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04/04/2016

Le SPORT serait-il l'ENNEMI du PEUPLE ?

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On est en plein déballage ! Les gentils visiteurs des paradis fiscaux, aussi nombreux que les morpions sur un pubis de curé pédophile. Et les sportifs farcis aux meilleures substances troubles des labos pharmaceutiques. Allez, parlons un peu de ceux-ci, on s'occupera des autres plus tard.

 

Les plumitifs du Sunday Times ont piégé le bon docteur Bonar en filmant ses révélations « à l'insu de son plein gré ». Et il est bonnard tonton Bonar. spécialiste de la lutte contre le vieillissement ! Il affirme avoir un réseau de clients secrets parmi les sportifs : cyclistes britanniques brillants sur le Tour de France, champions de la baballe des plus grands clubs anglais, joueurs de tennis, boxeurs, etc. Eh ! Oh ! Il fait seulement son boulot le Dr Bonar : « Le fait que certains de mes patients sont des athlètes professionnels est sans importance. S'ils ont des carences, je vais leur proposer un traitement. Ils sont parfaitement conscients des risques de l'utilisation de ces médicaments dans le sport professionnel, et il est de leur responsabilité de se conformer à la réglementation anti-dopage", explique-il. Imparable. Et il a raison tonton Bonar. Il soigne des « malades » avec les médicaments existants sur le marché : EPO, stéroïdes, hormone de croissance, etc. Point/barre. Reste tout de même à savoir si ces « sportifs » sont réellement malades… Mais ça, seul le toubib peut le dire, pas les journalistes.

 

Le sport spectacle porte en lui toutes ces dérives. Parce qu'il génère beaucoup de fric et qu'il est un outil puissant pour façonner l'esprit des gens. En bref, le sport nous prend pour des kons et rend kons ceux qui adhèrent à ses valeurs. L’invention du sport se situe au XIXème siècle, en pleine révolution industrielle, en vue de rendre les corps et les esprits dociles aux nouvelles formes du travail en usine, de domestiquer les nouvelles couches sociales que l’on met au travail. Il vise à, créer un nouveau type d'humain qui mécanise son corps et son esprit en vue de la « performance ». Il faut lui donner un « mental de gagnant ». Et accessoirement le conditionner au fétichisme des marques qui « sponsorisent » les grandes épreuves (Nike, Coca-Cola, Adidas, Lacoste, etc.).

 

Le sport enseigne la soumission à un certain ordre social. Pour arriver à LA performance qui fait bêler les foules abruties des « supporters », tout est bon, et surtout toutes les substances douteuses. Écoutons le footballeur Dhorasso. Il dit : « Il faut être cohérent et un peu honnête. On ne peut pas demander aux gars de battre des records, aux cyclistes de monter des cols à des vitesses incroyables, et tout ça à l’eau claire. Défendre à la fois la course à la performance à tout prix et la chasse au dopage, c’est prendre les gens pour des imbéciles ». Et il est poli Dhorasso…

 

Churchill disait : « never sport ! ». Attention ce n'était pas un mépris de l'épanouissement du corps mais un refus de sacrifier à cette nouvelle religion qui colonise l'existence de milliards d'individus et impose une manière de penser couplant le culte de la performance et les affaires, particulièrement la publicité. Les sportifs de haut niveau, les « champions » sont les nouveaux dieux de la jeunesse. La plupart des jeunes rêvent d'imiter Zidane, Messi, Armstrong. Et pas Fleming, Pasteur ou Einstein. Même les pires tricheurs sont admirés, voire imités car ils sont des gagneurs, des « winners ». Qu'importe les moyens, seule compte la fin. On ne s'épanouit pas personnellement en s'adaptant aux circonstances de l'existence, mais on imite, on s'identifie à ces modèles fabriqués par le complexe médiatico-publicitaire... C'est la négation de l'imagination et de l'intelligence. Regardez-les les sportifs et surtout les « supporters » : on dirait des clones, partout dans le monde. Braillards, violents, sectaires, intolérants, obéissant à des slogans.

 

Le sport usine « l'homme nouveau » d'Orwell : uniformité de pensée et de comportement, endoctrinement, violence, inculture. Les dirigeants politiques ne s'y trompent pas. Les Chinois, les Russes « élèvent » les sportifs en batterie. Mais quid des étasuniens et de leurs « étudiants » ? Quid de nos « clubs de formation » ? Certains pays ferment un peu plus les yeux que d'autres. Ils sont un peu plus hypocrites quoi.

 

Le sport serait-il l'ennemi du peuple ?

 

Photo X - Droits réservés

27/01/2016

Au bistro de la toile : vin rouge, sport, cul-bénis et statues à poil.

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- Oh ! Loulle, quand je pense que ton rade est l'équivalent d'une salle de sport, ou d'un stade ! Et que chaque fois que nous levons le coude chez toi, nous faisons du sport ! Je ne me savais pas tant sportif !



- Qu'est-ce tu racontes Victor. T'a attaqué au Tavel de bon matin ? Je sais bien que tu fais du sport, et que t'as même acheté un véritable Peugeot-frères pour ça. Un moulin à café je veux dire. Pas un vélo. Mais explique-moi pourquoi mon bistro est une salle de sport. Á ouais ! Compris : tu veux parler de l'apéro-bic, le lever du coude et même des deux coudes pour ne pas attraper le « bistro-elbow » !



