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18/04/2016

Les fables de La Bedaine : Le trou du cul devenu roi !

Reiser trou du cul.jpg

 

 

Or donc en ce temps là, hasard ou jeu divin

Le corps humain advint.

Il fallut décider qui, de tous les organes,

Serait le chef idoine.

Ainsi dit le cerveau, je contrôle les nerfs,

C’est donc moi qui dois être le chef décisionnaire.

Ainsi dirent les yeux, c’est nous qui apportons

L’essentiel des informations,

Nous devons être chefs car c’est par nous qu’on voit.

Ainsi leur dit la bouche, tout est nourri par moi,

Il est donc naturel que j’ai le gouvernail.

Eh ! Oh ! dirent les mains, qui donc fait le travail

Pour être votre chef, n’ai-je pas le prestige ?

Car qui nourrit dirige.

Oui mais, dirent les pieds, qui donc vous tiens debout ?

Sans nous que seriez-vous sinon un tas de mou ?

Nous devons être chefs, telle est notre démarche

Car si nous nous bougeons, c’est bien grâce à la marche.

Enfin le trou du cul fit entendre sa voix

Réclamant lui aussi le pouvoir d’être roi.

Et tous de se gausser, de ricaner, de rire,

Que le cul les dirige ? Qui aurait-il de pire ?

Le trou du cul, vexé, alors se referma.

Aussitôt tout le corps glissa vers le coma.

Le cerveau fut fiévreux

Les yeux furent vitreux,

Les mains pendaient sans force

Les pieds devinrent torses

Les poumons et le cœur perdaient le goût de vivre

Le corps humain souffrait et luttait pour survivre.

Tous demandèrent alors au cerveau de céder

Et laissèrent au cul le droit de décider.

Celui-ci, en s’ouvrant, remis le corps en marche,

C’est donc lui qui devint le chef, le patriarche,

Le corps fonctionnait bien, sans à coups, simplement

Car il gérait fort bien tous les emmerdements.

 

Moralité :

 

L’on peut être, sans en être vaincu,

Dirigé par un trou du cul !

 

 

Illustration: merci à l'irremplacé Reiser

 

 

22/12/2015

¿ Y nosotros, porqué no podemos ?

Démocrature.jpg

 

Oui, nous, pourquoi nous ne pouvons pas ? Parce que notre « classe politique » est un ramassis de politicards professionnels, plus enclin à se servir qu'à servir. Nos voisins et frères latins ont, en moins de deux ans, su bâtir non pas un, mais deux partis neufs – Podemos et Ciudadanos – émanation des aspirations de ces millions d'électeurs écœurés de l'incompétence, de la corruption, des magouilles des partis « classiques », des partis dit « de gouvernement » : le PSOE (supposé représenter la gauche) et le PP (supposé représenter les conservateurs). Que ces élections rendent le pays difficilement gouvernables et laissent se profiler de nouvelles élections n'enlève rien au formidable espoir de changement véritable, de renouvellement drastique du personnel politique chez nos voisins. De nouvelles élections accentueront encore le rejet des partis classiques.

 

Et chez, pourquoi « no podemos » ? Pourquoi restons-nous bloqué par le carcan d'une « classe politique » faites de vieux politicards rompus à toutes les embrouilles pour rester au pouvoir, pour se partager – entre eux – le gâteau crémeux de la république ? Parce que la politique, chez nous, est faite par et pour une coterie de professionnels issus d'un même moule et s'accrochant au pouvoir comme des morpions sur le pubis d'un moine !

 

Responsable de cette sclérose ? Le cumul des mandats et des mandatures. Parce qu'un homme ou une femme politique ne vit que pour être élu (ou réélu). Vous vous posez des questions sur l’emploi, le logement, la crise ? Eux se demandent comment gagner les prochaines élections même si elles ont lieues dans plusieurs années. Une loi a été voté pour limiter ce cumul ? Et vous croyez que les cumulards vont rester les bras croisés sans défendre leur peau, loi ou pas loi. Faisons-leur confiance puisque nous les avons élus ! D'ailleurs, pas plus tard qu'aujourd'hui, le Sénat – modèle caricatural d'un consortium de cumulards impénitents - « travaille » sur un projet de loi foutant en bas la loi, pourtant bien tendre, contre ce cumul. Et la droite a promis d'abroger cette loi si elle reprend le pouvoir. J’entends, en écrivant ces mots, le ci-devant Woerth ramer mais revendiquer le cumul des mandats. Indécrottable le mec...

