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27/01/2016

Au bistro de la toile : vin rouge, sport, cul-bénis et statues à poil.

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- Oh ! Loulle, quand je pense que ton rade est l'équivalent d'une salle de sport, ou d'un stade ! Et que chaque fois que nous levons le coude chez toi, nous faisons du sport ! Je ne me savais pas tant sportif !



- Qu'est-ce tu racontes Victor. T'a attaqué au Tavel de bon matin ? Je sais bien que tu fais du sport, et que t'as même acheté un véritable Peugeot-frères pour ça. Un moulin à café je veux dire. Pas un vélo. Mais explique-moi pourquoi mon bistro est une salle de sport. Á ouais ! Compris : tu veux parler de l'apéro-bic, le lever du coude et même des deux coudes pour ne pas attraper le « bistro-elbow » !



- Bien sûr, y a un peu de ça Loulle. Et nous avons avec toi un très bon entraîneur ! Mais il s'agit d'autre chose. Des « chercheurs » ont déterminé que boire un verre de vin rouge est équivalent à une heure de sport intensif. Voilà pourquoi ton rade est une sacré salle de muscu ! « Après une dure journée de travail, si vous vous sentez coupable parce que vous avez la flemme d’aller faire votre jogging aujourd’hui, installez-vous confortablement dans votre canapé, détendez-vous et buvez un bon verre de vin rouge à la place. » qu'ils disent les chercheurs ! Ils disent encore qu'il y a dans le rouge du resvératrol, « un polyphénol qui a des effets extrêmement positifs sur le cœur, mais également sur les muscles, les os… ».



- Tout de même, il y a du bon dans la science Victor. Et je suis fier de dispenser sans compter les bienfaits du rouquin.



- Autre chose. T'as vu, hier le grand caïd de l'Iran a rencontré le capo de tutte i capi de la chrétienté. Il fallait les voir tous les deux, face à face, assis chacun d'un côté d'une superbe table, en robe, et se fendant la gueule ! Eux, ils savent... Eux ne sont pas dupes. On aurait dit Whilpool en face d'Indesit !



- Whilpool ? Indesit ? Mais c'est des machines à laver ça.



- Ben justement, les deux sont les représentants de commerce, que dis-je, les directeurs des ventes des machines à laver les cervelles que sont les religions !



- Bof. Si ces fariboles, ces contes pour enfants aident à vivre – et surtout à mourir – les trois milliards de Terriens qui se reconnaissent dans ces deux religions, pourquoi pas... Pourvu qu'ils ne prétendent pas « sauver » les gens malgré eux... Mais t'as vu, pour ne pas « choquer » leur hôte, les Italiens ont caché les superbes statues de femmes à poil qui font l'honneur de ce pays hyper civilisé !



- Ça, ça me gonfle Loulle. Que nos frères Italiens se soient couchés devant ce cul-béni. Et tout ça pour quelques milliards de contrats. Que ne feraient-on pas pour du fric. Finalement, c'est pas les putes qui manquent, c'est le pognon...



- Exact Victor. Tous s'achète, même l'honneur. Allez, je te sers « une heure de sport intensif » ! Á la nôtre !

 

- Á la nôtre !



09/12/2015

Au bistro de la toile: « Bonum vinum laetificat cor hominis ! ».

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- Ouarf ! Ils s'étranglent avec leur eau minérale les peine-à-jouir regroupés en lobby anti bonheur ! Ils avalent de travers les quelques publicités que les vignerons, enfin légèrement libérés du carcan de cette loi Evin faite pour lutter contre les alcools forts mais qui, en fait, saccage cette perle emblématique de notre civilisation : le VIN !

 

- T'as raison, Victor. Á les entendre, ces cul-serrés, le « danger » commence à partir d'un seul verre par jour ! Si leur konnerie les étranglait, ils rempliraient les cimetières... Je ne vois qu'un remède à cette constipation chronique de leurs zygomatiques : une cure de dragées Fuca !

 

- Allez, c'est ma tournée. Laissons entre eux ces tristes buveurs d'eau, risquons gaiement notre vie en levant nos verres et régalons-nous, entre bons vivants, de ces saines prescriptions des fameux médecins de l'Ecole de Salerne :

 

Le meilleur vin

 

Le vin dans les humeurs verse son influence :

Est-il noir ? Dans le sang il répand l'indolence.

J'estime un vin mûri dont la chaude liqueur

Fait sauter le bouchon et ravit le buveur ;

Quand sa vertu dénote une illustre vieillesse,

De ses dons généreux usons avec sagesse.

Je cherche dans un vin le brillant, la couleur,

J'y cherche plus encor le bouquet, la chaleur ;

Je veux qu'il ait du corps, une teinte écarlate,

Que pétillant, mousseux, en écume il éclate.

À l'écume le vin se jugera d'abord :

Bon, elle reste au centre, et, mauvais, court au bord.

 

 

Effets du bon vin.

 

Le bon vin au vieillard rend vigueur de jeunesse ;

Au jeune homme un vin plat prête un air de vieillesse.

