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22/02/2017

Au Bistrot de la Toile : dentiste, Sécu, mutuelles.

chimulus bistro copie.jpg

 

- Oh ! Victor, t’en tire une gueule. On dirait Fillon…

- Bof. J’ai une ratiche qui demande le divorce. Alors je vais aller voir ma dentiste vers midi.

- Les arracheurs de dents n’ont pas bonne presse. On leur reproche de faire leur beurre sur le dos à la fois des prothésistes et de la Sécu.

- Ce n’est pas faux. Ils font souvent des culbutes dans les grandes hauteurs avec les fausses ratiches.

- Et comme la Sécu ne rembourse qu’une poignée de figues, il faut avoir une bonne mutuelle…

- Oui et non. Tiens, moi je n’ai pas de mutuelle parce que ça ne sert à rien sinon engraisser des organisations qui ont oublié depuis longtemps leur genèse sociale. Ce sont des machines à pomper le fric.

- Ça ne sert à rien, ça ne sert à rien. Tiens, tu vas le savoir s’il te faut faire un râtelier pour pouvoir continuer à croûter tes gardianes de taureaux ou tes côtes de bœuf marchand de vin !

- Ouais. Et bien je paierais. Peut-être mille, deux mille euros et même plus si affinités. Mais c’est une dépense ponctuelle, rare. Je ne vais pas me faire faire des crocs d’occase chaque semaine, pareil pour les lunettes, pareil pour un éventuel reste à payer pour une hospitalisation. Alors que les cotisations des complémentaires, c’est chaque mois. Et ça coûte la peau des klaouïs, entre 100 et 200 euros par mois selon l’âge, la santé, les « risques » couverts. C’est bien plus cher que de payer de sa poche, ponctuellement, un râtelier, des binocles ou un supplément à l’hosto. Ceci d’autant plus que si tu as une maladie grave, tu es pris en charge à 100 % par la Sécu !

- Mouais… Ça se tient comme calcul.

- La Sécu, Fillon veut la flinguer pour refiler le gâteau à ses potes des assurances privées. Il est dans la droite ligne de tous ceux qui veulent faire table rase de toutes les conquêtes sociales de la Libération, du Conseil national de la Résistance.

- Et c’est quoi a tactique pour la mise à mort de la Sécu ?

- On ruine celle-ci (qui pourtant arrive à baisser son déficit !) de façon à la déconsidérer vis-à-vis des assujettis ; parallèlement, on prend prétexte de ce déficit abyssal pour baisser les taux de remboursement des médicaments, voire on dérembourse des médicaments considérés comme peu efficaces ; le résultat est un transfert du remboursement du reste à payer sur les assurances dites « complémentaires ». Ce faisant, on habitue le cotisant à s’appuyer de plus en plus sur les assurances privées et à critiquer la Sécurité sociale. C’est de l’action psychologique destiné à préparer les cerveaux (déjà karchérisés par la télé et les merdias) à l’abandon progressif de la Sécu.

Dans cette stratégie, il est des dispositions qui sont présentées comme des « avancées sociales » et qui sont tout le contraire. C’est le cas de l’Accord national interprofessionnel (ANI) qui a rendu obligatoire, depuis 1er janvier 2016, l’adhésion des salariés à une assurance complémentaire santé d’entreprise. Mumm ! La bonne soupe pour les assurances privées, au détriment de la protection sociale collective ! Un énorme gâteau.

Des millions de salariés sont ainsi obligés de souscrire des contrats collectifs d’entreprise gérés, évidemment, par les assurances privées. Le Conseil constitutionnel a en effet imposé qu’en absence d’accord d’entreprise ou de branche, la complémentaire santé soit choisie par l’employeur. Les grands groupes sont donc en train de balayer les petites mutuelles pour se partager la gamelle ! Cette pseudo-avancée sociale va encore accroître les inégalités entre salariés puisque la couverture diffère d’une entreprise à l’autre. Il va de soi que les employeurs optent pour une couverture limitée à un panier de soins minimum ; dès lors, les salariés qui veulent plus de couverture doivent se payer un complémentaire supplémentaire ! Au fou ! Mais tout ça, on ne vous le dit pas dans les me (r) dias aux ordres…

- Oui mais alors, on fait quoi ?

- On rend toutes ses prérogatives à la Sécurité sociale. À défaut d’un remboursement à 100 % - ce qui devrait être pourtant la norme – il suffit de créer, au sein de la Sécu, un département d’assurance volontaire, couvrant le remboursement de ce qui ne serait pas pris en compte par la Sécu principale. Avec évidemment, pour l’assuré, le versement volontaire d’une cotisation qui, de toute façon, serait bien moins chère que celle des assurances « complémentaires » privées, mutuelles ou non (les frais de fonctionnement de la Sécu étant de 3 % contre 15 % chez les assureurs privés qui se goinfrent et ne prennent que les petits risques). Et, surtout, supprimer toutes les exonérations de cotisations car, si les entreprises ont de l’argent pour payer des complémentaires d’entreprise, pourquoi n’en auraient-elles pas pour payer des cotisations à la Sécu ?

- On voit bien qu’il s’agit d’un plan sournois pour saccager et faire disparaître la Sécu au profit de grands groupes privés. Il y a longtemps que les grands groupes d’assurance et de la finance en rêvent !

- Ne nous laissons pas dépouiller. La santé ne doit pas être une marchandise.

- Allez, à la nôtre ! Un bon coup de rouquin, ça va te désinfecter le clapoir !


Illustration: merci au regretté Chimulus

20/10/2015

Mon toubib chez les ploucs.

toubibs dessin tiers payant.jpg

 

Il m’arrive d’aller chez mon toubib « référent ». Il me prend la tension, me demande si ça va, je lui réponds oui, alors il regarde ma fiche sur son ordinateur (financé par la collectivité) et renouvelle l’ordonnance sur les quelques médicaments qu’il me prescrit, sans vérifier si ces médicaments ne sont pas considérés comme ne servant à rien par l’ANSM (agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé). Je lui donne ma Vitale et paie 23 euros pour ce service qui dure en gros cinq minutes. (Quand je vais voir mon toubib « chez les ploucs », au fin fond de la Lozère, l’été, ça dure plus longtemps et c’est plus sérieux comme examen…). Puis je vais chez mon potard qui me délivre les poutchingues ordonnées par le toubib. Là encore je donne ma Vitale et…je ne paie rien.

