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10/04/2017

Coût de l’attaque Trump en Syrie : 33 millions de repas au Restos du cœur.

oncle sam armes.jpg

10 morts suite à la destruction, par 59 missiles étasuniens Tomahawks, de la base aérienne syrienne de Shayrat. À noter que pas un avion n’a été touché : ils avaient été évacués avant !

Bravo ! S’exclame la « communauté internationale » (en fait les États-Unis, la Grande-Bretagne, l’Allemagne et la France, maintenant lèche-bottes docile des Yankees.)

Prix catalogue d’un missile Tomahawks : 575 000 $. Le prix de revient de ces dix morts est donc de 33 925 000 $ soit au cours du jour 31 889 500 € soit 3 188 950 € pièce. Ce n’est tout de même pas donné l’occis « Trump made », même pour des soldats syriens. Mais l’Oncle Sam est généreux… Cette petite démonstration de force de Trump représente 21 547 mois ou 1 795 années de SMIC français. Ou encore 33 millions de repas au Restos du cœur.

130 morts civils quelques jours avant dans les bombardements de la partie ouest de la ville de Mossoul. Là, ça passe dans la colonne pertes collatérales. Peu d’émotions dans les médias. C’est en Irak, donc les morts, même par centaine, c’est la routine. « Pas vendeur ça, Coco. Tu m’en fais une brève »

40 ou 50 morts dans des églises en Egypte. « Discret Coco, discret, faut pas irriter les patrons du PSG ».

58 morts dans le bombardement de Khan Cheikhoun, petite ville syrienne tenue par les islamistes. Les morts seraient victimes d’une intoxication foudroyante aux gaz.

« Oui, Coco ! C’est bon ça ! Gazés. T’entend Coco ? Gazés. Ça c’est vendeur ! Tu m’en fais la Une. Avec une photo de gosses morts, étendus, presque nus si possible. Fais-moi au Photoshop un montage qui tire les larmes. C’est le buzz assuré. Comme pour le petit Aylan sur une plage turque. Les ventes vont monter, et nos patrons milliardaires seront contents ! »

Haro sur Assad, ce boucher qui massacre son propre peuple. Et qui le gaze en plus !

Pendant que j’écris, j’entends, plus que je n’écoute, ce falot de Ayrault, ministre des affaires étrangères, asséner les vérités de ses maîtres otaniens : aucun doute possible : c’est le régime de Bachar el Assad qui est responsable du massacre chimique de Khan Cheikhoun. Aucune preuve solide mais tous les médias agitent la grosse caisse à manipuler. Ceci avant même qu’une enquête n’ait été diligentée et établisse soit qu’il s’agissait de bombes chargées de gaz toxiques (thèse des Étasuniens et de leurs lèche-bottes), soit de bombes ayant touché un atelier de production de gaz toxiques (thèse des Russes). Aucun journaliste sur place, aucune ONG digne de foi. Des images qui ne prouvent rien.

Les infos viennent de l’Observatoire Syrien des Droits de l’Homme (OSDH), une source particulièrement fiable puisque représentée en tout et pour tout par une seule personne courageusement planquée en Angleterre, et qui répercute aux médias de la « communauté internationale » les « fakes » de ses amis égorgeurs islamistes. Derrière l’OSDH, un seul homme : Rami Abdel Rahman, de son vrai nom Ossoma Suleiman, sunnite laïc, membre de l’opposition, qui vit à Coventry en Grande-Bretagne. Il n’a pas mis les pieds en Syrie depuis 2000, date à laquelle il a quitté le pays pour des raisons politiques. Oui mais il y a aussi des autopsies. Sauf qu’elles sont faites par les Turcs de ce grand démocrate d’Erdogan, autre source particulièrement fiable !

Que Assad soit le responsable de ce gazage, c’est possible mais pas prouvé. Le fiston à Hafez est une sombre crapule fort capable du fait. Mais l’action impulsive de Trump - après la comédie de son ambassadrice à l’ONU montrant, des trémolos dans la voix, des photos de gosses gazés – met le monde au bord du gouffre. On se souvient des « preuves » de la possession d’armes « de destructions massives par Saddam Hussein » brandies par les responsables étasuniens à cette même ONU. Mensonges, manipulations soutendus par la volonté de main mise sur les richesses pétrolières de l’Irak.

Ça sent le gaz ! Oui, ça sent le gaz ! Oui mais pas seulement celui des bombes utilisées contre les populations civiles par Assad ou/et par l’État Islamique à Khan Cheikhoun.

La guerre de Syrie est une guerre du gaz. Assad refuse depuis des années le passage d’un gazoduc qatari sur son territoire. Ce gazoduc est destiné à faire concurrence au gaz russe qui alimente largement l’Europe.

Le gaz sera la principale source d’énergie fossile de ce siècle, plus que le pétrole. Or il a été découvert, à partir de 2009, dans la partie Est de la Méditerranée, d’énormes ressources de gaz mais aussi de pétrole de très bonne qualité. Les estimations actuelles font état de 9 700 milliards de m3 de gaz et de 3,4 milliards de barils de pétrole. Planqué sous la mer et sous la terre. Principaux bénéficiaires potentiels : Israël et la Syrie. L’exploitation n’a pas commencé.

Mais ce n’est pas tout. Du gaz et du pétrole, il y en a des millions de barils et de m³ en Russie, en Iran et dans les pays du Golfe. Ce gaz, il faut l’acheminer vers les clients les plus gourmands : les pays européens. La manière la plus rentable, c’est le tuyau, le gazoduc. Mais on ne peut pas faire passer les tuyaux n’importe où. Il faut qu’il traverse des pays « amis ». Or il y a une féroce rivalité entre la Russie et les pays du Golfe (Qatar, Arabie, etc.) sous influence étasunienne pour le passage de ces oléoducs. Les Russes avancent leurs projets Nord Stream, à travers la Baltique et South Stream, à travers la Mer Noire.

Ces projets concurrencent le projet « occidental » Nabucco qui devrait traverser la Syrie et la Turquie. Aucun des projets ne peut être mené à bien dans la situation chaotique du Moyen-Orient. C’est beaucoup de pognon de perdu pour les rapaces pétroliers et gaziers étasuniens, européens et russes. Mais aussi turcs qui voudraient bien prélever leur commission sur le stockage et le passage de tout m³ de gaz qui traverserait son territoire ! Seulement il y a un hic : Bachar el Assad ne veut rien savoir ! Il faut donc détruire ce mauvais coucheur, quitte à détruire son pays. Mais il y a un deuxième hic qui reste en travers de la gorge des oligarques gaziers occidentaux : les Russes. Ceux-ci sont en concurrence directe avec les monarchies du Golfe pour vendre leur pétrole et gaz ainsi que ceux venant d’Azerbaïdjan et d’Iran. Et donc se positionnent en protecteur de Bachar el Assad.

