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16/10/2017

D’un « gros porc » à l’autre.

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"Pétrole O Akbar"

 

Pendant qu’on nous bourre le mou avec les exactions d’un gros porc étasunien violeur d’actrices, un autre gros porc, toujours étasunien, est en passe de déchirer la principale réussite internationale de son prédécesseur : le traité concernant le nucléaire iranien. Une loi oblige le président américain à dire au Congrès, tous les 90 jours, si l’Iran respecte le texte et si la levée des sanctions qui l’accompagne est bien dans l’intérêt national des États-Unis. En cas de « non-certification » par le président – ce qui est le cas - la loi donne au Congrès 60 jours pour décider de réimposer ou non des sanctions. Trump fait la preuve qu’il ne s’intéresse pas au fond des dossiers. Il envoie la balle dans le camp du Congrès.

L’accord sur le nucléaire iranien, conclu en 2015 avec la Grande-Bretagne, la Chine, la France, l’Allemagne, la Russie et les États-Unis, vise à garantir le caractère strictement pacifique et civil du programme nucléaire iranien en échange d’une levée progressive des sanctions. Tous les contrôles internationaux attestent que l’Iran se tient à ces accords. Pourtant Trump, contre l’avis de ses propres experts, estime, lui, que « l’Iran ne respecte pas l’esprit des accords ». A quoi joue-t-il ? Quel intérêt représente-t-il ? On a du mal à débrouiller les idées germant dans les quelques neurones du président yankee. Mais on peut y subodorer la pression de multinationales étasuniennes…

Il ne faut pas oublier qu’il y a des intérêts économiques importants. L’Iran est un pays de 80 millions d’habitants, trois fois plus vaste que la France, fortement urbanisé. Ce pays a besoin de développer ses autoroutes, ports, aéroports, hôtels, etc. Mais aussi ses infrastructures en matière de distribution d’eau, d’électricité, de télécommunication. Sur ces marchés, les entreprises européennes – françaises, italiennes, allemandes – se taillent la part du lion. Au détriment des entreprises étasuniennes. Dès lors, en remettant en cause ces accords et donc en réactivant les sanctions contre l’Iran, les États-Unis saccageraient les efforts des entreprises européennes de s’implanter en Iran, ceci à travers leur système de chantage : « tu travailles avec l’Iran ? Tu ne travailleras plus avec les États-Unis ». Quant aux grandes banques européennes qui pourraient revenir en Iran, toujours traumatisées par l’affaire BNP Paribas, à juste raison, elles ont peur des réactions de Trump.

Ainsi, vraisemblablement pour de basses raisons de guerre économique, Trump risque de déclencher un foutoir encore pire qu’il n’est actuellement au Moyen-Orient. Si les États-Unis réactivent les sanctions, les autres pays – pour les raisons de chantage économique vues plus haut – freineront voire annuleront leur pénétration en Iran. Et ce pays – se percevant légitimement trahi - reprendra sa course à la Bombe. Avec pour corollaire une course parallèle à la Bombe en Turquie et en Arabie saoudite. Bonjour les agréables perspectives…

L’Iran est donc désigné comme « l’ennemi principal » par les États-Unis alors que ce pays n’a plus fomenté d’actions belliqueuses envers le monde occidental depuis longtemps. Bien sûr on est loin d’une démocratie, mais la théocratie au pouvoir passe par les urnes et elle évolue. On est loin des outrances de Mahmoud Ahmadinejad. Le peuple iranien est éduqué, ouvert et revendique avec une légitime fierté un passé aussi riche et glorieux que nos propres racines gréco-romaines.