 

Ce qui marche très bien avec les pharmaciens rend littéralement fadas les toubibs ! Ils ont manifesté il y a quelques jours. Ils ont fait une grève largement médiatisée. Leurs élections professionnelles ont fait une large place aux opposants les plus radicaux de cette mesure de la loi Santé : instituer le tiers payant chez les médecins. Ils pourrissent littéralement la pauvre Marisol Touraine, leur ministre de tutelle, qu’ils nomment très élégamment « MST ». Etrange. Etrange. Qu’est-ce que ça cache ?

 

Leur argument principal : retards de paiement, paperasserie supplémentaire. Ils diffusent des tracts incendiaires dans le but de retourner l’opinion largement favorable au tiers-payant, balançant des mensonges patents du genre :  « mon médecin aura moins de temps pour m’écouter et me soigner à cause du travail administratif supplémentaire »,  « je ne choisirai plus mon médecin généraliste », « je ne choisirai plus les autres médecins spécialistes », « mon médecin ne pourra plus prescrire librement ce qui est bon pour ma santé », « le tiers payant a un coût mais c’est moi qui vais le payer », « mes données de santé ne seront plus soumises au secret », « finalement, ce qui sera bon pour ma santé sera décidé par l’administration et les mutuelles ». Toutes assertions hors de la loi Santé et relevant du fantasme et même du bourrage de crâne.

 

En fait, les toubibs ont peur de regarder la réalité en face : leur situation « libérale » est une aberration puisqu’ils sont en fait payés par les prélèvements obligatoires à travers la Sécu (et les mutuelles), faisant en fait d’eux des fonctionnaires qui refusent de l’admettre. Les médecins ont en charge un service public et ont des obligations : avoir une localisation qui fait que tous aient accès à un médecin sur territoire, faire des soins à un tarif opposable. Obligations qui sont loin d’être tenues. Au niveau tarif, si tel généraliste conventionné prend 23 euros, tel autre non conventionné prendra 40 euros pour le même boulot. Au niveau localisation, pour ce que je connais, en Provence, dans ma région avignonnaise, il y a pléthore de toubibs. Mais en Lozère, l’été, après deux Roumaines et un an sans personne,  il y en a un au plus proche village (8 km), un Espagnol, très compétent et attentif à ses patients (en non à ses clients). Son cabinet est mis à sa disposition, ainsi que son logement, par la municipalité. Et les « ploucs » sont bien contents.

En France la médecine est organisée de façon paradoxale : fonctionnement totalement libéral mais avec un financement public. Résultat : certaines régions ont vu la moitié de leurs cabinets fermer. Á l’horizon 2025 il y aura moins de 23.000 généralistes en cabinet contre 56.000 aujourd’hui. Les jeunes étudiants délaissent la spécialité « généraliste » pour d'autres plus glorieuses, plus rémunératrices.

Sont-ils réellement à plaindre, ces enfants gâtés de notre société ? La collectivité – donc nos sous - paie leurs longues études. Ne serait-il pas normal qu'en retour les toubibs acceptent au moins pour quelques années de s'installer là où leur présence serait la plus nécessaire ? Mais il est plus « sexy », plus confortable, plus rémunérateur de s'installer à Paris, Nice, Aix ou Avignon plutôt que dans le Nord, la Creuse ou la Lozère... Alors, lorsqu'on aura le temps, on les plaindra...

 

Est-il anormal que la collectivité qui les paie veuille avoir un droit de regard, voire de contrôle sur leur localisation ainsi que sur leur activité ?

 

Rappelons qu’en plus de leur paiement à l’acte, les médecins touchent un forfait plus que conséquent (5.000 euros par mois en moyenne) s’ils respectent des « objectifs de santé publique » comme l’informatisation du cabinet, la prescription de médicaments génériques, la vaccination des anciens contre la grippe, le dépistage des cancers du sein et du colon, etc. Mais ils sont aussi contrôlés s’ils prescrivent trop de médicaments aux vieux, trop de transports sanitaires pas indispensables, trop d’arrêt maladie, etc. On voit donc que les médecins « libéraux » ne sont pas si libres que ça. Ce qui est normal et logique compte tenu de qui les paie !

 

Une autre de leurs griefs : être à la merci des mutuelles. Ce qui n’est pas faux et recevable. Et tient, coucou, le revoilou ! L’une des plus redoutables des mutuelles - Malakoff Médéric – dont le patron est… Guillaume Sarkozy, oui, monsieur frérot prétend « contrôler les gestes médicaux », « accéder aux données individuelles des assurés », « adapter les cotisations aux comportements individuels des assurés ». Mais il n’y a rien, dans la loi Touraine, qui conforte ces prétentions de mutuelles quoi ont depuis longtemps perdus leur vocation d’économie « sociale et solidaire » et qui ne jurent plus que par le fric. Elles sont les armes les plus dangereuses oeuvrant pour ce dessein de toujours des assureurs et financiers privés : la mise à mort de la Sécu et son remplacement par les assurances privés. Et la gauche au pouvoir (??!!) n'est pas la dernière à participer à ce dépècement de l'un des fleurons de notre modèle social. Le plan massif d'allègement des cotisations sociales (plus de cotisation sociales employeurs pour le smic et rabotage significatif jusqu'à 1,6 smic, etc.) sans qu'un financement ne soit trouvé est significatif de cette collusion de « J'aime l'entreprise » avec le Medef.

La tactique pour la mise à mort de la Sécu ? On ruine celle-ci (qui pourtant arrive à baisser son déficit!) de façon à la déconsidérer vis-à-vis des assujettis ; parallèlement, on prend prétexte de ce déficit abyssal pour baisser les taux de remboursement des médicaments, voire on dérembourse des médicaments considérés comme peu efficaces ; le résultat est un transfert du remboursement du reste à payer sur les assurances dites « complémentaires ». Ce faisant, on habitue le cotisant à s'appuyer de plus en plus sur les assurances privées et à critiquer la Sécurité sociale. C'est de l'action psychologique destiné à préparer les cerveaux (déjà karchérisés par la télé et les merdias) à l'abandon progressif de la Sécu.

Dans cette stratégie, il est des dispositions qui sont présentés comme des « avancées sociales » et qui sont tout le contraire. C'est le cas de l'Accord national interprofessionnel (ANI) qui rendra obligatoire, à dater du 1er janvier 2016, l'adhésion des salariés à une assurance complémentaire santé d'entreprise. Mumm ! La bonne soupe pour les assurances privées, au détriment de la protection sociale collective ! Un énorme gâteau.

