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01/11/2016

Au bistro de la toile : Vive la MORT pour que triomphe la VIE !

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Balzac : « Le comptoir d'un bistro est le parlement du peuple ».

 

- Dis Victor, c'est "Toussaint", ou le « Jour des Morts », je sais plus... Mais pourquoi il n'y a pas le Jour des Vivants ?

- Bonne question Loulle. Mais on devrait plutôt dire le Jour des Nés. Parce que la mort n'est pas le contraire de la vie, mais l'opposé de la naissance. La mort et la naissance sont les deux faces, absolument indissociables et totalement complémentaires, de la vie. Mais il y a un tabou sur la mort, qui est pourtant l'une des deux choses les plus importantes de l'existence, avec la naissance.

On confond la mort avec l'image évidemment peu ragoutante du mort, du « corps » comme disent les professionnels pour ne pas dire cadavre. Ça fait peur, c'est laid, ça pue. On l'occulte la mort, on voudrait la zapper, on en fait un concept abstrait. Les vieux, avant, ils « passaient » chez eux, comme dans la chanson d'Aznavour. Moi je me souviens de ma grand-mère. Toute la tribu était là. Et nous, les gosses, aussi. L'oncle Gus disait :  « Ah ! Elle « ramasse » (pour dire que les mains de l'aïeule s'efforçaient maladroitement de remonter les draps). C'est le froid de la mort qui la prend...». Le angoisses ultimes doivent être plus douces entourées de de gens qui vous aiment… Maintenant, on crève seul à l'hôpital…

Le problème, c'est qu'on a fait de la mort la représentation du mal, de la cruauté, de la barbarie… Et que les religions en ont fait leur fond de commerce pour terroriser puis manipuler les pauvres crétins qui « ont la foi ».

- C'est vrai ça. Tè, c'est à vous dégoutter de mourir…

- Qu'est-ce que la mort ? D'abord, c'est un phénomène inéluctable : il n'est rien qui ne naisse et qui ne meure pas un jour. C'est déjà suffisant pour en faire un événement parfaitement naturel, voire banal, absolument intégré dans le cours des choses. Écoutons ce qu'en disait Épicure, ce philosophe Grec de la joie de vivre : « Ainsi celui de tous les maux qui nous donne le plus d’horreur, la mort, n’est rien pour nous, puisque, tant que nous existons nous-mêmes, la mort n’est pas, et que, quand la mort existe, nous ne sommes plus. Donc la mort n’existe ni pour les vivants ni pour les morts, puisqu’elle n’a rien à faire avec les premiers, et que les seconds ne sont plus. »

- C'est pas kon comme raisonnement. Mais enfin, on a le temps…

- Le temps. Voilà le bon terme, Loulle : le temps. Naître, c’est entrer dans le temps ; mourir, c’est sortir du temps.

- Finalement, la vie n’est autre que le temps qu’on met à mourir !

mort,vie- T'es un sage Loulle ! Tè, mets ma tournée. La mort est absolument indispensable à la vie. Notre corps, notre viande est faite de milliards de cellules qui meurent « de notre vivant » pour être remplacées par des cellules neuves ! Elle abrite et cohabite avec des milliards de bactéries indispensables à sa bonne marche, qui naissent, vivent et meurent. Notre barbaque pensante est donc « morte » plusieurs fois dans une vie.

Et puis Loulle, l'antidote au cercueil, c'est le berceau ! Thanatos et Eros. Tout ce qui vit ne pense qu'à une chose : niquer, baiser, forniquer frénétiquement pour créer la vie ! Le plaisir, la jouissance est la récompense et surtout l'aiguillon qui fait que les sexes opposés se cherchent, se choisissent et s'éclatent dans la jouissance. Jouir, Loulle. La vie est faites pour jouir car c'est la survie de toutes les espèces qui en dépend. Après avoir copulé, le mâle peut crever : il a fait son œuvre. Quant à la femelle, la vraie porteuse de vie, elle devrait être vénérée, mise sur un piédestal.

- D'accord pour le piédestal Victor, mais alors assez haut pour qu'elle ne puissent pas en descendre trop facilement pour nous les briser. Donc, c'est un bonne chose qu'on ne soit pas « immourable » comme disait Bert.