 

Le parti socialiste, comme son frère ennemi (encore que ?!) uhèmepets qui, pour planquer ses turpitudes, salope le beau terme de « républicains », c’est deux tiers de membres déjà élus et un tiers qui aspire à l’être ! Hors de ces deux grosses machines, point de salut pour qui veut faire de la politique un métier, alors que c’est une mission, quasiment un sacerdoce. On comprend dès lors les coups de frein violents et récurrents des caciques de,ces deux partis qui ne veulent en aucune manière lâcher le fromage dont ils se gavent. Le PS, comme le PC et l'UMP regorgent de ces « notables », caciques locaux voire satrapes qui se croient élus de droit divin. Et ils ne veulent pas le lâcher le morceau ! La droite, protectrice de toutes les magouilles, est évidemment sur une ligne encore plus extrême.

 

De droite ou de gauche, un seul vainqueur : le mandarinat et donc la paralysie du système. Des maires, des présidents d’exécutifs régionaux réélus pour la troisième, la quatrième, voire la cinquième fois… Et qui sont aussi députés, sénateurs, députés européens. Désolant de konnerie. Révoltant d’inefficacité.

 

Comment un élu peut-il apporter encore quelque chose à ses concitoyens lorsqu’il est englué dans la routine et, surtout, le clientélisme !

 

Car ne nous leurrons pas, toute réélection doit autant sinon plus au renvoi d’ascenseur qu’au travail réalisé pendant la mandature.

 

À la première mandature, un maire, un conseiller général ou régional, un député voire un président de la République, ont un enthousiasme, un élan, des idées à faire passer, une équipe soudée et volontariste autour de lui. Il a le temps et peut s’exprimer dans les faits. À la deuxième mandature, les choses changent. Le travail principal d’un élu en place, c’est de se faire réélire ! Il y donne l’essentiel de son temps et de sa force. Et il a des comptes à rendre à ceux qui l’ont aidé dans sa conquête du pouvoir. « - Qui t’a fait duc ? - Qui t’a fait roi ? ». Quant à la troisième et plus si affinités, elle est toujours et uniquement sous le signe de la routine et des compromissions innombrables à gérer.

 

Que peut encore apporter un élu qui est en place depuis des décennies ? Rien, sinon stériliser le terrain sur lequel il sévit, décourager les volontés, neutraliser tout dynamisme, ficelé qu’il est dans le clientélisme.

 

Et soyons sérieux, qui peut croire qu'un « élu » peut se consacrer correctement à un travail de député ou de sénateur, mais aussi de maire d'une ville, de président de conseil général ou régional, voire de conseiller départemental ou régional, de président d'agglomération, etc. ? Personne. Et pourtant c'est le cas.

 

Voilà une raison pour laquelle « no podemos ».

 

Il y en a une autre : c'est le fait que nos élus ne représentent absolument pas le pays. Combien d'ouvriers, d'employés, de paysans, de petits chef d'entreprises, de chômeurs parmi les élus ? Zéro ou presque, nada. Et combien de fonctionnaires, de toubibs, d'avocats, de plumitifs, de professions libérales ? Presque tous.

 

Autre raison de cette sclérose politique, la porosité entre hauts fonctionnaires (énarques, inspecteurs des finances) et politiques. Ils grenouillent dans les cabinets ministériels, puis se trouvent une élection sur mesure, et, s'ils sont battus, ils retrouvent sans problème leur, ancien poste ! Ben voyons ! A comparer avec le sort d'un élu battu qui serait ouvrier, employé, paysan, petit chef d'entreprise. Bonjour la démocratie !

 

Le problème de la démocratie, c’est l’impuissance des peuples à contrôler ce que font leurs gouvernants. Le bulletin de vote ne revient qu’à donner un blanc-seing à ceux que nous élisons, sans possibilité de changement ou de rectification. La démocratie représentative correspond-elle encore au monde d’aujourd’hui où les technologies de communication moderne permettent l’existence d’une agora mondiale ? Peut-on continuer à donner à des professionnels carriéristes de la politique des pouvoirs aussi exorbitants, sans contre-pouvoirs réels, les médias étant à la solde des marchands d’armes, de béton et de soupe ?

