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22/11/2016

Au bistro de la toile : les langoustes plutôt que les primaires...

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- Alors Victor, t’as été voté ? Pour qui ? Pour le révérend père Rillettes, pour le duc de Bordeaux ? Ou plutôt contre qui ?

- Attends Loulle, j’ai passé le dimanche en tribu chaleureuse, j’avais devant moi les huîtres de Bouzigues accompagnées de blancs Picpoul de Pinet, des langoustes à l’armoricaine avec des blancs de Cassis soyeux, le civet de sanglier de Lozère et la gardianne de taureau de Camargue, accompagnés d’un grand Jéroboam de Haut Médoc cuvée 2005, d’un magnum de Cornas 2009, et de plusieurs flacons de Chateauneuf-du-pape. Alors tu comprends, les primaires de la droite, je m’en suis tamponné le coquillard…

- Évidemment vu sous cet angle, le choix est évident. Cas de force majeure !

- Malgré tout, le soir, avec un Armagnac hors d’âge, j’ai suivi les cagades de la droite, et je dois te dire que ça a agréablement terminé une belle journée épicurienne ! Voir la gueule de Sarko qui voyait venir les oranges de la Santé, celle de Barouin, celle de Juppé qui tombait d’un cinquième, de Fillon qui n’en croyait pas ses oreilles, se croyant habité par la grâce divine, prêt à tomber à genoux, mains jointes, devant Sainte-Rillettes… Jouissif tout ça.

- Enfin tout de même, tout le monde s’est planté. Et surtout les sondeurs et les médias. C’est maintenant une habitude. Qu’est-ce qu’il s’est passé ?

- Ah ! Ah ! Ah ! Ce sont les électeurs de gauche qui sont venus en masse. Les organisateurs de ces primaires attendaient entre deux millions et deux millions et demi d’électeurs. Or, il en est venu quatre millions, soit un million et demi de plus. Dont l’essentiel venait de la gauche. Attends Loulle, les droitards donnent à la gauche la possibilité de peser sur le résultat de leur primaire. Ils en ont profité. Le but avéré était avant tout d’éliminer Sarko dès le premier tour. Juppé caracolait largement en tête selon les sondages, donc inutile de lui filer un coup de main, pour la première place, c’était plié. Il restait donc à dégommer Sarko de la deuxième place. Et comme le plus proche, toujours selon les sondages, étant « le catho pétrit par les prêtres de Sarthe » comme l’appelait Chirac, ils ont voté Fillon ! Voilà comment celui-ci s’est retrouvé largement en tête.

- Donc Fillon a été élu par la gauche ?

- On peut dire ça. Mais attend Loulle, ça ne veut pas dire que dimanche prochain, pour le second tour, le résultat soit le même. Parce que les électeurs de gauche qui se sont déplacés pour faire un raid victorieux contre Sarko n’ont rien à foutre de choisir entre Péju ou Fion. Choix pas très bandant entre un vétuste et un cureton… Je te parie une tournée générale qu’il y aura beaucoup moins d’électeurs dimanche : tous ceux de gauche. Et que les électeurs de droite s’arrangeront entre eux. Et tout risque de changer. Nous, on s’en fout. L’essentiel c’était de dégommer Sarko. C’est fait. Avec – cerise sur le gâteau – la forte probabilité que Hollande, qui rêvait de rejouer le coup contre Sarko, ne se présente pas.

- Il est vrai que, tant l’un que l’autre ont des programmes qui promettent des lendemains joyeux : à la CGT, on doit déjà préparer les banderoles et se faire la voix : "Fillon, tes réformes, tu peux te les foutre dans le fion"! Fillon, plus réac que moi tu meurs… D'ici que le bénédicité soit obligatoire dans les cantines, y a pas loin !

- Ce sont effectivement des programmes à la Thatcher. Mais complètement décalés, à contre-courant du mouvement qui se dessine ailleurs dans le monde, et notamment aux États-Unis avec Trump et même en Allemagne : un retour vers une certaine régulation, le renouveau de grands travaux sous la baguette de l’État, un protectionnisme sélectif.

- Bref, Juppé comme Fillon sont en retard d’une guerre… Ça peut faire du grain à moudre pour qui ça ? Le candidat de gauche ? Le FN ? Mélenchon ? Ou bien Macron ?