- Bien sûr. Non mais t'imagine le foutoir s'il l'on ne mourrait plus ? Si toutes les créatures ne mourraient plus...tout en se reproduisant ? Les humains mais aussi les animaux, la végétation ? Sans la mort, c'est la planète qui serait condamnée à mort !

L'écrivain de Nyons Barjavel a écrit un roman formidable, « Le grand secret »: un savant indien a mis au point le JL3, un sérum d’immortalité stoppant le vieillissement et supprimant la vulnérabilité aux maladies chez tout être vivant. Le JL3 se montre par ailleurs contagieux et pouvant se transmettre par voie respiratoire. Il en résulte une menace terrible sur l'humanité tout entière.

- ...teng ! L'immortalité contagieuse. Fallait y penser.

- Sans la mort pas d'évolution possible : tout ce qui vit serait figé dans une forme fixe et rigide. Sans la mort pas de créativité, pas de découverte, pas d'émerveillement et pas de spontanéité. Et puis Loulle, t'imagine d'être condamné à l'immortalité ? Obligé de vivre éternellement ? Qu'est-ce que tu foutrais ? Tu ne te lèverais pas le matin pour ouvrir ton rade : pas besoin de marner, tu serais « immourable ». Tu procrastinerais de longue ! Tu renverrais tout ce qui te coûterait quelque effort aux calendes grecques. Apprendre, se cultiver ? On verra dans deux siècles. Tu deviendrait rapidement inculte, imbécile, taré, bon à rien. Et tu t'emmerderais comme...un rat mort. Pour l'éternité !

- C'est vrai que l'éternité, c'est long…

- Surtout les derniers temps, comme dit Woody Allen ! Tè, on en a fait une chanson, à l'Académie des Amoureux de l'Aïoli :

« Quand on est mort, faut s'donner du bon temps.

L'éternité c'est long, surtout les derniers temps

Quand ils font la Fête, la-haut, au paradis :

Jésus avec sa croix, leur monte l'Aïoli ! »

- Ah ! Elle est bonne Victor. T'as encore un bel organe ! Tè, je mets la tournée du patron. Mais dis-moi, les cagoulards, quand ils nous parlent de « la résurrection des morts », il ne se foutraient pas un peu de notre gueule, non ?

mort,vie- Complètement. Non mais t'imagines, tu ressuscites et tu retrouves ta belle-mère qui t'a toujours gonflé les aliboffis ; tu retrouves le mec que t'avais baisé sa femme, même que c'est pour ça que t'es mort, qu'il t'a foutu un coup de fusil ? Et ils vont habiter où ces milliards de types et de typesses, de tous les âges. Des études disent que le nombre total d'humains ayant vécu sur Terre dans tous les âges serait de 108 milliards. Alors tous ensemble sur cette Terre, t'imagines...

- Ils mangeront peut-être, mais ils devront manger debout ! Ils n'auront même pas la place pour s'assoir !

- Et ils vont se tirer une bourre pas possible. Tiens, les politicards par exemple : Napo se chicornerait avec Jules César tandis qu'Alexandre-le-grand remettrait le couvert avec Darius ou Gengis Khan. Oh ! le bordel !

- Fatche ! T'as raison. Donc, Vive la mort ! Mais enfin Victor, tout de même, on a le temps.

- On a encore le temps de sécher quelques barriques j'espère. Et puis fais gaffe Loulle : si tu meurs, je te tue !

Merci au regretté Chimulus et photos X - Droits réservés

 

03/10/2012

L’hiver arrive, préparons notre enfer : c’est chauffé !

dieu masque.jpg

 

 

Oh ! Dieu, Yahvé, Allah, Bouddha et tutti quanti

Existez-vous ou pas ? On s’en fout ! Sapristi !

Mais si par quelqu’hasard vous existassiez

Dites à vos employés qu’ils nous font tous chier !

Curés, rabbins, imams, tous ces bourreurs de crânes

Culs serrés rabat-joie, nous prennent pour des ânes.

Ils nous les gonflent grave avec leurs conneries

Est-elle hallal, casher, des bestiaux la tuerie ?

Sont-ils donc estourbis, égorgés ou saignés ?

Cornedieu ! On s’en fout de ces discours de niais !

Les imbéciles heureux que le besoin de croire

Rend aptes à gober des monceaux de bobards.