 

Après ça on s’étonnera du rejet du parlementarisme et de la montée des populismes…Si on ne veut pas que les fascistes arrivent LEGALEMENT au pouvoir, comme Hitler en Allemagne, il est temps de jeter à la poubelle de l’histoire cette république « des copains et des coquins » pour mettre en place une République n°6.

 

Pour parer au risque de voir, dès la Constituante, revenir tous les vieux chevaux de retour, il faut écouter Montaigne : « Lorsque dans la république le peuple en corps a la souveraine puissance c’est une démocratie ; lorsque la souveraine puissance est entre les mains d’une partie du peuple, cela s’appelle une aristocratie. » Ce géant proposait pour mettre en place par exemple une Constituante…le tirage au sort ! « Le suffrage par le sort est de la nature de la démocratie, le suffrage par choix est de celle de l’aristocratie. Le sort est une façon d’élire qui n’afflige personne, il laisse a chaque citoyen une espérance raisonnable de servir sa patrie. » Et il estimait que les lois devaient être mises à l’essai : « La constitution de Rome et d’Athènes à cet égard étoit tres sage, les arrêts du senat avoient force de loi pendant un an ils ne devenoient perpetuels, que par la volonté du peuple. »

 

Mais qui lit Montaigne de nos jours où la culture politique passe par TF1 ?



Illustration X - Droits réservés

 

31/03/2014

La France d’en haut : des couilles en or. La France d’en bas : des nouilles encore.

morpion.jpg

Morpion

 

Le sort en est jeté. Nous, citoyens, avons signé un chèque en blanc à des gens qui feront ce qu'ils voudront pendant six ans dans nos communes. Sans avoir aucun compte à rendre, sans être obligés de tenir leurs promesses électorales. On comprend dès lors quelle est la logique qui fait que les citoyens refusent de se servir de la seule arme qui leur est octroyée une fois de temps en temps, arme gagnée de haute lutte, au péril de leur vie, par nos ancêtres : le bulletin de vote. C'est le fossé abyssal qui existe entre le peuple et ses représentants. Ceux-ci, une fois au pouvoir, oublient qui les a élu et donc qui ils sont censés représenter.

 

Pourquoi ?

 

Un. Parce que les « personnels » politiques considèrent le mandat électif qu'ils ont conquis non pas comme une responsabilité, un honneur, une mission provisoire mais comme une profession. Dès lors une fois élus, ils n'ont qu'un but, bien au-delà du bien public, c'est d'être réélus. L'électeur est devenu un client, un marché à conquérir puis à rentabiliser.

 

Deux. Parce que nos « représentants du peuple » ne sont pas issus de l'ensemble de la population mais essentiellement des catégories socioprofessionnelles « supérieures », c'est-à-dire aisées : hauts fonctionnaires, professions libérales, médecins, journalistes, cadres et retraités de grandes entreprises. Où sont les employés, les ouvriers, les artisans, les commerçants, les auto-entrepreneurs, les petits chefs d'entreprises, les petits retraités, les chômeurs ? Lorsque, par hasard l'un de ceux-ci accède aux responsabilités, il lui faut beaucoup d'abnégation pour ne pas se laisser glisser dans le moule...

 

La soupe est bonne : « l'élu(e) » sait qu'il aura un bon salaire, qu'il ne risque ni le chomdu ni la précarité, que la pauvreté n'est plus une crainte, que son existence matérielle est assurée ainsi que celle des siens. A condition d'être réélu ! Que ce soit dans un poste (maire) ou un autre (conseiller général, régional, député, sénateur). Il fait désormais partie de cette catégorie privilégiée : la « classe politique ». Dès lors il lui suffit de débiter des discours préfabriqués par des « nègres », à laisser la gestion au personnel fonctionnaire (le secrétaire général de mairie est très souvent le vrai patron, inamovible lui, d'une municipalité). Bref, à jouer un rôle et à veiller à ce que la corruption à laquelle il est fatalement confrontée ne soit pas trop visible... Dès lors, il entre de plain pied dans le petit monde des « apparatchiks » de son parti, ce qui lui assure son avenir. Comme il n'y a pas de limitation de mandatures et peu de limitations de mandats ou fonctions, à lui la bonne soupe ! Ce système est pourri à la base, c'est lui qui empêche toute véritable politique. On se retrouve avec des dynasties d'élus de père en fils ou en fille, des petits satrapes locaux inamovibles infligeant à leurs concitoyens des 3, 4 voire cinq mandatures, des repris de justices élus ou réélus... Ce système est pourri à la base, c'est lui qui empêche toute véritable politique.

