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09/11/2012

Au bistro de la toile : vous avez dit TVA ?

chimulus bistro copie.jpg

- Oh ! Victor, qu’est-ce que je te sers ?

 

- Comme d’hab Loulle. Un côtes-du-rhône ballon.

 

- Profite il passe à travers la taxe, pas comme le demi de bière.

 

- Bof. Quand je boirais un demi, je penserai que je contribue à la meilleure marche des finances de la France !

 

- En voilà une démarche citoyenne qui t’honore Victor !

 

- Eh ! Il faut bien que nous aussi, Français « d’en bas » comme disait l’ineffable Raffarin on participe à « l’effort national ». D’autant plus aisément qu’en fait, pour nous, « Français d’en bas », les chambardements de la TVA vont correspondre à…une baisse !

 

- Eh ! Oh ! Qu’est-ce t’as fumé Victor ???

 

- Ben oui. Dans tous les canards laquais, toutes les machines à bruits, toutes les lucarnes à décerveler, les « zéconomistes distingués » s’étranglent sur la trahison de François, sur l’augmentation de la TVA et tutti quanti. Regardons de plus près : la TVA plein pot va augmenter de…0,4% ! Bof. Ce n’est pas tous les jours qu’on s’achète un nouveau costard, une nouvelle bagnole, etc. Par contre la TVA va BAISSER pour ce qu’on achète tous les jours : les fruits et légumes, le pain, la viande, les abonnements EDF ou GDF, bref, tout ce qui nous fait ouvrir le portefeuille chaque jour. Et la baisse sur ces produits, de -0,5%, est supérieure à la hausse du tarif « normal ». Donc on y gagne.

 

- Sauf pour le bâtiment et la restauration.

 

- Pour le bâtiment, je suis d’accord, il aurait fallu le baisser au taux de 5%. Mais pour la restauration, le taux passe à 10%, ce qui est stupide : il aurait fallu le repasser au taux normal, à 20%. Mais ne désespérons pas : «Ce qui est dans le pacte de compétitivité est décorrélé (c’est bien du jargon de technocrate !) de la concertation qui se poursuit et qui peut, dans l’absolu, aboutir à une remontée à taux plein», dit-on du côté des services de la ministre Sylvia Pinel, en charge du dossier. Autrement dit, la TVA dans la restauration pourrait très bien remonter au taux normal, à hauteur de 20% ! Ce que je souhaite mais j’aimerais une exception : passer à 5% pour les restaurateurs faisant de la vraie cuisine avec des produits locaux et saisonniers.

 

- De toute façon, les taux ne changeront qu’en 2014.

 

- N’oublions pas que Sarko, lui, avait fait voter une augmentation de 1,6% qui aurait pris effet maintenant s’il avait été réélu. Alors merci François de nous en avoir débarrassé !

 

- A la nôtre !


Septidi 17 Brumaire 221


Merci à Chimulus

30/10/2012

Normalou, Tranquilou et les prétentions des gargotiers.

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Eh ! Oh ! Ras les aliboffis de Sindi… Cette perturbation atmosphérique a fait plus de 80 morts dans les Caraïbes ? Qui en parle ? Mais que cet orage baigne les pieds de quelques cons de nouillorquais et on n’entend plus que ça ! Ils nous gonflent avec ça les bavards des lucarnes à décerveler.

 

Bon. Parlons plutôt de ce qui touche nos portefeuilles : cette connerie de TVA à 5,5 puis maintenant 7% pour les gargotiers. Encore un exploit de Sarko. La TVA réduite pour les restaurateurs, un cadeau formidable pour une profession qui vote comme un seul gargotier à droite quand ce n’est à l’extrême-droite : 3 milliards par an. En cette époque où on nous serre la ceinture, il est temps d’enfin supprimer cette stupidité.