- Bien sûr, y a un peu de ça Loulle. Et nous avons avec toi un très bon entraîneur ! Mais il s'agit d'autre chose. Des « chercheurs » ont déterminé que boire un verre de vin rouge est équivalent à une heure de sport intensif. Voilà pourquoi ton rade est une sacré salle de muscu ! « Après une dure journée de travail, si vous vous sentez coupable parce que vous avez la flemme d’aller faire votre jogging aujourd’hui, installez-vous confortablement dans votre canapé, détendez-vous et buvez un bon verre de vin rouge à la place. » qu'ils disent les chercheurs ! Ils disent encore qu'il y a dans le rouge du resvératrol, « un polyphénol qui a des effets extrêmement positifs sur le cœur, mais également sur les muscles, les os… ».



- Tout de même, il y a du bon dans la science Victor. Et je suis fier de dispenser sans compter les bienfaits du rouquin.



- Autre chose. T'as vu, hier le grand caïd de l'Iran a rencontré le capo de tutte i capi de la chrétienté. Il fallait les voir tous les deux, face à face, assis chacun d'un côté d'une superbe table, en robe, et se fendant la gueule ! Eux, ils savent... Eux ne sont pas dupes. On aurait dit Whilpool en face d'Indesit !



- Whilpool ? Indesit ? Mais c'est des machines à laver ça.



- Ben justement, les deux sont les représentants de commerce, que dis-je, les directeurs des ventes des machines à laver les cervelles que sont les religions !



- Bof. Si ces fariboles, ces contes pour enfants aident à vivre – et surtout à mourir – les trois milliards de Terriens qui se reconnaissent dans ces deux religions, pourquoi pas... Pourvu qu'ils ne prétendent pas « sauver » les gens malgré eux... Mais t'as vu, pour ne pas « choquer » leur hôte, les Italiens ont caché les superbes statues de femmes à poil qui font l'honneur de ce pays hyper civilisé !



- Ça, ça me gonfle Loulle. Que nos frères Italiens se soient couchés devant ce cul-béni. Et tout ça pour quelques milliards de contrats. Que ne feraient-on pas pour du fric. Finalement, c'est pas les putes qui manquent, c'est le pognon...



- Exact Victor. Tous s'achète, même l'honneur. Allez, je te sers « une heure de sport intensif » ! Á la nôtre !

 

- Á la nôtre !



10/11/2015

À BAS LE SPORT !

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Ah ! La belle bande de jocrisses ! Ils « découvrent » que les athlètes russes étaient dopés aux Jeux de Londres. Seulement les athlètes russes ? Peut-être un peu les Kényans... Eh ! Oh ! À qui faire croire ça ? Les autres, non ? Les Chinois, non ? Les Etazuniens, non ? les Anglais, les Français, les Allemands, non? Tous à l'eau claire ? Ben voyons... Et les mêmes « ils » découvrent que d'importantes sommes de pognon ont été subrepticement glissées dans les poches profondes des « zofficiels » du CIO pour qu'ils ferment les yeux, et leur gueule. « Ils » - les me(r)dias, les « zofficiels » - font semblant de s'offusquer devant une réalité que tout le monde connaît : le sport est pourri par le fric !



Et pas seulement aux Jeux Olympiques. Voir les embrouilles qui secouent le foutbole. Et tous les sports professionnels, tous les sports-spectacles sont touchés. Par le fric qui achète l'obtention des grands événements sportifs mondiaux (coupe du monde foot au Qatar par exemple). Par le fric qui met en place des formes toujours plus sophistiqués de dopage, dans tous les « sports » populaires. On ne cherche réellement des poux que sur la tête des cyclistes, mais qu'en est-il du tennis , qu'en est-il du football , qu'en est-il du rugby. Sans oublier les autres sports, tous les autres sports dès qu'ils dépassent le stade (!) de l'amateurisme dilettante.



Churchill disait : « never sport ! ». Attention ce n'était pas un mépris de l'épanouissement du corps mais un refus de sacrifier à cette nouvelle religion qui colonise l'existence de milliards d'individus et impose une manière de penser couplant le culte de la performance et les affaires, particulièrement la publicité. Les sportifs de haut niveau, les « champions » sont les nouveaux dieux de la jeunesse. La plupart des jeunes rêvent d'imiter Zidane, Messi, Armstrong. Même les pires tricheurs sont admirés, voire imités car ils sont des gagneurs, des « winners ». Qu'importe les moyens, seule compte la fin. On ne s'épanouit pas personnellement en s'adaptant aux circonstances de l'existence, mais on imite, on s'identifie à ces modèles fabriqués par le complexe médiatico-publicitaire...

 

Le monde du sport spectacle, c'est la négation de l'imagination et de l'intelligence. Regardez-les les « sportifs » et surtout les « supporters » : on dirait des clones, partout dans le monde. Braillards, violents, racistes, sectaires, intolérants, obéissant à des slogans. Le sport fabrique, façonne, usine « l'homme nouveau » d'Orwell : uniformité de pensée et de comportement, endoctrinement, violence, inculture. Le sport est l'ennemi du peuple.

 

Et les sportifs là-dedans ? Parce qu’il y en a qui y croient, qui se décarcassent pour le rêve d’une médaille… Eh bien on les prend pour des kons. On les traite comme des sous merdes. Dictateurs et « sponsors » les élèvent, les entraînent à des rythmes de fous, les engraissent aux hormones de croissance et autres saloperies bien connues des « sportifs », les fanatisent pour qu’ils se surpassent et écrasent leurs adversaires. Ce sont des champions élevés en batterie, c’est pas du nourri sous la mère ! Tu les fais pisser par terre, ça fait un trou !