 

Les « élus » sont fatalement les représentants des plus riches puisque ce sont ceux-ci qui paient leurs campagnes électorales. Selon l'adage « Qui t'a fait duc ? Qui t'a fait roi », une fois en place, ils facilitent fatalement ceux qui les ont aidé dans leur "conquête du pouvoir". C'est le classique renvoie d'ascenseur, rouage essentiel de la corruption ordinaire.

 

Alors, qu'est-ce qu'il faut faire ? Dans la démocratie d'Athènes au siècle de Périclès, ce n'étaient pas des professionnels qui faisaient la politique mais des amateurs : ils étaient tirés au sort, devaient être volontaires et avoir plus de trente ans. Ils étaient choisis au hasard pour un an seulement ; on les appelait les « bouleutes » et l'on ne pouvait être « bouleute » que deux fois en tout et pour tout dans sa vie.

 

Ce système ne favorisant aucune catégorie de citoyens, c'est l'ensemble de la population qui est représentée. Des pointures comme Aristote, Périclès, Platon et plus tard Montaigne, Montesquieu, Rousseau en étaient partisans. Écoutons Montaigne : « Lorsque dans la république le peuple en corps a la souveraine puissance c’est une démocratie ; lorsque la souveraine puissance est entre les mains d’une partie du peuple, cela s’appelle une aristocratie. » Ce géant proposait pour mettre en place par exemple une Constituante…le tirage au sort ! « Le suffrage par le sort est de la nature de la démocratie, le suffrage par choix est de celle de l’aristocratie. Le sort est une façon d’élire qui n’afflige personne, il laisse a chaque citoyen une espérance raisonnable de servir sa patrie. » Et il estimait que les lois devaient être mises à l’essai : « La constitution de Rome et d’Athènes à cet égard étoit tres sage, les arrêtsdu senat avoient force de loi pendant un an ils ne devenoient perpetuels, que par la volonté du peuple. »

 

Il est temps de préparer une sixième république dont la Constituante serait formée de représentants tirés au sort, par régions. On peut ensuite mixer les deux représentations : tirage au sort et élection. Des associations, groupements de citoyens, voire partis politiques proposeraient des programmes, détaillés et chiffrés ainsi qu'une liste supérieure à 1000 de personnes volontaires et compétentes pour mettre ces programmes en action. Dès lors l'électeur voterait pour un PROGRAMME et non plus pour un INDIVIDU. Une fois le programme choisi par cette élection, ceux qui seront chargés de l'appliquer seront tirés au sort parmi les 1000 volontaires du programme choisi. Les tirés au sort devraient tout de même être soumis à, un examen minimal d'aptitude, ils seront surveillés tout au long de leur mandat et révocables à tout moment, puis évalués en fin de mandat.

 

Plus de mandarinat, plus de risques de corruption, plus de confiscation du pouvoir par une caste.

 

Utopique ? Les Islandais ont procédé ainsi pour mettre en place une Constituante suite au krack financier où les avaient entrainé les banksters. Et leur pays est sorti de la crise.

 

Il est temps de se prendre en mains, de constituer des groupes de réflexion sur ce thème, d'élaborer des cahiers de doléances puis d'imposer le changement, le vrai. Par la rue s'il le faut parce que les privilégiés ne lâcheront pas le gâteau comme ça.

 

Primidi 11 germinal 222

Illustration X – Droits réservés

 

12/11/2012

Alors, ils vont le voter oui ou merde les députés de gôôôche ce non cumul des mandats ?

cumulards dessin.jpg

 

C’est une promesse essentielle du candidat François Hollande : la fin du cumul des mandats. Enfin ! Le rapport Jospin n’y va pas par quatre chemins et met les pendules à l’heure. Mouais… Puteng ! le ramdam dans les chaumières ( ???!!!) des cumulards de tous bords ! Droite, gauche, centre, extrêmes, tous  (presque !) unis pour garder la plus grosse part possible du gâteau ! A l’encontre flagrante de la démocratie, en créant des mandarinats insupportables, en bloquant tout renouvellement des personnels politiques, voire même en établissant des dynasties !

 

La droite, protectrice de toutes les magouilles, s’étrangle. Et à gauche ? Le PS, comme le PC regorgent de ces « notables », caciques locaux voire satrapes qui se croient élus de droit divin. Et ceux-là ne veulent pas lâcher le morceau !  Et il en est de même dans les autres formations politiques.