 

Les restaurateurs n’ont – à quelques exceptions près – pas jouer le jeu. Pas ou peu d’embauches, pas ou peu d’amélioration des conditions de travail, pas ou peu d’augmentation de salaires, pas ou peu de baisses de tarifs des ardoises. Eh ! Oh ! Il faut changer le 4x4, et c’est pas donné les vacances aux Caraïbes…

 

La « gastronomie « française part en couille, malgré qu’elle soit distinguée comme patrimoine de l’Unesco. Elle part en couille parce 80% des établissements ne servent ques des produits d’assemblages surgelés, lyophilisés ou sous vide produits par l’industrie agroalimentaire. C’est devenu la manière normale de cuisiner en France. Faut être moderne coco ! Faut être moderne ! Sachez que la majorité, l’énorme majorité des cent vingt mille restos de France pratique cette méthode qui consiste à réchauffer, au micro-onde ou, au mieux au bain-marie, des préparations culinaires industrielles achetées à bas prix chez Métro ou autre distributeur équivalent. Et vendues à des prix aberrants (culbute de x 4 à x 8 !). Ils appellent ça la « cuisine d’assemblage », portée aux nues par presque tous les gargotiers de France et de Navarre. Ils ont même, réussi à imposer aux écoles hôtelières françaises ce type de « formation »…

 

Fort heureusement, il y a encore de vrais restaurants, avec de vrais cuisiniers. Et c’est ceux-ci qu’il faut mettre en avant et aider. Comment ? En modulant la TVA selon un critère simple : cuisine faite « maison », par de vrais cuistots, avec des produits frais, provenant de producteurs locaux, respectant la saisonnalité. Pour ceux-ci, TVA à 5,5%. Pour les autres, tous les autres, indépendants comme chaines, 19,6%. Et imposer de signaler clairement sur la carte le fait que tel plat, tel met provient ou non de l’industrie agroalimentaire. De plus, comme pour les boulangers, il faudrait imposer par la loi une distinction sémantique claire et précise au niveau de la dénomination des établissements. Point-barre.

 

Les Italiens – dont la cuisine est bien aussi bonne que la nôtre ! – ont fait ce choix (de signaler les plats industriels sur leur carte) depuis 16 ans. Et ils s’en portent fort bien ! Relance d’une cuisine authentique, renouveau de ceintures vertes autour des villes, et confiance des clients.

 

Et puis, est-il normal que pour couper des cheveux il faille un CAP et plus et que pour faire manger le public – donc être responsable de sa santé - on ne demande rien ? Aucun diplôme ! N’importe qui peut ouvrir un resto. On voir fleurir des milliers de gargotes infâmes l’été, sur les plages, au festival d’Avignon et autres.

 

Normalou, Tranquilou, ne cèdez rien à ces gargotiers. Pas plus qu’à toute cette bande de « pigeons », « dindons » et autres volailles derrière lesquels se cachent de vrais vautours.

 

 Nonidi 9 Brumaire 221


Illustration X - Droits réservés

29/06/2010

M’ame Michu et M’ame Chazotte : un an après les cadeaux aux gargotiers.

 

 

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- Alors, M’ame Chazotte, avec l’été, on va pouvoir aller au restaurant dépenser notre petite cagnotte ! Hum ! Moi, j’ai envie d’un os à moelle pour commencer, puis de cuisses de grenouilles, après, on verra… Avec la baisse de la TVA, on va pourvoir manger plus pour le même prix !

 

- Ah ! Ah ! Ah ! Impayable M’ame Michu ! V’z’êtes impayable ! La baisse de la TVA, elle passe directement de la poche des cons-tribuables – vous, moi - dans les fouilles des gargotiers ! Ils vont pouvoir changer leur 4x4 avec nos sous ! M’enfin, ils votent Sarko, quand ce n’est pas Le Pen. Bertrand leur a envoyé 120.000 lettres avec bulletin d’adhésion à l’UMP ! Le hold-up de 3 milliards d’euros par an, c’est pour empocher des voix. Et en plus ils nous font manger de la merde…

 

- Oh ! Comme vous parlez vous alors…

 

- A quelques exceptions près, M’ame Michu, v’savez ce que c’est la manière normale de cuisiner en France ? Faut être moderne ! Faut être moderne ! Sachez que la majorité, l’énorme majorité des cent vingt mille restos de France pratique cette méthode qui consiste à réchauffer, au micro-onde ou, au mieux au bain-marie, des préparations culinaires industrielles achetées à bas prix chez Métro ou autre distributeur équivalent. Et vendues à des prix aberrants. Ils appellent ça la « cuisine d’assemblage », portée aux nues par presque tous les gargotiers de France et de Navarre.  Ils ont même réussi à imposer aux écoles hôtelières française ce type de « formation »…

 

- Moi j’en mange des fois des surgelés. Des pizzas surtout.