Croire n’importe quoi, croire n’importe qui !

Surtout ne pas penser ! Trop dangereux Kiki !

De la pensée nait l’inquiétude.

Pas confortable l’inquiétude !

Faut-il avoir vraiment un Q.I. de mérou

Pour croire en vous, curés, imâms, rabbins, gourous

Qui vous précipitez sur la misère humaine

Comme mouches à merde sur des fruits de bedaine.

Vous confisquez la Vie, vous promettez le Ciel

Votre esprit est tordu, votre voix est de fiel,

Partout où vous passez agonise l’espoir,

Vous mettez la Raison, toujours, sous l’éteignoir.

Votre fond de commerce, votre sale bizness,

N’est que l’exploitation de l’insigne faiblesse

Et la crédulité de gens déboussolés

Prêt à tout abdiquer pour être consolés.

Pour vos sombres desseins, toute détresse est belle,

Vous êtes des machines à laver les cervelles

Des crédules victimes qui tombent dans vos rets

Et qui seront broyés, ruinés puis essorés

Pour vous servir d’esclaves, de chiens, de trous à bites,

De zombies asservis, de main d’œuvre gratuite.

Ô toi, Humain mon frère, que l’existence angoisse

Fuit comme le sida leurs sinistres paroisses

N’écoute pas la peur et fuit tous ces menteurs

N’écoute pas tous les profiteurs de la peur

Surtout ne croit en rien, rejette toute foi

Que le doute, toujours, soit ton ultime Loi.

Puisque tu n’y peux rien, puisqu’au bout de la Route

Inconnu ou néant apaiseront tes doutes.

Puisque tu n’y peux rien, attends sans peur la mort

Goûte plutôt la Vie sans pleurer sur ton sort.

 

VictorAyoli

 

Duodi 12 Vendémiaire 221

 

Photo X – Droits réservés

 

 

01/11/2010

J'ai fait mon testament

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Testament

 

de Jean-Victor Joubert de Mairdre

Grand Bramaïre de l'Académie des Amoureux de l’Aïoli

 

Si je meurs, je veux qu'on me distille

Ma liqueur embaumera la ville

Chaque année mes enfants ébahis

Dirons : Putain, Papé a bien vieilli !

 

Menez ma viande sur le plateau de Sault

Dans la lavande faites tremper mes os

Macérez bien ma queue et mes neurones

Dans un bon vin de la Côte du Rhône.

 

Si je meurs, je veux qu'on me distille

Ma liqueur embaumera la ville

Chaque année mes enfants ébahis

Dirons : Putain, Papé a bien vieilli !

 

Vous tirerez un demi muy de gnole

Du jus de vie, d'humour, de gaudriole

Puis faites-y macérez mes couillons

Ça donn' un goût qui plait aux vignerons.

 

 

Si je meurs, je veux qu'on me distille

Ma liqueur embaumera la ville

Chaque année mes enfants ébahis

Dirons : Putain, Papé a bien vieilli !

 

Vous me ferez reposer à la cave

Entre un Bonneau et un blanc de chez Chave

Comme voisin mettez-moi du Lirac

Du Chateauneuf ou même un bon Paulhac

 

Si je meurs, je veux qu'on me distille

Ma liqueur embaumera la ville

Chaque année mes enfants ébahis

Dirons : Putain, Papé a bien vieilli !

 

Vous me boirez, ça ne fait aucun doûte

Et m'aimerez juqu'à l'ultime goutte

Quand vous trouss'rez les bell's de votre temps

C'est un peu moi qui prendrais du bon temps !

 

Si je meurs, je veux qu'on me distille

Ma liqueur embaumera la ville

Chaque année mes enfants ébahis

Dirons : Putain, Papé a bien vieilli !

 

31/10/2010

Toussaint... « Si tu meurs, je te tue ! »

cro magnon chasseur.jpg

Et si on réfléchissait un peu sur la mort, cette curiosité, et ce que son appréhension à suggéré à ce « curieux poulet sans poil » qu'est l'Humain ? J'ai essayé de m'y frotter dans une saga préhistorique que j'ai commise il y a quelques années... Ça se passe à la charnière entre le paléolithique supérieur, celui des artistes de Lascaux, et le néolithique porteur de malheur. Au moment où l'homme devint con...