 

Faire une activité physique gratuitement, en dilettante, sans autre but que de se mettre au défi, c'est le jeu. Le sport, c'est autre chose. L’invention du sport se situe au XIXème siècle, en pleine révolution industrielle, en vue de rendre les corps et les esprits dociles aux nouvelles formes du travail en usine, de domestiquer les nouvelles couches sociales que l’on met au travail. Il vise à créer un nouveau type d'humain qui mécanise son corps et son esprit en vue de la « performance ». Il faut lui donner un « mental de gagnant ». Et accessoirement le conditionner au fétichisme des marques qui « sponsorisent » les grandes épreuves (Nike, Coca-Cola, Adidas, Lacoste, etc.). Le sport enseigne la soumission à un certain ordre social. Pour arriver à LA performance qui fait bêler les foules abruties des « supporters », tout est bon, et surtout toutes les substances douteuses. Écoutons le footballeur Dhorasso. Il dit : « Il faut être cohérent et un peu honnête. On ne peut pas demander aux gars de battre des records, aux cyclistes de monter des cols à des vitesses incroyables, et tout ça à l’eau claire. Défendre à la fois la course à la performance à tout prix et la chasse au dopage, c’est prendre les gens pour des imbéciles ». Et il est poli Dhorasso...

 

Le sport véhicule des valeurs de droite (compétition, mépris du faible, culte du chef, etc.) et ce CIO – aujourd'hui en cause – comme la FIFA sont des organisations mafieuses d'extrême droite. Les J.O., sont nés dans la cervelle d’un baron aux idées plus que douteuses et ont été portés pendant des années par Samaranche, fruit délicat du franquisme. Ils représentent l’embrigadement, le nationalisme le plus chauvin, une compétition sordide sous-tendue par les drogues fournies par les grands laboratoires pharmaceutiques mondiaux et grassement commissionnés (notez, j’ai pas dit sponsorisés !) par les marchands de merde mondiaux. Les « villages olympiques » sont autant de ghettos où les robots programmés ne se rencontrent jamais, ne se côtoient pas, ne se parlent pas. Surveillés qu’ils sont par des « entraineurs  kapos ».

 

Le Coubertin (Baron Pierre de…), il était pas mal dans le genre facho, raciste et machiste. Il se proclamait lui-même comme un « colonialiste fanatique ». Il prônait la pratique sportive et physique comme un moyen de redressement de l’esprit. Allez, court coco, et ne réfléchit surtout pas ! Les idées du baron sont pour le moins « pittoresques » :

 « La théorie de l'égalité des droits pour toutes les races humaines conduit à une ligne politique contraire à tout progrès colonial. Sans naturellement s'abaisser à l'esclavage ou même à une forme adoucie du servage, la race supérieure a parfaitement raison de refuser à la race inférieure certains privilèges de la vie civilisée. » (The Review of the Reviews, avril 1901).

 « La première caractéristique essentielle de l’olympisme ancien aussi bien que de l’olympisme moderne, c’est d’être une religion. En ciselant son corps par l’exercice comme le fait un sculpteur d’une statue, l’athlète antique honorait les dieux. En faisant de même, l’athlète moderne exalte sa patrie, sa race, son drapeau. » (Pierre de Coubertin, Les Assises philosophiques de l’Olympisme moderne).

 « Une olympiade femelle serait impratique (sic), inintéressante, inesthétique et incorrecte. Le véritable héros olympique est à mes yeux, l'adulte mâle individuel. Les J.O. doivent être réservés aux hommes, le rôle des femmes devrait être avant tout de couronner les vainqueurs. » Il a dit ça lors des Jeux Olympiques de 1912 à Stockholm.



Comme quoi les Jeux Olympiques sont une organisation d’extrême droite, destinée à faire du fric et à aveugler les pauvres cons. « Donnez au peuple du pain et des jeux » ! Il a avait tout compris le César.



Bon. Maintenant que j'ai bien bavé sur le sport, je vais vous faire une confidence : j'ai acheté un Peugeot-frères et...je mouds mon café à la main. En changeant de bras pour pas risquer les « moulin-à-café elbow »...

 

Tragique codicille: Le triathlète Laurent vidal est mort a 31 ans

 

 

 

Illustration X - Droits réservés

22/05/2015

Les vertus de Cannes et de Rolland-Garros : éviter au Peuple de penser !

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On est en train de se farcir les couenneries de Cannes où s'exposent, où s'étalent des montagnes de vanité, des tombereaux de nullités à paillettes. Et les merdias de nous rebattre les esgourdes avec les insignifiances de quelque « star », de nous goinfrer les mirettes avec les images fugitives du calbar en dentelles d'une « vedette ». Les états d'âmes des gens du vide ! Bof...

 

Et dans la foulée, on va subir les « exploits » de quelques klampins qui se renvoient laborieusement une petite baballe jaune en criant, à Rolland-Garros. Puis, après, on aura droit au Tour de France. Encore que ça, j'aime. Ça fait voyager...

 

Ah ! N'oublions pas les mononeuronnés qui vont rouler à fond la caisse, comme un pet sur une toile cirée, devant le plus beau ramassis d'escrocs que le monde puisse porter : le grand prix de Monaco...

 

Bourrage de crâne, abrutissement organisé par les guignols qui nous gouvernent avec la complicité de la presse purée et des canards laquais. Ça évite de parler des problèmes de chômage, de rabotage des libertés, de hausse des prix, des escroqueries sans vergogne des politicards de tous bords, de léchage du cul des banques, de la montée des nationalismes partout dans le monde, du terrorisme de plus en plus présent, du flicage généralisé, etc...

 

Enfumage général. Occuper l'esprit de la « populasse » (c'est ainsi qu'ils parlent de nous entre eux, les parasites qui nous gouvernent si mal) avec de l'émotionnel, du fait-divers, des « peoples », du sport. Faire la Une avec les douleurs de dos de Tsonga ou les crampes de Nadal ! Important ça coco...

 

Et insinuer au « populo », sournoisement, la peur via l'insécurité sociale organisée. La peur via les risques d'attentat. Et avant tout la peur du chomdu. La peur incite à la soumission envers ceux qui prétendent pouvoir les « protéger »... Tremblez, braves gens, et obéissez servilement : Big Brother et Big Bâton veillent sur vous !