Le vin pur réjouit le cerveau contristé,

Et verse à l'estomac un ferment de gaieté.

Il chasse les vapeurs et les met en déroute,

Des viscères trop pleins il dégage la route,

De l'oreille plus fine aiguise les ressorts,

Donne à l'œil plus d'éclat, plus d'embonpoint au corps,

De l'homme plus robuste allonge l'existence,

Et de l'esprit dormant réveille la puissance.

De ta table aie bien soin d'exclure

Le pain encore chaud et le pain qui moisit,

Le dur biscuit, les pâtes en friture.

Que ton pain soit d'un bon grain, bien cuit,

Plein d’yeux et peu salé, ce pain fait un bon chyle.

 

L'eau comme boisson

 

L'eau, fatale boisson, nuisible en un repas,

Refroidit l'estomac qui ne digère pas:

Bois-en, soit, mais très peu, si la soif te talonne ;

Assez, pas trop : ainsi la sagesse l'ordonne.

D'une eau trop abondante en l'estomac noyé,

Ne va pas submerger l'aliment délayé.

Pour éteindre le feu de ta soif dévorante,

Ne bois pas à longs traits une eau froide et courante,

D'un peu d'eau fraîche humecte un gosier irrité.

Au tempérament buveur, inspirant la gaieté,

Dissolvant et cuisant tous mets, l'eau pluviale

Propice à la santé, ne craint pas la rivale.

La source, à l'est coulant, se boit avec plaisir ;

Descend-elle du midi ? réprime ton désir.

 

 

Des excréments, des vents et de l’urine.

 

Pissez six fois par jour, et dans le même temps

Rendez deux ou trois fois les plus gros excréments.

De péter en pissant ne faites pas mystère

C'est un ancien usage, aux reins fort salutaire ;

Pratiquez-le sans honte, ou bien dans l'intestin,

Reste un gaz malfaisant rapporté du festin.

En grande pompe un roi traverse-t-il la ville ?

Occupé de pisser, demeurez immobile.

Ta main, pressant ton ventre empêchera souvent

Qu'il ne s'y loge à l'aise et n'y séjourne un vent ;

Aux replis d'intestin sa nuisible présence

D'un mal long et secret peut hâter la naissance.

 

 Contre l'excès de boisson

 

Si pour avoir trop bu la nuit,

Vers le matin il t'en cuit,

Dès le matin, reprends la bouteille :

Le remède fera merveille.

 

(L'École de Salerne  - Jean de Milan (fin X1° - début XII°) -, traduction en vers français par Charles Meaux-Saint-Marc.)

 

22/11/2014

Le Beaujolpif et le Côtes-du-Rhône nouveaux coulent à flots. Soyons paillards!

 

 

 

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Narguons les pédants, les dévots,
Qui veulent effrayer nos âmes;
Aimons en dépit des cagots
Les vins vieux et les jeunes femmes. 
Dieu créa pour notre bonheur
La beauté, le jus de la treille.

Je veux ce soir en son honneur
Chanter le con et la bouteille.

 

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On ne peut pas toujours bander
Au vit le temps borne l’usage.
Il n’est qu’un temps pour bien baiser;
Pour bien pinter, il n’est point d’âge.
Vieillards, avec vos froids couillons,
Sachez mieux employer vos veilles :

Quand on ne bouche plus de cons,
Il faut déboucher des bouteilles.

 

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Dans les bassinets féminins,
Quand on a brûlé trop d’amorces, 
Quelques bouteilles de vieux vins
Au vit rendent toutes ses forces.
Amis, plus on boit, plus on fout:
Un buveur décharge à merveille...

Enfin, le vin, pour dire tout,
C'est du foutre mis en bouteille.

 

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Par malheur, depuis quelque temps,
Pour punir nos fautes maudites,
Le ciel a fait les cons trop grands
Et les bouteilles trop petites !
Grands dieux, accordez-moi le don
De pouvoir, par une merveille,

Trouver toujours le fond d’un con,
Jamais celui d`une bouteille.

 

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Dans l’Olympe, séjour des dieux,
On boit, on patine des fesses,
Et ce nectar si précieux
N’est que le foutre des déesses.
Si j’y vais un jour, Apollon
Ne choquera plus mes oreilles:

A Vénus je saisis le con,
A Bacchus je prends sa bouteille.

 

 

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Illustrations X - Droits réservés

06/03/2014

On a ga-gné ! Onna gars-niais !

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J’ai rencontré ce matin au marché un ami qui se trimballait une mine de serpillère. « J’ai fêté la victoire des bleus hier soir, et j’ai l’impression que j’ai les cheveux qui poussent à l’envers… ».

 

Fêter des foutebaleurs… Quelle idée. Mais bof, pourquoi pas. Pour une fois qu’il y a une bonne occasion de se congratuler et de fêter une victoire !

