique Hans Muilerman, porte-parole de l'ONG néerlandaise Natuur en Milieu.

« Les consommateurs européens vont donc être moins bien protégés en étant exposés à plus de 200 pesticides différents à des niveaux importants », ajoute-t-il. Pas de réponse de la Commission européenne, « ils sont en vacances » !

Selon le rapport de Greenpeace et Global 2000, la consommation de pommes, poires, raisins, tomates et poivrons pourrait en particulier désormais poser des risques pour la santé des enfants.

« Pour un enfant pesant 16,5 kilos, la dose de pesticide dangereuse pour la santé est dépassée après la consommation de 20 grammes de raisin (soit 5 à 7 grains), 40 grammes de pomme ou 50 grammes de prunes, affirme le biochimiste Helmut Burtscher, cité par Global 2000.

Dans certains pays étudiés, comme l'Allemagne ou l'Autriche, le changement serait très préoccupant, selon ces associations.

En Autriche par exemple, 65% des pesticides utilisés verront leur taux maximal augmenter, pour certains jusqu'à 1.000 fois, alors que seuls 4% verront leur taux baisser, affirme Global 2000.

Pour les associations, la Commission européenne « n'a pas rempli son obligation de fixer des limites légales les plus basses possibles, comme le prévoyait un précédent règlement de 2005, dénonce Elliott Cannell, coordinateur du réseau environnemental PAN Europe (Pesticide Action Network).

La Commission « n'a pas non plus évalué les effets cumulatifs des pesticides sur la santé humaine », selon François Veillerette, président du Mouvement pour le droit et le respect des générations futures (MDRGF), association française membre de PAN Europe.

Comment les peuples européens peuvent-ils sans sortir les fusils supporter les diktats souvent débiles, parfois dangereux de ces nuisibles à la solde des multinationales qui empoisonnent le monde ?

La connerie humaine est vraiment la seule approche qu’on puisse avoir de l’infini…