- Tout reste ouvert. Le candidat de gauche, ce sera qui ? Valls ? Il risque le même rejet que son patron. Montebourg si c’est lui ? Peut-être, mais il se trimballe tout de même une part des trahisons de François. Le FN ? Bien qu’ils s’en cachent, ils sont sur la même ligne ultralibérale que Fillon, à l’encontre des espérances de leurs électeurs de « la France d’en bas ». Mais ils n’en sont pas à un mensonge près. Mélenchon ? Il ne faut que raisonnablement s’illusionner sur ses chances d’arriver au second tour de la présidentielle. Encore que… S’il arrive à récupérer un max de voix d’ouvriers, d’employés, de petits fonctionnaires trompés par la fausse propagande « populaire » du FN, ceci conjugué au rejet des "élites", c’est possible. En tout cas, il peut et doit devenir le premier parti de gauche, une vraie alternative au PS déconsidéré pour les scrutins à venir, et notamment les législatives. Macron ? Il pourrait être le singe qui tire les marrons du feu, étant le seul homme de droite nouveau, pouvant aussi attirer pas mal de voix de la gauche.

- Bon. Eh bien c’est plus clair. Tè ! Je vais faire péter une quille de Côtes-du-Rhône Primeur. On le mérite.

- À la nôtre !

 

Illustration: merci au regretté Chimulus

 

 

 

 

 

 

 

18/11/2016

Au bistro de la Toile : Où est l'espoir ? Qui pour nous faire rêver ?

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- Alors Victor, t’as regardé le débat des primaires hier soir ?

- Non. Sans intérêt.

- Eh ! Tout de même. Celui ou celle qui sortira de cette primaire sera quasiment assuré de gagner la présidentielle du printemps 2017 !

- Tu as dit « quasiment ». Ce qui veut dire que ce n’est pas sûr à 100 %. Regardons quelles seront les forces en présence. À droite, on aura donc Juppé ou Fillon, plus Macron. À l’extrême droite Le Pen.

- Ça c’est clair, mais à gauche, qui ? Et Macron, tu le mets à droite ?

- Ben, où veux-tu le mettre ? À gauche ? Lui-même refuse cette qualification. Son financement ne provient pas des cotisations des « travailleurs » que je sache… N’est-il pas allé, il y a quelques mois, voir les banquiers de la City, à Londres ? N’a-t-il pas l’oreille du Medef ? Mais il a l’avantage d’être « neuf », de ne pas être de la génération des responsables de l’état actuel de désarroi moral et de délabrement économique du pays. Donc ça fait pas mal de monde pour se partager les voix de la droite et de l’extrême droite…

- …qui représentent tout de même près de 60 % des intentions de vote…

- Exact Loulle. Et là, les responsables politiques de la gauche sont coupables de cette situation. Ils sont coupables de cette chose terrible : ils ont poussé les « masses laborieuses » comme disait Georges Marchais, les « travailleuses, travailleurs » comme disait Arlette Laguiller, dans les griffes du F.N.

Les deux gouvernements de François y sont pour beaucoup, tournant le dos aux valeurs de gauche, fliquant la population, incapables de juguler le chômage, imposant par ordonnance une loi du travail directement sorti du Medef, s’aplatissant devant l’Allemagne de Merkel, léchant les bottes de l’Otan des USA comme un gentil toutou docile, faisant le jeu des banksters, incapables d’imposer quelque vue que ce soit à l’Europe, etc. On est habitué aux faux-culteries des socialistes pour lesquels c’est presque une tradition que de trahir ses promesses.

Mais ils ne sont pas les seuls. Que dire de cette « intelligentzia » autoproclamée de la gôôôche lèche-babouches ? Tous ces bobos collabos crachant sur la « populace » qui reste insensible « à la beauté du combat djihadiste » ? Que dire des partis - maintenant simples groupuscules – de l’extrême gauche, le NPA se fusillant il y a quelques années en présentant une candidate voilée, au nom d’un combat bidon assimilant les délires religieux des tarés d’allah à la lutte des classes ? Que dire du parti communiste – jadis premier parti de France – qui est devenu une machine poussive recroquevillée sur un petit pré-carré de notables locaux ? Que dire des écolos dont les palinodies perpétuelles ont déçu et poussé à fuir les plus purs ?