 

Ce que me dit mon pote à la tronche de hareng faisandé, c’est qu’il n’a bu qu’une boutanche de Côtes-du-rhône… Ben ouais. Mais le vin, actuellement, surtout nos vins riches de soleil, ne titrent jamais moins de 14°. Assez pour qu’une seule bouteille te file une biture…

 

Les vins actuels sont trop alcoolisés et il est temps de secouer le cocotier de la routine. Les vignerons subissent une crise qu’ils ont eux-mêmes, en partie, généré. Ceci avec le système de paiement des coopérateurs au degré hecto. Ce système fait que pour un volume déterminé, plus le degré est fort, plus le vigneron gagne d’argent. Résultat : des encépagements qui pissent du degré, des vendanges en surmaturation, etc.

 

Cela commence à changer, et certains directeurs de cave privilégient la qualité de l’apport plutôt que sa teneur en sucre. Mais cette culture du degré demeure dans les têtes. Les viticulteurs rétorquent : « Oui mais le soleil… oui mais la chaleur… ». Qu’ils se débrouillent ! Qu’ils replantent des aramons ! Ce sont eux les professionnels, eux qui paient (fort cher) les services d’œnologues sortis du même moule, influencés par le déplorable Parker, le fossoyeur de la viticulture française de qualité. Ces œnologues ont fait en sorte qu’il n’y ait plus de mauvais vins, mais il n’y en a plus de grandioses…

 

Les vignerons d’antan manquaient souvent une cuvée, mais ils nous concoctaient parfois des nectars sublimes. Maintenant il n’y a plus que des vins corrects, sans plus. Et surtout qui cachent leurs défauts derrière un degré d’alcool aberrant. Les grands Pétrus ne titre pas plus de 12°…

 

Allez ! A la nôtre tout de même !

 

Quintidi 15 ventôse 222

 

Illustration X - Droits réservés

 

 

05/03/2013

Au bistro de la toile : salauds de buveurs de vin et de bière !

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Au bistro de la toile : salauds de buveurs de vin et de bière !

 

 

- Oh ! Loulle, t’as vu, t’es encore dans le collimateur des terribles buveurs-d’eau. Hier, toute la journée, les canards laquais, les lucarnes à décerveler, les machines à bruits se sont déchainés contre ces salauds, ces dépravés, ces mauvais Français qui osent encore boire quelques canons de vin ou quelques demis de bière. Culpabiliser ! Ils veulent nous culpabiliser ! Tu vas voir que bientôt tu risques de voir les argousins de la Police de la Vertu et de la Tristesse  arriver pour fermer ton antre de l’amitié, de l’art du vivre ensemble et de la débauche.

 

- Ouais. J’ai vu. Bof, c’est pas la première fois. Et les arguments de ces talibans de la picole sont toujours les mêmes : à partir d’un verre – et depuis hier d’un demi-verre d’alcool par jour - vous mettez gravement votre vie en danger. Votre vie, mais aussi celle des autres et l’équilibre de la Sécu. Et remarque que l’on montre toujours un verre de vin ou de bière. Jamais un verre de whisky, de vodka ou autre tord boyaux qui sont les véritable responsables des abus. Bourrage de crane tellement outrancier qu’il en est stupide.

 

- Ouais… Ça fait peur Loulle. Tè ! Donne-moi un canon pour me remonter… Putaing ! 10% des cancers sont dus à l’alcool.

 

- Eh ! T’affole pas Victor. Ça veut dire que 90% des cancers chez l’homme ne sont pas dus à la picole ! Voilà qui devrait te rassurer !

 

- T’as raison Loulle. A la nôtre ! D’autant plus que les Français boivent 3 ou 4 fois moins qu’hier et le nombre de cancers est 3 ou 4 fois plus important ! Ce qui veut dire qu’on nous prend pour des cons et qu’on nous empoisonne, que la toxicité des médicaments, les infections nosocomiales, l'insuffisance des connaissances et les erreurs médicales sont plus dangereuses que le vin ! Oui mais, les accidents de la route…

 

- Eh ! Victor, Desproges disait que si 10% des accidents de la route sont le fait de pochtrons, 90% de ces accidents sont commis par des buveurs d’eau ! Dangereux ces gens ! Faudrait que les bourres verbalisent aussi ceux qui, en soufflant dans le ballon, accusent leur addiction à la flotte !

 

- Pas con ça Loulle ! Cette campagne de propagande nous prépare sûrement encore une loi « peine-à-jouir », mais dans laquelle ils devraient inclure un article stipulant que la consommation d'alcool est interdite dans les établissements publics de toute nature : présidence de la république, assemblée nationale, sénat, ministères, préfectures et sous-préfectures, conseils régionaux et départementaux, mairies, structures intercommunales, gendarmeries et commissariats de police, bureaux des douanes, et plus généralement tous autres locaux recevant du public ! Sans oublier les entreprises, les maisons de retraite et tous lieux où l’on fête un départ, un anniversaire, etc. Et bientôt la Police de la Vertu et de la Tristesse, à travers les « réseaux sociaux » et, éventuellement des visites inopinées sur place, pourra, que dis-je, devra perquisitionner chez les particuliers, dans les maisons et appartements pour faire « respecter la loi » ! Ainsi, les consommateurs seront surprotégés et donc…déresponsabilisés !