Se greffe sur ces rivalités économiques une composante religieuse, secondaire mais bien réelle. Les pétromonarchies sunnites du Golfe ont une haine viscérale des chiites. D’où leur volonté de détruire la Syrie de Bachar qui est Alaouite (une branche du chiisme).

Le massacre chimique de Khan Cheikhoun fournit à Trump un prétexte inespéré qui lui permet de reprendre pied dans un conflit où son pays n’a pris que des bouffes depuis des mois. Il n’est qu’une excuse pour une intervention militaire. Les actions unilatérales sont des actions impérialistes, et les Etats-Unis se moquent bien du droit international. Ils l’ignorent lorsque cela les arrange. Et puis il faut fournie du travail au complexe militaro-industriel qui fait la pluie et le beau temps dans ce pays qui a besoin de guerres. Les problèmes internationaux entre Etats doivent être résolus par le dialogue et non par les bombardements.

Et nous qu’est-ce qu’on fait dans cette galère ? On joue les supplétifs des Étasuniens. En espérant bénéficier d’avantages tarifaires sur le gaz du Golfe et de contrats d’armes juteux avec les tyrans de ces pays féodaux. Les belles paroles sur les droits-de-l’homme n’ont pas grand-chose à voir avec les affaires… Et Ayrault continue à dégoiser ses konneries. Comment peut-on avoir confié la diplomatie française à se sous-nul ?

Mais alors, Daech ? L’État islamique ? Ils sont gênants mais sont un bon prétexte pour intervenir dans ces régions. Et puis, il faut faire la part du feu : quelques attentats sont bien utiles pour mettre en place un État « musclé » à travers l’état d’urgence…

Mondo cane…

 

Sources :

http://hommelibre.blog.tdg.ch/archive/2013/08/30/syrie-ca-sent-le-gaz-246283.html

http://www.tdg.ch/monde/poutine-denonce-agression-syrie/story/13567172

http://www.voltairenet.org/article174022.html


Illustration X - Droits réservés

08/10/2015

Au bistro de la toile : de la Syrie poutinisée à l’Europe allemande.

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 - « Ils ont massacré des millions d’Amérindiens, ils se sont enrichis avec l’esclavage, ils ont utilisé la bombe atomique, partout où ils passent ils sèment la merde ! ». Ben dit donc Victor, il est pas tendre notre Gégé national avec les bouffeurs de caoutchouc !

 

- Il a raison Depardieu, Loulle. Et encore il est gentil. Il a oublié de parler de la guerre bactériologique inventée par les pasteurs qui « offraient » généreusement aux Amérindiens des couvertures infectées de « smal pox », la variole, agrémenté d’ « eau de feu », la gnole pour les éradiquer de leurs terres. Il a oublié les villages viets cramés au napalm. Il a oublié le sac de merde laissé au Moyen-Orient par ces criminels de guerre que sont les Bush père et fils. Il a oublié le massacre d’un hôpital en Afghanistan par les sbires d’Obama. Mais là, 22 morts seulement, ça fait petit bras…

 

- Ils sont moins fiers les cow-boys en Syrie depuis que tonton Wladimir a mis le paquet ! Depuis des mois, leurs F16 balancent des bombinettes on ne sait où mais sûrement pas sur les tueurs de l’Etat Islamique, leur enfant putatif. En plus, ils daubaient sur la coalition de Poutine « Bachar el Assad, les Iraniens et les Russes, alors que notre coalition comprend une quarantaine de pays ! » Sauf qu’en quelques jours, les Russkoffs font plus de boulot que ce ramassis de bras cassés en plusieurs mois ! Les Russes ont pris la main au Moyen-Orient, et c’est très bien ainsi. Quant à François…

 

- Mouais… Quant à François, il se couvre de merde et laisse la France se faire rouler dans le caca par la mère Le Pen à Bruxelles. Une honte. Il se montre comme le toutou docile non seulement des Yankees, mais aussi de la Cimbro-Teutonne Merkel ! Eh oui ! Concernant les « réfugiés », il s’est aligné sur la Chancelière concernant les quotas. Et alors là, on nage dans le mensonge et le bourrage de crâne. Il est question de 150 ou 200 mille « réfugiés » a répartir entre les 28 pays de l’Union alors  que la seule Allemagne revendique l’accueil non plus de 800.000 « réfugiés » mais de 1,5 millions par an ! Avec un regroupement familial oscillant entre 4 et 8 personnes, c’est entre 6 et 12 millions de musulmans chaque année que l’Allemagne veut imposer à l’Europe. Aux fous ! Angela Merkel a essayé de se faire bien voir de ses amis ultralibéraux, des grandes entreprises multinationales et des « sponsors » de son parti en ouvrant brusquement sa frontière aux « réfugiés » de toutes sortes, même à ceux qui viennent de pays sûrs. 40 % de ces « réfugiés » viennent d’Albanie et du Kosovo, ce pays volé à la Serbie par la soldatesque de l’Otan et devenu la plaque tournante européenne de tous les trafics, qu’ils soient d’êtres humains, d’armes, de drogues, de putes et, pire que tout, de « pièces de rechange » humaines… Ces migrants doivent contribuer à faire baisser les salaires allemands qui, après des années de croissance zéro, ont lentement commencé à augmenter à nouveau. Il faut s’attendre à un formidable retour de bâton contre les politiciens européens qui, comme Frau Merkel, encouragent les migrants à venir dans leur pays. Les salaires stagnent ou baissent en Europe et le chômage est encore beaucoup trop élevé. La dernière chose que les gens veulent en Europe, en ce moment, c’est de se retrouver avec encore plus de concurrence sur le marché du travail. Les parties d’extrême droite vont profiter de tout cela. La Le Pen l’a éructé sans vergogne à François, hier, à Bruxelles.