- Ben dis donc, Victor, tu leur as taillé un sacré costard ! Alors qu’est-ce qui reste ? Faut-il se résigner à subir Juppé, Fillon ou Le Pen ? De quoi cauchemarder grave… Où est la part du rêve ? Où est la lueur d’espoir.

- À gauche, François n’aura pas, je pense, l’impudence de se représenter. La primaire à gauche se fera donc entre Valls et Montebourg. Les deux sont comptables de la faillite du quinquennat de Hollande, le premier en portant une responsabilité essentielle. Chercher le rêve chez Valls, faut aimer… Montebourg a plus d’atouts, mais s’il est le représentant élu, donc porteur du bilan des socialistes, ce qui est la règle du jeu de la primaire, il a peu de chance d’arriver dans les deux premiers à la présidentielle.

- Reste qui alors ? Mélenchon ?

- Il peut être ce porteur d’espoir. Il est le seul a pouvoir ramener au bercail les millions de voix des ouvriers, des employés, des fonctionnaires de base qui, se sentant trahis, se sont réfugiés dans les bras du F.N.. Sa campagne, plus mesurée, loin des vociférations d’antan, porte ses fruits. Il lui reste à clarifier sa position face à quatre questions essentielles : - la place de la France dans l’Europe, - les rapports avec l’islam, - les migrants, - la France et l’Otan.

Concernant l’Europe, il semble ne pas commettre la stupide erreur de vouloir en sortir à la manière du Brexit, mais de taper sur la table et faire clairement savoir à nos partenaires que la France est LA FRANCE, qu’elle demeure la deuxième économie de l’Europe derrière l’Allemagne, mais que l’économie n’est pas tout, qu’elle est la première – voire la seule – puissance militaire de l’Union européenne, qu’elle fait partie de club, heureusement restreint, des puissances atomiques, qu’elle est, de loin, la nation européenne la plus influente au niveau diplomatique dans le monde, enfin quelle est membre permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies. Ce qui la positionne largement à la tête de toutes les nations de l'U.E. Pour un dirigeant digne de ce nom, il y a là de quoi se faire respecter, non ?

Concernant l’islam, il s’est - si je me souviens bien - plusieurs fois prononcé contre le voile, pour la laïcité sans « arrangements raisonnables », pour la plus grande fermeté contre les islamistes, qu’ils soient Français ou étrangers. C’est là que l’attend le peuple de gauche qui s’est tourné vers le FN, par la konnerie des colabobos lèche-babouches qui sévissent sur les plateaux télé et dans les médias et qui ont remplacé l’œil de Moscou par l’œil de Mossoul !

Concernant les migrants, on attend sa position…

Quant à l’Otan, s’il annonce clairement qu’il compte, sinon en sortir complètement, du moins revenir à la situation de l’époque de De Gaulle - allié, certes, mais pas vassal - il marquera de sérieux points dans l’opinion.

- Bon. Ben, y a du boulot…

- C’est vrai, mais il y a la place. La clé étant la capacité de Mélenchon à récupérer les voix de gauche fourvoyées chez Le Pen.

- À la nôtre ! Et Banzaï !


Illustration: merci au regretté Chimulus

11/10/2016

Primaires, à la primaire : Votez Sarko !

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Françaises, Français,

Grosses niaises, gros niais,

Lèches-cul avachis mous de la cafetière

Venez voter pour moi, dans un mois, aux Primaires.

Vous connaissez déjà pour en avoir usé

Les ressources que j’ai pour vous sodomiser :

Faites de moi celui qui sera président

Pas celui des manards, pas celui des sans-dents

Mais celui de ces pauvres riches qu’on vilipende,

Et qui comptent sur moi, de peur qu’on ne les pende.

Si vous votez pour moi, vous ne serez pas déçu :

Sûr, je vous sucerai pire qu’une sangsue.

Je vous prendrai vos sous, toutes vos libertés

Je foulerai aux pieds votre société,

Car pour moi, peuple vil, ramassis d’imbéciles

Vous enfiler à sec n’est pas très difficile !