 

- Ben vous êtes par bégueule… Chez vous, pourquoi pas, mais au resto ! Où est l’authenticité de la cuisine françouaiiise ? Faut dire qu’ils risquent pas grands choses les gargotiers : l’inénarrable Christine Lagarde, ci-devant ministre de l’économie, a signé une « Charte des droits des entreprises du secteur des cafés, hôtels et restaurants ». Objectif de ce torchon chaleureusement applaudit par les dits gargotiers : faire en sorte que les contrôles des agents de la répression des fraudes « se déroulent dans les meilleures conditions possibles ». Autrement dit, les contrôleurs doivent prévenir les contrôlés, ils ne peuvent plus divulguer les résultats de leur travail, un « médiateur » - désigné par la profession ! ! ! -  veille, dans chaque département à « tenter une conciliation » avant toute sanction, enfin, chaque année un comité départemental noyauté par la profession évalue les contrôleurs et donne des bons et des mauvais points.

 

- Ben ça alors !

 

- Ainsi, les gargotiers ont déjà touché quelques trois milliards en réductions de charges, dérogations sur les horaires de leurs employés – j’ose pas dire esclaves, mais ça s’approche de ça avec les palanquées de clandestins exploités par cette profession. Vous croyez que ce système dérogatoire a été supprimé ? M’étonnerait beaucoup… Et en plus, ils bénéficient maintenant d’une TVA préférentielle. Un an après sa mise en place et en pleine période de rigueur budgétaire, on peut constater que ce cadeau fiscal n'a pas eu les répercussions promises pour les clients, les salariés et l'économie du pays. Aujourd'hui, on entend Novelli, les organisations patronales du secteur et certains restaurateurs s'évertuer à accommoder à leur sauce certaines statistiques pour défendre cette opération, mais tout n'est que mensonge et propagande. L'Insee dévoile que les prix en 2009 ont progressé de 1,6% dans la restauration alors que l'inflation été négative de 0,1%.

- Ouais mais ils ont augmenté les salaires de leurs employés…

- Ben voyons ! Si, suite à d'âpres négociations, une prime annuelle maximum de 500 euros brut sera versée à certains salariés et que le Smic dans ce secteur sera supérieur de six centimes d'euros bruts au Smic général, la branche de la restauration rapide, qui profite pleinement de la baisse de la TVA, n'a rien voulu octroyer à ses salariés qui restent pourtant les plus mal lotis de tout le secteur.

- Justement, la baisse de la TVA, qu’il dit le mari de Carla, c’était pour que la restauration traditionnelle soit aligner sur la restauration rapide…

- Baratin. La restauration rapide ne bénéficiait pas d'un taux de TVA différent de celui de la restauration traditionnelle, que l'on aille chez McDonald ou Bocuse, le « sur place » était facturé à 19,6% et le « à emporter » à 5,5%. Seulement les marchands de merde de la restauration rapide ne faisaient aucune distinction entre le « sur place » et le « à emporter ». Ce qu’il aurait fallu faire, pour équilibrer la concurrence, c’était mettre tout à 19,6%, que ce soit à emporter ou à manger sur place.

- Ouais mais, les restaurateurs ont embauché…

- Tè ! Fumes ! En réalité, 8 000 emplois net ont été créés depuis le 1er juillet 2009 pour l'ensemble des CHR, soit un coût de 375.000 euros par poste ! Ils nous coûtent cher ces emplois M’ame Michu….

- Ben alors qu’est-ce qu’il faut faire M’ame Chazotte ?

 

- Mangez le patapon de votre chat…

 

Sources : Eco89


 

25/11/2009

Oh! Loulle, c'est quand que tu les baisses tes prix?