 

- D’ailleurs l’étoile de la Saxonne commence sérieusement à pâlir. Elle s’est faite sèchement tacler dans son propre parti : “La politique d’ouverture des frontières menée actuellement ne correspond ni au droit européen ni au droit allemand et est en désaccord avec le programme de la CDU.” Des mouvements contre cette invasion se lèvent outre-Rhin. Et l’expérience, hélas, nous montre ce qui risque d’arriver en Allemagne – donc à notre porte, quasiment chez nous – lorsque les foules germaniques se mettent à déconner…

 

- Bon. Á  la nôtre quand même !

 

 Illustration: merci à Chimulus

28/09/2015

Au bistro de la toile : Catalogne, Syrie, Poutine.

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- Eh ! T’as vu Victor, las Catalans ont voté massivement pour leur indépendance !

 

- Faux, Loulle ! Archi faux. Les Catalans ont élu une assemblée régionale. Et cette assemblée générale sera dominée par deux partis indépendantistes. C’est tout. Ces partis ont tout fait pour faire de ce vote un plébiscite pour l’indépendance. Eh bien c’est raté.

 

- Ah bon ?

 

- Bien sûr Loulle. Ce « plébiscite » a été perdu puisque les votes « indépendantistes » ne recueillent que 48% des voix. Ils ont gagné leurs élections régionales mais ont perdu leur « plébiscite ». Où alors je ne sais plus compter. Ou bien encore je ne comprends plus rien à la démocratie… De toute façon, l’indépendance d’une région d’un pays membre de l’Union européenne ne peut être entérinée qu’à l’unanimité des membres de l’Union. Y compris…l’Espagne bien sûr. Rajoy ne le signera pas, et je vois mal Podemos, s’ils arrivent au pouvoir, avoir une autre option. Et je vois mal aussi la France voter pour, sauf à ouvrir la boite de Pandore avec les Bretons, les Basques, les Corses et, pourquoi pas les pays dits d’Occitanie, de Nice à Bordeaux…

Ce qui va se passer, c’est que le pouvoir de Madrid va accorder beaucoup plus d’autonomie à la Catalogne. Et ce sera très bien comme ça. Parce que passé la cuite de la « victoire », que représenterait la Catalogne indépendante ? Un petit pays européen. Entre Malte et la Belgique au niveau de l’influence ! Alors que l’Espagne, c’est autre chose !

 

- Donc les télés, les radios, les canards nous bourrent le mou.

 

- Ne me dit pas que tu découvres cette évidence Loulle.

 

- Bon. Autre chose dans l’actualité : revoilà Poutine !

 

- Exact ! Et je rajouterais : heureusement ! Les « Zoccidentaux » ont fait la preuve de leur incapacité à résoudre la crise syrienne.

 Duplicité étazunienne qui lutte inefficacement du haut du ciel avec ses avions et ses drones contre cet Etat Islamique que les USA ont contribué à créer.

Incompétence de la « coalition » de toutes les  branquignoles du secteur.

Double jeu des Turcs qui acheminent et achètent le pétrole des Daech, soignent leurs combattants blessés, leur fournissent des armes et, sous prétexte de les combattre…bombardent et massacrent les Kurdes, les seuls qui font face victorieusement aux égorgeurs d’allah.

Crapulerie des monarchies moyenâgeuses d’Arabie saoudite, Qatar et autres confettis d’états engraissés sur le pétrole, « cet excrément de la terre » et organisés autour de la pire névrose collective qui soit, l’islam wahabite.

Imbécilité crasse de la diplomatie française qui, drapée dans sa « morale droit-de-l’hommiste », refuse de discuter avec Bachar-el-Assad, qui n’est certes pas un parangon de vertu, mais dont l’armée fait toujours face aux tueurs de l’E.I.. Imbécilité et aveuglement irréaliste puisque même les Etazuniens et les British, pragmatiques, acceptent maintenant de remettre Assad dans le jeu. Comble de la honte, François va avaler son chapeau sous peu et s’aligner servilement sur les autres…

Poutine revient donc, avec des moyens militaires et des alliés solides : l’Iran et la Chine, excusez du peu. Une vraie coalition, capable de détruire les serpents islamistes sur le terrain, peut dès lors voir le jour. Sans que ni les Russes, ni les Ricains ne puissent prétendre en prendre la tête. Avec par contre une coordination des actions et surtout un plan de paix, une organisation politique réfléchie et viable, dans le cadre de l’ONU pour après. Sinon ce sera le chaos, comme en Irak, comme en Libye.

 

- Poutine : bravo l’artiste ! Allez, à la nôtre. C’est pas de la vodka, c’est du Tavel !

 

Illustration: merci à Chimulus

21/05/2015

Moyen-Orient : Ah ! La belle guerre de religion !

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Daech bouffe l'Irak et la Syrie jour après jour. Ramadi en Irak (100 km à l’ouest de Bagdad) la semaine dernière, Palmyre en Syrie (80 km de Damas). Les troupes des armées régulières qui lui sont opposées semblent plus douées pour la course à pied que pour la lutte gréco-romaine...

 

Côté Irak, les bidasses mal payés, mal entraînés, peu motivés à laisser leur peau (Pour quoi ? Pour qui ?) foutent le camp en abandonnant les armes, les véhicules, les munitions aux mains des djihadistes de Daech. Du bel et bon matos à tuer made in USA. En face, Daech a récupéré l'essentiel des cadres de l'armée de Saddam Hussein, jetés à la rue par l'incommensurable konnerie étazunienne. Les trésors de Palmyre vont subir le sort des antiquités de Mossoul ou de Nimrod : vendus aux riches collectionneurs (Etazuniens pour la plupart) pour ce qui est démontable, explosés pour les autres. Pour ces obscurantistes sauvages, tout ce qui n'est pas islam (enfin, leur conception de l'Islam) n'existe pas... Des barbares bourrés de thunes, ils « gagnent » avec la vente du pétrole et des antiquités autour de un million de dollars par jour! Et malgré leurs exactions – décapitations, massacres de civil pour « collaboration avec le régime » - ils bénéficient d'une certaine popularité parmi les populations (sunnites) conquises parce qu'ils se présentent comme le rempart et de glaive sunnite face aux « mécréants » chiites.

 

Côté Syrie, l'armée du régime (allaouite, donc presque chiite) est fatiguée, manque de munitions, semble douter de sa mission, ou préfère peut-être se replier pour défendre Damas, à deux heures de pick-up de Palmyre. On a accusé Bachar El Assad de tous les maux. Va-t-il pourtant falloir l'aider à défendre Damas ? Ou laisser les terroristes de Daech triompher ?

