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24/08/2013

Du 95C ou rien


gros nichons 1.jpg
Vive les Gros Nichons

On n’aime pas les œufs au plat
Ni les planches à repasser
Nous on veux du Wonderbra
De beaux obus à baiser
Y sont souvent raplaplas
Les nénés de nos nanas
On rêve de roberts d’enfer
Qui pointe sous leurs pull-overs !

gors nichons 3.jpg


Refrain :
Et vive, vive, vive les gros nichons
Les paires de seins comme des ballons
En pomme, en poire, ovales ou ronds
Faut du volume sous le téton
Et vive, vive, vive les gros nichons
Les paires de seins comme des ballons
Tant qu’y aura du monde au balcon
Ça boug’ra dans les pantalons


Plus de bonnets A, de bonnets B
Oh, libérez les décol’tés
Naturels ou siliconés
On est dingues des gros tétés

Refrain

Roploplos, jolies mamelles
Oh, débordez donc des dentelles
Méga-nibards à la pelle
Vous nous rendez la vie belle

Refrain



13:41 Publié dans poésie érotique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sexy

15/09/2012

Ouiquinde érotique avec Guy de Maupassant

SOUBRETTE-SEXY Matar.jpg
 
 

 

 

Je ne l'entendais pas, tant je la regardais.

Par sa robe entr’ouverte, au loin je me perdais,

Devinant les dessous et brûlé d'ardeurs folles;

Elle se débattait, mais je trouvai ses lèvres!

Ce fut un baiser long comme une éternité

Qui tendit nos deux corps dans l'immobilité.

Elle se renversa, râlant sous ma caresse;

Sa poitrine oppressée et dure de tendresse

Haletait fortement avec de longs sanglots.

Sa joue était brûlante et ses yeux demi-clos;

Et nos bouches, et nos sens, nos soupirs se mêlèrent

Puis, dans la nuit tranquille où la campagne dort,

Un cri d'amour monta, si terrible et si fort

Que des oiseaux dans l'ombre effarés s'envolèrent.

Ainsi que deux forçats rivés aux mêmes fers

Un lien nous tenait, l'affinité des chairs.

 

Guy de Maupassant

 

Décadi 30 Fructidor 220


Photo X - Droits réservés

11/07/2010

Ouiquinde épicurien: les escargots et l'aligot

randonneuse sexy 1.jpg

Vanessa

 

La brune Vanessa chemine sur l'Aubrac.

Pressée par la nature, elle pose son sac

Et, discrète, s'épanche derrière une murette.

Soudain elle bondit en hurlant, la pauvrette...

Une vipère avait planté ses crocs pointus

Dans la partie charnue de son individu !

Foin de toute pudeur ! La malheureuse appelle,

Et je me précipite au secours de la belle.

Agenouillé près de ses trésors féminins,

Je mord, suce, aspire et crache le venin.

Pour sauver Vanessa, sans ménager ma peine,

Je presse à pleines mains la jolie lune pleine.

Pour me remercier de ce vaillant combat,

La belle offre à ma bouche son sourire d'en bas...

- Afin de rassurer ta charmante marcheuse

Qui, d'après tes écrits ne semblaient pas bêcheuse,

Tu aurais pu l'amener dans un buron d'Aubrac,

C'est ainsi qu'on appelle les sortes de barraques

En pierres de granit qui servent aux bouviers

De solides refuges ainsi que d'ateliers

Où ils mettent au point les somptueux fromages

Dont la réputation à traversé les âges :

Tommes de lait de vaches d'Aveyron et Lozère

De Laguiole, d'Aubrac et de la Fau de Peyre.

Elle aurait pu manger, avec toi, l'aligot,

Compagnon idéal d'un bon plat d'escargots.

Tu ramasses, en marchant, quelques gastéropodes

Si nombreux sur l'Aubrac après une pluie chaude.

Comptes-en deux douzaines pour chacun des mangeurs.

Surtout si tes convives ont l'appétit majeur.

au vinaigre et au sel tu les fait dégorger,

Pendant deux heures au moins puis rince les rejets

Et met-les à bouillir dedans un court-bouillon

Avec laurier, fenouil, sel, poivre, thym, oignons.

Deux heures après tu vas, à l'aide d'une aiguille,

Sortir tes escargots, chacun, de leur coquille,

Puis tu vas supprimer carrément les entrailles

C'est, au bout de la chair, une noire tripaille.

Pendant cette cuisson, tu prépares ta sauce :

Des oignons rissolés avec du lard des Causses,

De la chair à saucisses, quelques anchois pilées,

Epinard, vert de blettes, oseille acidulée.

Jette les escargots dedans ta cassolette,

Poivre, sel, noix muscade et piment d'Espelette,

Mouille si nécessaire d'un peu de court-bouillon

Mijoter vingt minutes mais sans ébullition.

Tu sers ta gargoulade avec de l'aligot,

En buvant du vin rouge de derrière les fagots.

A nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour

A la beauté des femmes, au vin et à l'amour !

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11/04/2010

Gastronomie érotique: Wanda et le lièvre des sansouïres

 

 

planche-a-voile-720px.jpg

 

 

Wanda


A Bauduc, en Camargue, sur le sable doré

Wanda sculptait les bois déposés par le Rhône

Et vivait libre et nue comme une sauvageonne

Dans une simple hutte à l’orée des marais.


 

Sur une planche à voile, je chevauchais les flots,

Wanda voulut monter sur mon engin rétif

Mais ne pouvant lever la voile de l’esquif

Elle lâcha la corde et chuta dans les eaux.


 

Pour l’aider à monter je la soulève au fesses

Mais, troublé, ma poussée devient vite caresse,

Ma peau frôle sa peau et nos jambes s’emmêlent,


 

En un baiser salé, nos deux langues se mêlent,

Puis, au gré de la vague se redresse le mat,

Et c’est dans l’eau complice que la belle m’aimât.


 

sexy plage 2.jpg

 

 

- Se servir de la mer comme d’un grand plumard,

Ben ! dis donc ! T’as du faire rougir les homards !

Les girelles devaient frétiller d’allégresse

Et l’onde bouillonner comme une bouillabaisse !

- Ce n’est pourtant pas ça que nous avons mangé

Lorsque après nos ébats nous avons partagé

Un excellent repas préparé par la belle,

Devant son cabanon, assis sous la tonnelle.

Wanda, fine fourchette, la veille avait fait cuire

Un régal camarguais : un lièvre des sansouires.

Dépouille l’animal, vide-le, sèche-le

Et puis ampute-le de la tête et la queue.

Coupe-le comme un lièvre en quartiers et portions,

Epluche et émince quelques jolis oignons,

Au fond d’une terrine, met tes morceaux de viande,

Ajoute thym, laurier, romarin et amandes,

Du poivre du moulin, puis de l’huile d’olive,

Arrose à l’Armagnac de façon attentive,

Et laisse macérer, au frais, toute une nuit,

Il ne s’en ira pas, ne t’en fais pas pour lui !

Dans comme un œuf de beurre, fait dorer des lardons,

Tu égouttes, réserves. Fait blondir deux oignons

Dedans le même beurre, saupoudre de farine,

Fait revenir pour que ça prenne bonne mine.

Rajoutes tes morceaux de viande macérée,

Tu remues bien le tout pour les faire dorer,

Introduis tes lardons, ail et bouquet garni

Mouille d’une bouteille de Costières de Nîmes,

Rectifie sel et poivre, que ce soit de haut goût,

Et laisse mijoter, une heure, à feu doux.

Pendant ce temps glace un quart de petits oignons

Avec un peu de beurre, du sucre et un peu d’eau,

Fais caraméliser. Saute tes champignons

De couche avec de l’huile, dore-les ventre et dos,

Rajoutes, après une heure, au premier appareil,

Passe ta marinade, introduis-la pareil,

Et tu laisses frémir une bonne heure encore

Pour que les sucs expriment harmonie et accord..

Mixe le foie du lièvre, la crème et le boudin,

Met un peu de vinaigre, du poivre du jardin.

Avec ces ingrédients, tu vas lier ta sauce

Juste avant de servir ce plat digne d’Eros.

A nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour

A la beauté des femmes, au vin et à l’amour !

 

 

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in: "Le bonheur par la cuisine de l'amour"

 

*****************************************************

Si vous trouvez quelque intérêt à mes élucubrations:

VOTEZ !


 

18/01/2010

Ouiquinde érotico-gastronomique

 

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Yolande

Yolande scintillait, la-haut, près des étoiles

Perchée sur les agrès d’un chapiteau sans toile.

Son corps de caoutchouc volait de mains en mains

Porté par un courage et un cran surhumains.

 

Elle virevoltait, la jolie Bohémienne

Dans un rai de lumière, presque nue, aérienne,

Elle fendait les airs de son corps gracieux,

Ignorait les humains et s’approchait des dieux.

 

Moi, perdu tout en bas parmi les spectateurs,

Ignoré de la belle, je souffrais mille peurs.

Je découvrais l’Amour, ses affres hédonistes,

 

Sous l’aspect flamboyant de cette trapéziste.

Mon tout premier amour, Yolande, avait sept ans,

Moi, si je me souviens, j’en avais presque autant…

 

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Le hérisson des Boumians

 

— Eh, petit ! Les amours d’enfants sont précieux,

Ils sont une fenêtre ouverte sur les cieux,

Les joies de leur avers sont sans équivalence,

Mais leur revers caché n’est que larme et souffrance…

Tandis que je rêvais, dans mon lit, à Yolande,

Les Bohémiens pressés décrochaient les guirlandes,

Eteignaient les lampions, démontaient les gradins

Et le cirque était loin lorsque vint le matin…

La belle a dû laisser, dans mon âme, un message :

« Si tu veux me trouver, entreprends le Voyage »,

Peut-être que si j’ai vécu en bourlinguant,

C’était, au fond de moi, pour relever le gant

Que jeta en mon cœur la petite princesse

Qui a, sans le savoir, mis ma vie en liesse.