 

Pour montrer l’exemple – et c’est tout en son honneur – Martine Aubry a en son temps demandé à ses ouailles élus de respecter ce non cumul et donc de démissionner d’un ou plusieurs de leurs mandat si nécessaire. Et qu’est-ce qu’il lui on dit à Martine les « notables » en question ? « Tè ! Fume ! »

 

De droite ou de gauche, un seul vainqueur : le mandarinat. Des maires, des présidents d’exécutifs régionaux réélus pour la troisième, la quatrième, voire la cinquième fois… Et qui sont aussi députés, sénateurs, députés européens. Désolant de connerie.

 

Comment un élu peut-il apporter encore quelque chose à ses concitoyens lorsqu’il est englué dans la routine et, surtout, le clientélisme !

 

Car ne nous leurrons pas, toute réélection doit autant sinon plus au renvoi d’ascenseur qu’au travail réalisé pendant la mandature.

 cumulards affiche.jpg

Au premier mandat, un maire, un conseiller général ou régional, un député voire un président de la République, ont un enthousiasme, un élan, des idées à faire passer, une équipe soudée et volontariste autour de lui. Il a le temps et peut s’exprimer dans les faits.

 

Au second mandat, les choses changent. Un bon ami, élu d’une ville moyenne, m’a avoué : « le travail principal d’un élu en place, c’est de se faire réélire ! » Il y donne l’essentiel de son temps et de sa force. Et il a des comptes à rendre à ceux qui l’ont aidé dans sa conquête du pouvoir. « - Qui t’a fait duc ? - Qui t’a fait roi ? ».

 

Quant au troisième mandat et plus si affinités, il est toujours et uniquement sous le signe de la routine et des compromissions innombrables à gérer.

 

Que peut encore apporter un élu qui est en place depuis des décennies ? Rien, sinon stériliser le terrain sur lequel il sévit, décourager les volontés, neutraliser tout dynamisme, ficelé qu’il est dans le clientélisme.

 

cumuls ras le cul.jpg

 

Pour que cela change, il convient de réaliser ce que la grande majorité des Français appelle de ses vœux : une restriction drastique du cumul des mandats. Les politicards professionnels, basta ! La politique n’est pas un métier, c’est – si j’ose dire, moi, athée ! – un sacerdoce.

 

Assez de tous ces vieux kroumirs et place aux jeunes !

 

 Duodi 22 Brumaire 221

Illustration X – Droits réservés

20/07/2011

Le temps des boules puantes

Si tu peux tout promettre sans jamais rien tenir

Si tu peux magouiller sans peur de te salir

Si tu peux, méprisant, humilier l’adversaire

Et si tu es capable de tuer père et mère,

 

Si tu peux t’engraisser sur le dos des plus faibles

Protéger tes amis lorsqu’ils pillent la plèbe

Et priver l’ouvrier du plus petit bénef

Tout en léchant le cul des patrons du Medef

 

Si tu peux trafiquer en restant populaire

Pressurer l’ouvrier plutôt que l’actionnaire,

Si tu peux générer les plus basses actions

Tant qu’elles multiplient ton tas de stock-options

 

Si avec les puissants tu sais te montrer veule,

Leur rendre des services et bien fermer ta gueule

Et puis lécher les bottes de tous les bons à rien

Espérant gentiment ta pâtée comme un chien,

 

Si tu peux sans vergogne renier ta parole

Trimbaler à ton cul des tas de casseroles

Si tu peux sans déchoir, sans peur de t’avilir,

Et la main sur le cœur dénoncer et trahir,

 

Alors tu pourras vivre sans honneur et sans gloire

Te vautrer dans la boue sans jamais t’émouvoir

Enfiler tes semblables par tous tes orifices,

Tu seras Hue-aime-pets mon fils.

 

estron.jpg

 

 Duodi 2 thermidor 219

 

 

 

 

 

 

22/12/2008

LE PRINCIPE DES RÉGIMES POLITIQUES EXPLIQUÉ AVEC DEUX VACHES

deux vaches.jpgMon jumeau Benoit vient de m'envoyer cette savoureuse analyse politique!


SOCIALISME : Vous avez deux vaches. Vos voisins vous aident à vous en occuper et vous partagez le lait.

COMMUNISME : Vous avez deux vaches. Le gouvernement vous prend les deux et vous fournit en lait.

FASCISME : Vous avez deux vaches. Le gouvernement vous prend les deux et vous vend le lait.