Le monde occidental, sous le joug des États-Unis, se trompe d’ennemi. Qui est responsable des attentats ? L’Iran chiite ? Non, ce sont des groupuscules terroristes sunnites – Daech, Al Quaeda, Boko Haram, Sheeba, Al Nostra, etc. - soutenus financièrement, militairement et idéologiquement par l’Arabie saoudite, le Qatar, les Emirats arabes unis, le Koweit et toutes les pétrodictatures du Golfe. Or, où a été le président Trump dès son élection ? En Arabie saoudite…

Notre ennemi a plusieurs incarnations. D’abord les organisations terroristes déclarées qui pourchassent, égorgent, décapitent, crucifient les « mécréants », les « apostats », les « mauvais musulmans », bien sûr, mais aussi des États « amis », reconnus, dotés d’armées régulières équipées par les fleurons de notre industrie d’armement, de moyens financiers gigantesques issus des hydrocarbures (monarchies du Golfe), et même du feu atomique (Pakistan). Cette hostilité est également incarnée, relayée et même cautionnée - sous couvert de droit à la liberté religieuse - jusqu’au sein de nos sociétés ouvertes ou des Nations unies, par des organisations et associations subversives appuyées partout dans le monde par ces mêmes États. Elle trouve dans nos sociétés ouvertes des alliés, des « idiots utiles » qui, obnubilés par leur haine de la société qui les nourrit, se conduisent comme des collabos.

Aveuglement ou complicité ? Les deux mon général. Qui subit les sanctions économiques ? L’Arabie saoudite, dictature moyenâgeuse d’où sont venus les tueurs des tours de New York, qui diffuse partout dans le monde la doctrine mortifère wahabite-salafiste, qui soutient, arme et finance les mouvements terroristes qui assassinent dans nos rues ? La Turquie, qui à la suite d’un « coup d'État » douteux, embastille les journalistes, emprisonne toute opposition, bombarde les Kurdes vainqueurs de Daech et diffuse dans nos pays l’idéologie salafiste ? Non. Les sanctions sont contre l’Iran et… la Russie !

Allah et Pétrole o akbar !


Photo X – Droits réservés.

17/01/2017

Au Bistro de la Toile : du Trump brut de décoffrage !

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- Oh Loulle ! T’en fais une tronche. T’as les hémorroïdes qui te taquinent ?

- Non Victor. Mais je crois que nous sommes espionnés par la NSA !

- Rien que ça !

- Eh ouais, tè, t’as entendu comme moi ce qu’il a dit Trump : il allume Mutti Merkel pour sa décision « catastrophique » d’ouvrir les portes de l’Europe à des millions de « migrants ». On a dit pareil ici. Il dit que l’Union Européenne est un instrument pour l’Allemagne et que les Rosbifs ont eu raison de quitter cette union qui est à refaire. On dit pareil ici. Il estime que l’Otan est « obsolète », qu’il date d’une époque totalement révolue, et qu’il veut éventuellement en sortir et laisser les Européens se démerder avec leur défense. On a dit pareil ici. Il dit qu’il faut se rapprocher de la Russie et non pas en faire un ennemi. On dit pareil ici. Il dit que l’invasion de l’Irak a été une énorme konnerie. On dit pareil ici. Etc. Je te le dis Victor : les grandes oreilles indiscrètes de la NSA espionnent mon rade !

- Eh ouais Loulle, t’as raison : ce Trump risque de se révéler beaucoup moins débile que les médias « main stream » voudraient nous faire croire. Les idées qu’il étale, et que tu viens de rappeler, sont marquées du sceau de la sagesse. Et puis, un type qui est pourri à la fois pas Bernard Guetta et pas Alain Minc ne peut pas être totalement mauvais !

En allumant Tati Merkel, il lui rappelle la vassalité de son pays, découlant du « Préambule à la loi portant ratification du traité franco-allemand voté par le Bundestag » du mois de juin 1963.

- Précise.

- Ce « préambule interprétatif » réintroduisit unilatéralement, sans l’accord de la France, tous les éléments que De Gaulle avait justement délibérément exclus du traité dit « de l’Elysée » scellant la réconciliation franco-allemande, signé le 22 janvier 1963 par De Gaulle et Adenauer, dans l’objectif de desserrer les liens entre l’Allemagne et les États-Unis afin de soustraire l’Europe à l’hégémonie américaine. Ce préambule destructeur subordonne la construction européenne à l’intégration militaire dans l’Alliance Atlantique (Otan), impose l’entrée de la Grande-Bretagne chargée de contrôler cette construction européenne dans le sens voulu par Washington, et à la détruire au besoin, implique des accords commerciaux genre Gatt puis devant finaliser la vassalisation totale de l’Europe aux multinationales yankees par le TAFTA.