— Les Bohémiens, Victor, sont de rudes gaillards

Qui n’ont pas, tous les jours, droit à la soupe au lard.

Quand on est sur les routes, en verdine, en voiture,

Pour se remplir le ventre, tout corps fait nourriture,

Une poule empruntée, un grillé d’escargots,

Mais leur plat préféré, leur must, c’est le niglo.

Ils appellent ainsi, dans leur idiome étrange

Le hérisson commun, qu’ils préparent, et qu’ils mangent.

Angélo-le-Boumian, un ami de mon père,

Nous a souvent montré comment il faut le faire.

Tu prends un hérisson de grosseur convenable,

Aux piquants acérés, bien dodu, gras du râble.

Tu lui perces la gorge et tu en bois le sang,

C’est un aphrodisiaque remarquable et puissant.

Pour cuire un hérisson, la méthode est facile,

Il faut un feu de bois, de l’eau et de l’argile.

Avec la terre glaise bien assouplie à l’eau,

Enrobe entièrement tout le corps du niglo,

Sur trois doigts d’épaisseur et pas d’endroits manquants,

Tu fais bien pénétrer pour couvrir les piquants.

Au bord du feu de camp tu creuses un nid de cendre

Où tu vas déposer ton niglo, bien au centre,

Tu recouvres le tout de cendre et de brandons,

Fais chanter la guitare en buvant des litrons

Et, deux heures plus tard tu sors la terre cuite

Enrobant ton niglo. Casse-là tout de suite,

Les piquants et la peau s’enlèvent avec la gangue

Et tu humes un parfum qui réveille ta langue.

Tu saupoudres de thym, de sel et de piment

Et manges avec les doigts ce repas de gourmands !

À nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour

À la beauté des femmes, au vin et à l’amour !

 

 

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Ingrédients et proportions pour six personnes :

- 3 hérissons de grosseur convenable, - 1 seau de terre glaise (1'argile grossière suffit), - eau, - feu de camp avec braise et cendre, - thym, - sel, - piment d'Espelette.

 

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Les vins conseillés:

Ce plat de feu de camp s'accompagne de vins de large soif, qui préparent la voix pour les goualantes flamencas. Les vins rosés de Tavel, Lirac, Chusclan, Sainte-Cécile-les-Vignes, Valréas, Camaret, les rosés des Côtes-du-Ventoux, les vins gris d'Aigues-Mortes, les rosés de Palette, de Pierrefeu font parfaitement l'affaire.

 

in: Le bonheur grâce à la cuisine de l'Amour

 

 

06/01/2010

La neige est là: faites du ski sexy et...restaurez-vous solidement!

 

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Odile


Sur une piste noire par un écart vexant

J’ai eu avec Odile un contact renversant.

Skis et corps emmêlés dans la neige profonde

J’ai goûté dans le froid sa chaude peau de blonde,


Et ses seins écrasés contre mes pectoraux

Ont fait monter en moi une ardeur de taureau.

Percevant mon émoi elle ondule et s’étire

Et – heureuse jeunesse ! – nous éclatons de rire.


La serrant plus encor je lui vole un baiser,

Je savoure ses lèvres et sa langue épicée.

J’ai retrouvé Odile le soir à la station


Où nous avons vécu une ardente passion.

Depuis ce jour heureux et ces moments exquis

J’espère en Cupidon lorsque je fais du ski…




- Raconte-moi, Victor, Odile, ta victime

N’a pas dû t’accorder tous ses trésors intimes

Par dévotion pour tes talents contondants,

Ta façon de lui faire du rentre-dedans !

Tu as dû tout de même lui faire un peu de gringue,

L’emmener au ciné, lui acheter des fringues…

- Bien sûr allons, petit ! Faut être gentleman

Si l’on veut que ces dames nous prennent pour amant !

Je l'ai menée manger un bon menu de fête

Chez mon ami Roger, roi de la Tartiflette.

- Ques aco ?

- C’est un plat que l’on mange en Savoie

Qui te remplit la panse et qui te met en joie.

Le mot vient de “ tartifle ” ce qui, en provençal

Comme en latin d’ailleurs aussi bien qu’en rital

Signifie pomme-de-terre ou encore patate

Qu’elles soit fontenoy, noirmoutier ou bien rates.

La Tartiflette et donc un délicieux mélange

De patates, d’oignons, de lard et de fromage.

Tu cuis à la vapeur tes patates épluchées,

Les coupes en rondelles puis tu vas les coucher

Dans une poêle chaude ou tu vas les saisir

A l’huile et les brunir sans les faire roussir.