 

Dans quelques jours va s'ouvrir une conférence entre les diverses parties de la coalition hétéroclite des ennemis de Daech. Que pourront-ils se dire, sinon constater leur impuissance tant militaire que diplomatique ? Pour une bonne raison : le seul pays capable de défaire, sur le terrain, au sol, les barbares fanatiques sunnites de Daech ne sont pas les soldats d'opérette de l'Arabie saoudite ni les frappes aériennes mais les Iraniens, qui possèdent une armée puissante, bien équipée, aguerrie et motivée. Seulement voilà : les Iraniens ne sont pas invités à cette conférence ! Allez savoir...

 

Alors, quand Damas va tomber aux mains de Daech, que faudra-t-il faire ? Le Liban sera la première cible. Mais là, il y a le Hezbollah, donc les Iraniens... Que feront les Occidentaux ? Que feront les Russes (qui ont une base navale importante en Syrie). Que feront les Israéliens (bien « compréhensifs » jusqu'à présent au sujet de Daech) ? Que feront les Turcs (eux aussi bien « compréhensifs » avec Daech) ?

 

Au fait, on assiste aux derniers soubresauts de la main mise anglo-franco-étazunienne sur les pays du Moyen-Orient de l'ex-empire ottoman. Les frontières artificielles, dessinées pour séparer afin de mieux régner pour mieux piller, s'effacent. Place très bientôt au grand affrontement religieux intra-islamique entre les chiites de l'Iran et d'une grande partie de la population de l'Irak et les sunnites du reste du Moyen-Orient. Entre Perses et Arabes, rivaux ancestraux. Ça a déjà commencé au Yémen.

 

Et nous dans ce foutoir sanglant ? Bof. Le mieux est de s'en tenir le plus loin possible. "Qu'ils se démerdent entre eux, qu'ils s'étripent si ça leur chante. On pourra toujours leur vendre des armes..." pensent-on discrètement.

 

Ouais... C'est oublier les millions de réfugiés qui vont fuir ces zones à feu et à sang. Et où viendront-ils ?

 

Devinez.

 

Mondo cane...

 

Photo X - Droits réservés

 

26/02/2015

« Les ennemis de mes ennemis sont mes amis ! » Bachar el Assad et...Poutine incontournables !

syrie,irak

 

Horreur ! Ils ont osé aller parler avec Bachar el Assad ! Quatre députés français. Ben dis donc ! On aurait dit qu'ils avaient pété dans la sacristie !

 

Ah les jocrisses ! Ah les faux-culs ! Pas ceux qui sont allés en Syrie, non : ceux qui s'offusquent de cette démarche. Pourtant regardons les choses de près. Qui est l'ennemi qui menace réellement notre pays ? Les nazislamistes de l’État islamiste et leurs frères ennemis d'Al Qaïda avec leurs diverses franchises locales (Chebab, Al nostra, Boko haram, etc.).

 

Selon le principe de sagesse qui dit que « les ennemis de mes ennemis sont mes amis » regardons les choses à travers le prisme de la raison, même cynique, plutôt qu'à travers celui d'un sentimentalisme bêlant. Les seules forces capables de lutter victorieusement, sur le terrain, au sol, avec les nazislamistes de l'E.I. sont au nombre de deux : - l'armée régulière de la Syrie, donc celle de Bachar el Assad ; - les forces iraniennes. Point barre.

 

Dès lors une politique étrangère réaliste implique de se rapprocher de Bachar el Assad et de l'Iran ! Tout le reste, c'est de la pisse de chat. Donc la démarche des quatre députés français est aussi réaliste que censée. Et on ne fera pas croire qu'ils ont initié cette opération sans que le Quai d'Orsay ne soit au courant et ait donné son accord tacite. Ce qui prouve que François a dû lire Machiavel et sait être le digne élève de tonton Mitterrand quand il veut ! En matière de politique, il n'y a pas d'amis, pas d'alliés, uniquement des rapports de force et des conflits d'intérêts. Et devinez qui ces députés ont rencontré, grenouillant dans les coulisses du pouvoir syrien ? Des Etazuniens, bien sûr. Les mêmes que l'on trouve...à Téhéran.

 

On nage dans un marais particulièrement fétide la-bas. En effet ces djihdistes de l’État islamiste contre lesquels la coalition internationale envoie ses bombes, ce sont ceux qui ont été armés, soutenus, financés par les Zoccidentaux, les Israéliens et leurs larbins d'Arabie saoudite, du Qatar et autres états-confettis esclavagistes pétroliers ! Ceux dont l'objectif était de faire tomber le gouvernement de Bachar el Assad...

 

Dans ce marais fétide, deux idéologies s'affrontent.

 

Celle de l'Etat islamiste : recréer un califat des pays arabo-musulmans faisant fi des frontières. Rêve - ou cauchemar – illusoire tant les ethnies, les sectes religieuses, les intérêts sont différents et antagonistes dans cette région.

 

Celle des Etazuniens et de leur prolongement (ou mentor?!) israélien : le redécoupage des états arabes sous forme ethnico-religieuse en plusieurs mini-états. Une balkanisation créant des états faibles, donc faciles à contrôler, sur le modèle du Koweit, du Qatar, des Emirats-Arabes-Unis, du Barhein. Sous protectorat étazunien évidemment. Dans ce schéma, la Syrie serait découpé en trois mini-états alaouite, sunnite et druze. L'Irak en mini-états chiite, sunnite et kurde.

 

Seulement voilà, ça ne sa passe pas comme ça. Dès lors, notre intérêt bien compris est de lutter contre l'ennemi le plus dangereux pour nous de par le fait qu'il bénéficie d'une cinquième colonne ayant montré il y a peu son efficience mortelle chez nous. C'est l’État islamique. Á partir de cette constatation, un gouvernement soucieux de la sécurité de ses ressortissants ne doit hésiter à s'allier avec le diable, si le diable peut l'aider à se débarrasser de ses ennemis. Bachar al Assal devient donc un interlocuteur incontournable. Et avec lui son allié le plus fidèle qui est...la Russie de Poutine !

 

 Allez, François, mets-toi les mains dans la merde s'il le faut, mais montre que tu es à la hauteur !
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26/09/2013

Rebelles syriens : il y a de l’eau dans le gaz entre nationalistes laïcs et islamistes intégristes.

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Il y a quelques jours, François, lors de sa tournée triomphale au Mali, a claironné, menton volontaire et doigt vengeur, que la France allait livrer des armes à l’Armée syrienne libre (ASL) dans un cadre contrôlé «car nous ne pouvons accepter que les armes puissent aller vers des djihadistes que nous avons combattus ici».