Des millions de salariés vont ainsi être obligés de souscrire des contrats collectifs d'entreprise gérés, évidemment, par les assurances privées. Le Conseil constitutionnel a en effet imposé qu’en absence d’accord d’entreprise ou de branche, la complémentaire santé soit choisie par l’employeur. Des grands groupes vont donc balayer les petites mutuelles pour se partager la gamelle ! Cette pseudo avancée sociale va accroître les inégalités entre salariés puisque la couverture différera d'une entreprise à l'autre. Il va de soi que les employeurs opteront pour une couverture limitée à un panier de soins minimum ; dès lors, les salariés qui voudront plus de couverture...devront se payer un complémentaire supplémentaire ! Au fou ! Mais tout ça, on ne vous le dit pas dans les merdias aux ordres...

Oui mais alors, on fait quoi ? On rend toutes ses prérogatives à la Sécurité sociale. A défaut d'un remboursement à 100 % - ce qui devrait être pourtant la norme – il suffit de créer, au sein de la Sécu, un département d'assurance volontaire, couvrant le remboursement de ce qui ne serait pas pris en compte par la Sécu principale. Avec évidemment, pour l'assuré, le versement volontaire d'une cotisation qui, de toute façon, serait bien moins chère que celle des assurances « complémentaires » privées, mutuelles ou non. Et, surtout, supprimer toutes les exonérations de cotisations car, si les entreprises ont de l'argent pour payer des complémentaires d'entreprise, pourquoi n'en auraient-elle pas pour payer des cotisations à la Sécu ?

Dès lors, les craintes des toubibs de ne pas être payés, de devoir faire un travail administratif parasitaire dans la jungle des quelques 400 organismes d’assurances complémentaires.

 

Tè ! Le mieux, c’est encore de ne pas être malade !

 

Illustration:merci à Frizou  

 

Sources :

http://www.lequotidiendumedecin.fr/actualites/dossier/201...

http://www.lequotidiendumedecin.fr/actualites/article/201...

http://www.mediapart.fr/journal/france/191015/tiers-payan...

14/04/2014

Laisserons-nous « Valsser » la Sécu ?

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François lui en a donné l’ordre, Valls va le réaliser : faire d’énormes cadeaux aux entreprises avec du pognon pris dans la poche des ménages. Avec en corollaire un danger mortel pour l’une des principales conquêtes de la Libération : tuer la Sécu. Depuis des décennies le patronat en rêve, Valls – sur instruction de Hollande - va-t-il le faire ? Ce rêve cauchemardesque, c’est donner de plus en plus de part de l’énorme gâteau de la protection sociale aux assurances privés. Hollande, Valls, Sarko, Gattaz, Bébéar, même combat…

 

Les mesures massives d’allègement de cotisations sociales seront payées par qui ? Soit on laisse le bébé à la Sécu, augmentant d’autant son déficit ; soit l’Etat compense au sou près les cotisations qui ne seront plus payés par les entreprises, transférant ainsi à l’impôt c’est-à-dire à tous, ce qui est logiquement dû par les entreprises, ce salaire différé que l’on salit en l’appelant « charges ». On délégitime ainsi les prélèvements sociaux qui finance la Sécu, préparant par la même la privatisation dont rêve le Medef.

 

Par ailleurs, cette disposition va avoir une conséquente désastreuse sur les salaires. Mettez-vous à la place des patrons : il faudrait être plus kon que la moyenne pour embaucher quelqu’un au-dessus du Smic, ce qui revient à payer des cotisations alors qu’au Smic et légèrement au-dessus, il ne paiera rien ! Résultat, les salaires vont tous être réajustés au niveau du Smic ! La paupérisation à l’anglaise ou à l’allemande va proliférer. Et en avant vers l’esclavage ! Quant à la Sécu, privée de ses ressources, elle va se déglinguer, retournant l’opinion contre elle, puis elle tombera en ruine, sous les vivats des requins de l’assurance privée. La « social démocratie » vu par Hollande et Valls est elle différente de l’ultralibéralisme  à la Sarko, Merkel et Cameron ?

 

Ainsi 10 milliards « d’économies » seront prélevés sur la Sécu, plus 11 autres milliards sur « notre système de prestation », formule vaseuse pour dire encore une fois sur la Sécu. Ce qui se traduit ainsi : la Sécu financera les deux tiers des 30 milliards refilés aux entreprises. Qui en fera les frais ? Les assurés sociaux qui verront progresser le discret « reste à charge », c’est-à-dire ce qui n’est payé ni par la Sécu ni, par les mutuelles mais par le cochon de payant… L’ogre de la privatisation de la Sécu aiguise ses crocs…

 

D’ailleurs la nouvelle législation européenne sur les marchés publics conforte cette dérive vers la privatisation. En effet pour le Parlement européen, il convient « d’encourager une concurrence équitable et de permettre un meilleur rapport qualité-prix » en ouvrant au maximum les marchés publics au secteur public, y compris l’ouverture à la concurrence des services de sécurité sociale obligatoire ».

 

La directive sur la passation des marchés publics ne fait pas mystère des intentions d’ouvrir à la concurrence les services de sécurité sociale obligatoire dans son article 74 (Attribution de marchés pour des services sociaux et d’autres services spécifiques) et son annexe XVI.

 

La directive permet à un « Etat de l’Union européenne [qui le] souhaiterait – dans le cadre de son autonomie en la matière – [d’] organiser certains services de sécurité sociale à travers un contractant.. »

 

Ainsi un Etat membre pourra construire son marché des services de sécurité sociale en respectant les règles de la concurrence libre et non faussée en matière de services de sécurité sociale obligatoire. C’est la privatisation de la Sécu.

 

On est loin de «l'esprit de Philadelphie».A la fin de la Seconde Guerre mondiale, les vainqueurs ont dessiné des règles financières et monétaires, pour assurer la stabilité du monde et le développement économique, notamment au travers des accords de Bretton Woods, et une déclaration adoptée par l'Organisation internationale du travail et connue sous le nom de Déclaration de Philadelphie. Elle est, en quelque sorte, le pendant social des accords financiers de Bretton Woods.