- Mais tu dis que Trump veut justement annuler le TAFTA.

- Ce qui est une excellente chose et prouve que Trump veut sortir de la ligne impérialiste des États-Unis pour se consacrer non pas à « l’Amérique » mais aux Américains. Si ça pouvait être vrai… Il rappelle à Merkel la vassalité de son pays, mais lui dit aussi de ne plus compter sur le parapluie de défense étasunien, tout en menaçant de taxer de 35 % les grosses bagnoles « made in Germany ». « Tu t’écrases ou tu morfles ! » Il lui dit aussi, concernant l’Otan, « Tu casques ou on se casse ! ». Et il ne met pas de gants pour critiquer vertement la prétendue générosité de l’Allemagne et qui met en danger l’existence même de l’U.E. Il estime que l’afflux de réfugiés a été « la goutte d’eau qui a fait déborder le vase » pour l’Union européenne. Il se félicite du Brexit et insiste : « Je pense que d’autres sortiront. Je crois que maintenir l’union ne sera pas aussi facile que nombre de gens le pensent. Et j’estime que si des réfugiés continuent d’affluer vers différentes parties d’Europe, il sera difficile de maintenir l’union car les gens en seront mécontents ». Et il estime que les conséquences de cette politique d’accueil se sont fait récemment « clairement sentir » - une allusion à l’attentat au camion bélier contre un marché de Noël à Berlin le 19 décembre (12 morts), revendiqué par l’organisation jihadiste État islamique.

Et puis enfin, sa volonté de renouer avec la Russie, de supprimer ces sanctions aussi ridicules que contre-productives sont une ouverture formidable. Qui veut mourir pour la Crimée ou le régime neo nazi de l'Ukraine ?

- Effectivement, peut-être qu’on se trompe sur Trump.

- En tout cas, sa manière de parler sans langue de bois est une bouffée d’air frais. Et si nos dirigeants sont à la hauteur – ce qu’ils tardent à prouver – il y a là une occasion formidable pour l’Europe de se libérer du carcan Atlantique et de se refonder autour d’un noyau réduit et de valeurs de solidarité différentes de cette « concurrence libre et non faussée » qui fait que les populations non seulement s’en détournent mais la rejettent.

- Ouais… Veren ben ! Zoù, à la nôtre !

 

Illustration: merci au regretté Chimulus

 

04/01/2017

Au bistro de la toile : Mélenchon, Trump, Fillon et la Sécu.

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- Oh ! Victor, je viens d’entendre La Merluche ce matin sur France Inter, face à la péronnelle Salamé. Ah ! Il a du gaz le Jean-Luc. Mais avec beaucoup plus de sérénité qu’avant. Il ne se laisse plus aller à ses coups de gueule qui faisaient la joie des questionneurs, mais il ne laisse rien passer !

- Je l’ai entendu aussi. Lorsque Salamé, avec insistance, lui demande ce qu’il faut faire de Bachar El Assad, il lui répond l’évidence : « Mais c’est aux Syriens de le dire ! Pas à nous. » Il considère que Poutine et Erdogan, ce n’est pas la même chose, le Turc étant pour lui un dictateur, « un illuminé fanatisé par sa religion » et dont l’armée a franchi les frontières de son voisin syrien « sans que cela émeuve personne ». Et il met les pendules à l’heure en évoquant les vraies raisons de la guerre en Syrie : « Ce n’est pas une guerre de religion mais un conflit de territoire dans lequel la Turquie a mis les doigts jusqu’au coude, une guerre pour savoir où vont passer le pétrole et le gaz et ce que l’on fait des Kurdes ». Et là, Loulle, il fait preuve de plus de lucidité que la plupart de nos politiques et de tous les matamores qui squattent les plateaux de télévision et de radio. Il pense à juste titre qu’il serait plus judicieux et plus facile, sous l’égide de l’ONU, d’organiser des élections honnêtes en Syrie, avec les réfugiés de retour dans leur pays, que de tout bombarder.