Lorsque je dis « pour moi », je dis surtout « pour nous »

Pour nous les maquereaux du Medef, les voyous,

Banquiers et assureurs, traders et financiers

Aidés par juges, flics, imams, rabbins, curés.

Car vous êtes si kons que vous votez pour nous !

Vous qui nous voyez grand, vous êtes à genoux !

Je vais vous manœuvrer en suscitant la peur

Vous voterez pour moi, et pour votre malheur !

Mon bilan est de plomb, mes idées sont infâmes

Vous voulez donc savoir quel sera mon programme ?

Je vais vous en donner les dix points principaux,

Du pipeau, des impôts, je vous fais un topo :

- Vous endetter beaucoup en augmentant les taxes,

Dépendance matérielle : docilité un max !

- accroître le chômage, truquer les statistiques,

Pour baisser les salaires, c’est toujours bien pratique.

- Contrôler les médias, l’internet, les réseaux

Pour vous manipuler en temps électoraux.

- Emmerder les blogueurs sans trêve et sans répits,

Les me (r) dias à ma botte et les autres au tapis.

- Contrôler cette peste que l’on nomme Justice

Afin que nos magouilles jamais ne se punissent.

- Casser les effectifs de la police utile

Car l’insécurité et la peur sont fertiles.

- Casser conjointement l’hôpital et l’école

Pour filer au privé ces fabuleux pactoles.

- Casser encore plus retraites et pensions :

Les assureurs privés financent nos actions.

- Laisser passer beaucoup d’émigrés clandestins

Pour casser le marché du travail des crétins.

- Favoriser au max toutes les religions :

Empêcher de penser, voilà la solution !

Françaises, Français !

Vous qui m’écoutez bavasser,

Débiles, imbéciles !

Vous baisez n’est pas difficile

Car vos représentants sont nuls et désunis

Vous donc serez punis !

Je renie mes idées, je mens comme je pète,

Je dis n’importe quoi tant je crains la défaite,

Car si je me démène, c’est que j’ai mes raisons :

Si je ne gagne pas, je finis en prison…

Pour gagner je sais faire flèche de tout bois

Même des plus pourris tant je suis aux abois.

Françaises, Français,

Grosses niaises, gros niais,

Peuple vil, peuple kon, ramassis d’imbéciles

Qui tendaient votre cul pour que l’on vous enfile,

Je compte sur la peur, j’espère des cata

Pourquoi pas, après tout, un petit attentat

Pour que vous rejetiez, en tremblant, l’espérance

Et vous réfugier dans un vote bien rance !

Bourricotes, Bourricots

Votez Sarko !

 

Illustration: merci à Karine Villard

 

04/10/2016

Au bistro de la toile : voter à la primaire de droite...

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- Alors Victor, toi, homme de gauche, et même de gauche rugueuse, tu vas aller voter aux primaires ?

- Bien sûr. Même, et surtout, à la primaire de droite.

- ...teng ! Tu vas donner du pognon au parti de Wauqueiz et de Sarko. Tu vas même signer ton engagement « à la charte de la droite ».

- Ouais. Exactement Loulle. Et sans vergogne. Sans états d'âme. Je vais investir dans l'avenir. Deux euros ! C'est pas cher donné pour contribuer à sortir Sarko, non ?

- Je sais pas. Moi ça me ferais un peu mal au cul. Et puis, eh ! oh ! Les gens qui tiendront les bureaux de vote, ils te connaissent. Ils savent que le matin, quand tu vas au cagoinces, tu dis « Je vais téléphoner à Sarko ! » Tu crois qu'ils croiront vraiment à la sincérité de ta signature ?

