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27/12/2017

Pendant les grandes baffrades de bout d'an, les affaires continuent.

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Non, il ne s’agit pas des « affaires » glauques de Fillon ou des turpitudes de Ferrand mais des Affaires, les vraies, celles de ceux qui tirent les ficelles de ces marionnettes. Et ces affaires-là sentent surtout le pétrole.

Les firmes multinationales ont-elles encore un quelconque intérêt à ménager les États ? De moins en moins avec la primauté politique actuelle des gouvernements ultralibéraux qui sévissent de par le monde dit démocratique. Ces pays sont gérés – et non plus gouvernés – par les politiciens véreux dont les banksters et les multinationales agitent les ficelles. Ces derniers n’hésitent pas à ruiner des pays, à saccager la planète voire à déclencher des guerres afin de satisfaire leur avidité de profit à court terme.

Quelques exemples ? La guerre de Syrie, sous le faux nez d’un conflit religieux, est sous-tendue par le passage ou non de gazoducs et d’oléoducs. Le gaz est devenu, plus encore que le pétrole, la principale source d’énergie en ce XXIe siècle, que ce soit comme solution de rechange au pétrole en raison de la diminution des réserves, ou comme source d’énergie propre. Par conséquent, le contrôle des zones gazières du monde par les différentes puissances anciennes ou émergentes est à la base d’un conflit international dont la manifestation est régionale. Actuellement le potentiel du pouvoir ne réside plus dans l’arsenal militaire nucléaire, mais plutôt là où se trouvent les ports d’exportation de l’énergie. Et c’est ce qui explique le mieux la rivalité russo-américaine au Moyen-Orient. Projet de création des ouvrages de transport de produits pétroliers et gaziers North Stream et South Stream pour les Russes, projet concurrent Nabucco pour les Étasuniens.

Autres exemples ? La mise sous tutelle des États à travers les mécanismes de résolution des litiges État investisseurs, ou ISDS (pour Investor-State Dispute Settlement, en anglais). L’arbitrage signifie que deux entreprises, en désaccord sur un sujet, soumettent leur litige à un jury commercial, qu’elles désignent elles-mêmes, pour juger laquelle des deux a raison selon les termes du contrat qui les lie. Mais par le même mécanisme les investisseurs peuvent poursuivre un État s’ils estiment avoir été traités de manière inéquitable. Les multinationales se voient ainsi donner le pouvoir sans précédent d’échapper aux lois, à travers une sorte de système de justice privatisée contre lequel aucun appel n’est possible. Ainsi Vinci attaquera l’État lorsque sera acté l'abandon de l'aéroport ubuesque de Notre-Dame-des-Landes. Ainsi, l’Italie est poursuivie devant un tribunal d’arbitrage international par Rockhopper Exploration, une compagnie britannique pétrolière et gazière qui lui réclame des dommages et intérêts. En cause : l’interdiction votée par le Parlement italien en janvier 2016 de toute nouvelle activité d’exploration et de production à moins de 12 mille marins de la côte, soit une vingtaine de kilomètres. Mais attention, la multinationale ne poursuit pas l’État italien devant un tribunal d’arbitrage international pour des dommages concernant des investissements déjà effectués mais pour « des dommages financiers très importants » sur la base de ses potentiels futurs profits et non des investissements passés !

Ce type de demandes de compensation de la part de multinationales se multiplie, en particulier sur le pétrole, le gaz ou l’exploitation minière, des secteurs que tentent d’encadrer les législations environnementales et de protection des travailleurs. En Europe, le géant suédois de l’énergie Vattenfall réclame plus de 3,7 milliards d’euros à l’Allemagne en compensation de sa décision de sortir du nucléaire.

Ces situations ubuesques sont de puissants leviers pour intimider un État qui menacerait les intérêts des tentaculaires compagnies multinationales et leurs complices financiers. Elles s’appuient sur un discret mécanisme mis en place pour régler les litiges entre États et investisseurs : l’ "ISDS ", intégré dans tous les traités commerciaux, dont celui en négociation entre l’Europe et les États-Unis (Tafta) et celui signé avec le Canada, le Ceta. Les multinationales bénéficient ainsi, à travers ce mécanisme, d’un pouvoir sans précédent pour échapper aux lois.

Cette privatisation de la justice, au seul profit des entreprises et au détriment des peuples et des États qu’ils se sont choisis, est scandaleuse. Elle est rejetée par toutes les populations formant l’U.E.