 

Texte fondateur, cette Déclaration de Philadelphie affirme que «le but central de toute politique nationale et internationale» doit être la justice sociale. Défendant le principe que «le travail n'est pas une marchandise» et que «la pauvreté, où qu'elle existe, constitue un danger pour la prospérité de tous», cette déclaration ajoute: «Tous les êtres humains, quels que soient leur race, leur croyance ou leur sexe, ont le droit de poursuivre leur progrès matériel et leur développement spirituel dans la liberté et la dignité, dans la sécurité économique et avec des chances égales; la réalisation des conditions permettant d'aboutir à ce résultat doit constituer le but central de toute politique nationale et internationale.» lien 

 

Quintidi 25 germinal 222

Photo X – Droits réservés

13/11/2012

Toubibs dans la rue : la grève de la honte.

 

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Au village, on a de nouveau un toubib. Un Espagnol. Il succède à deux Roumaines. La Maison de santé est rutilante, bien équipée, avec un logement au dessus. Grace à une municipalité volontariste. Pourtant pendant plus d’un an il n’y avait pas de toubib au village… Les jeunes médecins – sortis fraichement diplômés des internes qui manifestaient hier dans les rues de Paris – rejettent d’un revers de main méprisant l’idée même d’installation dans ces trous du cul du monde.

 

Les toubibs, dont les études ont été payées par la collectivité, par vos et mes impôts, rechignent à s’isoler dans les cambrousses. Il est plus facile de gagner du pognon en expédiant 40 clients (on ne peut plus dire patient…) par jour dans les villes du sud ou en région parigote que de se farcir les scrofules purulentes qu’il faut aller nettoyer souvent dans la gadoue, le brouillard, les merdes de vaches et parfois même la méfiance de populations isolées. Là, le 4x4 a une raison d’être…

 

Ces internes se plaignent de leurs conditions de travail ? Mais ne sont-ils pas en formation dans les hôpitaux ? Ce sont des stages en entreprises comme d’autres. Qui ne méritent pas un salaire mais un dédommagement, une gratification, comme tout stage en entreprise. Les conditions de travail difficiles des internes dans les hôpitaux, les manques de postes sont connues, mais personne ne les oblige d'accepter ce contrat qui est la garantie d'une formation de qualité. Et pourquoi ne pas augmenter le nombre d'interne en supprimant le numerus clausus et donc mettre un peu de « concurrence libre et non faussée » selon la doxa ultralibérale ?

Et contre quoi gueulent-ils surtout ? Contre le « risque » de ne pas pouvoir s’installer où ils veulent. Bon. Pourquoi pas. Mais qui a payé leurs études ? Nous ! Ces études sont gratos en France mais elle ont un coût : il faut payer les locaux des facultés, les professeurs, etc. Aus Zétazunis – pays dont rêvent bien des toubibs – leurs sept ans d’études leur auraient coûté au bas mots 20.000 x 7 soit 140.000 euros ! Ne pourraient-ils pas avoir la décence de rembourser un peu cet effort de la collectivité en acceptant pendant quelques années de s’installer dans les « déserts médicaux » ?

 

Dans la rue, il y avait aussi les nantis, ces « richissimes geignards » qui se goinfrent sans vergogne avec leurs dépassements d’honoraires. Les « spécialistes » gagnent en moyenne 9000 euros pas mois, les chirurgiens 11.500 euros par mois, les anesthésistes 15.000 euros pas mois. Eh ! Oh ! Arrêtez de nous faire pleurer sur vos fins de mois difficiles. Quand on aura le temps, on vous plaindra ! Ils sont tous actionnaires de cliniques privées ou de maisons de retraites qui sont autant de machines à sous fort juteuses payées par la Sécu, donc pas nous !

 

De plus en plus de gens ne se soignent plus. Alors que valent les résistances corporatistes et les privilèges de quelques milliers de personnes face aux dizaines de millions qui ne se soignent plus, ou mal, ou trop tardivement ? Pour des raisons surtout de coût et de plus en plus d'éloignement.

 

Est-il acceptable que la Sécu au trou abyssal aide ces gens qui pratiquent des dépassements abusifs ?

 

Est-il acceptable que les hôpitaux – secteur public – concèdent un secteur privé de plus en plus important, avec des moyens payés pour le public, par tous ceux qui cotisent, au profit exclusif des plus favorisés ?


Et ils arrivent encore à se regarder dans une glace ? Mais il y a longtemps que la vergogne ne tue plus…


Ils obtiennent tout ce qu'ils veulent les toubibs parce qu'ils sont en position de force. Parce qu'ils sont nombreux sur les bancs du Sénat et de la Chambre des députés; parce que le numerus clausus imbécile organise la pénurie.


Bon. Le mieux pour nous, cambrousards, c'est encore de manger bon, boire dru, brosser madame, respirer un air pur et encore gratuit en écoutant les petits oiseaux...

 

Tridi 23 Brumaire 221

05/09/2012

Au bistro de la toile : comment flinguer un peu plus la Sécu.

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- Oh ! Victor, qu’est-ce que tu fais ? Tu fermes un œil en regardant le montant de la porte, puis tu changes d’œil… Tu t’es rincé l’œil au rosé de Tavel ce matin ou quoi ?

 

- Non Loulle. Je fais le test dont ils nous rebattent les oreilles à la télé et à la radio pour savoir si je vois les fameuses lignes droites brisées, signe d’une sale maladie, la DMLA, une saloperie qui te rend aveugle…

 

- Et alors ?

 

- Ben non. Je vois encore d’aplomb…Tu sais qui paie les millions de cette campagne de pub ? Novartis à travers la Société Française d’Ophtalmologie, société « savante » dont plusieurs membres éminents travaillent…pour le laboratoire pharmaceutique multinational Novartis.

 

- Ben, c’est pas mal de dépister cette maladie non ?

 

- Bien sûr. Mais il se cache là-dessous une gigantesque embrouille qui va pomper chaque année 800 millions d’euros des caisses de la Sécu – donc de nos poches – pour les mettre dans les poches de Novartis. Ceci avec l’assentiment, pour ne pas dire la complicité, d’organismes publics sensés régir la santé publique, la DGS (direction générale de la santé), l’ANSM (agence nationale de sécurité du médicament) et autres officines qui délivrent les AMM (autorisation de mise sur le marché) des médicaments.

 

- Ouf ! Bois un coup Victor. C’est bien compliqué tout ça.

 

- C’est compliqué à souhait pour enfumer le cochon de payant. Il faut savoir qu’il n’existe pas de traitement pour guérir cette DMLA mais par contre deux médicaments peuvent efficacement en ralentir le développement par injection. L’un s’appelle l’Avastin produit par le laboratoire Roche, l’autre le Lucentis produit par Novartis. Or, l’injection de l’Avastin revient à 25 euros et l’injection du Lucentis coûte…1000 euros ! 40 fois plus ! Remboursés à 100% par la Sécu.