- Ils croiront ce qu'il voudront, j'en ai rien à traire. Moi, ce que je ne veux en aucune manière, c'est avoir à choisir, à la présidentielle, entre Hollande et Sarko. On ne va pas faire le match retour. Ces deux chiapacans ont eu chacun cinq longues années pour faire leurs preuves. Le résultat est catastrophique. La France a été jetée en dehors de la carte du monde ; en Europe, sa voix compte moins que celle de l'Italie ou de la Pologne. Sans parler de l'Allemagne à laquelle ils ont laissé mettre la main sur toutes les institutions décisionnelles de l'U.E. Ces deux guignols ont pratiquement doublé la dette, saccagé l'industrie du pays bradée aux financiers pourris étrangers, laissé son enseignement partir en couilles. Ils ont fait des pipes à tous les banksters, refilé des montagnes de thunes au patronat sans contreparties ni résultats contre le chômage. L'un, Sarko, a foutu une merde noire en Libye, l'autre joue le supplétif des Yankees en Syrie. Et les deux ont laissé se développer des zones de non droit, des « territoires perdus de la république » où les marchands de drogue et les salafistes font leur loi. Pire, ils ont mis le pays au bord de la guerre civile. Alors écoute-moi bien Loulle. Tout, tout, sauf ces deux fifres. Basta ! Khalass ! Raoust ! DEGAGEZ !

- Fatche ! T'as les aliboffis qui gonflent grave Victor ! Et tu crois que ton dérisoire bulletin va changer quelque chose ?

- Je suis devenu sans illusion sur la démocratie représentative à laquelle je préfèrerais le tirage au sort. Mais il faut faire avec ce qu'on a. Fais un peu travailler les boyaux de ta tête, Loulle : c'est une question d'arithmétique élémentaire. A la présidentielle ma voix, ta voix sont une parmi environ 40 millions. Le pouvoir décisionnel d'une voix est donc de un quarante-millionnième ! C'est peau de zob. Tandis qu'à la primaire de droite, ou il y aura au maximum 3 ou 4 millions de votants, chaque voix a un pouvoir décisionnel de un trois-millionième ou un quatre-millionième. C'est pas lerche, mais c'est dix à quinze fois plus qu'à la présidentielle. Donc, on me donne la possibilité de contribuer à virer Sarko, je la prends. Quitte à voter Juppé qui n'est pourtant pas ma tasse de thé (pardon, mon ballon de rouge!). Et j'irai aussi voter à la primaire de gauche, pour virer François en votant le moins pire, Montebourg.

- Ca se défend. Mais ça veux dire que tu ne crois pas à la qualification d'un candidat de gauche à la vraie présidentielle.

- Il faut soit être débile mental, soit avoir la foi du charbonnier pour croire que le candidat officiel du PS et affidés sera capable de se qualifier pour le second tour ! J'ai conscience que la qualification de Juppé annihilera les quelques chances du candidat officiel de la droite déguisée en gôôche. Mais c'est celui qui fera le moins de mal au pays.

A la présidentielle, je voterais Mélenchon et advienne que pourra. A la nôtre Loulle !

 

Illustration : merci au regretté Chimulus.

12/01/2016

Pour que les Primaires ne soit pas déprimantes… Debout la France !

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«Nous refusons la passivité face à l’abstention, au vote Front national et à la droitisation de la société…. /…

«Nous n’acceptons pas que la menace du FN, le risque terroriste et l’état d’urgence permanent servent de prétexte pour refuser de débattre des défis extraordinaires auxquels notre société est confrontée…. /…

«Nous n’acceptons pas que la menace du FN, le risque terroriste et l’état d’urgence permanent servent de prétexte pour refuser de débattre des défis extraordinaires auxquels notre société est confrontée…. /… »

 

Ainsi s’exprime le manifeste pour une primaire à gauche ouverte lancé par quelques personnalités de gauche. lien . Et d’appeler à signer une pétition en ce sens sur le site notreprimaire.fr

 

C’est au parti socialiste que l’on doit cette avancée démocratique : la désignation du candidat d’une formation politique à travers une primaire. Pour une fois, saluons ! Mais c’était avant qu’il soit au pouvoir. Il a démontré qu’une primaire ouverte largement au-delà des seuls militants pouvait conduire à la désignation d’un candidat capable de gagner l’élection phare : la présidentielle. Au point d’inscrire cette procédure dans ses statuts : l’article 5.3.1 des statuts du Parti socialiste explique ainsi que «le candidat à la présidence de la République est désigné au travers de primaires citoyennes ouvertes à l’ensemble des citoyens adhérant aux valeurs de la République et de la gauche et coorganisées par les formations politiques de gauche qui souhaitent y participer». Voilà qui est clair.