La journaliste le relance pour Trump voulant imposer à Ford de rapatrier ses usines aux USA. « S’il le fait c’est très bien mais on verra. Comme Français, soyons habiles, si Trump renonce à Tafta je serais d’accord avec lui. Je ferais tout pour planter Tafta et aussi Ceta qui sont des pourvoyeurs de chômage et de destruction de toutes nos protections et normes environnementales. »

Tout le monde le pourri, le Trump, mais il n’empêche qu’avant même d’être en fonction, il fait plier les plus puissantes multinationales comme Ford et même Général Motors.

Raison de plus pour y regarder de plus près. Il sera peut-être une calamité pour certains de ses concitoyens, une bénédiction pour d’autres. Mais ça, on s’en fout Loulle, qu’ils se démerdent entre eux chez eux. Ce qui importe pour nous, c’est sa politique étrangère. Les plumitifs le qualifient tous d’ignare en la matière. Et pourtant le Trump, il pense que la guerre en Irak a été une énorme konnerie ; il pense que l’Otan ne sert à rien et coûte trop de pognon aux Étasuniens ; il est contre les traités commerciaux genre Tafta, Ceta, Alena et autres ; il est pour un rapprochement pragmatique avec la Russie ; il n’a rien à foutre des embrouilles du Moyen-Orient, etc. Et ça, c’est très bon pour nous, Loulle !

- C’est vrai. Tiens, les « milieux autorisés », comme disait Coluche, parlent aussi de Fillon et de ses « convictions gaullistes et chrétiennes »

- Je me demande bien ce que le rappel à la statue du Commandeur et les convictions de grenouilles de bénitiers de Fillon ont à voir avec la Sécu ! Le « Faillitaire » fait le tango : un pas en avant, deux pas en arrière et un sur le côté. En fait c’est un mou. Il rétropédale au moindre froncement de sourcil. Alors s’il est élu, on verra comment il réglera le bordel social que ses « réformes » vont fatalement générer, dès la rentrée.

Fillon est une marionnette du Medef. Son programme : faire d’énormes cadeaux aux entreprises avec du pognon pris dans la poche des ménages. Avec en corollaire un danger mortel pour l’une des principales conquêtes de la Libération : tuer la Sécu. Depuis des décennies le patronat en rêve, Valls – sur instruction de Hollande – a essayé de le faire. Ce rêve cauchemardesque, c’est donner de plus en plus de parts de l’énorme gâteau de la protection sociale aux assurances privées. Fillon, Gattaz, Bébéar, même combat…

D’ailleurs la nouvelle législation européenne sur les marchés publics conforte cette dérive vers la privatisation. En effet pour le Parlement européen, il convient « d’encourager une concurrence équitable et de permettre un meilleur rapport qualité-prix » en ouvrant au maximum les marchés publics au secteur public, y compris l’ouverture à la concurrence des services de Sécurité sociale obligatoire ».

La directive sur la passation des marchés publics ne fait pas mystère des intentions d’ouvrir à la concurrence les services de Sécurité sociale obligatoire dans son article 74 (Attribution de marchés pour des services sociaux et d’autres services spécifiques) et son annexe XVI.

La directive permet à un « État de l’Union européenne [qui le] souhaiterait – dans le cadre de son autonomie en la matière – [d’] organiser certains services de Sécurité sociale à travers un contractant.. »

Ainsi un État membre pourra construire son marché des services de Sécurité sociale en respectant les règles de la concurrence libre et non faussée en matière de services de Sécurité sociale obligatoire. C’est la privatisation de la Sécu.

- Raison de plus pour voter Mélenchon. Allez, à la nôtre !

 

Illustration: merci au regretté Chimulus

09/11/2016

USA. La victoire de ceux qui n'avaient plus rien à perdre.

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Jubilatoire d'entendre depuis ce matin les gémissements des chiens de garde de l'orthodoxie ultralibérale.

Patrick Cohen : « Je vous rappelle que l'impensable est en train de se réaliser ».

Bernard Guetta qui se lamente : « Sous Trump il faut s'attendre à l'affaiblissement de l'alliance atlantique », à un « bras de fer avec la Chine », à un « repli isolationniste » et même – horreur suprême pour Guetta – à une « entente avec Poutine dont les « perdants » seront la Syrie et l'Ukraine ».