 

- Le plaisir, le bonheur, la joie, voilà l’ennemi Victor. Soyez tristes, soyez rabat-joie, soyez constipés des boyaux de la tête, soyez coincés des zygomatiques et vous vivrez vieux…

 

- C’est vrai que vivre est une activité dangereuse, mortelle même et qui se finit toujours prématurément ! Et je vais te dire autre chose Loulle : cette campagne est probablement orchestrée par les labos pharmaceutiques. On a déjà vu apparaitre le Baclofène un médicament pour soigner les alcoolo-dépendants. Le « marché » de l’alcoolisme (1,5 million de dépendants et 3,5 millions de personnes en consommation excessive) est gigantesque et attise l’appétit des laboratoires pharmaceutiques. Au point que certains essaient de faire croire à des découvertes qui n’en sont pas ! lien 

 

 - Allez ! A la nôtre les futurs morts ! Tournée générale ! Tous ensemble faisons un doigt d’honneur à tous ces cons de peine-à-jouir et chantons : « C’est la cuiiiiiite finaaaaale. Saoulons-nous car demaiiiiin. Les eauuuuux minéraaaaales remplaceront le viiiiiin ! C’est la cuiiiite finaaaaaale….. »

 

 

Quintidi 15 Ventôse 221

 

Merci à Chimulus

 

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

 

Le petit Sylvain vient de se faire prendre par son papa en train de boire de l'alcool en cachette.
Le papa décide de lui faire une leçon de morale et entraîne Sylvain dans le jardin.
Il emmène un verre de cognac et un verre d'eau.
Il prend un ver de terre et le laisse tomber dans l'alcool.
Puis il prend un autre ver et le laisse tomber dans l'eau.
Le lombric dans l'eau reste vivant alors que celui du cognac se tord sur lui-même quelques instants et meurt.
A la fin de l'expérience, le papa demande :
- Alors Sylvain, quelle leçon tires-tu de ce que je viens de te montrer?
Et Sylvain lui répond fort justement :
- Heu, ça montre que quand on boit de l'alcool, on ne risque pas d'avoir des vers...

 

 

24/11/2012

De l’Amour et du Vin

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Ovaires dose

 

Ça y est c'est le temps des vins nouveaux ! Période bénis des seuls dieux que je révère: Dionysos-Bacchus et Aphrodite-Vénus.

C'est le temps de gloire du Vigneron, ce paysan sacré dont la sueur féconde les entrailles de la terre, ce magicien qui, d'arides cailloux, tire le sang de dieu.


Que fit dieu pour guérir nos maux

Le vieux vin et les jeunes femmes!

 

Il créa pour notre bonheur

Le sexe et le jus de la treille

 

Aussi je veux en son honneur

Chanter le con et la bouteille

 

Dans l'Olympe séjour des dieux

On boit, on patine les fesses

 

Et le nectar délicieux

N'est que le foutre des déesses!

 

Si j'y vais jamais Apollon

Ne charmera plus mon oreille

 

De Vénus je saisis le con

De Bacchus arrach'la bouteille!

 

Dans les bassinets féminins

Quand on a brûlé des amorces

 

Quelques bouteilles de vieux vin

Au vit rendent toute sa force

 

Amis, plus on boit plus on jouit

Un buveur décharge à merveille,

 

Aussi le vin pour dire tout

C'est du foutre mis en bouteille

 

On ne peut pas toujours bander

Du vit le temps borne l'usage

 

On se fatigue à décharger

Mes amis on boit à tout âge!

 

Quant au vieillard aux froids couillons

Qu'ils utilisent mieux leurs vieilles!

 

Quand on n'peut plus boucher de cons

On débouche au moins des bouteilles!

 

Mais hélas depuis longtemps

Pour punir nos fautes maudites

 

Le Bon Dieu fit les cons trop grands

Et les bouteilles trop petites!

 

Grand Dieu fais, nous t'en supplions

Par quelque nouvelle merveille

 

Toujours trouver le fond du con

Jamais celui de la bouteille!

 

Ecrit par le grand poète  catalan Alonzo Bobinar

 

Quartidi 4 Frimaire 221

 

Photo X - Droits réservés 

 

01/05/2011

Gastronomie ouvrière du 1er Mai : Le coq au vin !

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 Les Etats-Unis, années 1880, la colère gronde dans un monde ouvrier soumis à des cadences de travail harassantes, 12h, parfois 14h par jour. Le 1er mai 1886, début de l'année comptable des entreprises, une grande manifestation est organisée par les syndicats de Chicago. La grève s'étend bientôt au pays tout entier et la mobilisation est telle que le mouvement obtient satisfaction : la journée de travail est réduite à 8h, mais non sans perte. Plusieurs ouvriers de la fabrique McCormick à Chicago trouvent la mort dans des affrontements avec les forces de l'ordre. Sur l'une des tombes sont gravés ces quelques mots : "Le jour viendra où notre silence sera plus puissant que les voix que vous étranglez aujourd'hui".