Ben voyons. C’est qui ces « interlocuteurs de confiance » ? Les premiers insurgés, laïques ceux-là, qui voulaient secouer le joug de la dictature d’Assad ? C’est bien, mais c’est bien tard. Parce que ceux-ci, depuis deux ans, on les a regardé se faire bombarder sans bouger un cil. Ils ont alors été rejoints par des groupes à dominante étrangère armés, entrainés, infiltrés par le Qatar et l’Arabie saoudite, vraisemblablement avec un coup de pouce de la CIA, orfèvre en la matière. Ces groupes se réclament des idéologies islamistes et proclament leur volonté d’instaurer la charia sur le pays. Or, ces drôles de « démocrates » représentent à présent la moitié des forces opposés au régime d’Assad. Ils viennent d’ailleurs aujourd’hui même d’annoncer qu’ils se retiraient de l’ASL. Comme ça, les choses sont plus claires : d’un côté des forces islamistes décidés, entrainés et armés, de l’autre des révoltés civils encadrés par quelques déserteurs de l’armée d’Assad. Au niveau efficacité au combat, y a pas photo.

Selon une étude britannique parue dans le Daily Telegraph, ces groupes islamistes s’allient ou s’affrontent en fonction des rapports de force entre eux sur le terrain. Il y aurait ainsi un millier de bandes parmi lesquelles des hordes de «malfrats», qui «profitent du vernis islamique et du contexte révolutionnaire pour s’emparer de pans entiers du territoire, rançonnant la population, enlever des gens et s’en mettre plein les poches » si l’on en croit Domenico Quirico, l’envoyé spécial du quotidien italien la Stampa, enlevé en avril et libéré dimanche 9 septembre. Selon le journal anglais, ils auraient d’ailleurs commencé une campagne d’endoctrinement des civils sunnites dans les zones sous contrôle rebelle pour les convertir à l’extrémisme.

Les combattants laïcs, opposants nationalistes au dictateur Assad, ne représenteraient plus qu’un quart des forces rebelles. Ils ont d’ores et déjà été supplantés sur le terrain par les djihadistes. Ce qui permet de penser que s’il y a des livraisons d’armes sophistiquées (missiles sol-air par exemple), elles tomberont rapidement dans leurs mains (sauf à avoir des personnels militaires français sur place ! Puis quoi encore… Eh ! Oh ! On sort d’en prendre…).

Il faut donc regarder les choses en face : la majeure partie des rebelles en Syrie sont des islamistes purs et durs, ceux-là même qui sont nos ennemis au Mali et ailleurs, ceux-là même qui ont perpétué le carnage de Nairobi. Ceux sont eux qui sont les dirigeants potentiels de la future Syrie.

François, Barrack et les autres dirigeants de la « communauté internationale » doivent toujours avoir cette réalité en tête avant de s’engager dans ce merdier…qui sent fortement le gaz. On en reparlera.

 

 Nonidi 9 Vendémiaire 221

 

Illustration: merci à Pakman, de Backchich

06/09/2013

François, Barrack, alors, on le tranche ce nœud gordien ?

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« Eh ! Oh ! Si tu veux y aller, toi, va-z-y. Mais pas nous ! » C’est ce qu’ils lui ont dit les Zeuropéens à Françinator, entre le caviar et la vodka. Ils n’ont pas osé dire la même chose à Obama, mais ils n’en pensaient pas moins. Et ils ont bien raison. Disons-le et répétons-le, nous n’avons rien à foutre dans le merdier syrien. Ce n’est pas notre truc.

 

Ouais, mais ces pauvres gens qui se font gazer par un affreux dictateur…

 

Et alors ? On veut renverser une affreuse dictature pour la remplacer par quoi ? Par une démocratie à l’occidentale ? Quelle naïveté ! Il n'y a qu'à voir le'Irak et l'Afghanistan... Non, par une dictature encore pire, celle des islamistes. Le choix est entre le cancer en phase terminale et l’arrivée de la peste bubonique.

 

Ça vient de loin. On paie là la colossale faute des Zétazuniens et en règle générale des Zoccidentaux qui ont inventés, créés et fait grandir ces extrémistes religieux pour contrer Nasser, coupable à leurs yeux d’avoir voulu libérer son pays de l’exploitation éhontée des pays arabes, de leur pétrole, de leur canal de Suez et autres richesses.

 

Nasser était un laïque, un émancipateur dans la droite ligne de Kémal Atatürk. Le monde ne serait pas au bord de l’affrontement armé  si la bêtise, la cupidité de nos dirigeants n’avaient pas tout fait pour abattre cette génération de dirigeants arabes éclairés. N’oublions pas que les partis Baas (ceux de Nasser, de l’Irak, de la Syrie) étaient des partis laïques, des partis progressistes.

 

Le « monde arabo-musulman » comme ont dit a raté le coche à la sortie de la guerre  de 39-45. Des mouvements de libérations nationales victorieux les ont libérés du joug du colonialisme. Des partis laïques comme les partis Baas, des hommes déterminés comme Nasser en Egypte, Mossadeg en Iran laissaient espérer la libération non seulement des nations, mais aussi des esprits. Ils empruntaient la même voie que Mustapha Kemal Atatürk après la guerre de 14-18 qui n’hésitait pas à chasser les ulémas, les imans et autres exploiteurs musulmans par la podoculothérapie ! Il n’y allait pas par quatre chemins le grand Mustapha qui proclamait : « L’islam, cette théologie absurde d’un bédouin immoral est un cadavre qui empoisonne nos vies ». Mais ces révolutions libératrices se sont heurtées…aux intérêts des Zétazuniens, des Rosbifs et aussi de nous-mêmes. Vous pensez, ces révolutionnaires prétendaient se réapproprier leur canal de Suez et nous vendre leur pétrole que nous leur prenions gratos ! Alors l’exécuteur des basses œuvres de l’oncle Sam, la CIA et avant elle l’OSS ont tout fait pour abattre ou saccager ces régimes progressistes qui leur faisaient peur en flirtant « dangereusement » avec la puissante URSS de l’époque. Pour cela, ces officines se sont appuyées sur la religion : ils ont inventé les Frères musulmans, ils ont conforté les régimes féodaux sanguinaires de l’Arabie saoudite, Qatar et autres émirats pétroliers qui propagent et arrosent de pognon partout dans le monde l’idéologie salafiste, le pire des obscurantismes. Plus tard ils ont créé, entrainés et armé les talibans afghans, et que dire des accointances financières entre les familles Bush et…Ben Laden…