Et que dire de Paul Krugman, l'un des intellectuel plein de morgue interviewé, prix Nobel d'économie, le défenseur du libre-échange et de la mondialisation des économies : « It's a terrific night ». Ben voyons : les « marchés » tremblent, les couilles-en-or ternissent, les profiteurs et arnaqueurs de tous acabits sentent le « tremblement de terre » qui commence.

Voilà qui devrait réjouir bien des milliards de pékins vulgaris car tout ce qui est mauvais pour les États-Unis est bon pour le reste du monde !

S'il a été élu, Trump, c’est par rejet de Wall Street et des élites que représente jusqu'à la caricature Hillary Clinton.

S'il a été élu, c'est par le désarroi d'une classe moyenne sacrifiée et qui voit en lui une bouée de sauvetage pour ne pas sombrer et tomber dans la pauvreté.

S'il a été élu, c'est parce que les « zélites », les merdias n'ont pas vu, derrière le clown, la grande colère des classes laborieuses étasuniennes. Une colère exprimée par les jeunes lors des primaires par les 12 millions d’électeurs du sénateur démocrate Bernie Sanders autant que par ceux qui, piétinant les caciques républicains, ont mis en selle le milliardaire self made man Trump. C'est la victoire de l'Amérique oubliée.

S'il a été élu, c'est parce que cette population oublié, méprisée, humiliée – la classe moyenne, les « petits blancs » - constitue encore 74 % de l'électorat ! Et ils l'ont fait savoir. Alors les « zélites » autruches des États-Unis sortent la tête du sable et découvrent la détresse des planteurs de tabac de Virginie, les mineurs des Appalaches, les ouvriers de Détroit devenu simples vigiles pour les grandes surfaces. Elles découvrent que l'espérance de vie chez ces oubliés baisse sous l'effet dela misère et de ses effets: la drogue, de l'obésité, des suicides. Treize ans de moins que chez les diplômés. Elles découvrent l'existence d'ilots de pauvreté blancs à côté des ghettos noirs.

S'il a été élu, c'est parce que cette majorité silencieuse a enfin compris qu'elle seule paie les conséquences d'une crise économique déclenchée par les banksters au pouvoir et qui, non seulement ne leur rien coûté, mais les a enrichis.

S'il a été élu, c'est parce que malgré les belles promesses, Obama est resté dans les rails tracés par l'oligarchie d'affaire qui tire le ficelles à Washington. Ces Étasuniens « sans-dents » se sentent à juste titre dépossédés de leur nation, de leur patrie par une poignée de possédants mafieux qui les méprise, les exploite, les rejette.

S'il a été élu, c'est par la révolte des 99 % » contre les « 1 % » de parasites.

S'il a été élu, c'est parce que les perspectives qui sont offertes au peuple, ce sont les ouvriers remplacés par les robots, les caissière remplacées par les scanners de caisse, les chauffeurs de poids-lourds et de taxis remplacés par les véhicules autonomes comme vient de le montrer Google. Qu'est-ce qu'on leur offre à a place ? D'être chauffeur « Uber », d'être auto entrepreneur sans aucune protection, voire chair à canon pour les innombrables guerres entretenues ou déclenchés pat le complexe militaro industriel tout puissant.

S'il a été élu, c'est à cause de la mondialisation voulue et orchestrée par les multinationales avec pour résultats des délocalisations pourvoyeuses de chômage découlant des divers traités commerciaux genre Alena avec le Canada et le Mexique, le TPP (Trans-Pacific Partnership) en Asie, le très rejeté Tafta prévu avec l'Europe.

Trump, pas si clown qu'on veut nous faire croire, a dit à ce sujet : « Nos politiciens ont promu avec vigueur une politique de mondialisation. Elle a enrichi l’élite financière qui contribue à leurs campagnes. Mais des millions de travailleurs américains n’en ont retiré que misère et mal au cœur. »

Le marchand de béton new-yorkais, lui, parle d’industries à défendre, d’accords commerciaux à dénoncer plutôt que de port d'armes et de Bible…

Et en France ? Quelles répercussions ? Nous connaissons nous aussi des colères populaires contre la « globalisation », contre la ségrégation sociale, contre la connivence des élites, contre l'avidité des possédants, contre la nullité des partis dits « de gouvernements », contre la professionnalisation des politiques, contre l'impunité des multinationales, contre le fossé des inégalités.