 

De l'autre côté de l'Atlantique, la IIème Internationale socialiste se réunit à Paris, en 1889 pour le centenaire de la Révolution française et décide d'organiser tous les ans, dans tous les pays et à date fixe, une grande manifestation ouvrière. Ici aussi, la journée de 8h (mais toujours 5 jours par semaine) est la principale revendication. Et c'est la date du 1er mai qui est retenue, en souvenir des manifestations de Chicago. Dans les années qui suivent, le 1er mai s'impose peu à peu comme un rendez-vous et un jour de grèves ouvrier, mais c'est en 1936 qu'ont lieu les plus grandes manifestations.

 

Ces manifestations du 1er mai 1936 marquent durablement l'imaginaire français. Elles contribuent en effet à l'élection de la première coalition républicaine de centre gauche, deux jours plus tard : le Front populaire. Présidée par le socialiste Léon Blum, ce gouvernement ne tarde pas à adopter des mesures historiques pour les travailleurs, la semaine de 40h, les deux premières semaines de congés payés ou la reconnaissance du droit syndical.

 

En 1941, le régime de Vichy transforme ce rendez-vous ouvrier en jour férié, "fête du Travail et de la Concorde sociale".

 

Le 29 avril 1947, les autorités issues de la Libération reprennent la mesure. Le 1er mai est officiellement déclaré jour chômé-payé dans toutes les entreprises françaises, et le restera.

 

Attention donc à ne pas laisser ce jour symbole des luttes ouvrières à…Marine Le Pen et sa fête de Jeanne-d’Arc !

 

Ce qui ne doit pas nous couper l’appétit ! Je vous propose donc de déguster deux des emblèmes de notre pays : le coq et le vin !

 

 

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Le coq au vin de Ginette et Nicole

 

« Allez, Zou ! Viens mon beau. On va tuer le coq! »

C'est ainsi que Ginette, femme du Pays d'Oc

Fit de moi son complice pour saigner "Pyjama"

Et en faire une fête pour tous nos estomacs.

« Il honore mes poules, mais il me les esquinte.

C'est "viol avec violence", si elles portent plainte! »

Je tiens solidement Pyjama par les pattes

Et lui bloque les ailes pour qu'il ne se débatte,

Elle lui tend le cou sur une casserole

Et plante franchement l'Opinel à virole.

Le sang de Pyjama s'écoule volontiers,

Un grand frémissement et il meurt sans crier...

Telle est la dure et saine loi de la nature :

Tout être est prédateur mais aussi nourriture !

En quatre mouvements, Pyjama est plumé,

Vidé et nettoyé, puis flambé et coupé

En solides portions et mis à mariner

Dans un Cairanne rouge où l'on a ajouté

Oignons piqués de clous de girofle et carottes,

Quelques baies de genièvres, sel, poivre et pas de flotte.

On laisse reposer au frais, toute une nuit.

Au matin on sort les morceaux que l'on essuie.

Au fond d'une sauteuse ou mieux d'une... cocotte,

Faites mousser du beurre dans de l'huile bien chaude,

Et faites-y dorer vos morceaux de volaille

Avec un peu d'oignon et quelques gousses d'ail.

Saupoudrez sur la fin avec de la farine

Toujours en remuant. Faut pas que ça calcine.

Flambez alors le tout avec un Armagnac,

Un marc de Châteauneuf ou bien un bon Cognac.

Puis vous passez dessus le jus de marinade,

Poivre, bouquet garni, sel (pas comme un malade).

Montez alors jusqu'à petite ébullition

Et cuisez doucement. La durée est fonction

De ce qu'est le bestiau. Pour Pyjama trois heures

Mais pour un coq d'hyper entre une et deux heures.

Préparez quelques cèpes, frais ou secs mais trempés,

Vous les sautez dans l'huile, les poivrez, les salez,

Puis vous les rajoutez à la préparation

Demi-heure avant la fin de votre cuisson.

À votre liaison il faut alors penser:

Sortez un verre de sauce, laissez-là reposer,

Puis battez-la avec jaune d'œuf et vinaigre,

De la farine en pluie. Fouettez d'un ton allègre!

Si vous l'avez gardé, vous rajoutez le sang.

Incorporez le tout dans le jus frémissant.

C'est prêt. Sans plus tarder arrêter le réchaud.

Vous buvez un canon et vous servez très chaud.

Avec des tagliatelles ou des pommes vapeur,

Et un bon Châteauneuf, on atteint le bonheur!

Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire

Ma tripe est assoiffée, remplis raz-bord mon verre

De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône

Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

 

 

Ingrédients et proportions pour six personnes

 

Le coq au vin est un plat qui doit mijoter. Il s'accommode donc parfaite­ment d'une volaille ayant de l'âge. Il faut une viande qui tienne aux os, et des os solides. Il vous faut donc:

Pour la marinade: - l coq ancien de deux kilos, - 2 bouteilles de bon vin rouge A.a.C., - 2 oignons pour la marinade, - 1 demi kilo de carottes coupées en rondelles, - 4 clous de girofle, - l dizaine de baies de geniè­vre, - 2 cuillerées de gros sel, - poivre du moulin.