 

Devant le succès incontestable des primaires à gauche – et la focalisation des médias sur le PS pendant plusieurs semaines ! – la droite, pourtant traditionnellement inféodée au culte du chef, les a adoptées.

 

Mais la tenue d’une primaire semble plus difficile à appréhender quand la participation du président sortant se pose ! Cambadélis, le patron du PS juge «positif  tout ce qui permet d’unir la gauche et les écologistes. Mais, franchement, je trouve que cette primaire, elle n’est pas impossible, mais elle est peu probable». François, le brillant président sortant, du haut de ses 23 % de Français satisfaits de son action, ne va pas se « commettre » avec la piétaille et descendre dans l’arène ! Dans l’autre camp, en 2013, les sarkozystes ont milité – sans succès - pour qu’un ex-président soit également dispensé de primaire s’il souhaitait revenir en politique ! Ben voyons…

 

Ces primaires ont un avantage important, elles permettront – espérons-le – de sortir du piège qui nous pend au nez : avoir à choisir le moins mauvais des candidats opposé à Marine Le Pen, assurée, proclame la doxa sondagière, de terminer première au premier tour. Car dans ce cas, les électeurs auraient à choisir entre Le Pen, Hollande et Sarkozy, c’est-à-dire les trois personnalités politiques les plus détestées des Français ! Bonjour l’enthousiasme démocratique !

 

Bon. Faisons une petite revue des troupes.

 

Le PS est un parti d’élus accrochés à leurs nombreux mandats comme les morbachs sur le pubis d’un moine. Le choix se fera entre des apparatchiks blanchis sous le harnois. Benoit Hamon ? Arnaud Montebourg ? Pas des poulains de la dernière portée tout de même… Christiane Taubira aurait par contre d’incontestables atouts : intègre (c’est rare), courageuse, cultivée, bonne oratrice. Et surtout…femme ! Et…noire !

 

Europe Ecologie-Les Verts (EELV) ? Une bérézina dans les urnes, la zizanie interne, des départs… 6,84 % aux Régionales, deux fois moins qu’en 2010 où ils étaient devenus la troisième force du pays. Mais Cécile Duflot, qui a goûté aux ors de la République, piaffe déjà dans son (petit) box de départ.

 

La Parti Communiste accepte du bout de sa décrépitude le principe des primaires, mais sans François Hollande. Cette primaire serait pour lui une alternative à la solution que certains aimeraient éviter, à savoir soutenir de nouveau Jean-Luc Mélenchon…

 

Quant à celui-ci, sa position ne change pas : la «primaire de la gauche», c’est le premier tour, avec le «suffrage universel» en juge de paix.

 

Bref, pas de quoi enthousiasmer les foules tout ça. Sauf si…

 

Sauf si c’était des primaires pour ouvrir le jeu, pas pour le fermer d’avance avec un concours de beauté entre apparatchiks.

 

Sauf si la France voyait émerger un Pablo Iglesias !

 

Sauf si des forces citoyennes au-delà des partis profitaient de cet appel à des primaires ouvertes afin d’élaborer une plateforme de propositions commune et désigner un candidat venant de la société civile, comme Podémos en Espagne.

 

Regardez ce que pense un Piketti, l’économiste que le monde entier nous envie.

 

Regardez ce que fait un Alexandre Jardin et ses « faiseux », ses Zèbres ! http://www.bleublanczebre.fr/

 

Debout la France ! Et Banzaïe !

 

 Illustration X - Droits réservés

 

11/10/2011

La bandaison…de gauche !

Brassens à table.jpg

 

Je viens de voir Flamby faire le beau au JT, il m'a gonflé, alors je vais un peu modifier !

  

Quand je pense à Hollande

Je (dé)bande, je (dé)bande

Quand je pense à Aubry

Je (dé)bande aussi

Montebourg et son score

Me font bander encore

Mais quand j’pense au Glandu

Là je ne bande plus

La bandaison papa

Ça n’se commande pas

 

C’est ce refrain plutôt gaillard

Que la Gauche fredonne

Pour savoir à qui ell’ se donne…

…Ra dimanche dans l’isoloir

 

Quand je pense à Hollande

Je (dé)bande, je (dé)bande

Quand je pense à Aubry

Je (dé)bande aussi

Montebourg et son score

Me font bander encore

Mais quand j’pense au Glandu

Là je ne bande plus

La bandaison papa

Ça n’se commande pas

 