 

Surtout éviter au peuple d'être lucide, ça ne fait pas un citoyen bien obéissant la lucidité.

 

Surtout éviter au peuple de penser ! Croire aux niaiseries des religions, ça va. Mais surtout lui éviter de penser.

 

De la pensée naît l'inquiétude et l'inquiétude, c'est pas bon pour les affaires...

 

Illustration X - Droits réservés

 

24/11/2014

Au bistro de la Toile: merde au sport !

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- On s'en sort bien Victor : l'OM a gagné et ses dirigeants ne sont pas en taule. Par contre, le sport hexagonal, bonjour la débandade ! Les rugbymen se sont fait ridiculiser par les danseurs de tango, quant aux tennismen français, ils n'ont pas touché beaucoup de billes face aux Suisses...

 

- Churchill disait : « never sport ! ». Attention ce n'était pas un mépris de l'épanouissement du corps mais un refus de sacrifier à cette nouvelle religion qui colonise l'existence de milliards d'individus et impose une manière de penser couplant le culte de la performance et les affaires, particulièrement la publicité. Les sportifs de haut niveau, les « champions » sont les nouveaux dieux de la jeunesse. La plupart des jeunes rêvent d'imiter Zidane, Messi, Armstrong. Même les pires tricheurs sont admirés, voire imités car ils sont des gagneurs, des « winners ». Qu'importe les moyens, seule compte la fin. On ne s'épanouit pas personnellement en s'adaptant aux circonstances de l'existence, mais on imite, on s'identifie à ces modèles fabriqués par le complexe médiatico-publicitaire... La négation de l'imagination et de l'intelligence. Regardez-les les sportifs et surtout les « supporters » : on dirait des clones, partout dans le monde. Braillards, violents, sectaires, intolérants, obéissant à des slogans. Le sport usine « l'homme nouveau » d'Orwell : uniformité de pensée et de comportement, endoctrinement, violence, inculture. Le sport est l'ennemi du peuple Loulle.

 

- Oh ! T'envoies pas le bouchon un peu loin, Victor ? T'as monté combien de fois le Ventoux à vélo ?

 

- Je l'ai effectivement monté souvent le Ventoux, Loulle. Et ce n'est pas de la tarte. Il faut vouloir et savoir se faire souffrir. Mais je le montais comme un jeu, comme un défi personnel, pas pour arriver avant les autres. Je pédalais, je suais, je pestais contre moi-même gratuitement, en dilettante, sans autre but que de me mettre au défi. C'est ça le jeu. Le sport, c'est autre chose. L’invention du sport se situe au XIXème siècle, en pleine révolution industrielle, en vue de rendre les corps et les esprits dociles aux nouvelles formes du travail en usine, de domestiquer les nouvelles couches sociales que l’on met au travail. Il vise à, créer un nouveau type d'humain qui mécanise son corps et son esprit en vue de la « performance ». Il faut lui donner un « mental de gagnant ». Et accessoirement le conditionner au fétichisme des marques qui « sponsorisent » les grandes épreuves (Nike, Coca-Cola, Adidas, Lacoste, etc.). Le sport enseigne la soumission à un certain ordre social. Pour arriver à LA performance qui fait bêler les foules abruties des « supporters », tout est bon, et surtout toutes les substances douteuses. Écoutons le footballeur Dhorasso. Il dit : « Il faut être cohérent et un peu honnête. On ne peut pas demander aux gars de battre des records, aux cyclistes de monter des cols à des vitesses incroyables, et tout ça à l’eau claire. Défendre à la fois la course à la performance à tout prix et la chasse au dopage, c’est prendre les gens pour des imbéciles ». Et il est poli Dhorasso...

 

- T'es pas tendre Victor...

 

- Faut pas l'être Loulle. Faut être lucide : le sport nous prend pour des kons, et rend kon ceux qui adhèrent à ses « valeurs ».

 

- Oui mais le rugby tout de même ! Il y a des valeurs de jouer collectif, de sacrifice pour l'équipe.

 

- Oui. Mais les joueurs actuels sont devenus des professionnels plus soucieux de monnayer leur image que de se sacrifier pour leur équipe. Bien des joueurs sont sous l’influence…de leur agent ! Comme au fouteballe, ce sont des sortes de maquereaux qui s’occupent de gérer « l’image » des joueurs, de négocier des contrats de pub, de faire des photos publicitaires, d’amener leur gagneuse à des coquetèles, etc. Tout ça pour du pognon… Bref, les rugbymen sont devenus des foutebaleurs comme les autres.

 

- La honte !

 

- Exactement. La honte. Donc, avec cette mentalité, chaque joueur perçoit ses coéquipiers comme des concurrents en « image » ! De là on néglige le jeu collectif au profit de quelques coups d’éclats individuels qui feront de belles « images », on n’a pas envie de sacrifier sa gueule et donc son « image » pour gagner un match. On hésite à faire la dernière passe qui permettrait à un autre de marquer l'essai...et d'être sur la photo ! On n’est peut-être même plus potes, copains, amis hors du terrain mais rivaux… Plus de ces troisièmes mi-temps gargantuesques, plus de cassoulet ni d’entrecôtes bordelaises géantes, plus de chansons gaillardes… La tristesse.