 

La seule solution durable est à long terme. Chez nous, la Révolution a mis un siècle et un peu plus pour réussir. Chez nous, la laïcité et l’instruction publique ont permis aux gens de réfléchir par eux-mêmes et donc de se rendre compte du fatras de conneries que sont les religions, ces névroses collectives, et du danger qu’elle représentent, particulièrement celles dites « du livre » qui sont des idéologies sectaires d’exclusion, de terreur, de mort. Actuellement, c’est l’islam qui gueule le plus fort, ce sont ces kons de barbus qui prétendent détenir la vérité absolue et qui veulent nous l’imposer ou nous égorger, le fait de tuer un « infidèle » valant ticket d’accès direct au paradis d’Allah… Et c’est ces abrutis sanguinaires que nous voulons aider à conquérir le pouvoir en Syrie ? Aux fous !

 

La seule vraie solution pour se débarrasser de tous ces nazislamistes et de la merde qu’ils sèment partout dans le monde, c’est de trancher le nœud gordien,  c'est-à-dire de taper fort sur les nids de vipères qui propagent, financent, arment ces fanatiques : l’Arabie saoudite, le Qatar et autres émirats du golfe ! Or ces féodalités sont…nos principaux fournisseurs de pétrole et de gaz, clients de nos marchands d'armes et alliés dans la région… Quel bordel…

 

 

Décadi 20 Fructidor 221

 

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03/09/2013

Syrie? François, BASTA YA !

 

 

coq va-t-en-guerre.jpg

 

L'émotion. On joue sur l'émotion. Eh! Vous avez vu ces horreurs que nos services secrets ont acceptés de déclasser pour apporter les preuves de la culpabilité du sinistre Bachar ! Dégueulasse bien sûr.

Et ces millions de réfugiés cuisant sous des tentes de fortune? Révoltant bien sûr.

Bon. Et alors? Qu'est-ce qu'on fait? On envoie les Rafales distribuer quelques missiles "intelligents" qui détruirons quoi ? Les usines de fabrication d'obus au gaz sarin? Au fait qui leur vend ce gaz sarin aux Syriens ???

Et ça servira à quoi ces frappes? A faire tomber le dictateur? Hollande comme Obama avouent que ce n'est pas le but. Il s'agit seulement de le "punir". Comme à l'école... Coups de règles sur les doigts.

Et qui succédera à Bachar lorsqu'il va tomber, car ça arrivera. Une démocratie à l'occidentale? Bien reconnaissante? Bien à la solde de ses "protecteurs" occidentaux? Tè! Fume... Les prochains maîtres de la Syrie seront les naze-islamistes, fanatiques sanguinaires appuyés sur une idéologie religieuse d'un autre âge. Et on irait lutter aux côtés de ceux que nous combattons au Mali? Où est la cohérence?

Et d'abord est-ce à nous de faire quelque chose pour débarrasser la Syrie de son bourreau? Eh! Oh! La Turquie voisine a la deuxième armée de l'Otan. La plus puissante, et de loin, dans la région. Et l'Arabie saoudite, pleine de pognon, forte d'une armée redoutable, avec des centaines d'avions, de chars et de toutes ces belles machines à tuer que nous leur vendons? Et le Qatar, ce "pays amis" de la France? Et tous les pays de la Ligue arabe? Qu'ils y aillent, eux! Ils sont du même monde, ils se comprennent, ils ont les mêmes valeurs. Qu'ils se démerdent entre eux!

L'émotionnel à la place du rationnel, ça suffit.

François, basta ya! 


Septidi 17 Fructidor 221


Illustration X - Droits réservés

30/08/2013

Au bistro de la toile : la Syrie, au fond, on s’en fout…

chimulus bistro copie.jpg

 

 

- Oh ! Victor, t’as vu, les Rosbifs, ils ont donné une sacrée bouffe à leurs va-t-en-guerre !

 

- Ils nous donnent en l’occurrence une belle leçon de démocratie : chez eux le Parlement est consulté AVANT toute intervention militaire ; chez nous un débat est prévu au Parlement mais la semaine prochaine, sans vote et ainsi, « cause à mon cul, ma tête est malade » qu’il peut dire Normalou s’il veut nous engager dans une guerre merdique. La Syrie, avec le contexte local et les pays potentiellement en jeu, ce n’est pas le Mali.

 

- Tout de même, il faudrait lui ratatiner un peu les aliboffis à ce Bachar Le Lion (c’est ce que veut dire El Assad). Attend, ça fait deux ans qu’il massacre son propre peuple, et maintenant il le gaze ! Faut pas déconner non. On ne peut pas rester les bras croisés ?

 

- A ouais ? Comme tu dis, ça fait deux ans que ça dure et on veut réagir maintenant ? Cent mille mort par armes « conventionnelles, ça nous en touche une sans faire bouger l’autre, comme disait Chichi, et quelques dizaines de morts semblant avoir été gazés vont suffire à nous fourrer dans cet épouvantable merdier ? Eh ! Oh ! Ça va pas la tête… C’est au début qu’il fallait aider les premiers rebelles. Maintenant c’est trop tard, ceux qui combattent le plus en Syrie, ce sont les naze-islamistes, ceux-là même que l’on combat au Mali ! Faudrait être kons d’aider nos propres ennemis !

 

- …taing ! Victor, les preuves, on les a, non ? Il y a des images !

 

- Des images de quoi ? D’où ? De quand ? Fournies par qui ? Attends, que le sinistre Assad soit capable du fait, c’est indéniable. Mais les autres kons les plus puissants, les plus remuants, les plus efficaces, ce sont les djiahdistes, ces fanatiques islamistes ! Tu crois qu’ils ont l’âme plus blanche de le Bachar ? Et puis les preuves de ce genre, depuis l’Irak et ses « preuves d’armes de destructions massives », on sait ce que ça vaut.

 

- Alors on laisse faire ?