 

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Merci à Chimulus

12/03/2009

M'ame Michu et M'ame Chazotte: "Victoire, les gargotiers vont pouvoir changer leur 4x4 !"

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- Ben alors M’ame Chazotte, vz’avez vu, le mari de madame Carla, il tient ses promesses ! Il a réussi à faire baisser la TVA pour les restaurants. On va pouvoir aller manger notre cagnotte !

- Ouais… Avec votre retraite, ma brave M’ame Michu, vz’avez droit à faire un gueuleton mais au restos du cœur ! C’est pas demain que vous irez gameller au Bristol, la cantine à Sarko.

- Oh ! j’aimerais ben pourtant. Paraît que le Chef viens d’avoir trois étoiles !

- Ben vous voyez, ça sert toujours d’être ami avec un président, même bouffeur de carottes râpées et buveur de flotte, surtout s'il est lui-même ami de la famille Michelin, celle du guide...

- Vous croyez ? Il a pourtant l’air bien comme-il-faut ce Chef. Et maintenant que la TVA va baisser, le prix des menus va forcément baisser !

- Ah ! Ah ! Ah ! Impayable M’ame Michu ! V’z’êtes impayable ! La baisse de la TVA, elle va passer directement de la poche des cons tribuables – vous, moi - dans les fouilles des gargotiers ! Ils vont pouvoir changer leur 4x4 avec nos sous ! M’enfin, ils votent Sarko, quand ce n’est pas Le Pen. Et en plus ils nous font manger de la merde…

- Oh ! Comme vous parlez vous alors…

- A quelques exceptions près, M’ame Michu, v’savez ce que c’est la manière normale de cuisiner en France ? Faut être moderne ! Faut être moderne ! Sachez que la majorité, l’énorme majorité des cent vingt mille restos de France pratique cette méthode qui consiste à réchauffer, au micro-onde ou, au mieux au bain-marie, des préparations culinaires industrielles achetées à bas prix chez Métro ou autre distributeur équivalent. Et vendues à des prix aberrants. Ils appellent ça la « cuisine d’assemblage », portée aux nues par presque tous les gargotiers de France et de Navarre. Ils ont même, réussi à imposer aux écoles hôtelières française ce type de « formation »…

- Moi j’en mange des fois des surgelés. Des pizzas surtout.

- Ben vous êtes par bégueule… Chez vous, pourquoi pas, mais au resto ! Où est l’authenticité de la cuisine françouaiiise ? Faut dire qu’ils risquent pas grand chose les gargotiers : l’inénarrable Christine Lagarde, ci-devant ministre de l’économie, a signé il y a quelques mois une « Charte des droits des entreprises du secteur des cafés, hôtels et restaurants ». Objectif de ce torchon chaleureusement applaudit par les dits gargotiers : faire en sorte que les contrôles des agents de la répression des fraudes « se déroulent dans les meilleures conditions possibles ». Autrement dit, les contrôleurs devront prévenir les contrôlés, ils ne pourront plus divulguer les résultats de leur travail, un « médiateur » - désigné par la profession ! ! ! - devra veiller, dans chaque département à « tenter une conciliation » avant toute sanction, enfin, chaque année un comité départemental noyauté par la profession évaluera les contrôleurs et donnera des bons et des mauvais point.

- Ben ça alors !

- Ainsi, les gargotiers ont déjà touché quelques trois milliards en réductions de charges, dérogations sur les horaires de leurs employés – j’ose pas dire esclaves, mais ça s’approche de ça avec les palanquées de clandestins exploités par cette profession. Vous croyez que ce système dérogatoire va être supprimé ? M’étonnerait beaucoup… Et en plus, ils vont maintenant bénéficier d’une TVA préférentielle. L’Europe a préféré baisser la TVA des gargotiers et, en contre partie, envoyer au chiotte la baisse de la TVA sur les produits verts… Choix ultra libéral, comme toujours…

- Ben alors qu’est-ce qu’il faut faire M’ame Chazotte ?

- Mangez le patapon de votre chat…