NAZISME : Vous avez deux vaches. Le gouvernement vous prend la vache blonde et abat la brune.

DICTATURE : Vous avez deux vaches. Les miliciens les confisquent et vous fusillent.

FÉODALITÉ : Vous avez deux vaches. Le seigneur s'arroge la moitié du lait.

DÉMOCRATIE : Vous avez deux vaches. Un vote décide à qui appartient le lait.

DÉMOCRATIE REPRÉSENTATIVE : Vous avez deux vaches. Une élection désigne celui qui décidera à qui appartient le lait.

DÉMOCRATIE DE SINGAPOUR : Vous avez deux vaches. Vous écopez d'une amende pour détention de bétail en appartement.

ANARCHIE : Vous avez deux vaches. Vous les laissez se traire en autogestion.

CAPITALISME : Vous avez deux vaches. Vous en vendez une, et vous achetez un taureau pour faire des petits.

CAPITALISME DE HONG KONG : Vous avez deux vaches. Vous en vendez trois à votre société cotée en bourse en utilisant des lettres de créance ouvertes par votre beau-frère auprès de votre banque. Puis vous faites un « échange de lettres contre participation », assorti d'une offre publique, et vous récupérez quatre vaches dans l'opération tout en bénéficiant d'un abattement fiscal pour l'entretien de cinq vaches. Les droits sur le lait de six vaches sont alors transférés par un intermédiaire panaméen sur le compte d'une société des îles Caïman, détenues clandestinement par un actionnaire qui revend à votre société cotée les droits sur le lait de sept vaches. Au rapport de ladite société figurent huit ruminants, avec option d'achat sur une bête supplémentaire. Entre temps, vous abattez les deux vaches parce que leur horoscope est défavorable.

CAPITALISME SAUVAGE : Vous avez deux vaches. Vous vendez l'une, vous forcez l'autre à produire comme quatre, et vous licenciez l'ouvrier qui s'en occupait en l'accusant d'être inutile.

BUREAUCRATIE : Vous avez deux vaches. Le gouvernement publie des règles d'hygiène qui vous invitent à en abattre une. Après quoi, il vous fait déclarer la quantité de lait que vous avez pu traire de l'autre, il vous achète le lait et il le jette. Enfin, il vous fait remplir des formulaires pour déclarer la vache manquante.

ÉCOLOGIE : Vous avez deux vaches. Vous gardez le lait et le gouvernement vous achète la bouse.

FÉMINISME : Vous avez deux vaches. Le gouvernement vous inflige une amende pour discrimination. Vous échangez une de vos vaches pour un taureau que vous trayez aussi.

SURRÉALISME : Vous avez deux vaches. Le gouvernement exige que vous leur donniez des leçons d'harmonica.

CAPITALISME EUROPÉEN : On vous subventionne la première année pour acheter une troisième vache car on manque de lait et on fixe les quotas. La deuxième année vous payez une amende ( ou dé- prime) pour surproduction car il y en a trop.La troisième année on vous donne une prime pour abattre la troisième vache.
La quatrième année il en re manque et....

MONARCHIE CONSTITUTIONNELLE BRITANNIQUE : Vous tuez une des vaches pour la donner à manger à l'autre. La vache vivante devient folle. L'Europe vous subventionne pour l'abattre. Vous la donnez à manger à vos moutons.

vache.jpgCAPITALISME À LA FRANÇAISE : Pour financer la retraite de vos vaches, le gouvernement décide de lever un nouvel impôt : la CSSANAB (Cotisation sociale de solidarité avec nos amies les bêtes). Deux ans après, comme la France a récupéré une partie du cheptel britannique, le système est déficitaire. Pour financer le déficit on lève un nouvel impôt sur la production de lait : le RAB (Remboursement de l'ardoise bovine). Les vaches se mettent en grève. Il n'y a plus de lait. Les Français sont dans la rue : « DU LAIT, ON VEUT DU LAIT ! » La France construit un lactoduc sous la manche pour s'approvisionner auprès des Anglais. L'Europe déclare le lait anglais impropre à la consommation. On lève un nouvel impôt pour l'entretien du lactoduc devenu inutile : le IDLQV (l'Impôt du lactoduc qu'est vide) etc., etc.

RÉGIME CORSE : Vous avez deux cochons qui courent dans la forêt. Vous déclarez vingt vaches et vous touchez les subventions.