Dès lors l'arrivée au pouvoir d'une Le Pen est à redouter, celle d'un Mélenchon est à espérer.

 

Illustration X - Droits réservé

07/11/2016

Au bistro de la toile : Trump ? Clinton ? Bonnet blanc et blanc bonnet ? Pas sûr.

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- ...teng, Victor, ils nous les gonflent sérieux les aliboffis avec leur konnerie d'élection étasunienne. On a assez à réfléchir avec la nôtre d'élection !

- C'est vrai Loulle. C'est une manifestation du léchage de bottes des peuples soumis envers leur suzerain… Pourtant, tout ce qui touche à l'orientation politique, économique, financière des Etats-Unis nous importe, même – et c'est le cas tant pour toi que pour moi – si on se fout comme de notre première cuite de ce pays de voleurs de terre, de voleurs de nom. Ceci à travers les multinationales, le dollar, l'Otan, le divers traités commerciaux imposés, le FMI, l'OMC et toutes ces instances soi-disant internationales mais qui ne sont en fait que des instruments de domination des Etats-Unis.

- Vu sous cet angle… Mais dis-moi, voleur de terre, je comprends : ils se sont construits sur le génocide de 30 millions d'Amérindiens et l'esclavagisme de 30 millions de Noirs. Mais voleurs de nom ?

- Oui. Voleurs de nom : ils se proclament comme étant « les Américains ». Comme si les Canadiens, les Brésiliens, les Argentins, tous les états d'Amérique du sud - et même nous, Français de Guyane, de Martinique, de Guadeloupe, de Saint-Pierre-et-Miquelon – n'étaient pas Américains au même titre qu'eux !

- C'est vrai ça . Donc si je te suis, le résultat des élections être Trump et Clinton nous importe ?

- Ben ouais… Qu'on le veuille ou non, c'est comme ça. Mais ne nous y trompons pas, c'est bonnet blanc et blanc bonnet. Le système étasunien du bipartisme donne tous les quatre ans aux électeurs l'illusion de la démocratie. Au banquet des élections, ils ont à choisir entre immangeable et dégueulasse. Ça les amuse – comme nous d'ailleurs. C'est une sorte de match et les gens choisissent leur équipe. Ils ont alors le rôle de « supporter » d'un camp ou de l'autre. Avec toute la finesse que l'on connaît aux « supporters » sportifs ! Mais le lendemain, quand les lampions sont éteints, les banksters, les maquereaux des multinationales, les escrocs des fonds de pensions, le complexe militaro-industriel, bref, tous les ploutocrates du « 1 % » sablent le Champagne : ils ont réussi une fois encore à manipuler les « 99 % » de façon a ce qu'un fantoche, une marionnette soutenue par eux, s'imposent à la tête du système. Ils lui demanderont alors des comptes, de renvoyer l'ascenseur. C'est le « - Qui t'a fait Duc ? - Qui t-a fait Roi ? » à la sauce électorale.

- Tout de même, Victor. Comment une vieille démocratie comme les Etats-Unis peut-elle donner à choisir entre Trump et Clinton ? Entre le prototype du gros kon inculte tendance facho et la fin de série d'une dynastie de politicards véreux jusqu'au trognon.

- Et nous ? On aura peut-être le choix entre une facho qui se cherche une respectabilité, un ancien président « quincaillier » tellement il se trimbale de casseroles au cul, et un pseudo socialiste nullissime. Et les Italiens, ils ont bien élu et réélu plusieurs fois Berlusconi ? Ces élus ne sont que les marionnettes des oligarques de l'ultra libéralisme. Au plus ils sont nuls et souples de l'échine, au plus ils seront « aidés » par les puissances économiques, et donc au mieux ils obéiront et feront le lit des puissants qui les ont mis en place en achetant leur docilité avec leur pognon.