Coupe en dés tes lardons, émince ail et oignons

Vivement, à la poêle, travaille leur union.

Puis dans un large plat pouvant aller au four

Met tes deux appareils en couches, tour à tour.

Les patates d’abord, lard, oignon, ail ensuite

Sel, poivre du moulin, en nappes, ainsi de suite.

Coupe tes reblochons en deux dans l’épaisseur

Pose-les croûte en haut comme frères et sœurs.

Voilà. C’est presque prêt. Sors le tire-bouchon

Et dépucelle vite un flacon d’Apremont

Tu vas mouiller ton plat avec un ou deux verres,

Et finir la bouteille avec quelques compères.

Tu fais dorer ton plat au four à deux cents vingt

Le temps qu’il te faudra pour achever le vin.

Le fromage, en fondant, va pénétrer le reste,

L’Apremont va le rendre moelleux et digeste,

Lorsque le Reblochon commence à gratiner,

Tu dois servir bien chaud : il est temps de dîner.

A nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour

A la beauté des femmes, au vin et à l’amour !


Jean-Victor Joubert



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Dernière minute: recommandations  contre la propagatoion de la grippe H1N1

 

 

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02/08/2009

Sexy gastronomie: délices d'Aubrac

marcheuse.jpg

Vanessa

La brune Vanessa chemine sur l’Aubrac.
Pressée par la nature, elle pose son sac
Et, discrète, s’épanche derrière une murette.
Soudain elle bondit en hurlant, la pauvrette…

Une vipère avait planté ses crocs pointus
Dans la partie charnue de son individu !
Foin de toute pudeur ! La malheureuse appelle,
Et je me précipite au secours de la belle.

Agenouillé près de ses trésors féminins,
Je mords, suce, aspire et crache le venin.
Pour sauver Vanessa, sans ménager ma peine,

Je presse à pleines mains la jolie lune pleine.
Pour me remercier de ce vaillant combat,
La belle offre à ma bouche son sourire d’en bas…


La cargolade à l'aligot

— Afin de rassurer ta charmante marcheuse
Qui, d’après tes écrits ne semblait pas bêcheuse,
Tu eus pu l’amener dans un buron d’Aubrac,
C’est ainsi qu’on appelle les sortes de baraques
En pierres de granit qui servent aux bouviers
De solides refuges ainsi que d’ateliers
Où ils mettent au point les somptueux fromages
Dont la réputation à traversé les âges :
Tommes de lait de vaches d’Aveyron et Lozère
De Laguiole, d’Aubrac et de la Fau-de-Peyre.
Elle aurait pu manger, avec toi, l’aligot,
Compagnon idéal d’un bon plat d’escargots.
Tu ramasses, en marchant, quelques gastéropodes
Si nombreux sur l’Aubrac après une pluie chaude.
Compte-z-en deux douzaines pour chacun des mangeurs.
Surtout si tes convives ont l’appétit majeur.
Au vinaigre et au sel tu les fais dégorger,
Pendant deux heures au moins, puis rince les rejets
Et mets-les à bouillir dedans un court-bouillon
Avec laurier, fenouil, sel, poivre, thym, oignons.
Deux heures après tu vas, à l’aide d’une aiguille,
Sortir tes escargots, chacun, de leur coquille,
Puis tu vas supprimer carrément les entrailles
C’est, au bout de la chair, une noire tripaille.
Pendant cette cuisson, tu prépares ta sauce :
Des oignons rissolés avec du lard des Causses,
De la chair à saucisses, quelques anchois pilées,
Epinard, vert de blettes, oseille acidulée.
Jette les escargots dedans ta cassolette,
Poivre, sel, noix muscade et piment d’Espelette,
Mouille si nécessaire d’un peu de court-bouillon,
Mijote vingt minutes mais sans ébullition.
Tu sers ta gargoulade avec de l’aligot,
En buvant du vin rouge de derrière les fagots.
À nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.
Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.
Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour
À la beauté des femmes, au vin et à l’amour !


Ingrédients et proportions pour six personnes :

Pour les escargots: - 12 douzaines d'escargots, - 2 feuilles de laurier, - 3 branches
de fenouil, - 2 oignons piqués de 3 clous de girofle, - thym, - sel, - poivre.
Pour la sauce: - 3 oignons, - 1 hecto de lard blanc, - 3 hectos de chair à sau-cisse, - 3 anchois au sel pilés, - 2 douzaines de feuilles d'épi-nard, - le vert de 3 feuilles de blette, - 1 petite botte d'oseille, - sel, - poivre, - noix muscade râpée, - 1 cuillerée à café de piment d'Espelette.

Les vins conseillés:

Ce plat doit s'accompagner de nombreuses rasades. Il lui faut donc des vins de soif. Les vins primeurs sont parfaits:
En Côtes-du-Rhône: Sainte-Cécile-les-Vignes, Tulette, Lirac, Saint-Hilaire-d'Ozilhan, Laudun, Chusclan.
En vins du Languedoc : Costières-de-Nîmes, Saint-Chinian, Faugères.
En vins de Provence: Côteaux-d'Aix-en-Provence, Côteaux-des-Baux.
Et évidemment tous les bons vins de France.