Quant aux tennisseurs qui ont perdu la Coupe Davis, ça me fait rigoler, et même ricaner Loulle : tous les joueurs sur le terrain étaient...résidents en Suisse ! Les membres de « l'équipe de France » - Jo-Wilfried Tsonga, Gael Monfils, Richard Gasquet, Julien Benneteau et Gilles Simon – sont tous des évadés fiscaux résidents en Suisse ! Quant à BNP-Paribas, « parrain » de cet événement sportif, il est l'incontestable champion de la présence dans les paradis fiscaux où il réalise 21% de ses activités, avec 170 filiales sous tous les cieux où le fric sale est roi. Que peuvent être ces activités sinon l'évasion fiscale pour ses clients-complices et, bien sûr, pour elle-même. La messe est- dite...

 

- Allez Victor, alors c'est moi qui sers le vin de messe. Á la nôtre !

 

 

Illustration : merci à Chimulus.

 

18/08/2014

Au bistro de la toile : revue de presse.

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- Oh ! Loulle, quoi de neuf dans ta revue de presse ?

 

- Ben, le bordel au Kurdistan irakien. On n'y comprend plus rien. D'où ils sortent ces tarés de l'EEIL avec leur konnerie de califat ?

 

- C'est un ramassis de brutes sanguinaires venues de tous les mondes arabo-musulmans, y compris de chez nous. Sous couvert de religiosité ils tuent, rançonnent, volent. Ils massacrent tous ceux qui n'ont pas leur conception apocalyptique de l'islam. Ils sont super armés puisqu'ils ont récupéré tout l'armement étazunien de l'armée régulière irakienne qui est partie des régions du nord-est la paille au cul, sans combattre. Ils sont bourrés de fric puisqu'ils sont soutenus par...nos grands « amis » du Qatar ! De plus, ils sont dirigés par des officiers professionnels : tous ceux qui formaient l'ossature de l'armée de Saddam Hussein que les Yankees ont, avec leur stupidité congénitale, mis à la porte ! Enfin, ils ont mis la main sur les régions pétrolières du nord-est de l'Irak.

 

- On comprend mieux pourquoi les Ricains, sous couvert d'action humanitaire, les bombardent !

 

- T'as tout compris : y a du pétrole ! Il faut savoir aussi que ces tarés de l'EEIL ont vu le jour avec la bénédiction de ces mêmes Ricains ! Tout comme les talibans en Afghanistan. Car les Yankees avaient dans la tête de « réorganiser » le Proche et Moyen Orient autour d'un « Etat islamique » en Egypte. D'où leur soutien aux Frères musulmans lorsque ceux-ci ont pris le pouvoir dans ce pays charnière. Ils ont été pris de court par l'armée égyptienne et depuis ont laissé se créer cet EEIL en Syrie contre Bacher el Assad. Mais leur frankeinstein s'est émancipée et...s'est emparé des puits de pétrole itrakien ! Là, ça ne va plus et voilà nos « défenseurs de la démocratie » qui se retrouvent alliés objectifs de...Bachar el Assad !

 

- Décidément, plus kon qu'un Ricain, il n'y a que deux Ricains... Mouais... Et en Ukraine, c'est un sacré foutoir là encore !

 

- Foutoir où l'on retrouve la patte sale de ces mêmes Etazuniens. C'est la CIA et les ONG douteuses chapeautés par les Ricains qui ont fomenté les troubles à Kiev. C'est l'Otan, bras armé des multinationales et de la finance yankee qui est le problème, pas les Russes. Ceux-ci viennent en aide, avec beaucoup de retenue, à ces populations de l'Est ukrainien massacrées par l'armée de leur propre pays. Donetz, c'est Guernica sur Dombass ! Imaginons qu'un coup d'État orchestré par la CIA portent au pouvoir en Belgique une clique flamingante facho. Imagine que cette clique interdise l'usage de la langue française en Wallonie et restreignent les libertés et les droits civiques des Wallons. Imagine que ceux-ci se rebellent légitimement. Imagine que des milices flamingantes érigées en « armée nationale » bombardent les villes de Liège, Namur, Charleroi. Imagine que les Wallons massacrés réclament l'aide de la France. Tu crois qu'on pourrait rester longtemps les bras croisés à regarder l'extermination de nos frères ? Eh bien c'est pareil pour les Russes.

 

- Moais... Tout ça n'est pas très réjouissant. Heureusement qu'il y a le sport. ...taing ! Ils nous ont espantés les athlètes français !

 

- L'athlétisme reste encore du domaine de l'amateurisme. Les filles et les mecs courent, sautent, lancent pour le plaisir et pour quelques médailles en chocolat. Enfin, au niveau des compétitions moyennes comme ces championnats d'Europe. Lorsqu'on arrive aux J.O., c'est autre chose...

 

- Eh ! Et ce mec que les « zofficiels » ont privé de sa victoire en 3000 m stiple parce qu'il avait entamé un stripetise avant la ligne !

 

- Les « zofficiels », comme tu dis, ont statué sur une plainte de la fédération espagnole. Ceci pour faire monter sur le podium un Espanche plus que douteux : il a déjà été suspendu de compétition pendant deux ans pour...dopage ! Il est vrai que les toutes fédérations sportives espagnoles ont une façon pour le moins pittoresque de lutter contre de dopage... Et comme ça se passe en Suisse, pays de Novartis, de Roche et autres puissants et généreux labos pharmaceutiques...

 

- Et, toujours en sport, une mention particulière pour nos rugbywomen qui se sont arrachées et ont battu les Irlandaises !

 

- Ces nanas ont été formidables. Je n'ai pas manqué un seul de leurs matchs. Enthousiasme, solidarité, imagination, émotion, respect de l'adversaire, évitement, du jeu, du jeu, toujours du jeu. Ça change des matchs des mecs qui se restreignent à des chocs de bourrins et des coups de pieds de pénalité. Chez nos filles, c'est ce secteur du pied qui laisse à désirer... Et puis, quoi de plus émouvant que ces mêlées, avec des gros plans sur ces puissants fessiers tendus sous l'effort ! Un bonheur !