Pour le plat: - 2 cuillerées à soupe d'huile d'olive, - gros comme un œuf de beurre, - l oignon émincé, - 3 gousses d'ail, - un peu de farine, - l verre d'Armagnac, Cognac ou Marc de Provence, - l bouquet garni, - l cuillerée à soupe de sel fin.

Pour la sauce: - 1 jaune d' œuf, - l demi-verre de vinaigre de vin, - 2 cuillerées à soupe de farine, - le sang du coq si vous l'avez gardé, - 1 sachet de cèpes secs mis à tremper.

 

Les vins conseillés:

 

Pas de demi-mesure pour le coq au vin: les meilleurs rouges de la vallée du Rhône: Côtes-Rôties, Hermitage, Croze-Hermitage, Saint-Joseph, Châteauneuf-du-Pape, Lirac, Gigondas, Vacqueyras, Cairanne, Saint­Gervais, Séguret, Vinsobres, Visan, Sainte-Cécile-Ies- Vignes, Cornillon. En Coteaux du Languedoc, les vins chaleureux de Saint-Chinian, Faugères, Minervois, Corbières, Fitou.

Les Côtes du Roussillon "Villages" de Belesta, Estagel, Maury, les Col­lioure.

Les vins de Provence Coteaux des Baux, Palette, Bandol évidemment, Les Arcs, les grands rouges de Bellet.

 

 Illustration X - Droits réservés

 

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Si vous trouvez quelque intérêt à mes élucubrations:

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Duodi 12 floréal de l'an 219 de l'ère de la Liberté

21/03/2011

Au bistro de la toile : A boire tavernier !

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- Eh ! Loulle, t’as pas peur de voir arriver les keufs de la Police de la Vertu et de la Tristesse te faire fermer ton antre de la débauche ?

 

- ??!!??!!??!!

 

- Ben oui quoi. Fait pas cette gueule d’ahuri. Regarde le journal : (…) il n'y a pas de consommation d'alcool sans risque de cancer. Ainsi, le seul fait de boire un verre de vin par jour majore ce risque de 9 % à 168 % selon la localisation. (…) Environ 10,8 % des cancers chez l'homme et 4,5 % chez la femme sont dus à l'alcool. (…) L'augmentation du risque est significative à partir d'un verre par jour. (…) Un verre d'alcool correspond à 3 centilitres de whisky, à 10 centilitres de vin ou de champagne, 25 centilitres de bière… Putaing ! Ça me fait peur Loulle. Tè ! Donne-moi un canon pour me remonter…

 

- Tè, Victor. Remets-toi ! Mais si tu réfléchis un peu sur les chiffres du journal, ça veut dire que 90% des cancers chez l’homme et plus de 95% chez les femmes ne sont pas dus au cancer ! Voilà qui devrait te rassurer !

 

- T’as raison Loulle. A la nôtre ! D’autant plus que les Français boivent 3 ou 4 fois moins qu’hier et le nombre de cancers est 3 ou 4 fois plus important ! Ce qui veut dire qu’on nous prend pour des cons et qu’on nous empoisonne, que la toxicité des médicaments, les infections nosocomiales, l'insuffisance des connaissances et les erreurs médicales sont plus dangereuses que le vin ! Oui mais, les accidents de la route…

 

- Eh ! Victor, Desproges disait que si 10% des accidents de la route sont le fait de pochtrons, 90% de ces accidents sont commis par des buveurs d’eau ! Dangereux ces gens ! Faudrait que les bourres verbalisent aussi ceux qui, en soufflant dans le ballon, accusent leur addiction à la flotte !

 

- Pas con ça Loulle ! Cette campagne de propagande nous prépare sûrement encore une loi « peine-à-jouir », mais dans laquelle ils devraient inclure un article stipulant que la consommation d'alcool est interdite dans les établissements publics de toute nature : présidence de la république, assemblée nationale, sénat, ministères, préfectures et sous-préfectures, conseils régionaux et départementaux, mairies, structures intercommunales, gendarmeries et commissariats de police, bureaux des douanes, et plus généralement tous autres locaux recevant du public ! Sans oublier les entreprises, les maisons de retraite et tous lieux où l’on fête un départ, un anniversaire, etc. Et bientôt la Police de la Vertu et de la Tristesse, à travers les « réseaux sociaux » et, éventuellement des visites inopinées sur place, pourra, que dis-je, devra perquisitionner chez les particuliers, dans les maisons et appartements pour faire « respecter la loi » ! Ainsi, les consommateurs seront surprotégés et donc…déresponsabilisés !

 

- Le plaisir, le bonheur, la joie, voilà l’ennemi Victor. Soyez tristes, soyez rabat-joie, soyez constipés des boyaux de la tête, soyez coincés des zygomatiques et vous vivrez vieux…

 

- C’est vrai que vivre est une activité dangereuse, mortelle même et qui se finit toujours prématurément !