 

- Eh ! Les toubibs, les hostos ne sont pas cons au point de choisir le plus cher ?

 

- Pourtant depuis peu on les y en oblige ! En juillet, la Direction générale de la santé (DGS) a interdit l’utilisation de l’Avastin (le moins cher) au profit du Lucentis (40 fois plus cher !). Or des études ont démontré que les deux médicaments avaient la même efficacité…

 

- Y a comme qui dirait un os…

 

- La position de la DGS s’appuie sur un argument réglementaire : l’Avastin – médicament au départ anticancéreux - n’a pas d’AMM pour le traitement de la DMLA. Mais en pratique, les deux molécules ont les mêmes effets, et il suffit de reconditionner l’Avastin pour pouvoir l’utiliser en ophtalmologie... Les ophtalmologistes ont les boules et beaucoup se demandent ce qui a motivé cette décision incompréhensible de la DGS dont le seul effet sera de creuser un peu plus le fameux trou de la Sécu.

 

- Un organisme gouvernemental qui fusille volontairement la Sécu ! Et sous la gauche en plus...

 

- Et ce n’est pas tout. La firme Roche, qui fabrique l’Avastin aurait tout intérêt à déposer une demande d’AMM (autorisation de mise en marché) de son médicament pour la DMLA mais elle s’y refuse...

 

- ???!!! Pourquoi ?

 

- Parce que ces deux labos, Roche et Novartis, sont liés au niveau du pognon. Et l’un ne va pas concurrencer l’autre puisqu’il s’agit de s’engraisser sur le dos de la Sécu !

 

- …taing ! Oh ! François, plutôt que de nous enfumer avec le mariage des bourgs, tu ferais mieux de balayer ce panier à crabes qui flingue la Sécu !

 

- Les gouvernements changent, mais les capitalistes voyous et leurs complices banksters demeurent. Et une des constantes de cette mafia est de récupérer l’énorme gâteau de la Santé pour le refiler aux assurances privées. Pour cela il faut creuser le trou de la Sécu. Un trou bien artificiel…

 

- Tè ! Buvons un canon, ça vaut tous les médicaments.

 

 Sources: lien


Décadi 20 Fructidor 220

 

Merci à Chimulus

26/03/2012

Pendant la campagne, les sarko-sapoperies continuent

 

chimulus bistro copie.jpg 

La Sécu, on y est tous attaché, c’est une des plus grandes, généreuses et belles conquêtes sociales du siècle passé. Et il suffit d’ouvrir les yeux pour voir que les divers pouvoirs de droite s’efforcent, mandat après mandat, de la démantibuler avec pour stratégie finale de la refiler au privé, c’est-à-dire aux gros conglomérats assurance-banque.

 

 

Selon l’adage de « qui veut tuer son chien prétend qu’il a la rage », les nuisidroitiens (ouais, c’est nouveau, faut créer des mots, faire évoluer la langue !) – les gens nuisibles généralement de droite (mais n’est-ce pas un pléonasme ?) – les nuisidroitiens donc font en sorte que cette pauvre Sécu soit en déficit chronique. Et si possible fort déficit. Comment ? On en a déjà souvent parlé, mis rappelons quelques ingrédients de cette magouille : l’état ne paie pas, ou pas en totalité ses dettes, ne reverse pas, ou pas en totalité, les taxes sur l’alcool et le tabac, ne rembourse pas les cadeaux aux entreprises, etc. Dès lors, pour redresser les comptes, on détricote la Sécu pour la refiler par lots, c’est moins douloureux, aux requins de la banque et de l’assurance privé.

 

 

Une mesure, parue discrètement il y a quelques jours au Journal Officiel, et qui entre immédiatement en application, oblige les complémentaires santé (mutuelles, assurances, institutions de prévoyance) à rembourser aux patients des dépassements d'honoraires plafonnés à 50 % au-dessus du tarif Sécu.

 

 

Sont concernés les dépassements pratiqués par des médecins spécialistes de bloc opératoire (chirurgiens, anesthésistes, obstétriciens) qui sont actuellement en « secteur 2 », c'est-à-dire qui sont autorisés à demander plus à leurs patients que le tarif remboursé par l'assurance maladie, contrairement a leurs confrères, les plus nombreux, exerçant en « secteur 1 ».

 

 

Ces praticiens qui le souhaitent vont pouvoir opter pour un nouveau secteur, que l'on appelait jusqu'ici « secteur optionnel » et désormais « option de coordination élargie ». S'ils limitent leurs dépassements à 50 % du tarif Sécu pour 70 % de leurs actes techniques, l'assurance maladie prendra en charge leurs cotisations sociales (santé, retraite, etc.) sur les 30 % des actes qu'ils devront continuer à effectuer au tarif opposable. Ben voyons ! Faut bien les aider à changer leur 4X4 chaque année ces pauvres malheureux !

 

 

Et que vont inévitablement faire les mutuelles? Augmenter leurs cotisations! Et à la sortie, c’est encore le patient qui casquera. Ceci s’ajoute, en les alourdissant, aux franchises de 0,5 € par boite de médicament et de 2 € par transport, sans oublier les déremboursements.

 

 

On arrive ainsi, petit à petit, à une médecine à deux vitesses. Pour les « pauvres cons », selon la terminologie sarkozienne, les médecins au rabais, pour les rupins qui ont les moyens de se payer des assurances complémentaires devenues très chères, les meilleurs spécialistes. C’est la dérive « américaine » chère à Sarkozy…

 

 

On nage en plein paradoxe, avec une pratique « libérale » de la médecine et un financement socialisé ! Car les professionnels de santé, qu’ils l’acceptent ou pas, sont des quasi-fonctionnaires, puisque leur rémunération de base - la seule qui soit légitime - est payée par des prélèvements obligatoires qui ne sont rien d’autre que des impôts. Pour en sortir, pourquoi ne pas envisager le paiement au forfait-patient en remplacement du paiement à l’acte ?

 

 

Quand aux riches, créons pour eux un secteur entièrement libre, mais plus du tout remboursé par l’Assurance maladie et les mutuelles. Ces bourrés de thunes pourront se faire soigner par les toubibs qui s’y risqueront sans plus avoir aucun filet pour garder leur clientèle !  Chiche !

