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16/06/2016

Réduire la démocratie à un murmure…

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Je vous fais profiter d'un texte de mon ami Jean Casanova qui traite, avec son talent, son érudition et sa saine vacharderie, des péripéties sécuritaires actuelles :

 

Football / Flashball.

(Ministère de l'Intérieur – Hôtel de Beauvau - Place Beauvau - Paris 8° 14 Juin 2016)

 

Nous sommes aujourd'hui Hôtel de Beauvau, place du même nom, siège depuis 1861 du Ministère de l'Intérieur, à quelques pas du Palais de l'Élysée. Suspecte et inquiétante proximité. Le couple sécurité / insécurité pourrait-il être instrumentalisé ? N’allons pas si vite.

Reçus et introduits dans le bureau de M. Javert, Directeur au Ministère, du Service de la Sécurité Publique. Javert !

Ce nom ne vous est probablement pas inconnu.

Victor Hugo, dans sa grande fresque romanesque Les Misérables, dressait ainsi le portrait de l'Inspecteur Javert, le trisaïeul de notre interlocuteur d'aujourd'hui, l'homme qui, sa vie durant, n’eut de cesse de poursuivre Jean Valjean : « Les paysans des Asturies sont convaincus que dans toute portée de louve, il y a un chien, lequel est tué par sa mère, sans quoi, en grandissant, il viendrait à dévorer le reste de la portée. Donnez une face humaine à un chien fils d'une louve, ce sera Javert ».

L'Inspecteur Javert ne vivait que pour respecter les lois. À ces deux maximes, il n'admettait aucune exception : « Le policier ne peut se tromper » et « Un criminel est irrémédiablement perdu. Rien de bon ne peut en sortir ».

Nous pensons vous en avoir assez dit et, sur cette flatteuse présentation de l'homme de 1840, venons-en à l'entretien avec notre M. Javert d'aujourd'hui. Quel poste plus mérité que celui de Directeur de la Sécurité Publique lorsque l'on porte un tel nom et que l'on descend en ligne directe d'un ancêtre aussi prestigieux ?

Surtout dans le contexte d'aujourd'hui : un pays en état d'urgence depuis maintenant plus de six mois, des crues et des inondations cataclysmiques qui ne cessent pas, des fractions entières du monde du travail en révolte, fanatisées et dressant des barrages aux quatre coins du pays, une jeunesse refusant de se coucher le soir, jusqu'aux habituellement si sympathiques supporters et hooligans transformant les abords des stades en lieu de batailles rangées. Dernières venues et plus inquiétantes, des menées terroristes et des assassinats de policiers.

C'est avec la plus grande inquiétude, celle de savoir si « tout était sous contrôle », comme vient de l'assurer notre Premier Ministre, que nous venons prendre le pouls de la situation auprès de l'homme le plus qualifié pour y répondre, le Directeur de la Sécurité Publique au Ministère de l'Intérieur.

M. Javert, permettez-nous en premier lieu de vous dire toute notre sincère admiration pour l'efficacité déployée par vos services depuis maintenant plusieurs semaines : déblocages de raffineries et de dépôts de carburant occupés ; encadrement musclé de manifestations monstres maintenant pratiquement hebdomadaires ; évacuation nocturne, tambour battant, des places de nos villes où certains de nos jeunes gens s'entêtent à noctambuler ; et maintenant, service d'ordre manu militari aux alentours des stades...

Nous ne voulons pas allonger la liste des innombrables tâches auxquelles sont confrontés

vos services, ni ignorer l'état d'épuisement et de stress plus que probable de tous vos effectifs. Fatigue et stress auxquels s'ajoute maintenant l'omniprésent danger de menaces terroristes. Mais enfin, la Sécurité est assurée.

Cette prudente et respectueuse entrée en matière énoncée, arrivons-en maintenant à ce si bienvenu Euro 2016, dont tout le monde espère, après ces si à propos inondations du mois précédent, qu'il permettra de poursuivre l'occultation des graves préoccupations sociales du moment. On ne peut en permanence, dans ce domaine, recourir à l'événement terroriste. Il est malheureusement difficilement programmable en terme de calendrier. Permettez-nous M. Javert de vous dire notre étonnement, peut-être notre désapprobation quant au message signé République Française et diffusé par placards électroniques géants à l'entrée des stades. Avec ces formules impératives : Éviter les attroupements ; Ne pas tenir de propos politiques et idéologiques...