 

- Allez ! A la nôtre les futurs morts ! Tournée générale ! Tous ensemble faisons un doigt d’honneur à tous ces cons de peine-à-jouir et chantons : « C’est la cuiiiiiite finaaaaale. Saoulons-nous car demaiiiiin. Les eauuuuux minéraaaaales remplaceront le viiiiiin ! C’est la cuiiiite finaaaaaale….. »

 

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Si vous trouvez quelque intérêt à mes élucubrations:

 

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Primidi 1er germinal de l'an 219 de l'ère de la Liberté

 

Merci à Chimulus

07/03/2009

Gloire aux buveurs de vin!

Gloire à toi, Ollier
Pour qui je n’ai d’ordinaire qu’une estime mesurée
Tu as su imposer
A l’assemblée
Un amendement salvateur
Pour nous, les fins buveurs
Non pas de sales gnoles industrielles
Mais de nos nectars arc-en-ciel

buveur joyeux.jpg


Gloire au vigneron, il nous désaltère
Sa sueur féconde les entrailles de la terre
Paysan sacré qui crée le sang de dieu
D’arides cailloux, il fait du vin, Mordieu

Refrain
Gloire, gloire aux vins de la Vallée du Rhône
Superbes joyaux de l’ardeur vigneronne
Gloire à nous mes frères, les buveurs de vin
Sans qui tous ces gens travailleraient pour rien

Refrain

Gloire à la futaille, aux tonneaux, aux barriques
Qui gardent et mûrissent des nectars uniques,
Leur ventre est sacré, leur ventre est divin
Car c’est lui qui enfante les meilleurs vins.

Refrain

Gloire à la bouteille, dont la belle panse
Oblongue ou ventrue est une récompense
Du Jéroboam au Mathusalem
Du vin est dedans et c’est pour ça qu’on l’aime

Refrain

Gloire à toi, bouchon, gardien d’éternité,
Toujours au contact du vin enchanté
On t’aime beaucoup, surtout quand tu pètes
Car tu donnes alors le signal de la fête

Refrain

Gloire à vous hanaps, calices, tastevin
Coupes, flûtes, gots, verres cristallins
Derniers traits d’union entre l’homme et le vin
Soyez les écrins de nos nectars divins

Refrain

19/02/2009

A boire ! Tavernier du diable! Et mort aux cons !

Buveurs.JPG

A boire, à boire, à boire !
A boire tavernier !
Met tes tonneaux en perce
Et verse volontiers
En nos verres et nos coupes
Le vin de l’amitié !
Que le bon vin de France abreuve nos gosiers !


Cré vingt diou de saloperie de merde ! Vous avez dû les voir, les entendre ou les lire ces connards d’anti alcolo à la mord-moi le zob baver contre notre bon jus de la treille !

Une espèce de quelconque secte de lutte contre le cancer nous crache encore des salves d’interdits contre quoi ? Contre le vin ! Paraît que ce nectar des dieux (grecs et romains !) « augmenterait les risques de cancer ». Attention, ils ne parlent pas des whiskies, vodkas, téquilas et autres tord-boyaux industriels. Non, c’est le vin leur cible! Leur ennemi à ces pisse-froid, ces peine-à-jouir, ces figures de carême, c’est le VIN ! « Le risque commence dès un verre par jour… » qu’ils dégoisent ces raclures de bidet ! Un verre par jour ! N’importe quoi…

Tè ! Qu’ils viennent voir mon vieux pote le Grand Gaby ! Il court allègrement sur ses 86 vendanges et porte droit comme un i ses six pieds d’altitude et son quintal de bonne viande consciencieusement entretenue à base de tripes à la provençale, de foies gras, de cassoulets, de poêlés de champignons, de têtes de veau, de salmis de bécasses et arrosée de plusieurs wagons foudre de bons vins de chez nous ! Un tarbouif opulent avec la texture de la morille et la couleur de l’aubergine !

Gaby au cours de sa longue existence de joyeux drille et de rude gaillard a bu pendant, au moins trente ans sa bonbonnette de dix litres de radieux petit vin aliment titrant 7 à 8° mais qui te gouleyait en chantant dans la tripe. Faut dire que Gaby le suait ce pinard car, avec son pote Auguste Vigne – ça s’invente pas ! - il gagnait sa vie à charger à la pelle des tombereaux de graviers dans le lit du Rhône. J’ai calculé qu’il avait lichetrogné sans encombre quelques 150.000 litres de bon vin de chez nous ! Quinze wagons de 10.000 litres ! Plus un demi wagon de pastis car il ne concevait la flotte que désinfectée au pastaga ! Et il torche toujours actuellement son litron de Côte-du-Rhône ! Quant au radada, jusqu’à 65 ans, il a cru que c’était un os qu’il avait entre les jambes ! Nourrie sous la cuve le Grand Gaby ! Et s’il meurt un jour, il veut qu’on le distille ! « On tirera bien trois litres de bonne gnole qu’il dit. Et mes arrières-petits-enfants me goûteront chaque année et diront « puteng ! Papé a bien vieilli ! » Voilà l’homme, entièrement nourrie sous la cuve, qui, selon les conneries des « professeurs », devrait être depuis longtemps six pieds sous terre !