 

- Allez ! Á la nôtre et vivent les filles !

 

Décadi 30 thermidor 222

Merci à Chimulus

 

02/06/2014

Au bistro de la toile : pour qui la baballe ?

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- Alors Victor, ce match, qu'est-ce que t'en penses ?

 

- Plaisant, engagé, avec quelques actions lumineuses mais rares. Surtout un choc de bourrins...

 

- Bof. Moi j'ai trouvé ça plutôt mou, pour ne pas dire désespérant. Un match nul qui porte bien son nom.

 

- Ah ! Je crois qu'on n'est pas sur la même longueur d'onde Loulle. Moi je te parle de la finale de rugby entre les mercenaires flamboyants de Toulon et les bouffeurs de magrets renforcés de Castres.

Et ce match est quasi catastrophique pour le rugby français. En effet, dans l'équipe gagnante, Toulon, seulement trois joueurs français ! Un peu plus à Castres. Résultat : difficile, en tout cas pour moi, de s'enthousiasmer pour un match de finale du championnat de FRANCE, jouée au stade de FRANCE et où il y avait sur le terrain plus d'Anglais, plus de Sud-Africains, plus de Néo-zélandais que de Français. Et significatif de la faiblesse du rugby français : comment former une équipe nationale digne de ce nom alors que les équipes fanions du championnat ne donne pas aux joueurs locaux la chance de se former, de s'épanouir, de briller. On touche là les horreurs du professionnalisme. Il faut gagner, pour satisfaire les « sponsors », c'est-à-dire les marchands qui mettent leur pognon dans une équipe d’hommes-sandwichs et qui exigent des résultats, pour que leur « image » soit associée à des gagneurs. Résultats, tous les joueurs internationaux des championnats étrangers viennent finir leur carrière, souvent brillante, dans nos équipes. Prenant ainsi la place des jeunes joueurs locaux relégués dans les divisions inférieures, et encore...

 

- Ça se défend. Mais moi je te parlais de foute...

 

- Parlons-en du foute : attentat dans un stade de foute au Nigéria : 40 morts... Et je vais te dire Loulle, ceux qui nous manipulent ont raison de nous prendre pour des kons, puisque nous nous comportons comme des kons... De quoi parlons-nous depuis que j'ai poussé la porte de ton rade ? Des « exploits » de quelques bourrins ou de quelques manchots se disputant une baballe. Sans oublier ceux qui se renvoient laborieusement cette baballe en criant à Rolland-Garros. Puis, après, on aura droit jusqu'au dégueuli à la coupe du monde de foute, puis au Tour de France. Encore que ça, j'aime. Bourrage de crâne, abrutissement organisé par les guignols qui nous gouvernent avec la complicité de la presse purée et des canards laquais. Ça évite de parler des problèmes de chômage, de rabotage des libertés, de hausse des prix, des escroqueries sans vergogne des politicards de tous bords, de léchage du cul des banques, de la montée des nationalismes partout dans le monde, du terrorisme de plus en plus présent, du flicage généralisé, etc... Enfumage général. Occuper l'esprit de la « populasse » (c'est ainsi qu'ils parlent de nous entre eux, les parasites qui nous gouvernent si mal) avec de l'émotionnel, du fait-divers, des « peoples », du sport. Faire la Une avec les douleurs de dos de Ribéry ! Important ça coco... Et insinuer au « populo », sournoisement, la peur via l'insécurité sociale organisée. La peur via les risques d'attentat. Et avant tout la peur du chomdu. La peur incite à la soumission envers ceux qui prétendent pouvoir les « protéger »... Tremblez, braves gens, et obéissez servilement : Big Brother et Big Bâton veillent sur vous !

 

- Mouais... T'es trop lucide Victor, ça ne fait pas un citoyen bien obéissant ça...

 

- Ne pas penser Loulle. Ne pas penser. De la pensée naît l'inquiétude et l'inquiétude, c'est pas bon pour les affaires... Allez ! Á la nôtre !

 

Quartidi 14 prairial 222

 

Illustration : merci à Chimulus

 

21/02/2014

Au bistro de la toile : « Allez les petits !

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- Oh ! Les gars, c’est ma tournée ! Alors, on va se les faire les Gallois ?

 

- On en est capable. Mais c’est des rugueux. Et ils jouent chez eux.

 

- En rugby, les équipes actuelles se valent toutes. Gagne donc celui qui a le plus la niaque. Et puis, il y a autre chose : Saint-André, il fait comme Lièvremont avant lui, ce qu’il peut avec ce qu’il a… Et il se trouve qu’actuellement, en France, il a ramassé ce qui se fait de mieux. Mais que ce n’est pas toujours, à tous les postes, au niveau.

 

- Pourquoi ?

 

-  Qui sait… Entre autres, le fait que le professionnalisme est passé par là et a été pas toujours bien digéré. Les clubs achètent des joueurs étrangers de renom qui viennent pantoufler leur fin de carrière au détriment des jeunes formés par les clubs. Ça explique déjà bien des choses. C’est aberrant de voir autant de joueurs étrangers dans notre championnat. Cela élève notre niveau de jeu mais, aussi, cela tue notre formation. Tous les meilleurs, dans l’hémisphère Sud comme dans les îles britanniques ou en Argentine, sont fortement intéressés par la rémunération et le niveau de notre championnat qui s’élève chaque année un peu plus. Et comme la pression du résultat se fait de plus en plus forte, les clubs veulent très vite engranger des succès. Économiquement, pour prendre le moins de risque possible, c’est compréhensible. Seulement, nos espoirs, issus de nos écoles de rugby, ont de moins en moins de chances d’intégrer l’élite. Et sans expérience du haut niveau, on progresse moins vite. Cette course en avant, un moment donné, il faut la dénoncer. Le problème de l’équipe de France, il est là.