- Ça fait mal au cul, mais c'est vrai… Mais enfin, Trump, il parle comme un charretier, il raconte des konneries énormes : construire un mur de la honte sur des milliers de kilomètres contre les Mexicains, il veut interdire l'entrée aux États-Unis aux musulmans…

- Mais Loulle, il dit ce que pense la moitié des Étasuniens ! Seulement il le dit sans langue de bois. Brut de décoffrage, comme le promoteur immobilier qu'il est ! Et c'est ce mépris pour les formes, ce rejet du langage politiquement correct qui fait son succès. Les électeurs se reconnaissent en lui. Ça les change de tous les sénateurs pompeux qui parlent « correctement » mais se remplissent les poches du pognon des lobbyistes… Le Donald Trump, Loulle, il se proclame social-libéral, ce qui, aux États-Unis, est presque « de gauche » ! Et puis il veut faire payer les riches. Oui. Il veut faire raquer plus d'impôts aux 1 % qui maquerautent le pays.

- Tu parles...Il fera comme les autres puisque tu nous as dit que tous sont redevables de leur élection aux grandes entreprises qui donnent des montagnes de thunes pour leurs campagnes...

- Eh bien, justement non. Parce que le Trump, il paie sa campagne avec son propre fric ! Il serait donc idéalement placé pour faire rendre gorge aux banksters qui tiennent le pays puisqu'il ne leur devra rien  ! Mieux que la petite madame Clinton, qui fait de la présidence du pays une affaire de famille comme le clan Bush, et se vautre dans le fric généreusement donné par les cadors de Wall Street.

- Attend Victor, ce type veut supprimer le peu de social qu'Obama a réussi à imposer, comme leur embryon de sécurité sociale, il est raciste tant contre les Noirs que contre les Latinos, il veut construire un mur sur des milliers de kilomètres à la frontière du Mexique, il veut interdire l'entrée du territoire aux musulmans, etc. etc. En plus, tous les médias , en France et en Europe, le roulent dans la merde et font tous allégeance à Clintonette…

- Raison de plus pour y regarder de plus près. Il sera probablement une calamité pour ses concitoyens. Mais ça, on s'en fout Loulle, qu'ils se démerdent entre eux chez eux. Ce qui importe pour nous, c'est sa politique étrangère. Les plumitifs le qualifient tous d'ignare en la matière. Et pourtant le Trump, il pense que la guerre en Irak a été une énorme konnerie ; il pense que l'Otan ne sert à rien et coûte trop de pognon aux Etasuniens ; il est contre les traités commerciaux genre Tafta, Ceta, Alena et autres ; il est pour un rapprochement pragmatique avec la Russie ; il n'a rien à foutre des embrouilles du Moyen-Orient, etc. Et ça, c'est très bon pour nous, Loulle !

- Mouais, si tu le dis… Mais Tout aco, i ma mère m'a fa ! comme on dit chez nous.

- Allez, à la nôtre !

 

Illustration, merci au regretté Chimulus

18/03/2016

Au bistro de la Toile : et si on se trompait sur Trump ?

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- Oh ! Victor, si t'étais Etasunien, pour qui tu voterais ? Trump ou Clinton ?



- Bof. Comme disait avec sa langue rrrocailleuse l'ami Jacques Duclos, « c'est bonnet blans et blanc bonnet ». Le système étazunien du bipartisme donne tous les quatre ans aux électeurs l'illusion de la démocratie. Au banquet des élections, ils ont à choisir entre immangeable et dégueulasse. Ça les amuse – comme nous d'ailleurs. C'est une sorte de match et les gens choisissent leur équipe. Ils ont alors le rôle de « supporter » d'un camp ou de l'autre. Avec toute la finesse que l'on connaît aux « supporters » sportifs ! Mais le lendemain, quand les lampions sont éteints, les banksters, les maquereaux des multinationales, les escrocs des fonds de pensions, le complexe militaro-industriel, bref, tous les ploutocrates du « 1 % » sablent le Champagne : ils ont réussi une fois encore à manipuler les «99 % » de façon a ce qu'un fantoche, une marionnette soutenue par eux, s'imposent à la tête du système. Ils lui demanderont alors des comptes, de renvoyer l'ascenseur. C'est le « - Qui t'a fait Duc ? - Qui t-a fait Roi ?» à la sauce électorale.