 


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05/07/2009

Sexy gastronomie: gaspacho et poulet au curry.

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Adrienne.

Je n’oublierai jamais les grands yeux d’Adrienne,
Pervenche le matin, lilas au crépuscule,
Lacs bleus où l’on se noie, brasiers où l’on se brûle.
J’en étais amoureux et je la voulais mienne.

Le geai de sa crinière, la blancheur de sa peau
Enfiévraient les pensées de mes nuits sans repos.
Je les voulais pour moi ces belles tiédeurs rondes,
Ces courbes satinées et ces vallées profondes,

Je rêvais ses parfums, son porte-jarretelles,
Je rêvais plus encor d’effeuiller ses dentelles
Je rêvais de l’avoir pour la nuit, pour la vie,

Je me serais damné tant j’en avais envie
Peu m’importait alors de courir à ma perte
Je la voulais à moi, amoureuse et offerte.


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— Eh alors ! Tu l’a eu, Victor, ton Adrienne ?
— Exact ! Je l’ai séduite à la cuisine indienne !
La pièce était tendue de tissus de Madras,
Sur le tapis, des poufs et une table basse,
Un encens très musqué, en volutes diaphanes
Créait une atmosphère de chaude nuit persane,
Ravi Shankar jouait un doux raga du soir.
Tout me semblait propice à combler mes espoirs.
J’ai servi dans les verres une douceur exquise :
Par tiers : menthe poivrée, gin, Beaumes-de-Venise.
A la deuxième coupe, ma compagne avait chaud,
J’ai, pour la rafraîchir, servi le Gaspacho.
Trois tomates, oignon, ail, basilic, persil,
Un demi poivron rouge cuit avant sur le gril
Côtes de céleri débitées en lichettes
Sel, poivre du moulin et piment d’Espelette.
Mixez ces ingrédients avec quelques glaçons
Puis passez au chinois et servez sans cuisson.
Adrienne, à l’issue de cette mise en bouche,
S’alanguit quelque peu, tout en restant farouche.
Alors, pour transformer mon oie blanche en houri,
J’ai servi une bombe : le poulet au curry.
Un beau poulet fermier coupé en six portions
Auquel on fait subir quelques préparations.
Mêlez dans une jatte deux yaourts goût nature
Trois cuillerées à soupe de poudre de curry,
Ou de carry “ Vinday ” ; lissez bien la mixture,
Huile, ail, sel marin et sel de céleri.
Enduisez le poulet avec cet appareil,
Et laissez au frigo, deux, trois heures, en sommeil.
Dans un profond poêlon ou, mieux, un “ wok ” chinois,
Blondissez dans de l’huile ou de la graisse d’oie
Quatre oignons émincés et quatre gousses d’ail.
Quand c’est prêt, rajoutez vos morceaux de volaille,
Saisissez à feu vif en tournant constamment.
Lorsque c’est coloré, mouillez abondamment
Avec de l’eau salé dans laquelle a trempé
De la noix de coco en copeaux ou râpée.
Couvrez et laissez cuire doucement, à feu doux
Quarante cinq minutes, sans découvrir surtout.
Pelez et découpez quelques pommes de terre,
Découvrez et posez vos tranches maraîchères
Sur les bouts de poulet, dans le jus qui frémi,
Tout doit être immergé, et non pas à demi.
Laissez cuire à feu doux pour un quart d’heure encor
Puis vous servez très chaud ce plat subtil et fort.
A Delhi, à Bombay ou à Pondichéry
On mange avec les doigts, mais si votre chéri(e)
Répugne à se servir de ses mains dans l’assiette,
Prévoyez tout de même le couteau, la fourchette.
N’oubliez pas surtout de mettre un rince-doigts,
Un seul, car il permet quelques contacts courtois,
Préludant ces élans de plus grande tendresse
Qui guident la passion, entre amant et maîtresse.
A nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.
Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.
Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour
A la beauté des femmes, au vin et à l’amour !

bollywood2.jpgIngrédients et proportions pour six personnes:
Gaspacho: - 4 tomates, - 2 oignons blancs, - 2 gousses d'ail, - 1 demi poivron rouge, - 1 poignée de basilic, - 1 poignée de persil plat, - 1 côte de céleri, - 2 cuillerées à café de sel, - 1 cuillerée à café de piment d'Espelette, - poivre du moulin, - 8 glaçons en cubes.
Poulet au curry: - 1 poulet coupé en six (les quatre quartiers, le blanc, l'arrière de la carcasse correctement parée), - 2 yaourts nature, - 3 cuillerées de poudre de curry ou 3 cuillerées de curry "Vinday" en pâte, - 3 cuillerées d'huile d'olive ou 3 cuillerées de graisse d'oie ou de canard, - 1 cuillerée de sel marin, - 1 cuillerée à café de sel de céleri, - poivre du moulin, - 4 oignons blancs, - 4 gousses d'ail, - 2 cuillerées de copeaux de noix de coco, - 4 pommes de terre, - eau.