 

 

Septidi 7 germinal 220

 

 

Merci à Chimulus

 

 

 

17/12/2010

FUSILLER LA SECU !

 

sarkozy secu_christion_pigeon-.jpg

Trou de la Sécu : autour de 27 à 30 milliards… A ce niveau, on n’en est plus à quelques milliards près. Alors les têtes d’œuf prolongées d’un bec de vautour du Medef « réfléchissent » au devenir de cette « pauvre » Sécurité Sociale. Et viennent de sortir une « note de réflexion confidentielle » - boite à outil pour les sarko-trafiquants au pouvoir – dont l’objectif à présent clairement revendiqué est le démantèlement final de cette conquête essentielle du Peuple français. Cette Sécu est honnie par le patronat, depuis toujours. Un système avec des logiques solidaires (gros mot !), collectives (gros mot !), trop coûteuses, ne faisant pas la part assez belle à l’assurance privée. Quand on veut tuer son chien, on dit qu’il a la rage ! Dans cette logique, tous les gouvernements de droite - inféodés au Medef ou à son prédécesseur le très pétainiste Cnpf – ont fait en sorte que la Sécu soit un gouffre financier, afin de la discréditer auprès du public et de préparer ainsi les esprits à son démantèlement au profit des requins de l’assurance privée.

Inéluctable le déficit de la Sécu ? Allons donc. Orchestré plutôt ! Rappelons-nous : en Juin 1997, après la dissolution de l’Assemblée Nationale par Jacques Chirac, la gauche emporte les élections législatives et Lionel Jospin devient Premier Ministre. Il nomme Martine Aubry Ministre du travail et des affaires sociales, et sur son bureau un lourd dossier : le trou de la Sécu, il est à cette époque abyssal puisqu’il avoisine les 54 milliards de francs (8 millions d’Euros). Dés 1999 soit moins de deux ans après le retour de la gauche aux responsabilités, Martine Aubry présente un budget pour 2000  de la sécurité sociale avec un excédent de 14 milliards de Francs (2 millions d’Euros). En 2000, c’est Elisabeth Guigou qui la remplace et à son tour elle va présenter un budget pour 2001 de la sécurité sociale avec un excédent de 16 milliards de Francs (3,5 millions d’Euros). Depuis 2002, la droite gouverne notre pays, et nous n’entendons plus parler d’excédent au budget de la sécurité sociale. Aujourd’hui, le budget présente un déficit de prés de 30 milliards d’Euros.

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Le projet de note du Medef en question s'articule autour d'une seule et unique question : « L'Etat providence tel que nous le connaissons depuis 1945 est-il encore soutenable dans les années à venir ? » Et la réponse du Medef, on la devine : c'est non ! Ben voyons… Le Medef propose d’abandonner à la Sécurité sociale les risques les plus coûteux et non « rentables » et de basculer sur les complémentaires privées tous les autres. Vieux principe libéral: on socialise les pertes et on privatise les profits.

Le Medef s’offusque que « L'AMO (assurance maladie obligatoire) est aujourd'hui financée à 90% par les actifs et 10% par les retraités, alors que les prestations concernent 60% des actifs et 40% des retraités). Alors que... c'est le principe fondateur de la Sécurité sociale, qui repose sur la solidarité intergénérationnelle ! Les actifs financent l'essentiel des cotisations, alors que les plus gros consommateurs de soins sont les plus jeunes et les plus âgés. Normal, non ? N’y-a-t-il inscrit au fronton de nos mairies « Liberté, égalité FRATERNITE » ? La mise à bas de ce système revient donc à plus ou moins abandonner les vieux. Au trou les viocres ! Pas rentables les kroumirs ! Vivement « Soleil vert » ! Eh ! Il faut faire passer cette information capitale aux vieux qui constituent l’ESSENTIEL DE L’ELECTORAT DE SARKO !

C'est donc une santé à deux vitesses que préconise le patronat, avec une assurance maladie qui ne s'occuperait plus que des risques lourds. Et tous les autres risques seraient ouverts aux seuls assurés qui ont les moyens de prendre une couverture privée, ce qui permettrait au passage de faire entrer plus avant le privé, dans une logique de profit, dans le système. 

Ce dont rêve le patronat, c’est d’une implosion de la Sécu qui serait reconstruite ensuite selon ses désidératas : une Sécu à trois niveaux. Le premier niveau comprendrait une « assurance maladie obligatoire a minima » – on appréciera la formule « a minima » qui a au moins le mérite de dire les choses. Un deuxième niveau « comprenant une assurance maladie complémentaire (obligatoire ou facultative selon les versions) ». Enfin « un troisième niveau comprenant une assurance maladie supplémentaire libre ».

En clair, ne disposeront d'une couverture sociale large que ceux qui auront les moyens de se l'offrir, par eux-mêmes ou par le truchement de leur entreprise. Et tous les autres profiteront d'une couverture sociale réduite, notamment pour les risques les moins importants.

Il va de soi que ces « réflexions » du Medef ne peuvent que conforter Sarko-l’Américain dans son entreprise de saccage de tout l’héritage social du Conseil national de la Résistance.

L’ESSENTIEL, au-delà de toutes polémiques, de toutes luttes d’égos, est bien de SE DEBARRASSER en 2012 de la clique nuisible des sarko-trafiquants.

 

Sources : Médiapart

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Septidi 27 Frimaire 219 de l'ère de la Liberté


 

Si vous trouvez quelque intérêt à mes élucubrations:

VOTEZ !

 

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Et pour savoir comment le système bancaire nous enfile

et comment nous pouvons le baiser:

L'argent dette

http://www.vimeo.com/1711304?pg=embed&sec=1711304

 

25/06/2010

Les morbachs qui pompent le sang de la Sécu.

 

 

 

arsène monte en lair.jpg

 

 

On s’est bien mobilisé. Deux millions de manifestants ! Cela fera-t-il reculer les sarko-trafiquants ? Si ça ne suffit pas, on recommencera en septembre. Plus brutalement ? Qui sait…

 

En attendant, intéressons-nous à un problème grandissant qui complique la quadrature du cercle que représente le financement de la santé des Français: le rachat des cliniques privées en France par des fonds de pension étrangers, généralement étazuniens. Avec pour conséquences:

 

— Les cotisations de santé des Français, par l'intermédiaire de la Sécu, servent en partie à financer…les retraites de riches Californiens !