 

- Attends Loulle, s’impliquer dans une guerre, ce n’est pas rien. On sait quand ça commence, jamais quand et comment ça finit. Même s’il s’agit seulement de « punir » Bachar, sans l’assentiment de l’ONU n’oublions pas. Ce qui ne changera rien à la situation sinon de rouler un peu les épaules. Il ne faut faire preuve ni de sensiblerie ni de sentimentalisme en la matière. N’écoute pas les journaleux matamores qui, du fond de leur bureau confortable, s’offusquent de la reculade anglaise. Qu’ils y aillent les kons ! Il faut se dire « Est-ce que les intérêts primordiaux, vitaux de la France sont en jeu ? ». Est-ce le cas ? Non. Alors laissons-les se démerder entre eux. C’est un merdier pas possible où se mêlent luttes pour le pouvoir, intérêts pétroliers et surtout conflits religieux entre sunnites, chiites, alaouites et tout le bouzin. Tout ce qu’on fera nous retombera un jour sur la gueule. C’est la seule chose dont on peut être sûrs.

 

- Mouais… Tout ça donne à réfléchir Victor. Finalement, au fond de nous même, si on est honnête avec soi-même, la Syrie, on s’en fout…

 

- C’est peut-être dégueulasse, mais c’est comme ça. Allez, buvons un coup, pour oublier…

 

 

Tridi 13 Fructidor 221

 

Illustration - Merci à Chimulus

 

 

 

28/08/2013

Je te tiens, tu me tiens par la barbichette, le premier qui syrira aura une tapette...

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Название Бога ! 100.000 morts, 2 millions de réfugiés, la famine qui rampe. C'est assez. Cette guerre civile en Syrie dépasse maintenant les bornes. Nous, Russes, soutenons le gouvernement légitime de ce pays ami depuis bien longtemps. La Syrie est non seulement un pays ami, mais aussi un client pour notre économie, notamment en matière de fourniture militaire. Nous leur avons vendu plus d'un millier de chars, des centaines d'avions de combat, des batteries de missiles air-sol. C'est essentiel pour faire tourner nos usines et fournir du travail à nos travailleurs. De plus, ce pays ami nous ouvrent l'espace méditerranéen grâce à la base navale qu'elle nous concède à Tartous. C'est stratégique pour nous puisque c'est la seule base navale en eau libre que nous avons hors de nos frontières.

 

Au-delà de ces intérêts stratégiques et commerciaux, il y a la dimension morale. La ligne rouge a été franchie. Nous ne pouvons accepter en restant les bras croisés les horreurs perpétrée par la subversion islamiste qui a pris les armes contre le régime démocratique du président Assad. Ces terroristes – armés, soutenus financièrement, entraînés par les puissances impérialistes occidentales avec l'aide sur place des sionistes – ont franchi cette ligne rouge en envoyant des obus emplis de gaz neurotoxiques sur les populations damassines que tentent de protéger la courageuse armée régulière syrienne. Les photos prises par nos satellites, et que nous avons fournis à l'ONU, montrent clairement que ces obus au gaz proviennent des positions rebelles. Nous ne pouvons accepter cette barbarie. Nous ne pouvons laisser, sans rien faire, gazer des innocents.

 

En concertation avec d'autres démocraties de la région, en premier lieu nos voisins et amis Iraniens, nous avons décidé de « punir » ces assassins, cette racaille terroriste à la solde des puissances impérialistes occidentales. Nos missiles de croisière embarqués sur notre flotte de la Méditerranée vont entrer en action. Nos missiles stratégiques le cas échéant calmerons les ardeurs des bellicistes américains et de leurs toutous européens. Cette action aura lieu même sans l'accord du Conseil de sécurité de l'ONU, puisque cet organisme est paralysé par le veto des Etats-Unis et de leurs affidés européens, France et Grande-Bretagne.

 

Les occidentaux, malgré quelques gesticulations, ne feront rien, conscients des risques pour eux : blocus du détroit d'Ormus par nos amis Iraniens, avec le soutien de nos sous-marins nucléaires, attentats en Europe et aux Etats-Unis, etc. Ils ont trop besoin de notre gaz et du pétrole du Moyen-orient. Enfin, pas plus que nous, ils ne veulent l'arrivée des djihadistes islamistes au pouvoir en Syrie et dans tout le Moyen-orient.

 

La morale nous commande d'agir. Le bon droit guide nos décisions. Que dieu soit avec nous.


 

Et si les deux manip-bourrage-de-crânes se télescopaient ???



BOUM ! BOUM ! BOUM !


AÏE !  AÏE ! AÏE !

 

Primidi 11 Fructidor 221

 

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26/08/2013

François s’en va-t-en guerre en Syrie ? Ça va pas la tête…

Assad et Sarko 2.JPG

 

 

Voilà-t-y pas que François envisage sérieusement, qu’il a dit Ayrault, de remettre son treillis camouflé et ses rangers de chef des armées pour aller « libérer » la Syrie de son bourreau dont les pets nauséabonds gazent ses populations. Ben, voyons, ya-ka ! La Syrie n’est pas le Mali, ni la Libye, François.

 

Le massacreur de peuple – il n’y a pas si longtemps passant en revue l’armée française au 14 juillet à côté de Sarko - a des protecteurs qui, à défaut d’être des modèles de démocratie, donnent à réfléchir à qui se sent des humeurs belliqueuses : Iran, Russie et Chine. Alors qu’est-ce qu’ils veulent les va-t-en-guerre de la gôôche comme de la droite ? Qu’on envahisse la Russie, la Chine et l’Iran avec les quelques guerriers auréolés de gloire que l’on ramène du Mali ? Attitude qui serait comique si elle n’était aussi désolante qu’irresponsable…

 

Alors qu’est-ce qu’il faut faire ?

 

Demander une intervention sous l’égide de l’Onu ? Eh ! Oh ! Les Russes et les Chinois estiment à juste titre s’être fait avoir quant à l’intervention libyenne. Donc pas question.

 

S’assoir sur l’Onu et intervenir sans son aval ? On envoie les missiles de croisière où? Sur quoi? Sur qui? Et on s'engage en temps que supplétifs des Zétazuniens ? Au risque d’un affrontement avec la Russie de Poutine. Donc pas question.

 

On envoie des armes sophistiquées aux rebelles ? Oui mais auxquels tant il y a de factions souvent antagonistes ? Cela risque de revenir à livrer ces armes à Al Qaida et autres islamistes… Donc pas question.

 

Alors, on ne fait rien ? On s’en fout ? Demandez donc aux Français leur opinion, chiche ! Le Moyen-Orient est un merdier dont il faut rester le plus loin possible. Les soubresauts qui l’agitent mêlent les luttes pour le pouvoir, pour le pétrole et surtout les haines religieuses. Sunnites contre Chiites, Alaouites et autres sectes toujours prêtes à s’entr’égorger. Mais il y a une constante : ces gens sont toujours disposés à se réconcilier…sur le dos du roumi si celui-ci met ses gros panards chez eux !