Les vins conseillés:
La chaleur des mets commande un choix de vins propres à atténuer le feu relatif du curry.
Des vins doux naturels servis très frais feront parfaitement l' af-faire: - Beaumes-de-Venise, - Rasteau, - Frontignan, - Lunel, - Maury, - Rivesaltes.

Enfin libre à vous de faire le choix qui vous régale car le coeur à ses raisins que la raison ignore !

 

in: Le Bonheur grâce à la Cuisine de l'Amour -

disponible sur ayoli.fr

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...et débarque à Toulouse, à Paris et ailleurs, des rugbymen l'on ramené d'Argentine...


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de Jean-Victor Joubert (C'est moi!)

14/06/2009

Sexy gastronomie: Wanda la sauvageonne

sexy plage 2.jpg

Wanda

A Bauduc, en Camargue, sur le sable doré,
Wanda sculptait les bois déposés par le Rhône
Et vivait libre et nue comme une sauvageonne
Dans une simple hutte à l’orée des marais.

Sur une planche à voile, je chevauchais les flots.
Wanda voulut monter sur mon engin rétif
Mais ne pouvant lever la voile de l’esquif
Elle lâcha la corde et chuta dans les eaux.

Pour l’aider à monter je la soulève au fesses
Mais, troublé, ma poussée devient vite caresse,
Ma peau frôle sa peau et nos jambes s’emmêlent,

En un baiser salé, nos deux langues se mêlent,
Puis, au gré de la vague se redresse le mat,
Et c’est dans l’eau complice que la belle m’aimât.



Le lièvre des sansouires

— Se servir de la mer comme d’un grand plumard,
Ben ! dis donc ! T’as dû faire rougir les homards !
Les girelles devaient frétiller d’allégresse
Et l’onde bouillonner comme une bouillabaisse !
— Ce n’est pourtant pas ça que nous avons mangé
Lorsque, après nos ébats, nous avons partagé
Un excellent repas préparé par la belle,
Devant son cabanon, assis sous la tonnelle.
Wanda, fine fourchette, la veille avait fait cuire
Un régal camarguais : un lièvre des sansouires.
Dépouille l’animal, vide-le, sèche-le
Et puis ampute-le de la tête et la queue.
Coupe-le comme un lièvre en quartiers et portions,
Epluche et émince quelques jolis oignons,
Au fond d’une terrine, mets tes morceaux de viande,
Ajoute thym, laurier, romarin et amandes,
Du poivre du moulin, puis de l’huile d’olive,
Arrose à l’Armagnac de façon attentive,
Et laisse macérer, au frais, toute une nuit,
Il ne s’en ira pas, ne t’en fais pas pour lui !
Dans comme un œuf de beurre, fais dorer des lardons,
Tu égouttes et réserves. Fais blondir deux oignons
Dedans le même beurre, saupoudre de farine,
Fais revenir pour que ça prenne bonne mine.
Rajoute tes morceaux de viande macérée,
Tu remues bien le tout pour les faire dorer,
Introduis tes lardons, ail et bouquet garni ;
Mouille d’une bouteille de Costières-de-Nîmes,
Rectifie sel et poivre, que ce soit de haut goût,
Et laisse mijoter, une heure, à feu doux.
Pendant ce temps glace un quart de petits oignons
Avec un peu de beurre, du sucre et un peu d’eau,
Fais caraméliser. Saute tes champignons
De couche avec de l’huile, dore-les ventre et dos,
Rajoute, après une heure, au premier appareil,
Passe ta marinade, introduis-la pareil,
Et tu laisses frémir une bonne heure encore
Pour que les sucs expriment harmonie et accord.
Mixe le foie du lièvre, la crème et le boudin,
Mets un peu de vinaigre, du poivre du jardin.
Avec ces ingrédients, tu vas lier ta sauce
Juste avant de servir ce plat digne d’Eros.
À nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.
Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.
Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour
À la beauté des femmes, au vin et à l’amour !


Ingrédients et proportions pour six personnes :
Pour la marinade: - 1 lièvre des sansouires (encore appelé ragondin), - 3 oignons émincés, - thym, - 3 feuilles de laurier, - 1 branche de romarin, - 1 poignée d'amandes sèches, - 1 cuillère à soupe de poivre grossièrement concassé, - 1quart de litre d'huile d'olive, -1 verre d'Armagnac.
Pour la cuisson du plat: - la valeur d'un œuf de beurre, - 2 hectos de lardons, - 2 oignons hachés, - 1 peu de farine, - 3 gousses d'ail épluchées et écrasées, - 1 bouquet garni, - 1 bouteille de vin rouge AOC Costières--de-Nîmes.
Pour la sauce: - 1 quart de kilo de petits oignons entiers, - 1 noix de beurre, - 1 cuillère à soupe de sucre en poudre, - 1 livre de petits champignons de Paris, - le foie du lièvre-ragondin, - 1 hecto de boudin, - 1 petit pot de crème fraîche, - 1 cuillère à soupe de bon vinaigre, - sel, - poivre du moulin.