- Tout de même, cette année, ils sont particulièrement gâtés avec ce Donald Trump à nom de canard...



- Eh ! T'as vu ce qu'il se trimbale le Parti Républicain à côté du canard ? Une brelle brochette de charlots, d'incompétents, de cul-bénis, de politicards tocards.

Tè ! Jeb Bush, le frère de qui vous savez et le fiston de qui vous savez. Il a dépensé 45 millions de dollars pour faire campagne dans le seul état du New Hampshire et il a fini...quatrième ! Celui-là, s'il y avait des Jeux Olympiques de la konnerie, il est tellement kon, qu'il finirait second !

Il y avait aussi Carla Fiorina. Une sacrée cador en affaire : elle a été la patronne de Hewlett-Packard, les fabricants d'ordinateurs. Eh bien sous sa direction, l'action de sa boite a perdu la moitié de sa valeur, pourtant elle avait lourdé 30.000 employés ! Bonjour l'efficacité.

Et puis Ted Cruz, un fada d'extrême droite, hyper cul-béni.

Et encore Marco Rubio, le « latinos » de service. Un bellâtre tellement débile que pour lacer ses chaussures, il met un pied sur une chaise puis se baisse pour lacer l'autre pied.

Ah ! N'oublions pas Ben Carson, un neurochirurgien à la retraite. Celui-là, il est persuadé que les pyramides d’Égypte étaient des silos à grains.

Voilà les parfaits fumistes que présentait le Parti Républicain.



- C'est vrai que ce n'est guère mieux que le Donald ! Mais enfin, comment une démocratie comme les États-Unis peut-elle présenter des caricatures pareilles ?



- Et nous ? On aura peut-être le choix entre une facho qui se cherche une respectabilité, un ancien président « quincaillier » tellement il se trimbale de casseroles au cul, et un pseudo socialiste nullissime. Et les Italiens, ils ont bien élu et réélu plusieurs fois Berlusconi ? Ces élus ne sont que les marionnettes des oligarques de l'ultra libéralisme. Au plus ils sont nuls et souples de l'échine, au plus ils seront « aidés » par les puissances économiques, et donc au mieux ils obéiront et feront le lit des puissants qui les ont mis en place en achetant leur docilité avec leur pognon.



- Mais enfin, Trump, il parle comme un charretier, il raconte des konneries énormes : construire un mur de la honte sur des milliers de kilomètres contre les Mexicains, il veut interdire l'entrée aux États-Unis aux musulmans...



- Mais Loulle, il dit ce que pense la moitié des Étasuniens ! Seulement il le dit sans langue de bois. Brut de décoffrage, comme le promoteur immobilier qu'il est ! Et c'est ce mépris pour les formes, ce rejet du langage politiquement correct qui fait son succès. Les électeurs se reconnaissent en lui. Il parle comme un client un peu empégué d'un café « Chez Loulle » étasunien – si de tels lieux de rêve existent chez eux, ce qui m'étonnerait ! Ça les change de tous les sénateurs pompeux qui parlent « correctement » mais se remplissent les poches du pognon des lobbyistes...

Le Donald Trump, Loulle, il pense que la guerre en Irak a été une énorme konnerie. Il se proclame social-libéral, ce qui, aux États-Unis, est presque « de gauche » ! Et puis il veut faire payer les riches. Oui. Il veut faire raquer plus d'impôts aux 1 % qui maquerautent le pays.



- Tu parles...Il fera comme les autres puisque tu nous as dit que tous sont redevables de leur élection aux grandes entreprises qui donnent des montagnes de thunes pour leurs campagnes...



- Eh bien, justement non. Parce que le Trump, il paie sa campagne avec son propre fric ! Il serait donc idéalement placé pour faire rendre gorge aux banksters qui tiennent le pays puisqu'il ne leur devra rien ! Mieux que la petite madame Clinton, qui fait de la présidence du pays une affaire de famille comme le clan Bush, et se vautre dans le fric généreusement donné par les cadors de Wall Street.

Et puis, Loulle,la vrai question est celle-ci : pourrait-il être pire que George « Dobeuliou » Bush ?



- Difficile, c'est vrai qu'il a mis la barre haute celui-là. Allez, à la nôtre !