 

Sans oublier qu’Israël serait en première ligne et que les faucons au pouvoir saisiraient à coup sûr l’occasion pour bombarder les installations nucléaires iraniennes.

 

Avec risque très sérieux pour ne pas dire inéluctable vers une troisième guerre mondiale…

 

 

Nonidi 9 Fructidor 221

 

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20/08/2012

Au bistro de la toile : chaud devant, chaud !

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- Oh ! Victor, il parait qu’il fait chaud !

 

- Ah bon ! Et c’est pas normal ? On est au mois d’août non ? Heureusement qu’il fait chaud, sinon comment vivrait mon mastroquet préféré ? Et puis, parler de la canicule – temps de chien – ça évite de regarder le merdier qui se met en place inéluctablement au Moyen-Orient.

 

- Ah ! C’est vrai que là-bas c’est plus que chaud, ça brûle et ça explose… Mais c’est loin et finalement, on s’en fout un peu…

 

- A part que nous avons – merci Sarko ! – une base militaire à Abou Dhabi, dans les Emirats Arabes Unis, juste en face de l’Iran et à quelques centaines de kilomètres seulement. Autrement dit, si le merdier syrien débouche sur une internationalisation de ce conflit aussi religieux (chiite contre sunnite) que géopolitique (main mise sur le pétrole) ; si pour arranger les choses les faucons israéliens bombardent les installations nucléaires iraniennes, ça pètera méchant ! La base française sera une cible toute trouvée pour l’Iran. Et nous serons en première ligne…

 

- Ah ! V’là autre chose… Mais qu’est-ce qu’on est allé foutre là-bas ?

 

- Ben, d’abord – merci Sarko - montrer nos beaux avions, nos beaux bateaux de guerre pour espérer en fourguer quelques uns à toutes ces belles « démocraties » sanguinaires qui se partagent le pétrole, puis montrer aux Ricains qu’on existe, enfin gonfler nos petits muscles dans ce golfe où transitent l’essentiel du pétrole mondial.

 

- Mouais… Il y a beaucoup de gesticulation je vois. Mais qu’est-ce qui pourrait faire que la guerre civile et religieuse en Syrie allume le pétard ?

 

- Le boucher de Damas – celui qui assistât il y a peu de temps au défilé du 14 juillet aux côté de Sarko – fait tout pour internationaliser le conflit : un avion turc abattu, des escarmouches et des tirs avec la Jordanie, pareil au nord Liban. Il pense que pour sauver son pouvoir, il doit impliquer ses grands protecteurs : Iran, Russie, Chine. Et donc provoquer les Occidentaux. Comme nous sommes de nouveau – merci Sarko – en plein dans l’Otan, t’as qu’à voir ce qui nous guette.

 

- Des coups sur la gueule quoi… Tè, en attendant, luttons contre la canicule : je t’offre un rosé limé !


Quartidi 4 Fructidor 220


Merci à Chimulus

13/08/2012

Mettre son nez dans le merdier syrien ? Ça va pas, non !

coq va-t-en-guerre.jpg

 

 

 

Ah ! Ça les travaillait les comiques troupiers de la bellicitude, les Abbot et Costello de la couennerie va-t-en-guerre, j’ai nommé le retraité du cap-Nèg…(pardon, Homme-de-couleurs) et son comparse filousophe à la chemise blanche. Voilà-t-y pas qu’ils enjoignent François de mettre son treillis camouflé et ses rangers de chefs des armées pour aller « libérer » la Syrie de son bourreau. Ben, voyons, ya-ka ! Bourreau dont Sarko oublie que c’est lui qui a tout fait pour le ramener dans le concert international, l’invitant même au 14 juillet.

 

Il agite ses petits bras et met en parallèle son action à lui contre Kadhafi (encore un de ses bons amis !) pour « libérer » la Syrie…et la livrer aux islamistes tout en fournissant un arsenal formidable à tous les barbus fanatiques qui, armés comme un porte-avions, sèment la zone au Mali et bientôt dans toute l’Afrique de l’Ouest. Beau résultat.

 

La Syrie n’est pas la Lybie. Le massacreur de peuple a des protecteurs qui, à défaut d’être des modèles de démocratie, donnent à réfléchir à qui se sent des humeurs belliqueuses : Iran, Russie et Chine. Alors qu’est-ce qu’ils veulent les va-t-en-guerre de la droite ? Qu’on envahisse la Russie, la Chine et l’Iran avec les quelques guerriers que l’on ramène d’Afghanistan ? Attitude qui serait comique si elle n’était aussi désolante qu’irresponsable…

 

Alors qu’est-ce qu’il faut faire ?

 

Demander, puisque nous présidons le Conseil de sécurité de l’Onu, une intervention sous son égide ? Eh ! Oh ! Les Russes et les Chinois estiment à juste titre s’être fait avoir quant à l’intervention libyenne. Donc pas question.

 

S’assoir sur l’Onu et intervenir sans son aval ? Seuls ? On est sûr d’un affrontement avec la Russie de Poutine et d’une humiliation comme à Suez en 1956. Donc pas question.

 

On envoie des armes sophistiquées aux rebelles ? Oui mais auxquels tant il y a de factions souvent antagonistes ? Cela risque de revenir à livrer ces armes à Al Qaida et autres islamistes… Donc pas question.

 

Alors, on ne fait rien ? On ne peut affectivement pas faire grand-chose sinon de l’humanitaire et de la pression diplomatique. Le Moyen-Orient est un merdier dont il faut rester le plus loin possible. Les soubresauts qui l’agitent mêlent les luttes pour le pouvoir, pour le pétrole et les haines religieuses. Sunnites contre Chiites, Alaouites et autres sectes toujours prêtes à s’entr’égorger. Mais tous ces gens sont toujours disposés à se réconcilier…sur le dos du roumi si celui-ci met ses gros panards chez eux !

 

Sans oublier qu’Israël serait en première ligne et que les faucons au pouvoir saisiraient à coup sûr l’occasion pour bombarder les installations nucléaires iraniennes.

 

Avec risque très sérieux pour ne pas dire inéluctable vers une troisième guerre mondiale…

 

Septidi 27 Thermidor 220


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