 

- C’est vrai que les grosses équipes sont formées par des mercenaires. Toulon en est l’exemple le plus flagrant.

 

- Puis, ces joueurs professionnels sont plus soucieux de monnayer leur image que de se sacrifier pour leur équipe. Bien des joueurs sont sous l’influence…de leur agent !

 

- Agent ? Késako ?

 

- Eh ! Comme au fouteballe, ce sont des sortes de maquereaux qui s’occupent de gérer « l’image » des joueurs, de négocier des contrats de pub, de faire des photos publicitaires, d’amener leur gagneuse à des coquetèles, etc. Tout ça pour du pognon… Bref, les rugbymen sont devenus de vulgaires foutebaleurs…

 

- La honte !

 

- Exactement. La honte. Donc, avec cette mentalité, chaque joueur perçoit ses coéquipiers comme des concurrents en « image » ! De là on néglige le jeu collectif au profit de quelques coups d’éclats individuels qui feront de belles « images », on n’a pas envie de sacrifier sa gueule et donc son « image » pour gagner un match. On n’est peut-être même plus potes, copains, amis hors du terrain mais rivaux… Plus de ces troisièmes mi-temps gargantuesques, plus de cassoulet ni d’entrecôtes bordelaises géantes, plus de chansons gaillardes… La tristesse.

 

- Le professionnalisme, c'est-à-dire l’arrivée du pognon a sonné le glas du rugby cassoulet. N’ayons pas trop de nostalgie ? Mais il a aussi sonné le glas du « french flair », de la spécificité française qui faisait que toutes les équipes du monde tremblaient devant les Bleus, capables de se faire parfois dérouiller mais en se battant, comme de renverser des montagnes. Rappelez-vous Dominici ridiculisant Lomu ! Plus de fulgurances comme celles de Blanco, de N’Tamak, de Lagisquet, plus de Spanghero sonnant la charge, plus de Jo Mazo et ses inspirations imprévisibles, plus de  Gachassin slalomant entre les bourrins d’en face, plus de Jean-Pierre Rive ensanglanté renversant les Gallois, sans remonter aux frères Prat et Boniface…

 

- C’est comme ça Loulle. Sans compter que le professionnalisme a probablement amené aussi ce dont on ne parle surtout pas, le dopage et autres gonflettes à la créatine. Non mais tu les a vus les bestiaux, bien sanglés dans leurs maillots serrés ! C’est plus du nourri sous la mère, avec l’abdominal-cassoulet ! C’est du bodybuildé bouffeur de salades aux « compléments alimentaires » et autres saloperies. Tè ! Rappelez-vous Castaignède. Un génie celui-là ! Un giclet capable de partir de son en-but, de traverser en zigzagant toute la défense adverse, passant sous les bras ou entre les jambes des bourrins pour aller marquer ! Le pauvre, succombant à l’appel de sirènes du fric, il est allé jouer en Angleterre. Un an après, il était méconnaissable : il avait pris 25 kg de barbaque ! Aux dépens de sa vélocité et de ses cadrages débordements qui laissaient ses adversaires sur le cul. Il était lui aussi devenu un bourrin. A tel point que – les attaches n’étant plus proportionnées aux muscles – il s’est arraché le tendon d’Achille… Foutu le mec. Et puis ces matchs deviennent emmerdants. Toutes les grosses équipes ont le même style de jeu parce qu’elles sont formées et dirigés par des entraineurs souvent venus de l’hémisphère sud et qui uniformisent le jeu.

 

- Bon. On va tout de même se les faire les Gallois. Même chez eux ! Allez, à la nôtre ! Et puis il faut donner aux choses l’importance qu’elles ont. Tout comme les Jiho, le tournoi des Six nations est dans la droite ligne de la fameuse sentence romaine « Donner au peuple du pain et des jeux ». Occulter l’essentiel par l’anecdotique, flatter l’émotionnel du peuple au dépend du rationnel.

 

- Eh ! Tant que les bons cons de Veaux s’enthousiasment ou râlent pour un simple jeu, ils ne s’intéressent pas aux choses essentielles : chômage maintenu sournoisement par les patrons pour faire pression à la baisse sur les salaires, pouvoir d’achat rogné au profit des grandes surfaces, retraites qui passent au laminoir, précarité organisée, saccage de l’environnement, nettoyage des droits des travailleurs, flicage organisé par toutes sortes de fichages croisés, rognage des libertés individuelles, chasse aux SDF, cadeaux aux riches, etc.

 

Bon. A la nôtre quand même et « Allez les petits ! »

 

Tridi 3 ventôse 222

 

Merci à Chimulus

01/11/2012

Au bistro de la toile : Catariiiii, Quatariiii….

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- « Catariiii, Quatariiii, l’OM hier soir l’arbitre te la mis… »

 

- …teng Loulle ! Tu chantes bien ! On dirait le Pavarotti de l’Estaque !

 

- C’est pour dire que hier soir, l’O.M. s’est fait sodomiser sans vaseline. Un pénalty absolument inexistant. Volé comme dans un bois !

 

- Eh ! C’est ça « la glorieuse incertitude du sport » Loulle. Je ne regarde pas le foute, mais hier soir, pendant une interruption de pube sur le programme que je survolais, j’ai zappé sur LE match, juste au moment de cette action. Effectivement, le Marseillais a attaqué régulièrement le Quatarien en dehors de la « surface de réparation » comme ils disent, et l’autre – formé selon la plus pure tradition italienne – s’est jeté par terre en hurlant d’une douleur tout aussi imaginaire que la faute. Et voilà l’arbitre qui fait ni une ni deux : péno et carton rouge ! Le soir, en rentrant à son hôtel (Quatari ?), peut-être qu’une pulpeuse Natalia l’attendait, ainsi qu'une jolie enveloppe sous son oreiller… Enfin, je n’y étais pas !