Évitez les attroupements, est-ce réaliste ? Y pensez-vous sérieusement ? Surtout avec la Loi- Travail. Hier encore, plus d'un million de manifestants à Paris. Ne pas tenir de propos

politiques ou idéologiques... M. Javert, nous tenons à vous le rappeler, tenir des propos politiques est une manière de penser tout haut. Nous nous excusons de vous poser la question en ces termes, elle commence par pensez-vous. Pensez-vous utile, arrivés où nous en sommes, en ces temps de libéralisme sécuritaire, de recommander l'abstention de penser ?

Resté jusqu'à maintenant attentif mais soucieux, recevoir des journalistes, à quoi cela peut-il mener, M. Javert se détendit, rassuré peut-être par le conciliant et le déférent de nos questions, plus probablement par le sentiment de son bon droit.

Chers amis, un principe ! Toujours tenir à l'écart politique et idéologie. Toujours !

Nos efforts en matière de lavage de cerveau et de crétinisation des masses n'ont jamais faibli, et ce concours footballistique en était l'occasion rêvée. Merci aux précieux concours de nos mass media en la matière. Mais attention, tout outil d'aliénation peut brutalement devenir levier d'affranchissement.

Car, qui dit attroupement, dit assemblement ; qui dit assemblement peut à tout moment dire ameutement. Et le sympathique crétin supporter doit toujours être vu comme un potentiel émeutier. Il faut veiller, sur ces barils de poudre que sont devenus les amassements du peuple, à ce qu'aucune mèche ne soit allumée.

La consigne de nos autorités gouvernementales est claire : éviter un « championnat révolutionnaire », un réveil séditieux du peuple, déclenché par un je-ne-sais-quoi : une erreur d'arbitrage, un penalty refusé, un quelque chose, nous n'osons pas dire quoi ou comment, un quelque chose qui éveillerait un sentiment d'injustice. Ce sentiment est dangereux. Sentiment d'injustice, attention ! Révolte toujours possible. Et de la révolte à la prise de conscience, il n'y a qu'un pas ; l'une et l'autre pouvant toujours s'alimenter.

George Orwell disait dans son magnifique récit d'anticipation 1984 : « Ils se révolteront quand ils seront devenus conscients et ils ne pourront devenir conscients qu'après s'être révoltés ».

Et de conclure, nous étonnant par son érudition, nous montrant qu'il était bien le digne héritier du fin limier du Roi Charles X, celui du temps des Misérables -cetempsest-ilterminé–conclure par la célèbre citation de l'historien Jules Michelet : « Par devant l'Europe et le monde, la France, sachez-le, n'aura jamais qu'un seul nom, inexpiable, son nom éternel : Révolution ».

Oui, Messieurs, il faut réduire la démocratie à un murmure.

TINA (There is not alternative) ; il n'y a pas d'autre politique possible.

Grévistes, footeux, étudiants, manifestants, noctambules, enragés de tout acabit ! Tenez-vous à carreau. Foi de Javert, au nom de l'ordre libéral, je ne veux voir qu'une seule tête. Rompez !

 

Illustration X - Droits réservés

10/08/2010

Ne nous laissons pas enfumer le terrier par les diversions sécuritaires de la Sarkozie aux abois : elles sont faites pour cacher les affaires Woerth-Bettencourt, Woerth-César, Sarkozy-Lagardère, Sarkozy-Karachi !

GreffeSarkoLePen.jpg Eh ! Amis fouille-merde de la Toile, c'est pas le moment de se laisser enfumer par le Sarko qui nous balance - à travers les canards laquais qui touillent, le dos courbé et le cul tendu, la cuisine sarkozienne - des pavés indigestes pétino-lepenistes sur la sécurité, la nationalité et autres grosses ficelles de la droite la plus crasse. On t'a reconnu Pinocchio ! Le but de la manœuvre est évidemment, de faire oublier les sacs de merde des affaires Woerth-Bettencourt, Woerth-César , Sarkozy-Lagardère, Sarkozy-Karachi .