— Si la clinique n'est pas assez rentable elle est fermée ou revendue à bas prix, au détriment de toute logique de démographie de la santé. La seule logique de ces marchands de soupe qui parasitent la Sécu, c’est de faire du fric, beaucoup de fric.

— Les cliniques devant être rentables, elles ne traitent que des pathologies rentables, les autres (gérontologie, réanimation, maladies rares...) sont envoyées sur l'hôpital public, où là aussi une logique libérale est en train d'être appliquée, rendant la prise en charge correcte quasiment impossible. Si vous avez un panari, la clinique privé vous chouchoutera, vous gardera 25 heures pour pouvoir facturer deux jours à la Sécu…

 

A l'avenir, avec la nouvelle politique de santé, il est probable que les assurances de santé — que Bébéar et la clique des ultra libéraux rêvent de voir tomber dans le giron du privé — feront partie de grands fonds de pension internationaux avec une fidélisation des patients dans telle ou telle clinique appartenant aux groupes. Un patient non assuré ou exclu par son assurance verra ses chances de prise en charge correcte largement diminuer.

 

Comme aux Zuhéssa, quand vous vous présenterez à un établissement de santé, on ne vous demandera plus votre Carte Vitale mais…votre carte bleu. Et si elle n’est pas suffisamment chargée, à la porte !

 

Trois livres pour vous éclairer:

 

« Il risque de pleuvoir », d'Emmanuelle Heidsieck (Seuil)

« Le mythe du trou de la sécu », de Julien Duval (éditions Raisons d'agir).

« Les fossoyeurs », de Christian Lehmann (éditions Privé).

 

 

07/09/2009

Salauds de malades! Vous allez casquer!

 

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Merci à Snut

 

- Oh! Loule, sers-moi un communard – une rouge limé si tu préfères. C'est doublement symbolique: d'abord c'est le rouge révolutionnaire des héros de la Commune, et ensuite ça soigne aussi le cancer du colon que l'altzeimer et les maladies coronariennes! Sans oublier que c'est le meilleur antidote contre la dépression! Ainsi, en buvant des canons de rouge chez toi, mastroquet de mon cœur, je lutte en quelque sorte contre le trou de la Sécu.

- Si je comprends ton raisonnement Victor, les canons que je te sers devraient être remboursés par la Sécu...

- Exactement! Et tu es toi même un auxiliaire de santé d'un certain sens, Loulle.

- D'autant plus qu'il vaut mieux ne pas aller à l'hosto en ce moment: la Roselot Bacheline vient d'augmenter le forfait hospitalier de 25%...

- Eh! C'est encore une de ces sarko-saloperies de l'été. 20 piastres par jour d'hospitalisation. Si t'as pas les moyens de te payer une complémentaire, t'y laisses la peau de tes couilles si tu dois rester quelques jours... Et ça continue avec les déremboursements, notamment l'aspirine et autres trucs que tout le monde utilise souvent.

- Eh ouais, mais c'est la crise...

- La crise? Elle a bon dos. Ce puteng de gouvernement laisse entendre qu'il n'a pas le choix... Car il s'agît d'un choix de Société que nos ministres semblent avoir du mal à assumer ! La question est de savoir si un Service Public de Solidarité comme la Sécurité Sociale doit être budgétairement équilibré.

- Ouais mais eh, Victor, le trou de la Sécu, c'est dans les 30 milliards tout de même!

- Eh! Oh! Faut pas gober toutes les couleuvres. Le rapport des comptes de la sécu est édifiant à ce sujet: - Une partie des taxes sur le tabac, destinée à la Sécu n'est pas reversée : 7,8 milliards; - une partie des taxes sur l'alcool, destinée à la Sécu n'est pas reversée : 3,5 milliards; - une partie des primes d'assurances automobiles destinée à la Sécu n'est pas reversée : 1,6 milliards; la taxe sur les industries polluantes destinée à la Sécu n'est pas reversée : 1,2 milliards; la part de TVA destinée à la Sécu n'est pas reversée : 2 milliards ; - retard de paiement à la Sécu pour les contrats aidés : 2,1 milliards; - retard de paiement par les entreprises : 1,9 milliards. En faisant une petite addition toute simple, on dépasse le chiffre de 20 milliards d'Euro ! ! ! Qu les sarko-trafiquants qui parasitent l'Etat paient ce qu'ils doivent et le « trou » disparaît, où du moins se réduit condirérablement. Reste 10 milliards qui peubvent être comblés de deux manières: augmenter les cotisations ou baisser les prestations. Et le choix est d'importance car une diminution des cotisations favorise surtout les plus nantis d'entre nous alors qu'un augmentation des prestation intéresse surtout les plus démunis. Alors qu'ils arrêtent de nous gonfler les aliboffis avec le trou de la sécu et qu'ils assument leur politique de droite bornée et cupide. Mais tout ceci n’est pas innocent, ça fait partie d’une stratégie de longue haleine orchestrée par les banquiers et les assureurs, visant à dégoûter les Français de LEUR Sécu pour la démanteler et la refiler au privé…

- A la tienne Victor. Soignons-nous ensemble.

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ILS NOUS BOURRENT LE MOU AVEC LE H1N1

MAIS LE VRAI, LE MECHANT, LE TUEUR, C'EST LE H5N1 !!!!

...et lorsqu'il arrivera, depuis le sud!

Aïe! Aïe! Aïe!


NE TOUSSEZ PAS IDIOT !

image de Une par MB.jpg

D'une actualité explosive!

"CURE US !" - Quand explosera la PANDEMIE

de Jean-Victor Joubert (C'est moi!)


Disponible 10 € franco de port France sur

http://ayoli.fr

16/06/2009

Trou de la Sécu : mensonges et traficotages. Quand on veut tuer son chien, on dit qu’il a la rage…

Vous les avez entendu les gougnafiers « économistes » délégués auprès des lucarnes à décerveler ? Tous – aux ordres du pouvoir je présume – énoncent que le « trou de la Sécu » est devenu un gouffre. 20 milliards de déficit qu’ils disent. Et de mettre ça sur le compte de « la crise ». Elle a bon dos la crise… Et les pseudo journalistes lécheurs de bottes de prendre un air éploré devant ce « grand malade » en état de mort clinique.

Saloperies, menteries que tout ça ! Allez voir le rapport de la Cour des comptes à ce sujet, il est édifiant.