Ça me file un peu le cafard

Eclairez ma lanterne

Choisir entre ces deux badernes

Ce n’est vraiment pas le panard

 

Quand je pense à Hollande

Je (dé)bande, je (dé)bande

Quand je pense à Aubry

Je (dé)bande aussi

Montebourg et son score

Me font bander encore

Mais quand j’pense au Glandu

Là je ne bande plus

La bandaison papa

Ça n’se commande pas

 

Pourtant malgré ce terne choix

Faudra bien que l’on vote

Ni l’une ni l’autre ne sont mes potes

Mais je respecterai le choix

 

Quand je pense à Hollande

Je (dé)bande, je (dé)bande

Quand je pense à Aubry

Je (dé)bande aussi

Montebourg et son score

Me font bander encore

Mais quand j’pense au Glandu

Là je ne bande plus

La bandaison papa

Ça n’se commande pas

 

La France court à l’asphyxie

L’important dans l’affaire

Faut pas se tromper d’adversaire

C’est de foutre en l’air Sarkozy

 

Quand je pense à Hollande

Je (dé)bande, je (dé)bande

Quand je pense à Aubry

Je (dé)bande aussi

Montebourg et son score

Me font bander encore

Mais quand j’pense au Glandu

Là je ne bande plus

La bandaison papa

Ça n’se commande pas

 

 

Merci affectueux et toujours admiratif à Tonton Georges

 

Nonidi 19 Vendémiaire 220

 

Photo X – Droits réservés

 

 

 

 

 

 

09/10/2011

Eh ! Marianne, bouge-toi !

coquelicot bleu blanc rouge.jpg

 

 

Marianne est à terre, écartelée, liée

Battue, pillée, volée, humiliée, violée

Et les chiens aux crocs noirs du fric et du bizness

Croquent les tendres chairs de ses seins, de ses fesses

 

Ces sinistres salauds qui lui sucent son sang

Ces sangsues sardoniques, sapajous grimaçants

Saccagent le pays, désespèrent les humbles

Attentent sans vergogne aux libertés du peuple

 

Mais ce peuple, bientôt, saisira son destin

Grâce à l’arme suprême, grâce à ce bulletin.

Dans villes et villages, dans banlieues et faubourgs

 

Françaises et Français retrouvent l’espérance

De redonner enfin son honneur à la France

Et se lèvent en masse…pour voter Montebourg !

 

 

Octidi 18 Vendémiaire 220

 

Photo X - Droits réservés

07/10/2011

DIMANCHE, VOTONS MONTEBOURG !

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Bon. Dimanche, faudra aller voter. Et voter pour Montebourg, le seul candidat dont le discours et le parcours politique attestent qu’il a réellement la fibre de gauche chevillée au corps :

 

- il a voté Non au traité de l’Europe ultralibérale,

 

- il martèle depuis des années la nécessité de créer une VIème république débarrassée des tares de la Vème, conçue pour un géant et salopée par des nains,

 

- il lutte contre la corruption (voir l’affaire Guérini),

 

- il est « l’inventeur » des primaires,

 

- enfin il est le seul candidat analysant clairement la crise actuelle, fille de la mondialisation financière et proposant des solutions réalistes, innovantes (démondialisation, protectionnisme européen).

 

Les sondages (!!??) le donnent au mieux en troisième position, donc pas en situation de lutter idées contre idées contre celui ou celle qui – toujours selon les sondages – portera la bannière de la social-démocratie au deuxième tour si le cas se présente. On peut donc amèrement déplorer que Montebourg et Royal – dont les idées sont les plus proches – n’aient pas pu s’entendre sur une candidature unique qui leur aurait sans conteste apporté la victoire aux Primaires, et un boulevard pour la Présidentielle…

 

Ego humanus error est…

 

Sauf si le maximum de voix se porte sur Montebourg et déjoue ainsi les pronostics !

 

DIMANCHE, LE DEVOIR DE TOUTE FEMME ET HOMME DE GAUCHE

 EST DE VOTER ET FAIRE VOTER

 MONTEBOURG

 

Sextidi 16 Vendémiaire 220