Amis buveurs de vin, mes frères, levons l’étendard de la révolte contre tous les interdits et marchons au son du canon (de rouge évidemment) pour faire rendre gorge à tous ces débris d’humanités qui nous CASSENT LES COUILLES !

C'est la cuiiite finaaale. Saoûlons-nouuus car demain
Les eauuux minéraaales, ne vaudront pas le viiin!
C'est la cuiiite finaaale. Saoûlons-nouuus car demain
Les eauuux minéraaales, ne vaudront pas le viiin!
Tan Ta Tsan!

Debouut, ivrognes de la teeerre, debout tous les buveurs de vin
Le bon jus qui nous désaltèèère, est le seul breuvage divin.
Tan Ta Tsan!

C'est la cuiiite finaaale. Saoûlons-nouuus car demain
Les eauuux minéraaales, ne vaudront pas le viiin!
C'est la cuiiite finaaale. Saoûlons-nouuus car demain
Les eauuux minéraaales, ne vaudront pas le viiin!
Tan Ta Tsan!

Vous, buveurs d'eau, buveurs de bièèère, buveurs de coca de soda
Contre ces boissons délétères, nous sommes les rudes soldaats!
Tan Ta Tsan!

C'est la cuiiite finaaale. Saoûlons-nouuus car demain
Les eauuux minéraaales, ne vaudront pas le viiin!
C'est la cuiiite finaaale. Saoûlons-nouuus car demain
Les eauuux minéraaales, ne vaudront pas le viiin!


03/11/2008

Bacchus, Rabelais ! Au secours ! Ils sont devenus fous…

ban2003.jpg


Traditionnellement, la troisième semaine de novembre, Avignon – ma ville – est le théâtre (normal !) de grandes festivités bachiques à l’occasion de la sortie des vins Côtes-du-Rhône nouveaux. Je préfère le terme vin nouveau à celui de vin primeur, trop marqué Beaujolais, et résultant de vinifications spécifiques.

Et donc à cette époque de l’année, cette cité superbe, cette ville sonnante au cents clochers qui n’a jamais pu oublier qu’elle fut, pour un temps, la capitale étincelante du monde chrétien, renoue pour une soirée avec les somptueuses festivités de son époque glorieuse. Capitale elle fut, capitale elle demeure puisqu’elle est, aujourd’hui celle des Côtes-du-Rhône.

Les confréries bachiques en grand apparat défilent dans les artères de la ville, précédées et accompagnées d’orchestres, bandas, chorales vigneronnes. Les producteurs ont envahis la célèbre place du Palais, haut lieu du Festival et proposent aux milliers d’acteurs spectateurs un verre de leur vin nouveau.

Quel bonheur pour ces vignerons - paysans sacrés, laboureurs des cieux dont la sueur féconde les entrailles de la terre pour, d’arides cailloux, tirer le sang de dieu – de communier avec leur public, leurs clients, leurs amis. Les restaurants de la ville se mettent en quatre pour offrir aux joyeux commensaux des mets qui s’accordent avec les vins nouveaux. La ville chante, la ville danse, la ville est heureuse…

Mouais… Pour combien de temps ? Cette joie de vivre risque de tomber sous les coups de boutoir des pisse-froid qui, sous couvert de lutter contre certains abus, se font les chantres de toutes les interdictions, les procureurs de toutes les convivialités, les fossoyeurs de l’essence même de la culture française.

Dans le projet de loi « hôpital, santé, patient, territoire », l'article 24 est tout ce qu’il y a d’inquiétant. Il interdit d'offrir gratuitement des boissons alcoolisées dans un but promotionnel. Cela vise la consommation « open bar » (à volonté après avoir payé un ticket d'entrée) et les soirées étudiantes sponsorisées par les multinationales de l'alcool. Je suis absolument d'accord. Mais le problème, c'est que le texte met dans le même sac les alcools forts (vodka, whisky...), responsables de l'alcoolisation des jeunes, et les vins dont le mode de consommation est complètement différent. Tel qu'il est rédigé, l'article 24 revient à interdire la dégustation gratuite dans les caveaux des domaines, dans les salons et foires aux vins. Pire il signe l’arrêt de mort de toutes les festivités telles que celle dont je viens de vous parler !

Eh! Oh! Les députés des régions vigneronnes, vous comptez être réélus si vous votez une saloperie pareille?

La France, première destination touristique du monde grâce à son art de vivre, n’est-elle pas en train de se tirer une balle dans le pied ? Les Espagnols, pas si cons, ont juridiquement établis une différence entre le vin et les alcools forts.

Tè ! Je vais boire un canon… Mais devrais-je, à l’avenir, le boire seul ce canon, honteux et caché ? Eh merde !