Dans les faits, à travers de telles juridictions privées, composées d’avocats d’affaires et de juristes au service des entreprises, les multinationales peuvent attaquer un gouvernement qui, prendrait, par exemple, des décisions contre le tabagisme, et réclamer des sommes fabuleuses pour « compenser » leur manque à gagner.

En creusant la question, on découvre qu’un pays européen est devenu la plaque tournante de très nombreuses procédures des multinationales contre les États. Ce pays, c’est les Pays-Bas. Celui-ci abrite un maximum de sièges sociaux fictifs ou non et de filiales sans activités réelles d’entreprises transnationales. Ces firmes signent discrètement un traité d’investissement avec les Pays-Bas qui prévoit la possibilité, pour tous les investisseurs « néerlandais » qui auraient l’impression de ne pas avoir été traités de manière équitable par leur pays hôte, de le convoquer devant un jury d’arbitrage. Une procédure qui s’inscrit dans le cadre de la Banque mondiale.

Les Pays-Bas sont ainsi devenus le pays d’origine du plus grand nombre de procédures ISDS. Pas moins de 16 % des cas soumis au cours de l’année 2014 l’ont été par des firmes néerlandaises. « Néerlandais » est toutefois un terme relatif dans ce contexte. L’analyse détaillée de ces investisseurs montre que plus des deux tiers sont des filiales fantômes, n’existant que sous la forme de boîtes à lettres. Seulement une sur six est véritablement néerlandaise. Les Pays-Bas : l'une des pires paradis fiscaux, un serpent lové confortablement au sein de l'Union Européenne, comme son comparse et complice en parasitisme, le Luxembourg.

N’y a-t-il pas là des questions impératives à résoudre afin que l’Europe cesse d’être un machin détesté par les populations pour redevenir un formidable espoir ?

Entendez-vous, dans les lucarnes à décerveler, ce genre de questions être débattues ?

Non. Jamais. L’important, le fond des débats c’est que Ruffin vienne à l'Assemblée déguisé en footballeur ou qu'un footballeur se déguise en noir…

 

Illustration X - Droits réservés

 

02/04/2014

Quelques raisons de la montée du F.haine

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Hier, la présidente de la Commission nationale consultative des droits de l'homme (CNCDH), Mme Christine Lazerges, a remis au tout nouveau premier ministre le rapport annuel de cette organisation chargée de « prendre la température » si l'on peut dire des problèmes d'intégration des étrangers immigrés, voire de tirer la sonnette d'alarme du racisme le cas échéant. Ce rapport dresse un tableau inquiétant de la façon dont les Français perçoivent les immigrés ainsi que les Français d'origine étrangère. Ce rapport prend une importance évidente au lendemain d'un scrutin qui a vu la montée préoccupante du Front national et de ses idées xénophobes.

 

L’immigration – bien que participant de la croissance et apportant sa pierre à l'édification de la nation - est de plus en plus perçue comme un danger. Ce sont les populations arabo-musulmanes qui suscitent le plus de crispations. On leur attribue, à tort ou à raison, la volonté avant tout de profiter des prestations sociales françaises tout en se repliant sur leur culture d'origine, ainsi que l'attitude provocatrice de certains membres extrémistes voulant imposer leur mode de vie (voile, burka, djellabas, barbes, prières de rue, etc.). Ils ne sont qu'une minorité, mais c'est elle qu'on voie et qui donne le ton.

 

Ce qui nous ramène aux succès électoraux de l'extrême droite xénophobe grâce...aux voix de la classe ouvrière, qui a déserté les rangs de la gauche. Une gauche qui a sinon rejetée ces populations laborieuses, cette « France d'en bas », mais qui l'a du moins ignorée et ainsi jetée dans les bras des Lepénistes. Ne feignons pas d'en être surpris. Ça vient de loin. Mitterrand a tout fait pour détruire le parti communiste. Il y a réussi, hélas. Mais le parti socialiste est largement responsable, n'ayant pas su capter les militants comme les gros bataillons de d'électeurs communistes. Cette classe ouvrière, naguère corps de bataille électorale de la gauche, est passée en masse, avec armes et bagages dans les rangs de l'extrême-droite.

 

Notre société est de plus en plus inégalitaire. De plus en plus de millionnaires, de plus en plus de misérables. Responsable parmi d'autres : le patronat qui pratique sans vergogne le dumping salarial en embauchant dans ses entreprises des « détachés » de l'U.E., des immigrés voire des clandestins taillables et corvéables à souhait. Tous moins exigeants que les nationaux en matière de salaire comme de conditions de travail. Cet afflux d'étrangers fait pression sur le nombre et la qualité des logements sociaux, sur le prix des loyers et sur la qualité des service sociaux, souvent dépassés. Peut-on dès lors s'étonner que l'immigration soit perçue comme une menace ?