(...)

- Il y a bien longtemps, s'exprime à son tour Elor-Hans le sorcier Félobre, la grande Terre-Mère vivait, tremblait, se convulsait en montagnes de feu, en gouffres d'eaux, en infinis de neige. Et personne n'était là pour le voir et surtout pour le savoir. La terre était peuplée d'animaux qui naissaient, copulaient, se reproduisaient et crevaient. Sans se poser de problèmes.

Heureux ! Puis est tombé sur un drôle d'animal - nous - une calamité : il a pris conscience qu'il existait, qu'il vivait.

Et donc qu'il devrait un jour ou l'autre mourir... De là est née l'angoisse. La terrible angoisse de l'Après. Pour combattre cette angoisse, le malheureux animal humain, désormais conscient de sa terrible condition, a tout de suite perçu une attraction instinctive, irréfléchie, imprécise vers quelque chose d'inaccessible qui le dépasse totalement : l'obscure appréhension, le vague pressentiment qu'il existe ailleurs, en haut, très haut, très grand, un ordre des choses infiniment supérieur à lui et vers lequel il est impulsivement enclin à se soumettre s'il veut donner un sens à sa vie, s'il veut se libérer de son angoisse, s'il veut accepter sa condition humaine. L'angoisse de la mort lui a fait inventer la religion et avec elle tout ce qui organise

la société des hommes. Pour nous, c'est l'harmonie de la Terre-Mère que nous appelons Gha-Yah et l'intégration de l'humain dans la nature parmi les autres créatures et au même titre qu'elles. C'est ce qui nous fait respecter les animaux et les plantes qui nous donnent leur vie pour perpétuer la nôtre. C'est ce qui nous fait respecter la vie, la liberté des autres humains

tant nous avons besoin les uns des autres. C'est ce qui nous fait vivre en communauté pour affronter ensemble la dureté de l'existence. C'est ce qui nous fait honorer et respecter les femmes qui portent et donnent la vie. C'est ce qui nous fait respecter et honorer nos morts lorsqu'ils rejoignent la Grande Terre-Mère. C'est ce qui fait que nous ne craignons pas la

mort car nous savons que notre esprit se fondra dans le Tout d'où nous sommes venus.

Pour d'autres, ce peut être autre chose.

- L'Homme, c'est pas toujours tout joli, ajoute Gaabhi en se grattant la barbe. Nous qui devons les aider à vivre au mieux ensemble, nous le savons... L'homme, il trimballe une bonne dose de cupidité, de méchanceté, d'agressivité. Avec, hélas, une certaine propension à humilier le vaincu, à dépouiller le faible, à jouir de le voir souffrir et crever. Mais toute cette

saloperie latente est mêlée aussi à un esprit d'aventure, à un goût du risque, à un besoin de se surpasser et de vaincre. Sans oublier, quelque part dans les replis de sa cervelle et de toute

sa viande, un besoin d'aimer, de protéger, de se sacrifier pour les autres parfois. C'est ça l'Homme. Faut faire avec. Mais ce dieu dont nous parle Thôrvig, ce Yahvzusla, c'est une belle crevure ! Qu'est-ce que c'est que ce dieu m'as-tu-vu et narcissique qui aurait créé les hommes uniquement pour se faire adorer ! Qu'est-ce que c'est que ce dieu mégalo, prétentiard

et sadique qui exige le sang des pauvres humains qui n'ont jamais demandé à être créés ! Qu'est-ce que c'est que ce dieu injuste, qui a ses favoris : les prêtres qui s'autoproclament

leurs représentants sur terre et ses souffre-douleur : les pauvres types qu'on lui sacrifie ! Qu'est-ce que c'est que ce dieu fourbe et combinard qui permet l'esclavage des hommes

et des animaux ! Moi je vais vous dire : ce dieu a été créé à leur image par des gens particulièrement stupides, méchants, trouillards, mesquins, cruels, prétentieux et vindicatifs. Ces gens, ce sont ces prêtres qui établissent leur toute-puissance sur l'obscurantisme, la soumission et la foi aveugle qu'ils imposent à cette société de terreur dont vient de nous causer Thôrvig. »

(...)

in « Les mammouths ne viendront plus » de Jean-Victor Joubert - chapitre 12

20/02/2009

Il nous reste combien de temps à vivre au juste ?

mondo cane.jpgTè ! Je vais un peu vous gâcher l’apéro… Hier soir, l’émission-déprime des deux bonnes femmes de France 2 nous a montré une face de l’avenir qui fait froid dans le dos. Sous le masque bienveillant, moderniste et altruiste de la recherche de la longévité humaine, on nous a fait effleurer le monde effrayant des OGM humains et des nanotechnologies. Puteng ! Ça promet !