Les vins conseillés:
Ce plat typique des mas de Camargue s'accorde tout natu-rellement avec des vins rouges frais tels, en vallée du Rhône: Costières-de-Nîmes, Domazan, Comps, Estézargues, Fournès, Montfrin, Remoulins, Saze, Saint-Hilaire-d'Ozilhan.
En vins du Languedoc: Saint-Saturnin, Cabrières, Cazevieille, Saint-Gély-du-Fesc, Valflaunès.
En vins de Provence: Coteaux-des-Baux, Coteaux-d'Aix, Coteaux-varois de Saint-Zacharie, Saint-Maximin, Barjols, Ste-Anastasie.


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!!!!! LA PANDEMIE PASSE AU NIVEAU 6 !!!!!!!


image de Une par MB.jpgD'une actualité explosive, viens de sortir:

"Cure us!" - Quand explosera la PANDEMIE

de Jean-Victor Joubert (C'est moi!)


Ouvrage disponible sur Ayoli.fr


 

08/03/2009

Femmes! On vous aime! (enfin, moi oui...)

renaud_01.jpgC'est la journée de la Femme! Femmes, on vous aime, on vous adore, on vous met sur un piédestal...











Miss Maggie

Femme du monde ou bien putain
Qui bien souvent êtes les mêmes
Femme normale, star ou boudin,
Femelles en tout genre je vous aime
Même à la dernière des connes,
Je veux dédier ces quelques vers
Issus de mon dégoût des hommes
Et de leur morale guerrière
Car aucune femme sur la planète
N' s'ra jamais plus con que son frère
Ni plus fière, ni plus malhonnête
A part peut-être Madame Thatcher

Femme je t'aime parce que
Lorsque le sport devient la guerre
Y'a pas de gonzesse ou si peu
Dans les hordes de supporters
Ces fanatiques, fous furieux
Abreuvés de haines et de bières
Déifiant les crétins en bleu,
Insultant les salauds en vert
Y'a pas de gonzesse hooligan,
Imbécile et meurtrière
Y'en a pas même en Grande Bretagne
A part bien sûr Madame Thatcher

Femme je t'aime parce que
Une bagnole entre les pognes
Tu n' deviens pas aussi con que
Ces pauvres tarés qui se cognent
Pour un phare un peu amoché
Ou pour un doigt tendu bien haut
Y'en a qui vont jusqu'à flinguer
Pour sauver leur autoradio
Le bras d'honneur de ces cons-là
Aucune femme n'est assez vulgaire
Pour l'employer à tour de bras
A part peut être Madame Thatcher

Femme je t'aime parce que
Tu vas pas mourir à la guerre
Parc' que la vue d'une arme à feu
Fait pas frissonner tes ovaires
Parc' que dans les rangs des chasseurs
Qui dégomment la tourterelle
Et occasionnellement les Beurs,
J'ai jamais vu une femelle
Pas une femme n'est assez minable
Pour astiquer un revolver
Et se sentir invulnérable
A part bien sûr Madame Thatcher

C'est pas d'un cerveau féminin
Qu'est sortie la bombe atomique
Et pas une femme n'a sur les mains
Le sang des Indiens d'Amérique
Palestiniens et Arméniens

Témoignent du fond de leurs tombeaux
Qu'un génocide c'est masculin
Comme un SS, un torero
Dans cette putain d'humanité
Les assassins sont tous des frères
Pas une femme pour rivaliser
A part peut être Madame Thatcher

Femme je t'aime surtout enfin
Pour ta faiblesse et pour tes yeux
Quand la force de l'homme ne tient
Que dans son flingue ou dans sa queue
Et quand viendra l'heure dernière,
L'enfer s'ra peuplé de crétins
Jouant au foot ou à la guerre,
A celui qui pisse le plus loin
Moi je me changerai en chien
Si je peux rester sur la Terre
Et comme réverbère quotidien
Je m'offrirai Madame Thatcher

Renaud

...mais in piédestal suffisamment haut pour que vous ne puissiez pas descendre pour nous emmerder!

07/02/2009

C'est le ouiquinde: un peu de poésie érotique dans ce monde de veaux.

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Contacts

Ton visage blotti au creux de mon épaule,
J'aime sentir ton corps qui sur mon corps se colle,
Souple et dur à la fois. Ondoyante liane
Qui épouse le tronc de l'arbre qu'elle gagne.