 

La brutalité des assauts des sarko-trafiquants contre Médiapart et les autres médias en ligne est significative de la panique que ces nouvelles formes de diffuser l'information suscite dans la Sarkozie. Ils ont muselé la presse, mais ils restent impuissants contre la Toile. Amis blogueurs, amis de la Toile, m'est avis qu'on leur facilite grandement le transit intestinal (qu'on les fait chier !) les zozos de la Sarkozie !

Faut dire qu'il a pas digéré, le Naboléon de Neuilly, la diffusion dans le monde entier de ses prouesses verbales au salon de l'agriculture (« Casse-toi, pauvre con ! »), pas plus que ses attitudes vacillantes lors d'un sommet du G8, diffusé par les télés belges... et qui ont fait les délices des internautes ! Mais ceci n'était que broutilles par rapport aux infos que sortent Médiapart, Backchich, Marianne2, Arrêt sur images !

Les sarko-trafiquants cherchent comment brimer la Toile. Sous prétexte de sauver la presse écrite, ils considèrent clairement qu'internet est un « problème considérable » : « le problème d'Internet est considérable, disent-ils d'une manière très pute, parce que ce n'est quand même pas sain que le journal soit gratuit. Comment voulez-vous que les gens achètent leurs journaux en kiosques s'il est gratuit sur Internet ? » Eh! Oh! Si l'info est bonne, libre, impertinente, on sort les sous (moi je suis abonné à plusieurs de ces médias en ligne, et ça revient à presque rien de soutenir la nouvelle presse libre!)

sarkozy-nazisme Placide.jpgNous sommes un « problème » pour les sarko-trafiquants. Du point de vue de l'Elysée ou des ministères, on peut en effet concevoir que la multiplication des sources d'informations, parfois très virulentes contre le pouvoir, pose question. Davantage d'acteurs déboulant dans le paysage médiatique traditionnel, il faut donc trouver des moyens de les canaliser ou, du moins, de les surveiller. Au fait, qu'est-ce qu'il est devenue le Princen, « l'espion » de Sarko chargé de « surveiller la Toile » ? Eh ! Princen ! Tè ! Fumes...

Alors ne tombons pas dans le panneau grossier tendu par la Sarkozie aux abois avec ces diversions sécuritaires. Continuons à touiller le fer là où ça fait mal : les affaires pourries dans lesquelles s'enlisent la Sarkozie.

Merci à Placide

 

 

 

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L’Iranienne Sakineh Mohammadi Ashtiani pourrait être mise à mort pour adultère dans les jours qui viennent, mais deux hommes peuvent encore lui sauver la vie : les chefs d'état du Brésil et de la Turquie.

 

Pour tenter de la SAUVER :

https://secure.avaaz.org/fr/save_sakinehs_life/?cl=694109314&v=6920

 

 

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Si vous trouvez quelque intérêt à mes élucubrations:

VOTEZ !


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Appel du 14 juillet pour

UNE JUSTICE INDEPENDANTE

22/06/2010

Occultées par le « politiquement correct », les réalités du communautarisme.

 


securité pour tous chinois belleville.jpgPARIS (NOVOpress Paris) – Exaspérée d’être la proie des bandes de racailles semblant agir en toute impunité, la communauté chinoise de Paris avait organisé une grande manifestation pour réclamer la « sécurité pour tous ».

Plus de 10 000 chinois s’étaient ainsi rassemblés pour exprimer leur colère et leur ras le bol face aux exactions des bandes.

La manifestation a débuté paisiblement mais a changé de cours suite à une agression. Un chinois, participant à la manifestation, raconte en effet :

« Quelqu’un a volé un sac à une dame chinoise. Les Chinois l’ont attrapé, ont prévenu la police. Mais la police l’a laissé partir. Nous on n’est pas violents, mais c’était trop. »

Tout a ensuite dégénéré, et de violents incidents ont eu lieu entre de jeunes chinois et les forces de l’ordre.


[
cc] Novopress.info, 2010, Dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine
[
http://paris.novopress.info]

http://www.chine-nouvelle.com/forum/read.html?q=4%2C13541...

 

http://www.rue89.com/2010/06/21/les-chinois-de-belleville...