« Science sans conscience n’est que ruine de l’âme » disait le Grand Rabelais. Merde ! Il a fallu des milliards d'années pour en arriver là où nous en sommes, à ce degré d'évolution qui a permis l'apparition de la conscience humaine; et nous, en quelques décennies de « civilisation », on fout tout par terre avec des technologies à la con irrespectueuse non seulement de l'environnement mais de la vie même. Sommes-nous cons à ce point ? Sommes-nous suicidaires? Le confort moderne nous a-t-il anesthésié les boyaux de la tête ?

Il faut regarder les choses en face : la vie est en danger de mort. Jamais dans toute l'histoire de la planète on a vu, en si peu de temps, une telle hécatombe parmi les espèces animales et végétales. La biodiversité, toute la richesse de cette planète, en prend un sacré coup! Et les choses ne vont pas aller en s'arrangeant. Tout ce que nous connaissons va s'appauvrir, se rétrécir. Le monde va devenir petit. Les forêts primaires vont disparaître à jamais. En 2030, il n'en restera que de rares vestiges. Des communautés humaines ancestrales sont fauchées, victimes de la déforestation, et dans leur sillage leur connaissance directe du vivant libre. Comment vivrons-nous en 2030 ? Comme dans le fameux film « Soleil vert » ?

Eh ! Oh ! Victor, on te voit venir, tu vas nous gonfler avec le « réchauffement climatique » alors qu’on se gèle les aliboffis depuis trois mois… Alors lâche-nous les « moon-bbots » avec ça !

Chante coco ! Chante ! Ça durera pas. Si on se gèle les couilles, c’est AUSSI une conséquence du réchauffement. Si le gulf-stream se met à faire la sieste, on aura le climat du Canada, vu que Paris est à peu près à la latitude de Montréal ! La pollution de l'atmosphère est telle que la végétation et les océans ne sont plus capables aujourd'hui d'absorber l'excédent de gaz carbonique et autres gaz à effet de serre. Résultat : le réchauffement climatique bouleverse le fragile équilibre, les cyclones dévastateurs se multiplient, la désertification augmente, le climat se dérègle à la vitesse grand V... Et ça va encore aller plus vite puisque les Chinois, les Indiens ou les Brésiliens sont aussi cons que nous et veulent rouler en voiture particulière, rejetant dans l'atmosphère ce qui reste de pétrole ! Bref on ne sait pas jusqu'à quel point la température va monter. Ce qu'on sait, c'est qu'il y a 250 millions d'années, 8 degrés seulement ont suffit pour anéantir 95% de la vie terrestre. Comme dit l’ami Paccalet, « L’espèce humaine disparaîtra ? Bon débarras… » Mais en attendant, elle lapinise l’espèce humaine ! Responsable des maux actuels infligés à la Terre, cette espèce-là pullule. Mais pour combien de temps ? Neuf milliards en 2050. Et après ? Ils mangeront peut-être, mais ils devront manger debout !

Est-il encore temps ? Avons-nous encore la possibilité de choisir quel monde nous voulons pour nos enfants et les enfants de nos enfants ?

C'est tout vu : nous voulons de l'herbe, des arbres, des fleurs, du vin, des bécasses à rôtir, des dorades, du miel, des canrds gras. Nous voulons des sourires d’enfants, des belles femmes pulpeuses, des oiseaux et toutes sortes d'animaux insolites ou familiers. Nous voulons un air pur pour voir le ciel avec ses étoiles qui nous murmurent que la vie existe forcement ailleurs. Nous voulons que la magie du vivant opère grâce au respect des lois de la nature. Nous ne voulons pas qu'elle soit définitivement détrônée par un monstre absurde nommé profit à tout prix.

Il nous reste combien de temps au juste ?

Amen (…moi à boire, ça m’a donné soif !)