 

- Le fric Victor. Le fric… Il fallait que le PSG gagne, chez lui. Le fric a de bonnes jambes…

 

- Le sport – donné comme porteur de valeurs altruistes, collectives, de dépassement de soi – n’est qu’une affaire de fric. Les Quatariens en déversent des tombereaux, donc, ils gagnent. Le sport – cette aberration inventée par les Anglais - est pourri. Les valeurs qu’il véhicule sont plutôt la tricherie, le mépris voire la haine de l’autre, et même un penchant suicidaire avec le dopage. Armstrong dans le vélo n’est que l’arbre qui cache l’immense forêt des camés de la gonflette. Le cyclisme est montré du doigt, mais c’est pareil pour les foutebaleurs, les tennismènes, les coureurs à pieds, etc. T’as regardé de près les gueules ravagées de tic des sprinters au départ d'un cent mètres olympique ? Dopage et tricherie. Par un heureux hasard, les athlètes Rosbifs ont trusté les médailles aux derniers J.O. Il FALLAIT qu’ils gagnent ! Donc, pression sur les arbitres (scandaleusement en boxe), magouilles et compagnie. C’est la loi devenue normale du sport.

 

- Un Anglais célèbre, le plus respectable de tous, le dénomme Churchill disait, concernant le secret de sa prodigieuse santé : « No sport ! ». Quant à Georges Orwell, il avait tout compris, qui disait : « Pratiqué avec sérieux, le sport n'a rien à voir avec le fair-play. Il déborde de jalousie haineuse, de bestialité, du mépris de toute règle, de plaisir sadique et de violence ; en d'autres mots, c'est la guerre, les fusils en moins. »

 

- Bien dit. Il y en un qui mène un sacré match contre l’adversaire ultime, c’est l’ami Siné qui, avec sa verve caustique et son courage à toute épreuve, fait un doigt d’honneur à la Camarde qui relève sans vergogne son suaire pour le séduire ! Un pied dans la tombe, il garde l’autre pour le foutre au cul de tous les emmerdeurs, la mort comprise ! Allez vite voir son site  et courrez au kiosque le plus proche pour acheter le dernier numéro de Siné Mensuel !

 

- A Siné et à la nôtre !


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Décadi 10 brumaire 221


Merci à Chimulus et à Siné

17/07/2012

Au bistro de la toile : sport !

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- Oh ! Victor, t’es en survêtement, tu t’es mis au sport ?

 

- En quelque sorte : par patriotisme économique, j’ai ressorti le Peugeot Frères !

 

- …taing ! Tu t’es remis au vélo ?

 

- Non : je mouds le café à la main, dans le bon vieux moulin à café Peugeot Frères. Et, je change de main pour ne pas attraper le « moulin à café elbow » !

 

- En parlant de sport, le PSG vient d’acheter un pèlerin dont le salaire sera entre 10 et 13 millions d’euros par an ! …taing ! François va se régaler avec sa tranche d’impôts de 75% pour tous revenus au-delà du premier million !

 

- Mouais… Ne nous emballons pas. D’abord, la mesure n’est pas intégrée au collectif budgétaire et est donc repoussé à… qui sait ? De plus Cahuzac, ministre du budget, estime que cette mesure demande une « vraie réflexion », notamment sur l’assiette de cette imposition. Ce qui, en français intelligible, veut dire distinguer les revenus provenant d’un contrat de travail et ceux exceptionnels et aléatoires, comme ceux des sportifs, des artistes, chanteurs, acteurs, etc. Autrement dit les tapeurs dans le ballon, les pousseurs de cansonetta et les grimaciers seront probablement exemptés de cette taxe !

 

- Ouf ! On doit respirer chez nos brillants footballeurs et chez nos exilés fiscaux… Eh ! Les Jiho débutent dans dix jours, il parait, chez les Rosbifs ! Pourvu qu’il pleuve ! Tè ! Je lis dans le canard une bulle poilante : un athlète australien renaude parce qu’on l’empêche de coucher avec sa meuf, elle aussi athlète sélectionnée aux jeux. Il dit qu’il y a plein d’athlètes gays et lesbiennes qui, eux et elles, couchent dans la même chambre que leur partenaire sexuel, et le mec gueule ainsi contre une discrimination anti hétérosexuelle !

 

- Il a raison le mec. Ça restera dans les anales…

 

- Et le Tour de France. Dégueulasse cette histoire de clous de tapissier jetés sur la route. Il y a des spectateurs qui ont de sacrés fromages moisis dans la tronche…

 

- Qui te dit que ça vient des spectateurs ? Réfléchis un peu. Les clous ont été jetés en deux endroits. D’abord à quelques centaines de mètres du haut du fameux « mur », ensuite quelques kilomètres plus loin, dans la descente. Et ils ont été jetés après le passage des échappés. Tu crois, avec le monde qu'il y a sur les bords de route, qu’un pélucre aurait pu - sans se faire remarquer, attraper et lyncher par la foule - balancer ses semences ? Tu crois qu’il aurait pu – s’il ne s’était pas fait choper - trouver le moyen d’aller en balancer plusieurs kilomètres plus loin dans la descente ? Donc si ce n’est pas un fada, ce serait un complot organisé?! Et pourquoi ce ne serait pas une voiture suiveuse entre les échappés et leurs poursuivants ? Et pourquoi ce ne serait pas un coureur...échappé ? A réfléchir…

 

- C’est pas con. Tiens ! Buvons un coup ! Ça ne crèvera pas nos boyaux !



Décadi 30 Messidor 220


Merci à Chimulus