 

Pourtant, l'immigration est positive à long terme : démographie, financement des retraites, enrichissement culturel, ouverture au monde. Mais qui profite vraiment aujourd'hui de cette immigration ? Les riches, les nantis qui profitent de cette main d’œuvre bon marché et docile pour s'engraisser encore plus tandis que les pauvres, les laborieux, les défavorisés en subissent de plein fouet la concurrence et les conséquences.

 

Il ne faut pas chercher ailleurs le climat de défiance, de xénophobie voire de racisme assumé d'une population ravagée par les inégalités issue de l'ultra libéralisme. Parce que cet ultra libéralisme et ses corollaires - financiarisation de la société et dérégulation sauvage - signifient systématiquement pertes de droits sociaux, coupes salariales, précarité. Avec pour résultat la montée en puissance des intolérances, des communautarismes, des haines.

 

Eh ! Manu, si tu veux ramener la sérénité dans notre belle France, tu sais ce qu'il te reste à faire : imposer une redistribution plus JUSTE des ressources.

 

 

Arriba, Hombre !

 

 

Tridi 13 germinal 222

 

 

Illustration: merci à Babouse

 

 

29/02/2012

« Les Capitalistes nous vendront la corde pour les pendre ».

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A Florange, 2500 travailleurs vont se retrouver à la rue. S’il n’y avait qu’eux ! Vous voulez la liste des plus récentes fermetures d’entreprises ? La voilà  et d’autres encore   

 

Pourquoi ces licenciements dans des entreprises souvent florissantes, en tout cas viables ? Pour satisfaire le dieu Profit, le dieu Pognon, le dieu Fric. Prenons le cas de Florange par exemple. Arcelor était le lideur mondial de l’acier. Par la connerie de ses dirigeants cette entreprise française a été bouffée par le numéro 2 mondial Mittal. Mittal, c’est un individu, un Indien aux dents longues dont tous les moyens – et ils sont grands – tendent vers un seul but : faire le plus de fric possible. Sa stratégie est simple : pour dominer la production de l’acier dans le monde, afin de faire le plus de profits possibles pour lui et son entourage (pas pour l’Inde dont il se contrefout, vivant dans les beaux quartiers de Londres), il faut produire cet acier là où il coûte le moins cher et donc, en corollaire, fermer les entreprises qu’il estime trop chères. De plus, ce faisant, Mittal récupère un savoir-faire, des technologies à la pointe, un carnet de commande, une clientèle et supprime une concurrence.

 

Gandrange, Florange entrent tout naturellement dans cette catégorie. Donc la fermeture de ces usines, dans la logique ultralibérale de Mittal et consort, est logique, normale et procède d’une saine gestion capitaliste d’un groupe. Pas de place pour les détresses humaines là-dedans. La morale, la justice voire la simple compassion ne sont pas cotées en bourse… Mais que penser d’un gouvernement qui accepte de se priver sur son territoire d’une industrie aussi stratégique que l’acier ? Imprudence criminelle.

 

Ce schéma se retrouve partout où la logique financière a remplacé la logique industrielle. C’est Lejaby, c’est Petrapost, etc.

 

Pourquoi de tels comportements sont-ils possible ? Parce qu’une petite mafia occulte anglo-saxonne et surtout étazunienne a réussi a imposé, sous le nom de mondialisation ou globalisation, l’absence totale de règles qui caractérise le système ultralibéral. Ceci a travers des officine nuisibles genre O.M.C., A.M.I., A.C.T.A, F.M.I. et tous les rouages mis en place pour mettre le monde en coupe réglé au profit de quelques pseudo « maitres du monde ». La liste de ces nuisibles est facile à trouver : regarder les participants à Davos et – mieux – ceux qui grenouillent autour du très nuisible groupe dit de Bildenberg ,de la dangereuse Trilatérale  et autres officines du même acabit comme le Siècle en France.

 

Lorsque les 99,90% de la population mondiale auront compris que ces « maitres du monde », ces 0,10% ne sont que des tigres de papiers, le travailleur qui pendra à un croc de boucher l’un de ces bouffons qui ravagent le monde aura fait un petit pas, mais ce sera « un grand pas pour l’humanité » !

 

Lorsque les moutons en auront vraiment marre, les loups et les hyènes trembleront.

 

 

 

Primidi 11 ventôse 220

 

 

Illustration X – Droits réservés