Exemple :  « (…) Pour les recettes, le fait saillant est, en 2008 comme les années précédentes, la poursuite de la baisse des recettes fiscales nettes de l’Etat.
D’un niveau de 260 Md€, elles sont de 11,7 Md€ inférieures à celui de 2005. En 2008, ce n’est pas principalement l’impact de la crise qui explique la baisse des recettes fiscales de l’Etat (-6,7 Md€) par rapport à
2007, mais la poursuite de la politique d’allégements fiscaux (7,6 Md€) non gagés par des réductions de dépenses, et les transferts de recettes aux collect
ivités territoriales et à la sécurité sociale (6,1 Md€). Le coût de la
dégradation de la conjoncture économique est demeuré limité à un maximum de 4 Md€. (…)D’autre part, l’Etat ne s’est pas acquitté en 2008 d’une partie de ses dettes à l’égard de tiers, pourtant exigibles, dont le montant atteint au moins 5,9 Md€ fin 2008 et dont le paiement a été reporté de facto sur les exercices suivants. Il s’agit, en particulier, des dettes envers la sécurité sociale (3,6 Md€) »

Ce fameux trou de 20 milliards d'Euro existe-t-il vraiment ? Faux ! Archi faux !
Voyez plutôt :

- Une partie des taxes sur le tabac, destinée à la Sécurité Sociale, n'est pas reversée : manque à gagner pour la Sécu - 7,8 milliards.
- Une partie des taxes sur l'alcool, destinée à la Sécurité Sociale, n'est pas reversée : manque à gagner pour la Sécu - 3,5 milliards.
- La partie des primes d'assurances automobiles destinée à la Sécurité Sociale n'est pas reversée : manque à gagner pour la Sécu - 1,6 milliards.
- La partie de la taxe sur les industries polluantes destinée à la Sécurité Sociale n'est pas reversée : manque à gagner pour la Sécu - 1,2 milliards.
- La part de TVA destinée à la Sécurité Sociale n'est pas reversée : manque à gagner pour la Sécu - 2 milliards.
- Retard de paiement à la Sécurité Sociale pour les contrats aidés - 2,1 milliards.
- Retard de paiement par les entreprises - 1,9 milliards.
En faisant une bête addition, on arrive au chiffre pharamineux de 20,1 milliards d'euros.
Conclusion, si les responsables de la Sécurité Sociale et certains hauts politiciens avaient fait leur boulot efficacement et surtout honnêtement, les prétendus 11 milliards de trou seraient aujourd'hui 9,1 milliards d'excédent.
Ces chiffres sont issus du rapport des comptes de la Sécu. Pour vous permettre de vérifier par vous même vous pourrez lire les conclusions du rapport de la cour des comptes "Déficit de l'état en juin 2009" qui précise que l'état n'a pas reversé 3,6 Milliards d'Euros à la Sécurité Sociale (le fameux trou de la sécu... C'est la poule qui chante qui a fait l'oeuf...!) et 7,6 Milliard d'allègements fiscaux qui sont bien sur au bénéfice des plus riches....! Ainsi que le 'Rapport 2008 Conclusion Cour des comptes p 22". http://www.contribuables.org/actualite/l-actualite/conclusions-de-la-cour-des-comptes-la-crise-a-bon-dos/

Sources: Rapport de la cour des comptes

Tout ceci procède d’une volonté à long terme de foutre en bas ce dernier bastion de la solidarité à la française au profit des assurances privées. Bébéar et sa clique en rêvent, laisserons-nous les sarko-trafiquants le faire ?

Quand on veut tuer son chien, on dit qu’il a la rage…


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!!!!! LA PANDEMIE PASSE AU NIVEAU 6 !!!!!!!

...et débarque à Toulouse...

image de Une par MB.jpgD'une actualité explosive, viens de sortir:

"Cure us!" - Quand explosera la PANDEMIE

de Jean-Victor Joubert (C'est moi!)


Ouvrage disponible sur Ayoli.fr



16/10/2008

Pendant la crise, les saloperies sarkoziennes continuent: LA SECU.

sécu sociale.jpgVous vous en souvenez peut-être, ou pas. Mais dans les derniers jours de juillet, pendant que vous faisiez la valoche pour – avec la rabia ! – revenir de vacances ou – avec le sourire – aller vous faire bronzer le tafanari, le 28 juillet donc, le gouvernement nous enfumait en proclamant martialement qu’il allait « faire payer les mutuelles et les assureurs » pour boucher, un peu, le troudelasécu.

Un milliard. En ces temps de crise, ça fait petit bras mais, bon, ne boudons pas. Les dites assurances n’ont roumégué que pour la forme, pour deux raisons : - elles répercuteront évidemment cette taxe sur leurs tarifs, - et surtout, elles sont en possibilité d’obtenir en contrepartie un inestimable cadeau ultra libéral de la part des sarko-trafiquants : la promesse de pouvoir accéder aux données de santé des Français pour mieux « gérer le risque ». Sarko lui-même l’a confirmé le 18 septembre. Le projet de loi dit PLSS (projet de loi de financement de la sécurité sociale) a été présenté par le gouvernement le 29 septembre. Mais, futé et faux cul, le gouvernement n’a pas inclus la fameuse promesse dans son projet. Il manœuvre pour qu’un amendement comportant cette clause scélérate soit présenté, en loucedé, dans un paquet d’autres amendements anodins !

Eh ! Victor, ça veut dire quoi « gérer le risque » ?

Ça veut dire que les mutuelles et les assureurs privés vont avoir accès au formidable fichier de tous les assurés de la Sécu !

Bon. Et alors ?

Alors ? Ils connaîtront tout de nos problèmes de santé. Et donc ils pourront à leur guise « gérer le risque » : virer les patients trop malades, ceux qui consomment trop de médicaments, contrôler les prescriptions des toubibs, et surtout moduler les primes d’assurance en fonction du risque. C’est le système « à l’américaine » dont rêvent les assureurs privés, pas vrai Bébéar !

Autrement dit, pour se faire soigner, on vous demandera votre carte bleue et plus votre carte Vitale ! C’est ça le progrès sarkozien.

Le débat parlementaire sur le sujet a débuté le 15 octobre. Depuis quelques temps, les lobbies des assureurs font – discrètement mais avec beaucoup de largesses – le siège des députés pour faire passer cette saloperie ! Quel sera celui qui osera porter le chapeau ? Oh ! On trouvera bien un député UMP n’ayant pas peur de se salir les pognes…

Mobilisez-vous, gueulez, écrivez à votre député !