Tu presses en ondulant ton ventre sur la bosse
Qui gonfle à ce contact comme l'épée d'Athos.
Ma main serrant ton dos, amorce une caresse
Qui la conduit bientôt vers tes aimables fesses

A travers le tissu, mes doigts suivent la raie
Douce et mystérieuse qui conduit à l'entrée
Brûlante du bonheur blottie entre tes cuisses.

Ta bouche prend la mienne, délicieuses prémices,
Mélange de saveurs, délicate morsure,
Merveilleuse promesse pour d'autres ouvertures.

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25/01/2009

La bonne chère et la tendre chair

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Ursula

Ursula la Germaine avait grand appétit
De mâles vigoureux, qu’ils soient grands ou petits.
Jeannot, Bruno, Gaby goûtèrent à ses charmes
Et, tout gaillards qu’ils fussent, durent rendre les armes.

Aux fêtes de la bière, à Munich, en automne,
Les mœurs sont débridés et les femmes teutonnes
Epinglent les amants qui goûtent leurs peaux lisses
Dans une orgie de bruit, de bière et de saucisses.

Ursula convoqua deux autres walkyries
Et nos Pieds Nickelés, défendant la patrie,
Montèrent hardiment les fougueuses cavales,

Dépensant sans compter leur vaillance de mâles.
Au matin, portant haut leur vanité de coq,
Ils rentrèrent en France… avec des gonocoques !


Le bœuf au paprika


— Eh bien, vois-tu Victor, si tes Pieds Nickelés
Etaient sortis couverts pour mieux batifoler
Au lieu de pérorer comme des coqs minus
Ils auraient évité ces cadeaux de Vénus !
Mais qu’avaient-ils mangé pour être performants
Car les excès de bière n’aident pas les amants !
— A Munich il n’y a pas que choucroute et saucisses,
On trouve des plats hongrois qui sont de vrais délices.
Savoureux entre tous, le bœuf au paprika,
Particulièrement tonique bien que très délicat.
Coupe en portions du bœuf choisi dans la culotte,
Fais-le dorer à l’huile d’olive dans la cocotte,
À feu vif mais en tournant bien tous les morceaux
Pour qu’ils prennent couleurs recto comme verso.
Tu mets trois gousses d’ail, du coriandre en grains,
Deux feuilles de laurier, sel, poivre du moulin,
Trois grandes cuillerées à soupe de paprika.
Arrose bien tout ça d’un verre de muscat,
Rajoute de l’eau chaude, couvre et cuis vingt minutes.
Respire ces parfums s’échappant en volutes,
C’est déjà un plaisir sensuel pour le nez,
Ne sois pas impatient, ce n’est pas terminé.
Prépare six poivrons, trois rouges et trois verts,
Coupe-les en lamelles, mets-les dans ta braisière,
Rajoute trois oignons correctement hachés,
Cuis encor dix minutes, c’est le temps d’éplucher
Quelques pommes de terre, puis coupe-les en dés
Et mets-les dans ton plat, attention, sans tourner.
Tu rajoutes un peu d’eau, puis six belles tomates
Coupées en huit morceaux, saupoudrées d’aromates.
Tu vérifies que soit bien fermé ton faitout
Et finis la cuisson un quart d’heure à feu doux.
Ce plat revigorant, puissant quoique subtil
À de quoi relancer les ardeurs érectiles
D’un régiment entier de cosaques du Don,
De tes Pieds Nickelés, à plus forte raison !
À nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.
Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.
Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour
À la beauté des femmes, au vin et à l’amour !


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Ingrédients et proportions pour six personnes:

- 1 kilo de bœuf dans la culotte, - 3 gousses d'ail, - 12 grains de coriandre, - 2 feuilles de laurier, - 3 cuillères à soupe bombées de paprika, - 3 poivrons rouges, - 3 poivrons verts, - 3 oignons hachés, - 6 pommes de terre, - 6 grosses tomates, - 1 verre de muscat (de Beaumes-de-Venise si possible), - sel, - poivre du moulin.

21/02/2008

Frémissement d'elles: Ô Femme...

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Femme ! l’image qui me hante
C’est la couture de ta fente
Le délicat ourlet de chair
Qui clôt ton ciel et ton enfer.

J’accepterais tous les martyres
Pour goûter ton rose sourire
Lèvres fendues de haut en bas,
A la fois bouche,…et repas.

Ouvre ta blessure sacrée,
Tes doux replis de chair nacrée,
Fleurant les fragrances marines
Et l’opium des nuits de Chine.

Dresse pour moi ton clitoris,
Plus fier qu’une fleur de lys,
Royal héraut de ton désir,
Détonateur de ton plaisir,

Lui qui commande la laitance
Qui jaillit de ta jouissance,
Ambroisie, divine liqueur
Qui embrase mon corps et mon cœur.

Femme, viens ! Cessons d’être sage
Mets ton minou sur mon visage
Pour un sexe-à-bouche de rois
Pour la plus charnelle des croix.

Jean-Victor Joubert